acuité stéréoscopique l.f.
stereoscopic acuteness
Degré de sensibilité au relief défini par l’angle sous lequel est vue la disparité entre deux formes.
Mesurée en secondes d’arc, elle constitue la vision binoculaire qui est le degré le plus élevé des fonctions maculaires rétiniennes.
→ acuité visuelle, stéréopsie, stéréoscopie, vison stéréoscopique
[P2 ]
Édit. 2017
acuité stéréoscopique (test d') l.m.
test for stereoacuity
Test réalisé à la lumière du jour, avant toute dissociation pour mesurer l'acuité stéréoscopique.
Il y a trois groupes de tests : tests à points aléatoires, tests polarisés, tests duochromes. La principale limite de chacun d’eux est l'âge du sujet.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
→ acuité visuelle, stéréopsie, stéréoscopie, vison stéréoscopique
[P2 ]
Édit. 2017
stéréoscopique (acuité) l.f.
stereoscopic acuity
Degré de sensibilité au relief défini par l’angle sous lequel est vue une disparité entre deux formes mesurée en secondes d'arc.
Elle décroît du centre vers la périphérie rétinienne et varie d'un sujet à l'autre. Elle représente le degré le plus élaboré de la vision binoculaire et renseigne sur le degré de maturation de la voie visuelle.
→ tests d'acuité stéréoscopique
test d'acuité stéréoscopique l.m.
test for stereoacuity
→ acuité stéréoscopique (test d')
[P2 ]
Édit. 2017
acuité visuelle (tests de mesure de l') l.f.
visual acuity tests
Acuité visuelle subjective mesurée à l’aide d’optotypes.
Pour la mesure de loin, on utilise des optotypes en présentation groupée (en ligne), la présentation isolée étant réservée aux très jeunes enfants : tests-directionnels (échelle de Snellen, anneau de Landolt), tests-images, tests-géométriques, tests-lettres (Sheridan Inserm). Des optotypes pour malvoyants sont plus gros, plus espacés, plus contrastés. Il existe des optotypes pour adultes (lettres ou chiffres en lignes en progression géométrique ou logarithmique)
Pour la mesure de près, on utilise une échelle à main (de Parinaud pour les adultes, de Rossano-Weiss, de Cadet pour les enfants, de Lissac pour les basses visions). En l’absence d’expression verbale, on peut avoir recours à la méthode d’appariement.
Si le sujet est atteint de basse vision, il est important de noter la distance de lecture, notion exigée pour un dossier d’admission dans une école spécialisée.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 Édit. 2017 ]
microscope stéréoscopique l.m.
stereoscopic microscope
Microscope binoculaire de faible grossissement, spécialement adapté à la vision avec relief d’objets opaques ou transparents.
Il est muni de deux objectifs qui enregistrent deux images complètement séparées. Celles-ci suivent chacune un trajet propre et parviennent aux yeux de l’observateur après avoir été redressées par un dispositif optique (le plus souvent à prismes). Ce microscope est utilisé pour la dissection des préparations microscopiques.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; stereos : solide
Syn. loupe binoculaire
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
stéréoscopique adj.
stereoscopic
Qui est en rapport avec la stéréoscopie.
stéréoscopique (vision) l.f.
stereoscopic vision
En général, perception visuelle d'un objet comme occupant les trois dimensions de l'espace c'est-à-dire tridimensionnelle.
Plus spécifiquement, perception du relief au moyen de la vision binoculaire. La vision du relief est intimement liée à la qualité de la vision binoculaire, et toute altération de celle-ci est susceptible de retentir sur les performances stéréoscopiques.
vision stéréoscopique l.f.
stereoscopic vision
Perception tridimensionnelle d’un objet.
→ vision, stéréopsie, stéréoscopie, acuité stéréoscopique
acuité n.f.
acuity
1) Caractère de ce qui est aigu et intense s'appliquant à un phénomène, à un système d'observation.
2) Sensibilité, pouvoir de discrimination d'un organe des sens.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[C2, H1]
Édit. 2020
acuité auditive l.f.
auditory acuity
Pouvoir de discrimination auditive de l’intensité sonore.
La plus petite différence d’intensité sonore, exprimée en décibels, perceptible par l’oreille humaine.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
→ décibel
[P1 ]
Édit. 2017
acuité visuelle l.f.
visual acuity
Capacité de distinguer de petits détails et la forme des objets, très élevée dans la seule partie centrale de la rétine.
Elle est mesurée en clinique à l'aide d'optotypes représentant des lettres ou des images familières pour les enfants.
