tomoophtalmoscope laser à balayage l.m.
SLO confocal
Moyen d’exploration rétinienne associant un dispositif confocal à l’ophtalmoscope laser à balayage classique.
Il permet l’observation de coupes plus ou moins épaisses de la rétine. Des images en trois dimensions peuvent être obtenues par reconstitution à partir de coupes conjointes.
tomoophtalmoscope laser à balayage et à faisceau modulé l.m.
scanning laser tomograph with modulate beam
Ophtalmoscope laser à balayage particulier travaillant simultanément avec plusieurs lasers dont les intensités de faisceaux sont modulables.
Un des faisceaux a un rôle de stimulation, l’autre de visualisation. Cet appareil devient donc un outil d’exploration anatomofonctionnelle précise et quantifiable.
tomo-échographie n.f.
tomo-echography
→ échographie bidimensionnelle
balayage n.m.
scanning
1) En vidéo, dans un récepteur de télévision, mouvement de gauche à droite et de haut en bas que suit le faisceau d'électrons dans le tube cathodique pour atteindre l'écran de télévision.
En télévision, l'image est découpée en 525 lignes (format NTSC) ou 625 lignes (format PAL ou SECAM) horizontales numérotées de haut en bas. Pour l'affichage de chaque image, il y a deux balayages de l'écran, le premier affichant les lignes impaires et le second, les lignes paires. Ce balayage est dit entrelacé, ce qui permet d'éviter l'effet de scintillement de l'écran en utilisant le phénomène de persistance rétinienne. L'ensemble des lignes affichées lors d'un balayage constitue une trame et chaque image est constituée de deux trames. Selon les pays, l'affichage d'une trame dure 1/50 ème de seconde pour l'Europe, 1/60 ème pour les États-Unis, donc pour chaque image 1/25ème de seconde ou 1/30ème de seconde. En Europe, les projections vidéo affichent 25 images/seconde, et aux É-U, 30 images/seconde.
2) En tomographie, qu'elle soit assistée ou non par ordinateur, mouvement effectué par le tube ou le détecteur au-dessus ou autour du patient.
Sur les scanographes de première et deuxième générations, le mouvement effectué par le tube était une translation-rotation; dans la deuxième génération, les détecteurs (au nombre de 10 à 20) tournaient en même temps que le tube. Sur les appareils de troisième génération, le mouvement de translation a été supprimé, le tube tournant autour du malade en même temps que les détecteurs au nombre d'une centaine. Enfin, les appareils récents à balayage hélicoïdal combinent une rotation continue de 360° du tube et des détecteurs (au nombre d'un millier) autour du patient à un déplacement continu de la table d'examen, le mouvement résultant étant une hélice.
→ balayage en échographie, tomographie, tomoscintigraphie
Édit. 2017
scintigraphie à balayage l.f.
sweeping scintigraphy
sonde à balayage électronique l.f.
electronic scanning probe
balayage sélectif l.m.
selective sweep
Processus par lequel la sélection au cours de l’évolution d’un allèle favorable augmente également la fréquence des allèles qui lui sont liés, réduisant ainsi la variation génétique autour du gène sélectionné.
Ce processus est intervenu lors de l’évolution des espèces sauvages vers des espèces domestiquées.
→ allèle
[Q1]
Édit. 2018
adénomectomie prostatique transuréthrale par laser échoguidé l.f.
trans-urethral ultrasound guided laser induced prostatectomy (TULIP)
Ablation de l'adénome prostatique par voie transuréthrale grâce à un faisceau laser guidé par ultrasons.
Les risques encourus par le sphincter et les structures de voisinage ont fait abandonner cette thérapeutique coûteuse et trop imprécise de l'hypertrophie bénigne de la prostate.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[B4,M2]
Édit. 2017
argon laser angl.
coagulation prostatique endoscopique par laser l.f.
visual laser ablation of the prostate (VLAP)
Méthode de traitement de l'adénome prostatique utilisant une fibre laser à tir latéral introduite sous contrôle endoscopique dans l'urèthre postérieur, visant à obtenir la destruction par coagulation du tissu prostatique.
[M2,G5]
imageur laser l.m.
laser imager
kératoplastie thermique au laser l.f.
laser thermal keratoplasty (LTK)
Technique de chirurgie réfractive se proposant de modifier la courbure de la surface antérieure de la cornée par échauffement du stroma cornéen.
