appui pelvien (théorie de l') l.f.
Jarrousse’s theory
Hypothèse selon laquelle l'appui de la tête fœtale contre la symphyse pubienne conditionne son supplément de flexion pour les présentations en variété antérieure, et son supplément de déflexion pour les présentations en variété postérieure : la tête tourne, le tronc suit.
Syn. théorie de Jarrousse
Pajot (loi d'accomodation de) l.f.
Pajot's accomodation law
Loi selon laquelle le fœtus adapte sa position intra-utérine au cours de la grossesse en fonction de la morphologie de la cavité endo-utérine.
Théorie selon laquelle quand un corps solide est contenu dans un autre, si le contenant est le siège d'alternatives de mouvements et de repos, si les surfaces sont glissantes et peu anguleuses, le contenu tendra sans cesse à accommoder sa forme et ses dimensions à la forme et à la capacité du contenant.
Cette théorie a été appliquée au fœtus in utero.
Ch. Pajot, gynécologue obstétricien français (1816-1896)
Syn. théorie de Pajot
théorie de Csapo l.f.
Csapo's theory
A.I. Csapo, physiologiste américain (1962)
→ bloc progestéronique de Csapo
[O3]
théorie de la double interaction Semmlow l.f.
Semmlow's double interaction theory
J.L. Semmlow, ingénieur électricien américain (1979)
théorie de la séduction l.f.
theory of seduction
théorie de Sampson l.f.
Sampson's theory
J. A. Sampson, gynécologue américain (1927)
théorie de Sellheim l.f.
Sellheim's theory
H. Sellheim, gynécologue obstétricien allemand (1871-1936)
théorie de Varnier l.f.
Varnier's theory
H. Varnier, gynécologue obstétricien français (1900)
→ plancher pelvien (théorie du)
[O3]
Édit. 2020
théorie des graphes l.f.
Selon le théorème d’Euler1 un graphe est constitué d'un ensemble non vide d'éléments appelés sommets et d'un ensemble de paires de divers sommets appelées arêtes2.
Les graphes sont essentiellement des objets topologiques plutôt que des objets géométriques, c’est à dire qu’ils expriment les liens entre des sommets plutôt que de définir la position des sommets et des arêtes dans l’espace. Un graphe peut donc être dessiné en une infinité de graphes différents mais équivalents2.
La structure cérébrale en réseau se prête à une interprétation selon la théorie des graphes.
Des mesures de l'activité du cerveau humain peuvent être obtenues par diverses techniques d'imagerie neuro-fonctionnelle. Dans le domaine des neurosciences, les études menées grâce à ces nouvelles techniques sont appelées études d'activation. Elles mettent en évidence l'organisation en réseau des aires cérébrales mises en jeux lors de la réalisation de tâches cognitives particulières. La complexité du traitement de l'information cérébrale et l'incomplétude de l'observation rendent difficile l'interprétation de ce fonctionnement et rendent nécessaire la construction d'un outil de modélisation et de simulation. La nécessité de comprendre l'organisation fonctionnelle du cerveau humain, nous impose en plus de recourir à des formalismes permettant d'en avoir une représentation explicite. Les graphes d'influences 2 sont tout à fait appropriés à la représentation de la double organisation du cerveau, en réseaux anatomiques (structurels) et fonctionnels. L'originalité de cette approche est double. D'une part, elle propose une architecture hiérarchique fondée sur la notion de composant et qui permet de réduire la complexité des modèles tout en augmentant leur réutilisabilité. D'autre part, elle utilise un formalisme unique pour décrire les niveaux structurels et fonctionnels cérébraux. La modélisation explicite de l'information cérébrale nous a conduit à proposer une représentation qualitative mixte sous la forme de couples (intervalle, symbole). Ceci permet à la fois de prendre en compte l'amplitude de cette information, bruitée par les techniques d'imagerie, et sa catégorie. La simulation consiste en la propagation des influences à chaque instant d'une horloge discrète. Ce mécanisme permet de prendre en compte les processus automatiques qui constituent la majeure partie du fonctionnement cérébral. L’exploration du fonctionnement du cerveau humain réside dans la mise à disposition des chercheurs en neurosciences, d'un formalisme permettant d'exprimer explicitement, à un haut niveau d'abstraction, les hypothèses sur la propagation de l'information cérébrale et d'un simulateur permettant de les mettre en œuvre. Les hypothèses sont décrites dans des modèles où l'architecture causale offre un support à l'expression des réseaux anatomiques d'aires cérébrales, chacune d'entre elles étant représentée par un sous-réseau fonctionnel de processeurs d'information 3.
Réf. 1 - L. Euler -« Solutio problematis ad geometriam situs pertinentis » - Commentarii academiae scientiarum Petropolitanae 8, 1741, pages 128-140
2 - F Somon, A Fraysse – « Théorie des graphes » - mémoire - math.univ-toulouse.fr
→ connectomique, connectivité fonctionnelle
[B2,H1,H5]
Bandl Frommel (théorie de) l.m.
Bandl Frommel’s theory
Théorie selon laquelle la rupture de l'utérus gravide serait due, lors de contractions utérines d'une intensité excessive, à la conjonction de deux forces opposées : la distension du segment inférieur ou méchystase, et le raccourcissement du corps utérin ou brachystase.
