Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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veines thyroïdiennes médianes l.f.p.

venae thyroideae mediae (TA)

middle thyroid veins

Veines qui naissent du plexus veineux sous-isthmique.
Elles se groupent en deux ou trois gros troncs, descendent dans la lame thyro-péricardique et se jettent sur le bord supérieur ou la face antérieure de la veine brachio-céphalique gauche. Plus rarement, elles rejoignent les veines thyroïdiennes inférieures ou bien reçoivent ces veines.

P. Tillaux, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1834-1904)

Syn. veines thyroïdiennes médianes sous-isthmiques, veines jugulaires profondes antérieures de Tillaux, plexus thyroidien impair

plexus thyroidien impair, veines thyroidiennes médianes sus-isthmiques

[A1, K4, O4]

Édit. 2020

veines thyroïdiennes moyennes l.f.p.

Veines très inconstantes (23% des cas), une pour chaque lobe du corps thyroïde, indépendantes de tout pédicule artériel.
Elles naissent de la partie moyenne du bord postéro-latéral du lobe correspondant, croisent la face antérieure de l’artère carotide commune et gagnent de chaque côté la face antérieure de la veine jugulaire interne. Elles ne doivent pas être confondues avec les pseudo veines thyroïdiennes moyennes qui sont en fait des veines thyroïdiennes supérieures ou inférieures qui s'abouchent, de façon ectopique, dans la veine jugulaire interne en regard de la partie moyenne du lobe latéral. A ne pas confondre également avec les veines thyroïdiennes médianes qui drainent l'isthme thyroïdien vers la veine brachiocéphalique gauche.

veines thyroïdiennes médianes pré-isthmiques, veines thyroïdiennes médianes sous-isthmiques, veines thyroïdiennes médianes sus-isthmiques

[A1, K4 O4]

Édit. 2020

syndrome des fentes médianes l.m.

midline cleft syndrome

Fente craniofaciale avec holoprosencéphalie.
Microcéphalie,  insuffisance hypophysaire, hypotélorisme, fente médiane de la langue et du palais, luette bifide, incisive maxillaire centrale unique, retard mental, scoliose, constipation chronique. Au niveau des yeux on peut trouver, strabisme convergent, nystagmus, microphtalmie, cataracte congénitale, colobome uvéal et cyclopie dans les formes les plus sévères. Locus du gène (HPE2) en 2p21. L’affection est autosomique dominante (MIM 157170).

W. DeMyer, neurologue américain (1967)

Syn. holoprosencéphalie de type 2

syndrome des fentes médianes de la face, holoprosencéphalie, microcéphalie, hypotélorisme,  strabisme, nystagmus, microphtalmie,cataracte congénitale, colobome de l'uvée, cyclopie

[Q2,P1,P2,P3,H1,O4]

Édit. 2018 

syndrome des fentes médianes de la face l.m.

median facial cleft syndrome

Syndrome de fente faciale altérant nez, lèvre, paupière et œil.
Terme générique qui regroupe plusieurs types de fentes et de très nombreuses formes, donc de transmission héréditaire variable. On peut trouver hypertélorisme, racine du nez large, absence de lèvre nasale, fissure médiane du nez ou des narines. Au niveau des yeux strabisme, dermoïdes épibulbaires, colobome de la paupière supérieure, anophtalmie et microphtalmie. L’affection est sporadique ou autosomique dominante (MIM 136760) ou autosomique récessive (MIM 229400) ou liée au sexe dominante (MIM 305645).

H. O. Sedano, stomatologue américain  (1970)

Syn. dysplasie frontonasale

syndrome des fentes médianes, hypertélorisme, dermoïde épibulbaire, strabisme, colobome, anophtalmie

[Q2,P1,P2,P3]

Édit. 2018 

hormones thyroïdiennes l.f.

thyroid hormone, iodothyronines (T3, T4), calcitonine (CT)

