endoprothèse coronaire l.f.
coronary endoprosthesis, stent
Prothèse en forme de ressort métallique seul (dit "stent nu") ou plus souvent enduit d'une substance de type sirolimus, destinée à diminuer le risque de resténose ("stent actif" ) implanté dans une artère coronaire au cours d'une procédure d'angioplastie coronaire.
Ce procédé est devenu quasi systématique au cours de l'angioplastie coronaire afin de réduire le risque de resténose coronaire précoce.Les complications à type de thrombose sur le site d'implantation du stent ont notablement diminué depuis la mise en route systématique d'un traitement anti agrégant plaquettaire par deux agents antiagrégants puis au terme d'une période de 6 à 12 mois d'un seul agent antiagrégant.
Étym. gr. prosthêsis : action de poser, endon : en dedans
Syn. stent
→ angioplastie coronaire, angioplastie transluminale, antiagrégant plaquettaire
[K2, K4, B3]
Édit. 2020
stent n.angl. m.
Prothèse endovasculaire destinée à conserver un calibre suffisant à une artère, coronaire ou périphérique, après sa reperméabilisation.
Constituée par un treillis métallique, qui maintient en place les parois de l’artère traitée tout en permettant le passage du sang, elle est introduite après dilatation (angioplastie) d’une sténose artérielle, habituellement de nature athéromateuse, pour en prévenir la récidive. Il existe plusieurs modèles de stents adaptés à la taille du vaisseau. La prévention de la resténose, par prolifération néo-intimale de cellules musculaires lisses, a conduit à revêtir certains stents de médicaments immunodépresseur (sirolimus) ou antimitotique (paclitaxel). En l’absence de ces derniers, le stent est dit nu. Dans tous les cas s’impose la prescription prolongée d’antiagrégants plaquettaires (acide acétyl-salicylique et clopridogel).
C. Stent, chirurgien dentiste britannique (1859)
Étym. stent : nom de l’inventeur
→ endoprothèse vasculaire, endoprothèse coronaire, endoprothèse artérielle périphérique, angioplastie transcutanée
stent coaté l.m.
coated stent
Endoprothèse coronaire délivrant in situ une substance médicamenteuse freinant ou inhibant la prolifération cellulaire de la paroi coronaire après angioplastie.
C. Stent, chirurgien dentiste anglais (1859)
Étym. angl. coated : imprégné, recouvert ; stent : nom de l’inventeur
endoprothèse n.f.
endoprosthesis
Prothèse placée à l’intérieur de l’organisme, par opposition aux exoprothèses.
Ces dispositifs médicaux implantables ont de multiples applications en orthopédie (prothèse articulaires), chirurgie cardiovasculaire (prothèses valvulaires, endoprothèses vasculaires), cardiologie (stents coronariens), ORL (implants cochléaires, prothèses ossiculaires), chirurgie orale (implants dentaires), gastro-entérologie (endoprothèses oesophagiennes, biliaires, rectales…), urologie (endoprothèses urétérales, péniennes…), chirurgie réparatrice (prothèses mammaires), etc…
[B3, B4, N2]
Édit. 2020
endoprothèse artérielle périphérique l.f.
peripheral arterial endoprosthesis
Prothèse le plus souvent métallique, implantée dans une artère (aorte descendante, artères rénale, iliaque, fémorale ou poplitée), soit pour compléter le résultat d'une angioplastie transluminale et prévenir une nouvelle sténose, soit pour traiter une dissection.
→ endoprothèse coronaire, angioplastie transluminale percutanée, dissection
[B3, B3, K4]
Édit. 2020
endoprothèse prostatique l.f.
prostatic endoprosthesis
Endoprothèse mise en place dans l'urèthre prostatique pour pallier la rétention chronique, complète ou incomplète, provoquée par un adénome prostatique chez un malade transitoirement ou définitivement inopérable.
Ces endoprothèses sont soit temporaires, métalliques spiralées ou plastiques, comportant un système d'autostatisme tout en respectant le jeu sphinctérien, soit définitives en grillage métallique auto-expansible qui refoule et comprime le tissu de l'urèthre prostatique auquel il s'incorpore. Une prothèse temporaire peut, dans certains cas, servir de test pour évaluer la responsabilité d'une lésion prostatique dans un tableau d'obstruction complexe, principalement dans un contexte neurologique.