L. Bandl (1842-1898) et R. Frommel (1854-1912), gynécologues obstétriciens allemands
[O3]
Édit. 2019
Borell et Fernström (théorie de) l.f.
Borell and Fernström’s theory
Théorie selon laquelle la présentation du front est due à l'ouverture malencontreuse de la bouche du fœtus, la mandibule venant alors se bloquer sur la margelle du petit bassin.
U. Borell et I. Fernström, gynécologues suédois (1957)
Édit. 2017
Breus (théorie de) l.f.
Breus’ theory
Théorie selon laquelle les ruptures utérines spontanées au cours du travail prolongé succèderaient à une compression localisée du myomètre par la présentation, la rupture utérine étant consécutive à une ischémie liée à cette compression.
C. Breus, gynécologue obstétricien autrichien (1852-1914)
Édit. 2017
Burger (théorie de) l.f.
Burger's theory
Théorie selon laquelle les anomalies de la rotation intrapelvienne de la tête fœtale variété occipitosacrée sont dues à une asymétrie contractile des éléments antérieurs et postérieurs de l'utérus.
Édit. 2017
butée sacro-iliaque (théorie de la) l.f.
sacro-iliac abutment theory
Théorie mécanique expliquant la flexion de la tête au cours de l'accouchement normal du fœtus en présentation du sommet en occipito-antérieure.
La tête fœtale est soumise à l'action des contractions utérines et aux contre-pressions du détroit supérieur ; la partie de la tête située en avant de l'articulation atloïdo-occipitale étant plus longue que la partie située en arrière tend à se fléchir.
Édit. 2017
Csapo (théorie de) l.f.
Csapo's theory
A. I. Csapo, physiologiste américain (1962)
→ bloc progestéronique de Csapo
[O3]
Demelin (théorie de) l.f.
Demelin’s theory
Théorie selon laquelle la rotation de la tête fœtale dans l'excavation pelvienne dépend de son degré de flexion.
Après contact de la tête fœtale avec l'arc antérieur du bassin sous l'effet de la contraction utérine, la tête tourne en avant si elle est bien fléchie, car tous les points de contact, le menton, les os malaire, pariétal et mastoïde, se trouvent en avant du pivot vertébral de rotation alors que la tête tourne en arrière, si elle est mal fléchie, car deux des points de contact se trouvent alors en arrière du pivot de rotation constitué par l'apophyse odontoïde de l'axis.
L. A. Demelin, acccoucheur français (1861-1921)
Deventer (théorie de) l.f.
Deventer's theory
Théorie attribuant la présentation de la face à la conformation utérine inhérente à la grande multiparité.
H. van Deventer, accoucheur néerlandais (1701)
dominance fundique (théorie de la) l.f.
fundic dominance (theory)
Théorie selon laquelle le déclenchement et le déroulement du travail dépendent d'une augmentation de l'activité contractile utérine apparue dès le début au fond de l'utérus.
L'activité du segment inférieur diminue pendant cette période.
doublets (théorie des) l.f.
doublets theory
Théorie destinée à expliquer les phénomènes électriques observés dans le muscle cardiaque pendant son excitation.
- La dépolarisation d’une région myocardique excitée peut être figurée par le cheminement, le long de l’onde d’excitation d’un train de
esprit ( théorie de l' ) l.f.
spirit (theory of)
Théorie qui désigne l'aptitude progressivement acquise durant l'enfance à connaître la capacité d'autrui a développer unilatéralement des pensées, des intentions ou des émotions non énoncées c'est à dire implicites ou dissimulées.
Cette aptitude est altérée lors de certains états mentaux pathologiques tels que autisme ou schizophrénie
[H3]
Édit. 2018
Fincham (théorie de la simple interaction de) l.f.
Fincham's simple interaction theory
E. F. Fincham, ophtalmologue britannique (1957)
[P2]
Édit. 2018
glissement (théorie de) l.f.
tearing theory
Théorie expliquant la survenue des hémorragies du placenta prævia.
Pendant la dilatation, le segment inférieur glisse de bas en haut sur le pôle inférieur de l'œuf. Si le placenta est inséré sur le segment inférieur, le glissement se produit au niveau de la caduque interutéroplacentaire et décolle et déchire ainsi le placenta.
J-M. Jacquemier, obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1806-1879)
→ placenta praevia, Jacquemier (théorie de)
Goerttler (théorie de) l.f.
Goerttler’s theory
Théorie selon laquelle l'agencement en spirales des fibres musculaires de l'utérus gravide détermine l'effacement et la dilatation du col puis l'expulsion du fœtus.
K. Goerttler, anatomiste allemand (1948)
Jacquemier (théorie de) l.f.
Jacquemier's theory
Théorie selon laquelle les saignements du placenta pæevia sont dus au glissement du placenta sur le segment inférieur.
J. M. Jacquemier, gynécologue accoucheur français, membre de l'Académie de médecine (1806-1879)
Syn. théorie du glissement
Jarrousse (théorie de) l.f.
Jarrousse’s theory