ventouse obstétricale l.f.
vacuum extractor
Instrument d'extraction fœtale par traction directe sur la présentation, constituée d’une cupule appliquée sur la petite fontanelle, à laquelle est solidarisé un système à dépression.
Un système annexe permet d'exercer des tractions synchrones aux efforts expulsifs. Le sens des tractions, par rapport au plan de la cupule, dépend du modèle de ventouse utilisé..
Syn. vacuum extractor
[O3]
Édit. 2019
Malmström (ventouse de) l.f.
T. Malmström, gynécologue suédois (1953)
Bommelaer (ventouse de) l.f.
Bommelaer's vacuum extractor
Appareil permettant l'opacification de la cavité utérine et des trompes au cours de l'hystérosalpingographie.
Il est constitué d'un embout court introduit dans le canal cervical et d'une ventouse maintenue en place sur le col par un système à dépression.
M. Bommelaer gynécologue français
[O3]
Édit. 2019
Drapier (ventouse de) l.f.
Drapier vacuum extractor
Ventouse métallique à traction centrale et aspiration utilisée pour l’extraction fœtale.
E. Drapier, gynécologue obstétricien français
[O3]
Édit. 2019
Malmström (ventouse de) l.f.
Malmström vacuum extractor
Ventouse utilisée en Suède pour l’extraction fœtale.
T. Malmström, obstétricien suédois (1953, 1954)
[O3]
Édit. 2019
accommodation obstétricale n.f.
obstetric accomodation
Ensemble des phénomènes permettant au mobile fœtal de réduire les diamètres de sa présentation, parfois au prix de déformations plastiques et de les orienter au mieux pour franchir le détroit supérieur du bassin au cours de l'accouchement.
Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter)
[O3]
Édit. 2016
analgésie obstétricale l.f.
obstetrical analgesia
Suppression de la douleur du travail de l’accouchement.
Les techniques d'analgésie utilisent :
- la relaxation : la préparation psychoprophylactique, la sophrologie, le yoga ;
- les stimulations neurologiques : la réflexothérapie, l’acupuncture, la neurostimulation électrique ;
- les antalgiques et sédatifs par voie générale : les morphiniques, leurs dérivés et les apomorphiniques, notamment, ou le protoxyde d’azote ;
- l'anesthésie locale : l’ analgésie locale du périnée, les blocs paracervicaux ;
- l'anesthésie tronculaire : l’analgésie des nerfs honteux internes ;
- les anesthésies locorégionales : la rachi-anesthésie, l’analgésie péridurale ;
- l'anesthésie générale, éventuellement selon des techniques spécifiques : l’ « anesthésie à la Reine » utilisant un anesthésique volatile pour la période d'expulsion, l’« anesthésie toulousaine » utilisant un hypnotique à doses liminaires pour la durée du travail.
Étym. gr. an privatif; algos: douleur
[B3,G1,G3,G5,H1,H4]
Édit. 2017
analgésie obstétricale locorégionale l.f.
regional obstetrical analgesia
Ensemble des techniques d'anesthésie obstétricale agissant au niveau des émergences des nerfs sensitifs périphériques.
Ce terme générique recouvre les analgésies caudale, épidurale, extra-arachnoïdienne, intra-dure-mérienne, péridurale et rachidienne.
Étym. gr. an, privatif; algos: douleur
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
anesthésie obstétricale l.f.
obstetrical anaesthesia
Suppression de la conscience ou de la douleur chez la parturiente en travail.
Elle présente des spécificités liées au risque fœtal et à l'absence de vacuité gastrique chez la femme en travail. Elle associe habituellement l'usage d'un hypnotique et d'un curare. Les analgésiques centraux sont peu utilisés du fait du risque de dépression respiratoire néonatale. L'induction est la période dangereuse du fait du risque d'inhalation du contenu gastrique acide et nécessite une intubation orotrachéale dans des conditions particulières de neuroleptanalgésie. Les techniques spécifiques dites « à la Reine » ou « toulousaine » ne sont plus guère employées.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1,O3]
Édit. 2017
Budin (charnière obstétricale de) l.f.
P. Budin, obstétricien et pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1846-1907)
→ charnière obstétricale de Budin
[A1,O1,O3]
Édit. 2017
charnière obstétricale de Budin l.f.
Bande cartilagineuse qui, chez le fœtus et le jeune enfant, unit l’écaille de l’os occipitale et les deux os exo-occipitaux.
Elle constitue la synchondrose intra-occipitale postérieure dans l’accouchement avec présentation du sommet, cette bande non rigide permet un mouvement de bascule de l’écaille et facilite l’expulsion ou l’extraction de la tête.