Les cellules vésiculaires de la thyroïde élaborent les iodothyronines dont les formes circulantes actives sont constituées par la thyroxine (T4 ou tétraiodothyronine) et la T3 (ou triiodothyronine) qui développent des effets ubiquitaires. Une autre hormone, la calcitonine, produite par les cellules parafolliculaires (cellules C), possède un rôle physiologique modeste.
Les iodothyronines se constituent à partir de l’iode, capté par les cellules folliculaires, oxydé, et immédiatement transformées en iodotyrosines (MIT et DIT). Leur couplage conduit à la formation de T3 et T4 qui sont des iodothyronines, constituées de 2 cycles phénols réunis par un pont diphényléther liant 3 ou 4 atomes d’iode (celui-ci constitue 70% du poids molécilalaire de la T4). Les hormones ainsi fomrées au pôle apical des cellules vésiculaires sont stockées au sein de la thyroglobuline (Tg) qui est le constituant essentiel de la colloïde. L’internalisation de la Tg puis sa digestion enzymatique pas les lysosomes permet la libération des hormones dans le sang circulant au pôle poséro-basal. Les hormones se lient à des protéines de transport (TBG, TBPA, albumine) et seule une très faible quantité d’homones libres exerce leur action au niveau des tissus cibles. Celle-ci est permise par pénétration transmebranie active grâce à des transporteurs (OATP, MCT10 et 8) puis liaison aux récepurs nucléaires TR et TR. La métabolisation homronale implique des désiodases de type 1, 2 ou 3 qui constituent des facteurs d’activation ou d’inactivation. La régulation de la production des hormones thyroïdiennes implique particulièrement la TSH et la charge en iode. Les iodothyronines sont fortement impliquées dans le développement statural, la production de chaleur ; globalment elles accèlèrent l’activité et des tissus et des des organes (cœur, intestin, cerveau, muscle, os…)
La calcitonine est un polypeptide de 32 aminoacides, sécrété par les cellules C, aussi par d’autres celules normales ou tumorales. En aigu, elle est susceptible de bloquer la résoption osseuse, de réduire le degré des hypercalcémies. Elle est utisée aussi pour le traitment des algoneurodystrophies. L’accroissement franc du taux circulant de la CT est un marqueur diagnostique et pronostique précieux des cancers médullaires de la thyroïde. Un accroissement discret s’observe aussi du fait du tabagisme, de l’obésité, de l’insuffisance rénale, de l’auto-immunité antithyroïdienne et au cours des pseudohypoparathyroïdies.

Étym. gr. hormaô : j'excite

T3, T4, calcitonine, exploration fonctionnelle de la thyroïde

[O4]

appendice pré-auriculaire l.m.

preauricular tag

Variété de fibrochondrome présent dans la région pré-auriculaire, sur la ligne macrostomique du tragus auriculaire à la commissure labiale, ou dans la région cervicale, lié à une anomalie de fusion des bourgeons embryonnaires maxillaires et mandibulaires et marqueur éventuel d'une pathologie des deux premiers arcs branchiaux.

Syn. tragus accessoire

bronchiome, fibrochondrome

bourse pré-rotulienne superficielle l.f.

bourse subcutanée prépatellaire

Édit. 2017

bourse séreuse pré-rotulienne profonde l.f.

bourse subtendineuse prépatellaire

Édit. 2017

bourse séreuse pré-tibiale profonde l.f.

bourse infra-patellaire profonde

Édit. 2017

bourse sous-cutanée pré-rotulienne l.f.

bourse subcutanée prépatellaire

Édit. 2017

claustrum pré-amygdalien

aire amygdalo-claustrale

[A1]

Édit. 2015

corps adipeux pré-épiglottique l.m.

corpus adiposum preepiglotticum (TA)

pre-epiglottic fat body

Elément graisseux qui comble l’espace hyo-thyro-épiglottique au-dessous dela membrane hyo-épiglottique, en arrière de la membrane thyro-hyoïdienne et de la partie supérieure de l’angle rentrant du cartilage thyroïde, en avant de la moitié inférieure de la face antérieure du cartilage épiglottique.

[A1]

Édit. 2015

diagnostic pré-implantatoire l.m.

pre-implantation diagnosis

Examen génétique pratiqué sur les cellules d’un embryon obtenu par fécondation in vitro, au 2e ou 3e jour de vie.
L’analyse consiste, par hybridation in situ de fluorescence avec des sondes chromosomiques spécifiques, à tenter de reconnaître des trisomies 21, 18 ou 13, et surtout à identifier le chromosome sexuel X ou Y dans les maladies génétiques liées au sexe dont les gènes ne sont pas encore clonés, comme le syndrome de Lesch-Nyhan. Pour la recherche de maladie par déficit monogénique dont le gène est localisé, comme la mucoviscidose ou la myopathie de Duchenne, la séquence du chromosome qui contient le gène est amplifiée par biologie moléculaire puis reconnue comme normale ou non. Seuls les embryons sains sont transférés dans l’utérus de la mère. Plusieurs centaines d’enfants sont nés ainsi sans aucune malformation particulière recensée à ce jour.