K. M. Fabian, chirurgien urologue allemand (1980)
→ endoprothèse urinaire, Fabian (prothèse de)
[B3, M2]
Édit. 2020
endoprothèse urétérale l.f.
ureteral endoprosthesis, ureteral stent
Tube prothétique autostatique placé à demeure dans l'uretère pour en assurer la perméabilité, aider une période de cicatrisation ou assurer le drainage postopératoire des cavités rénales.
Les principales indications de la mise en place de ces endoprothèses sont la cure de certains rétrécissements, le drainage des cavités rénales en attente de la cure de l'obstacle urétéral sousjacent, le drainage rénal lors de compressions néoplasiques rétropéritonéales ou pelviennes incurables, la cure de fistules urétérales, le drainage postopératoire des cavités rénales, etc.
Il existe de nombreux modèles de ces endoprothèses, la plus utilisée étant la sonde double J.
→ endoprothèse urinaire, double J (sonde)
[B3, M2]
Édit. 2020
endoprothèse uréthrale l.f.
urethral endoprosthesis, urethral stent
Matériel prothétique autostatique placé dans l'urèthre pour la cure de certains rétrécissements récidivants ou invétérés.
Certaines de ces endoprothèses sont définitives : formées d'un grillage métallique qui s'épand dans la lumière du conduit, elles s'incorporent à la paroi uréthrale qu'elles maintiennent.
D'autres, constituées par la plupart d'une hélice métallique neutre, ou en silicone sont amovibles, pour un usage transitoire.
[B3, M2]
Édit. 2020
endoprothèse urinaire l.f.
urinary endoprosthesis, urinary stent
Dispositif artificiel en matière biologiquement inerte et idéalement insensible à l'incrustation, placé à l'intérieur d'un segment de la voie excrétrice urinaire pour en assurer la perméabilité, la cicatrisation ou la dilatation.
Les écueils des endoprothèses urinaires sont l'incrustation calcaire, la migration et l'infection.
→ endoprothèse prostatique, endoprothèse urétérale, endoprothèse uréthrale
[B3, M2]
Édit. 2020
endoprothèse vasculaire l.f.
vascular endoprosthesis, stent
Prothèse artificielle destinée à être placée à l’intérieur d’une artère ou une veine pathologique pour en assurer la perméabilité et en maintenir le calibre normal.
Mises en place par des techniques de cardiologie interventionnelle, les endoprothèses peuvent être utilisées aussi bien dans les artères les plus volumineuses (aorte) que dans des artères de petit calibre (coronaires). Elles s’adressent surtout à des artères sténosées comme complément d’une dilatation transluminale, mais elles peuvent également être utilisées dans le traitement de certains anévrismes.
→ stent,endoprothèse coronaire, endoprothèse artérielle périphérique, angioplastie transluminale percutanée
[B3, B4, G5, K4]
Édit. 2020
anévrysme coronaire l.m.
coronary aneurysm
Dilatation segmentaire congénitale ou acquise d’une artère coronaire qui peut entraîner des conséquences pathologiques graves : ischémie myocardique, troubles du rythme, complications thromboemboliques.
Son traitement est chirurgical réalisant une anevrysmoraphie (suture de l'anévrysme) conservatrice lorsqu’elle est possible, ou une résection suivie de greffe ou de pontage aortocoronarien.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
[K2,K3,K4]
Édit. 2017
angioplastie coronaire l.f.
Dilatation d’une artère coronaire sténosée grâce au gonflement d’un ballonnet, introduit dégonflé par l’intermédiaire d’un guide métallique dans l’artère rétrécie
Traitement non médicamenteux des rétrécissements athéromateux des artères coronaires pratiqué en salle de coronarographie. La mise en place se fait sous contrôle de la vue à l’aide d’un amplificateur de luminance. Le gonflement du ballonnet sous une pression de plusieurs atmosphères permet de rompre la plaque athéromateuse et de l’invaginer dans la paroi, au prix d’une dissection localisée. On restaure ainsi une lumière artérielle de section suffisante pour permettre l’apport d'O2 nécessaire au métabolisme du myocarde. Malgré une technique optimale et l’utilisation de médicaments censés exercer une action préventive, la récidive au site de dilatation s’observe dans plus d’un tiers des cas. Depuis plusieurs années, la pose d’endoprothèse (stent) a permis de réduire considérablement la fréquence de sténose récidivante. Le risque de thrombose coronaire, avec ou sans endoprothèse est efficacement combattu par la prise d’antiagrégants plaquettaires.