P. Budin, gynécologue obstétricien français (1846-1907)
Syn. charnière occipitale
→ synchondrose interoccipitale postérieure
[A1,O1,O3]
déchirure obstétricale ancienne l.f.
old obstetrical tear
Aspect du périnée succédant à la cicatrisation spontanée d'une déchirure périnéale non réparée après l'accouchement, ou à la cicatrisation en deuxième intention d'une déchirure dont la suture primitive s'est désunie par suite d'une infection locale, d'une réparation insuffisante ou d'un lâchage de suture.
L'examen clinique montre un périnée cicatriciel, une vulve asymétrique et béante et des lésions musculaires sous-jacentes exposant au prolapsus et, en cas de déchirure compliquée, à un cloaque incontinent.
déchirure obstétricale récente l.f.
recent obstetrical tear
Lésion traumatique des éléments cutanés, muqueux et musculo-aponévrotiques situés dans l'espace compris entre la fourchette vulvaire et l'anus et constituée lors d'un accouchement spontané ou aidé d'une extraction instrumentale.
douleur obstétricale l.f.
labour pain
Sensation douloureuse due aux contractions utérines ressenties par la femme en travail.
De siège hypogastrique sus-pubien ou lombaire, elle est rythmée par les contractions. Elle n'apparaît qu'à partir d'un certain seuil de la contraction utérine. Son intensité augmente progressivement au cours du travail : peu marquée pendant la période d'effacement du col, comparable à une piqûre d'insecte, d'où son nom de « mouche », elle est préparante au cours de la dilatation, expulsive quand la présentation prend contact avec le périnée, et devient concassante lors de la distension périnéale. La préparation psychoprophylactique selon Lamaze portait, à tort, le nom d’« accouchement sans douleur ».
Étym. lat. dolor : douleur
échographie obstétricale l.f.
obstetrical ultrasonography
Examen de la femme enceinte à l'aide des ultrasons comportant, outre la surveillance fœtale, l'étude de l'utérus, du placenta et des annexes.
Trois échographies sont habituellement pratiquées au cours de la grossesse :
L’échographie du 1er trimestre (échographie de datation) est effectuée entre la 11ème et la 13ème semaine d’aménorrhée. Son but est d’évaluer le nombre d’embryons et la chorionicité en cas de grossesse multiple, la vitalité fœtale et la biométrie afin de déterminer la date de la fécondation, donc la date prévue de l’accouchement; de rechercher d’éventuelles anomalies morphologiques accessibles à un diagnostic précoce ; de mesurer la clarté nucale ; d’éliminer une pathologie ovarienne ou utérine.
L’échographie du 2ème trimestre (échographie morphologique) est effectuée entre la 20ème et la 25ème semaine d’aménorrhée. Son but est de rechercher d’éventuelles anomalies morphologiques du fœtus.
L’échographie du 3ème trimestre est effectuées entre la 30ème et la 35ème semaine d’aménorrhée. Son but est d’analyser la biométrie et la vitalité du fœtus et de rechercher d’éventuelles anmoalies morpholgiques. L'insertion et la taille du placenta, le volume du liquide amniotique, les mouvements actifs et les mouvements respiratoires du fœtus sont également analysés.
→ échographie, échographie fœtale
[B2, B3, O3, O6]
Édit. 2019
fracture obstétricale l.f.
birth fracture
Fracture du nouveau-né, favorisée par un accouchement difficile.
Elle se présente habituellement comme une fracture d’un ou de plusieurs os longs, à grand déplacement (humérus, fémur, clavicule).
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture
[I2, O1, O3]
Édit. 2018
fracture obstétricale du nouveau-né l.f. à tuer ???
obstetrical fracture of the neonate
Rupture traumatique lors de l'accouchement de la continuité d'un os long du nouveau-né.
hémorragie obstétricale par incoagulabilité l.f.
obstetrical hemorrhage due to coagulation disorders
Saignement génital de la grossesse, de l'accouchement ou des suites de couches dû à des troubles de l'hémostase, une thrombopénie, une afibrinémie, une coagulation intravasculaire disséminée.
Ses causes obstétricales principales sont l'hématome rétroplacentaire, l'hypertension artérielle, l'embolie amniotique, l'hémorragie de la délivrance.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
[O3]
mécanique obstétricale l.f.
obstetrical mechanics
Ensemble des phénomènes régissant la progression du fœtus à travers la filière pelvigénitale et comportant trois temps qui sont l'engagement, la descente et le dégagement.
palpation abdominale obstétricale l.f.
obstetrical abdominal palpation
Procédé d'exploration clinique de l'utérus gravide.