Il est classique de distinguer plusieurs types d'acuité :
- l'acuité morphoscopique ou de reconnaissance : capacité de lire une lettre, un symbole ou une image ;
- la résolution spatiale : capacité de détecter la présence d'un motif répétitif sans signification, le plus souvent un réseau de barres alternées blanches et noires ou un damier ;
- le minimum visible ou acuité de détection : capacité de détecter le plus petit objet visible, variante du précédent, rarement utilisé ;
- le minimum de décalage, ou acuité Vernier ou hyperacuité : capacité de détecter le plus petit décalage entre deux lignes ;
- le minimum séparable : capacité de détecter la plus petite distance qui permet de distinguer deux points ou deux lignes.
Dans la pratique clinique, seule l'acuité morphoscopique fovéale est mesurée. L'acuité s'exprime en dixièmes d'une norme établie à l'unité (soit 10/10 ou 1) dans les pays de tradition latine. Les pays anglo-saxons utilisent une fraction fondée sur le mètre (6/6) ou le pied (20/20). On peut enfin utiliser la dimension angulaire du plus petit objet reconnu. La norme a été établie à une valeur d'une minute d'arc, correspondant à 30 cycles par degré ou 10/10. La résolution spatiale est très supérieure à l'acuité morphoscopique, s'élevant jusqu'à 60 cycles par degré pour un sujet normal dans les meilleures conditions d'éclairement. On peut aussi mesurer l'acuité visuelle sur toute la surface de la rétine. Elle chute rapidement en dehors de la zone fovéale. Au-delà de 10 degrés d'excentricité, elle conserve une valeur proche de 1/10 (1,0 log ARM) jusqu'à la proximité de l'ora serrata.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 ]
Édit. 2017
acuité visuelle angulaire l.f.
angular visual acuity
Acuité visuelle dont la mesure repose sur la reconnaissance de l’orientation d’un optotype.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 ]
Édit. 2017
acuité visuelle dynamique l.f.
dynamic visual acuity
Discrimination visuelle de la plus petite forme en mouvement.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2]
Édit. 2017
acuité visuelle morphoscopique l.f.
morphoscopic visual acuity
Acuité visuelle dont la mesure repose sur la reconnaissance d’une forme.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2]
Édit. 2017
acuité visuelle statique l.f.
static visual acuity
Discrimination de la plus petite forme immobile visible en vision centrale.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 ]
Édit. 2017
carte d'acuité l.f.
acuity card
Carte portant sur une de ses moitiés un motif calibré en fréquence spatiale, de même luminance que le fond, destiné à mesurer la résolution spatiale de sujets préverbaux, particulièrement les enfants.
Une série de cartes est présentée, dont la fréquence spatiale augmente jusqu'à ce que le seuil de discrimination soit atteint. La passation du test utilise la technique du regard préférentiel, c'est-à-dire détermine de quel côté la carte est regardée le plus rapidement ou le plus longtemps.
→ regard préférentiel, bébé-vision
[P2,O1]
batterie de tests chromatiques l.f.
colour vision test battery
Ensemble de tests utilisés conjointement pour l'étude de la perception chromatique.
Édit. 2017
instabilité de l'hémoglobine (tests d') l.m.p.
Epreuves permettant la mise en évidence d'hémoglobines instables.
Il s'agit essentiellement de tests de stabilité thermique ou de tests de résistance à l'effet de solvants (isopropanol) pour lesquels une hémoglobine est dite instable lorsqu'elle précipite plus rapidement que l'hémoglobine adulte normale.
Seguy et Vimeux (tests de) l.m. p.
Seguy and Vimeux’s tests
Tests pour l'évaluation de la vraie et de la fausse nécrospermie plaçant, d’une part, les spermatozoïdes immobiles du sujet examiné dans du liquide séminal provenant d'un autre sujet fertile et, d’autre part, les spermatozoïdes d'un sujet normal dans le liquide séminal du sujet exploré.
Ce liquide peut se révéler toxique pour les spermatozoïdes, p. ex. en cas de traitement anti-syphilitique ou par sulfamides.
J. Seguy et J. Vimeux, gynécologues français (1933)
tests de Seguy et Vimeux l.m. p.
Seguy and Vimeux’s tests
J. Seguy et J. Vimeux, gynécologues français (1933)
tests digestifs l.m.p.
breath-test
Il existe deux types d’épreuves physiopathologiques différentes.
1) Épreuve qui repose sur la production d’hydrogène obtenue par fermentation bactérienne à partir des glucides administrés par voie orale.
Selon le type de sucre administré, l’élévation de la concentration d’hydrogène dans le gaz expiré (mesurée par chromatographie gazeuse) traduit soit un contact anormal avec la flore bactérienne colique d’un sucre normalement absorbé au niveau de l’intestin grêle (lactose), soit le temps de transit intestinal d’un sucre normalement peu absorbé au niveau de l’intestin grêle (lactulose), soit une pullulation microbienne intestinale consommant un sucre normalement absorbé par l’intestin grêle (glucose)
2) Epreuve utilisant la mesure du CO2 radioactif dans l’air expiré pour étudier certaines fonctions digestives.