Syn. thermokératoplastie au laser
Sigle : LTK
laser n.m. acronyme angl. de Light Amplifier by Stimulated Emission of Radiation
Appareillage produisant une émission stimulée de lumière cohérente.
L'effet laser consiste à provoquer la naissance dans un milieu transparent d'ondes électromagnétiques parfaitement monochromatiques émises en phase, qui se propagent donc sans dispersion et sont susceptibles de véhiculer des énergies considérables, libérées très rapidement lors de l'impact avec un matériau absorbant.
L'obtention d'un effet laser n'est possible qu'à condition de réunir:
- un milieu actif composé d'atomes ou de molécules susceptibles d'être excités ;
- un système de "pompage" capable de provoquer ce qu'on appelle "l'inversion de population", c'est-à-dire de porter une majorité d'atomes ou de molécules au même état énergétique excité et instable ;
- un déclenchement capable d'induire la multiplication des interactions entre photons et atomes excités d'où l'émission en avalanche de photons monochromatiques en phase.
La plupart des lasers émettent dans le domaine du visible mais on se sert aussi de lasers émettant dans l'infrarouge ou l'ultraviolet. Dans les lasers avec émission pulsée, la densité de puissance est très élevée, l'émission n'est plus continue, mais d'une extrême rapidité : sa durée est chiffrée en nanosecondes et picosecondes ; au point de focalisation qui est très petit, de l'ordre du micromètre, il n'y a plus effet thermique avec photocoagulation mais, pour une longueur d'onde donnée, p. ex. un effet mécanique (photodisruption) par création d'un nuage de gaz ionisé (plasma) ; quand les électrons, passés de leur phase inactive à leur phase active, retombent en phase inactive, ils restituent leur énergie sous forme d'une onde de choc qui rompt les tissus : il y a "claquage optique". Plus brève est l'émission, moins il y a d'effet thermique.
C'est en ophtalmologie que le laser a été utilisé pour la première fois en médecine à des fins de photocoagulation rétinienne et de nombreuses applications à but diagnostique ou thérapeutique ont suivi, aboutissant aujourd'hui à un emploi généralisé de ces appareils.
Avec le laser bleu (argon) on a une action photocoagulante sur la rétine et ses vaisseaux mais sans forte pénétration. En allant vers le vert (argon), le jaune (krypton), le rouge (krypton) puis l'infrarouge (holmium) on est de plus en plus pénétrant et on peut photocoaguler sous la rétine sans la léser. La longueur d'onde est choisie en fonction de la couleur du tissu à traiter :
- Lasers à longueurs d'onde plus élevées : laser YAG au néodyme avec une longueur d'onde proche de l'infrarouge (1064 nanomètres). De très grande pénétration il a un effet mécanique de photodisruption. Il permet notamment l'iridectomie, la capsulotomie et les ruptures des tissus cicatriciels à l'intérieur de l'œil sans chirurgie. Le modèle le plus utilisé est celui mis au point par D. Aron Rosa et Griesemann en 1980.
En gynécologie, on utilise le laser dans le traitement des lésions bénignes, en général dysplasiques, de la vulve, du vagin, du col utérin, du péritoine pelvien. La cicatrisation tissulaire conduirait à moins de sclérose que l'électrocoagulation.
En imagerie médicale, les pinceaux lumineux étroits conduisent à des techniques de visée précises, utilisées pour localiser les champs de détection. Les concentrations d'énergie permettent d'améliorer la finesse des images en reprographie.
En dermatologie, selon les indications, on distingue plusieurs variétés de lasers, à choisir en fonction de leur cible : lasers dits vasculaires (laser argon, laser à colorant continu, laser à colorant pulsé, laser NdYAG), lasers dits pigmentaires utilisés pour effacer les taches pigmentaires et les tatouages (switched alexander, YAG ou rubis), lasers dits dépilatoires. Quant au laser CO2, plus chirurgical, absorbé par l’eau et vaporisant les cellules, il peut couper, volatiliser ou coaguler, et permet la destruction de tumeurs cutanées : c’est aussi le laser qui sert à la laserbrasion, de même que le laser erbium YAG.
T. H. Maiman, physicien américain (1960) ; Danièle Aron-Rosa, ophtalmologiste française (1978)
→ photocoagulation, laser excimer, SLO, OCT
[Émis par différentes sources dioxyde de carbone,Argon,Neodyme Yttrium Aluminium Garnet (Nd,YAG),le pinceau de lumière est susceptible de conserver une petite section sur une très grande distance ou de concentrer une forte énergie sur une très petite su]
laser à argon l.m.
argon laser
Laser de type émission continue, le plus employé.