La femme enceinte est couchée sur le dos, tête basse, membres inférieurs étendus ou très légèrement fléchis, membres supérieurs le long du corps. L'abdomen doit être complètement relâché. Les mains de l'opérateur, chaudes et souples, sont posées à plat sur l'abdomen dont la paroi est doucement déprimée par la pulpe des doigts. L'examen doit être indolore et effectué avec méthode, commençant par la région sus-pubienne, continuant par le fond utérin puis par les parties latérales. La palpation permet d'apprécier : la sensibilité de l'utérus, sa consistance souple ou tendue (des contractions indolores, irrégulières, peuvent apparaître qui doivent faire suspendre momentanément l'examen) ; le volume du fœtus ; la situation sagittale, oblique ou transverse du fœtus ; la présentation, en recherchant au niveau du détroit supérieur, entre les pulpes des doigts des deux mains, un pôle dur et régulier, arrondi (pôle céphalique) ou mou, irrégulier (siège) ; le pôle opposé au niveau du fond utérin le plan du dos (manœuvre de Budin) avec le sillon du cou ; le ballottement fœtal ; la quantité de liquide amniotique, en recherchant le signe du flot et du glaçon en cas d'hydramnios ; la présence de plusieurs pôles identiques en cas de grossesses gémellaires ou multiples. Pendant l'examen, la main abdominale peut ressentir des chocs brusques correspondant aux mouvements du fœtus.
P. Budin, obstétricien et pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1846-1907)
paralysie obstétricale l.f.
obstetric paralysis
Paralysie plus ou moins complète du membre supérieur du nouveau-né, liée à une atteinte du plexus brachial lors d'un accouchement difficile.
L'atteinte par élongation intéresse les racines antérieures dans leur segment intrarachidien ou extrarachidien, ou les troncs du plexus brachial, selon un niveau et une étendue très variables. Elle peut survenir dans la dystocie des épaules, le plexus subissant une élongation si l’épaule résiste à l’abaissement. Au cours d’une rétention de tête dernière, lors d’un accouchement par le siège, le mécanisme de l’élongation se fait en sens inverse. La paralysie touche électivement le deltoïde, les muscles rorateurs externes de l’épaule, les muscles antérieurs du bras (biceps et brachial antérieur) , le long supinateur.
On distingue schématiquement:
- la paralysie supérieure C5 et C6 ou du tronc primaire supérieur de type Duchenne-Erb ou Erb I,
- la paralysie du tronc moyen C7 rarement isolée,
- les paralysies inférieures C7, C8 et T1 de type Dejerine-Klumke,
- les paralysies totales.
La récupération complète ou incomplète, en six semaines à deux mois, ne se voit que dans les paralysies partielles et plexiques. Elle procède de la main vers l’épaule. Les séquelles définitives surviennent après arrachement radiculaire ou lésion étendue du plexus. Le membre impotent avec des troubles trophiques musculaires et osseux garde son attitude vicieuse. Le traitement est essentiellement à base de kinésithérapie. Le traitement chirurgical intervient plus tard en présence de séquelles graves.
Les paralysies obstétricales du membre inférieur paraissent aujourd'hui exceptionnelles.
Augusta Dejerine-Klumke, neurologue française (1885 et 1908)
Syn. paralysie obstétricale du plexus brachial
position obstétricale l.f.
obstetrical position
Position adoptée par une parturiente au cours du travail, le décubitus dorsal ou latéral presque toujours dans les pays occidentaux, mais qui ailleurs peut être, selon les coutumes, la position accroupie ou assise, la position debout soutenue par une tierce personne ou une corde.
psychoprophylaxie obstétricale l.f.
obstetrical psychoprophalaxis
Programme de préparation à l’accouchement qui met l’accent sur des exercices physiques, la relaxation, les techniques respiratoires et le confort.
La psychoprophylaxie connaît ses meilleurs succès en diminuant ou en supprimant la tension et la douleur durant le travail d'accouchement. Plusieurs types de mouvements respiratoires sont appliqués pendant celui-ci ; le confort est assuré par des massages du dos, des pressions sur le sacrum et le décubitus latéral du côté de l’occiput fœtal. La préparation requiert 6 à 8 semaines de sessions de pratique. La confiance en soi et la faculté de « tenir le coup » pendant le travail d’accouchement sont nettement améliorés par ce programme. La méthode est surtout populaire en France et en Russie.
radiographie obstétricale l.f.
obstetrical radiodiagnosis
ultrasonographie obstétricale l.f.
obstetrical ultrasonography