Plusieurs épreuves fonctionnelles digestives sont basées sur l’administration orale d’une molécule marquée par un isotope du carbone (14C). Celle-ci est dégradée dans le tube digestif et aboutit à la libération de gaz carbonique marqué(14CO2) qui est rejeté par les voies respiratoires et peut donc facilement être mesuré. Les molécules les plus employées sont l’urée (diagnostic et surveillance des infections à Helicobacter pylori) ; le D-xylose ou l’acide glycocholique (proliférations bactériennes de l’intestin grêle) ; le lactose (malabsorption du lactose) ; les acides gras ou les triglycérides marqués (trioléine,tripalmitine,trioctanoïne) dans l’étude des malabsorptions des graisses.
Les réglementations d’utilisation des radioisotopes concernant notamment le carbone 14 ont fait progressivement abandonner ces méthodes chez l’Homme en France, alors qu’elles sont d’utilisation courante aux Etats-Unis
[L1]
Édit. 2018
tests cutanés en allergologie l.m.p.
skin test in allergology
Tests consistant à provoquer au niveau de la peau un phénomène allergique minimal, de façon à identifier, en utilisant une série d'allergènes, celui qui est en cause dans le phénomène clinique considéré.
Trois types de réactions cutanées sont utilisées.
1) Les tests cutanés d'allergie immédiate introduisent dans les téguments une dose minime d'allergène et l'on observe dans les minutes qui suivent une réaction locale urticarienne, par scarification cutanée, ou par piqûre ("prick") soit par le biseau d'une aiguille classique pour intramusculaire, soit par un instrument spécialisé. L'introduction de l'allergène peut se faire aussi par une injection intradermique dosée à la seringue. De toute façon, la lecture de ce test d'allergie immédiate se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation. Il s’agit d’un prick test.
2) S'il s'agit d'une allergie retardée à support lymphocytaire, type allergie tuberculinique p. ex., on pratique une intra-dermoréaction dosée à la seringue dont la lecture s'effectue 48 heures après..
3) S'il s'agit d'une allergie cutanée de contact, type eczéma, le test est réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution d’allergène la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque non plus un phénomène urticarien mais un petit eczéma localisé. C’est un test épicutané ou « patch test ». Lorsque les tests classiques n’ont pas apporté la preuve alors qu’un produit est fortement suspecté selon l’anamnèse clinique, on pratique un « ROAT test » (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier des substances industrielles sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaissent qu’après une exposition solaire, même minime : on pratique alors des photopatch tests, qui sont des tests épicutanés (patch tests) effectués avec addition d’irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photoallergènes.
→ patch test, photopatch test, prick test, ROAT test
tests de provocations bronchiques l.m.p.
bronchoconstrictive tests
Épreuve réalisée lors d'une exploration fonctionnelle respiratoire et destinée à mettre en évidence une hyperréactivité bronchique.
Le principe de l'examen consiste à faire inhaler au sujet des doses croissantes d'un dérivé de l'acétylcholine le plus souvent, parfois de l'histamine, et à mesurer entre chaque dose le volume expiratoire maximal seconde (VEMS). En cas de chute du VEMS de 20% ou plus, l'épreuve est positive. On détermine ainsi la "dose seuil" qui est la concentration du produit pour laquelle le test est positif. Plus la dose est faible, plus il existe une hyperréactivité bronchique non spécifique.
Il est possible de réaliser également des tests avec des allergènes respiratoires (poussières de maison, farines, pollens, etc.) et de mettre en évidence une hyperréactivité bronchique spécifique.
Les tests de provocation bronchique doivent toujours être réalisés en présence d'un médecin et nécessitent une fonction ventilatoire normale avant de commencer l'épreuve.
tests hépatiques l.m.p.
hepatic tests
Examens sanguins dont les anomalies suggèrent une maladie du foie ou des voies biliaires.
Les tests les plus courants sont la mesure des transaminases ou aminotransférases (enzymes contenus dans les hépatocytes, libérés dans le sérum par la destruction de ces cellules), les phosphatases alcalines (dont le taux s'élève en cas de cholestase) et la γ-glutamyltranspeptidase (gamma-GT dont le taux augmente en cas de cholestase et/ou en cas de destruction des hépatocytes).
Les anomalies de ces tests ne permettent pas de définir la cause de la destruction des hépatocytes et/ou de la cholestase. Les anomalies de ces tests ne sont pas spécifiques: ainsi, l'augmentation des transaminases peut être due à une affection musculaire ou à un médication, l'augmentation des phosphatases alcalines peut être due à une affection osseuse, l'augmentation de la γ-glutamyltranspeptidase peut être due à un alcoolisme en l'absence de toute lésion hépatique.