Le milieu utilisé est gazeux ; il émet dans le bleu et le bleu-vert. Il peut être également monochromatique et émettre dans le vert.
→ laser
laser à argon fluor l.m.
argon fluoride laser
laser (anesthésie lors de l'emploi du) l.f.
anaesthesia with the use of a laser beam
Rayons laser (CO2, Nd-YAG ou KTP) utilisés pour traiter les lésions cicatricielles ou tumorales du larynx et de l'arbre trachéobronchique. L'énergie libérée par le rayon laser sur un combustible (sonde d'intubation) peut déclencher un incendie ou une explosion (avec un mélange gazeux anesthésique riche en oxygène ou en oxyde nitreux). Il est donc nécessaire de prendre des précautions spéciales pour éviter ces accidents.
Les sondes d'intubation en caoutchouc ou en polychlorure de vinyl peuvent prendre feu et causer de graves brûlures de la trachée. Des sondes spéciales, métalliques ou non, sont disponibles, faute de mieux on peut utiliser des sondes ordinaires à condition de les envelopper dans une protection métallique réfléchissante (feuilles d'aluminium ou de cuivre). Pour éviter les risques d'ignition ou d'explosion il faut utiliser l'O2 à une concentration inférieure à 30 % (FiO2 <0,3) et ne pas employer de N2O, comburant comme l'oxygène.
laser au krypton l.m.
krypton laser
Laser du type émission continue.
Le milieu utilisé est gazeux. Il émet dans le rouge ou le jaune, ce qui permettrait de mieux traverser l'épithélium pigmenté et d'agir plus directement sur les néovaisseaux.
laser chirurgical l.m.
surgical laser
Dispositif optique générateur de rayonnements cohérents (cohérence spatiale et temporelle) qui porte sur la longueur d'onde (mode longitudinal) ou sur la forme de l'onde (mode transverse).
Les rayons lasers peuvent transporter une énergie considérable pendant un temps très court, ils peuvent être monomode, longitudinal ou transverse, ou les deux. Ces derniers sont utilisés en microchirurgie comme bistouri de haute précision car la fine tache lumineuse projetée est bien visible.
Selon leur couleur les faisceaux laser agissent différemment car ils ne libèrent leur énergie que s'ils sont absorbés par un corps de même couleur : les rayons rouges sont fortement absorbés par les hématies, au contraire les rayons verts ne produisent pas d'électrocoagulation.
Un laser est composé d'une cavité résonante à miroirs dans laquelle la lumière incidente, fournie par une source extérieure, est amplifiée lors de plusieurs allers et retours par un phénomène de pompage électronique quantique. Le milieu de la cavité est rendu amplificateur par une source externe d'énergie, optique ou électrique. Ce milieu peut être gazeux (utilisé pour les émissions continues) ou solide (utilisé pour des flashs porteurs d'une grande énergie pouvant atteindre des milliards de watts pendant 100 picosecondes). En chirurgie le rayonnement émergent est transmis à l'utilisateur par fibre optique. Les lasers utilisés en chirurgie sont à milieu amplificateur gazeux à argon (λ = 0,488 et 0,514 µm, bleu-vert, 20 watts), au CO2 (λ = 10,6 µm, infrarouge donc invisible s'il n'est pas coloré), ils sont très puissants (jusqu'à 100 kW). On utilise aussi des lasers excimères (dimères excités par des impulsions de 0,1 à 1 joule) de couleur bleue, à milieu amplificateur utilisant des mélanges de gaz krypton-fluor (λ = 0,248 µm) ou xénon-chlore (λ = 0,308 µm) ou des solides : rubis (λ = 0,695 µm), ou néodyme-YAG (impulsions de 0,1 à 10 joules). Les lasers excimères sont utilisé en microchirurgie de la cornée, les Nd-YAG (néodyme, yttrium, aluminium Garnet laser, λ = 1,064 µm, infrarouge) plus puissants et de rayonnements peu absorbés par l'hémoglobine sont utilisés en chirurgie du larynx.
Étym. sigle angl. LASER (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation)
laser CO2 l.m.
carbon dioxide laser
Type de laser destiné à resurfacer le tissu cutané en permettant son ablation douce par couches successives.