M. Lesch, médecin cardiologue et W. L. Nyhan, pédiatre américains (1964)

espace pré-stylien l.m.

Partie de l’espace latéro-pharyngien située en avant du diaphragme stylien.
Il comprend deux régions : la région parotidienne en arrière au contact du diaphragme et la région para-amygdalienne en avant d’elle.

[A1]

Édit. 2018  

fistule pré-auriculaire l.f.

auricular fistula, ear pit

Dysembryoplasie consécutive à un défaut de coalescence des bourgeons embryonnaires de l'oreille, souvent pré-tragienne, uni ou bilatérale, réalisant un pertuis qui s'abouche à la surface cutanée.
Elle est dans un tiers des cas bilatérale et siège entre le bord supérieur du tragus et la racine de l'hélix. Fistule borgne atteignant le fascia temporal, de longueur variable, cette fistule se termine à proximité du péricrâne sur une distance de 2 à 15 mm. Le plus souvent asymptomatique, elle peut être révélée par un kyste ou un abcès. Elle ne justifie une exérèse chirurgicale qu’en cas d’écoulement. On doit la distinguer des fistules auriculobranchiales de la première fente dont l’orifice cutané est situé plus en bas et en avant.
Cette malformation émet un liquide visqueux; la surinfection est possible. Des anomalies peuvent y être associées : surdité, fistule branchiale. Son traitement est chirurgical (exérèse complète).
Edit 2018

Étym. lat. fistula : canal

Syn. fistule pré-tragienne, fistule pré-hélicéenne

[O6]

fistule pré-hélicéenne l.f.

Edit 2018

fistule pré-auriculaire

[O6]

fistule pré-tragienne l.f.

Edit 2018

fistule pré-auriculaire

[O6]

ganglions lymphatiques parotidiens sous-aponévrotiques pré-auriculaires l.m.p.

nœuds lymphatiques pré-auriculaires

ganglions lymphatiques pré-aortiques l.m.p.

nœuds lymphatiques pré-aortiques

ganglions lymphatiques superficiels pré-auriculaires l.m.p.

nœuds lymphatiques parotidiens superficiels

hématocèle pré-utérine l.f.

pre-uterine hematocele

Hématocèle développée devant l'utérus.

hématocèle

[03]

incisure pré-ovalaire de Broca l.f.

P. Broca, anthropologiste, anatomiste et chirurgien français (1824-1880)

sillon paracentral

nœuds lymphatiques pré-aortiques l.m.p.

nodi lymphoidei preaortici (TA)

pre-aortic lymph nodes

Nœuds lymphatiques de la chaîne nodale lombaire gauche situés en avant de l’aorte.

Syn. anc. ganglions lymphatiques pré-aortiques

nœuds lymphatiques pré-auriculaires l.m.p.

nodi lymphoidei preauriculares (TA)

pre-auricular lymph nodes

Groupe de un à deux nœuds lymphatiques parotidiens sous aponévrotiques extra-glandulaires situés entre l’aponévrose superficielle et la face externe de la glande parotide, près du tragus ou plus en avant à distance du pavillon de l’oreille.

Syn. anc.  ganglions lymphatiques parotidiens sous-aponévrotiques pré-auriculaires

période pré-embryonnaire l.f.

preembryonic period

Phase de développement de l’embryon, qui va de la fécondation au 27ème jour qui suit la conception (horizons I à XII de Streeter – stades carnegie 1 à 12).
Elle est suivie de la période embryonnaire proprement dite de Streeter qui précède la période fœtale.
pre-menstrual period
Fin du cycle menstruel, pendant les quelques jours qui précèdent l'apparition des règles, parfois marquée par un syndrome prémenstruel fait de douleurs pelviennes et de troubles de l'humeur.

Étym. gr. periodos circuit - embruon : qui naît à l’intérieur de

syndrome prémenstruel, phase lutéale

[A4,O6]

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