Cette ablation au laser CO2 provoque une augmentation de la quantité de collagène de structure normale sous-épidermique aux dépens des fibres élastiques anormales entraînant une amélioration clinique des tissus moyennement et fortement ridés.
laser diode l.m.
→ thermothérapie transpupillaire
laser-Doppler n.m.
laser-Doppler
Technique utilisant l'effet Doppler sur un faisceau de lumière laser monochromatique et permettant de mesurer un flux sanguin microcirculatoire.
laser (électrocoagulation) l.f.
laser (electrocoagulation)
Émetteur de lumière cohérente faite de vibrations lumineuses simultanées ayant la même fréquence et en phase situées dans le spectre visible ou dans l'infrarouge.
Le faisceau est unidirectionnel et monochromatique donnant une densité de puissance optique et donc d'énergie très élevée, faisceau pouvant être transmis par fibres optiques.
L'énergie ponctuelle ainsi délivrée donne des effets tissulaires de deux types : thermiques où la lumière absorbée est convertie dans les tissus en chaleur, et photochimiques où la lumière initie une réaction phototoxique, effets permettant la coagulation, la section ou la vaporisation.
L'émission de photons est obtenue par la stimulation d'un gaz (argon-CO2) ou d'un cristal (nd-Yag : grenat d'yttrium et d'aluminium dopé au néodyme).
Le laser à colorant nécessite une photosensibilisation des tissus par injection préalable d'un dérivé de l'hématoporphyrine (qui reste fixée plus longtemps sur les cellules tumorales que sur les tissus sains) suivie par la destruction photochimique.
Les vertus thérapeutiques du laser sont appliquées en dermatologie, ophtalmologie, laryngologie, pneumologie, gynécologie et en pathologie vasculaire, mais également en endoscopie digestive dans les hémorragies et autres affections bénignes et malignes.
laser (en dermatologie) l.m.
laser in dermatological practice
Sigle pour Light Amplification Stimulated Emission Radiation.
Rayonnement lumineux amplifié et rendu cohérent, porteur d’une énergie considérable, dont plusieurs types sont utilisés en dermatologie.
Les rayons peuvent être continus ou pulsés, ou modifiés par passage à travers un cristal, ou “switchés” ou “commutés”. Selon leurs indications, on en distingue plusieurs variétés à choisir en fonction de leur cible : lasers dits vasculaires (laser argon, laser à colorant continu, laser à colorant pulsé, laser NdYAG), lasers dits pigmentaires utilisés pour effacer les taches pigmentaires et les tatouages (switched alexander, YAG ou rubis), lasers dits dépilatoires. Quant au laser CO2, plus chirurgical, absorbé par l’eau et vaporisant les cellules, il peut couper, volatiliser ou coaguler, et permet la destruction de tumeurs cutanées : c’est aussi le laser qui sert à la laserbrasion, de même que le laser erbium YAG.
laser-endoscopie n.m.
laser-endoscopy
Méthode utilisant conjointement le rayonnement laser et le contrôle endoscopique.
L'intérêt de leur couplage, dans le respect des contraintes propres à la microchirurgie, réside avant tout dans le contrôle ab interno d'actions énergétiques par laser. Trois axes de lumière se côtoient dans un même contenant, à des niveaux d'énergie différents : l'axe image, celui du rayonnement laser, et l'éclairage proprement dit. Les interventions laser intraoculaires ont pour objectif de réaliser sur le tissu cible des transferts d'énergie capables d'interagir par effets thermiques disruptifs ablatifs ou photochimiques, contrôlés par endoscopie. La fibre laser peut être conduite soit par une pièce à main indépendante, soit directement dans le canal endoscopique lui-même. L'action peut se faire à distance du tissu (couronne ciliaire, rétine), ou au contact (sclérostomie, photodacryrhinostomie, photogoniotomie).
Syn. endolaser
laser excimer l.m.
excimer laser
Laser à argon émettant un faisceau de longueur d'onde et d'énergie appropriées permettant de pratiquer une photoablation de la cornée.
L'idéal est d'obtenir une surface d'ablation la plus lisse possible. Si la photoablation intéresse la surface cornéenne antérieure, la technique est désignée sous le nom de kératectomie photoréfractive, si la photoablation est intrastromale, la technique est alors désignée sous le nom de lasik.
Syn. argon fluoride laser