[B4,K2,K3,K4]
Édit. 2017
artère coronaire antérieure l.f.
artère coronaire droite l.f.
arteria coronaria dextra (TA)
right coronary artery
Collatérale initiale de la crosse de l’aorte qui nait du versant droit de la portion ascendante immédiatement au-dessus de la valvule semi-lunaire droite et participe à la vascularisation du cœur.
Elle se dirige en avant, recouverte d’abord par l’auricule droite puis, après un coude, elle longe la moitié droite du sillon atrio-ventriculaire, s’engage dans le sillon interventriculaire postérieur qu’elle parcourt d’arrière en avant et se termine sans atteindre la pointe du cœur. Elle s’y anastomose fréquemment avec l’artère coronaire gauche. Près de son origine elle donne des rameaux collatéraux : les rameaux atrio-ventriculaires, un rameau pour le cône artériel, un rameau pour le nœud sinuatrial, des rameaux atriaux, un rameau marginal droit, un rameau atrial intermédiaire, un rameau interventriculaire postérieur qui donne des rameaux interventriculaires septaux, un rameau pour le nœud atrio-ventriculaire et un rameau postéro-latéral droit.
Syn. anc. artère coronaire postérieure
artère coronaire gauche l.f.
arteria coronaria sinistra (TA)
left coronary artery
Collatérale initiale de la crosse de l’aorte qui nait du versant gauche de la portion ascendante immédiatement au-dessus de la valvule semi-lunaire gauche et participe à la vascularisation du cœur.
Elle se dirige d’abord en avant, s’insinuant entre l’artère pulmonaire et l’auricule gauche. Parvenue à la hauteur du sillon atrio-ventriculaire, elle émet une grosse collatérale gauche, le rameau circonflexe qui s’engage dans ce sillon et fournit des rameaux à l’atrium et au ventricule. Le tronc de l’artère coronaire gauche pénètre dans le sillon interventriculaire antérieur où elle prend le nom de rameau interventriculaire antérieur ; elle parcourt le sillon de bout en bout et se termine dans le sillon interventriculaire postérieur près de l’apex du cœur où elle s’anastomose fréquemment avec l’artère coronaire droite. Le rameau circonflexe donne un rameau atrial anastomotique, des rameaux atrio-ventriculaires, un rameau marginal gauche, un rameau atrial intermédiaire, un rameau postérieur du ventricule gauche, un rameau inconstant pour le nœud sinuatrial, un rameau inconstant pour le nœud atrio-ventriculaire, des rameaux atriaux. Le rameau interventriculaire antérieur donne un rameau du cône artériel, un rameau latéral et des rameaux interventriculaires septaux.
Syn. anc. artère coronaire antérieure, artère grande coronaire
artère coronaire inférieure l.f.
artère coronaire postérieure l.f.
artère coronaire stomachique l.f.
artère coronaire supérieure
artère grande coronaire l.f.
coronaire adj.
Relatif aux artères irriguant le cœur.
Syn. coronarien
[A1,K2]
débit coronaire l.m.
coronary flow
Volume de sang traversant pendant une minute le lit vasculaire coronarien.
Au repos et dans les conditions normales le débit coronaire est de 250 à 300 mL/min, ce qui représente 5% du débit cardiaque. Le débit coronaire est relativement faible par rapport à d’autres organes (le rein en particulier) ce qui explique, compte tenu de la forte consommation d’oxygène du cœur, la très forte différence artérioveineuse en O2 (12 vol pour 100) et la très faible teneur O2 du sang veineux coronaire (5 à 7 vol pour 100) qui est la plus basse de l’organisme.
Lors d’un effort intense le débit coronaire et la consommation d’oxygène peuvent être multipliés par cinq ou six. La demande en oxygène est assurée pour 75% par une augmentation du débit et pour 25% par une extraction d’O2 par le myocarde plus poussée.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
faux de l'artère coronaire stomachique l.m.
[A1]
Édit. 2018
fistule coronaire l.f.
Malformation rare qui survient généralement de manière isolée.
Elle est le plus souvent congénitale mais elle parfois survenir après une intervention chirurgicale cardiaque. Elle n'entraîne ni symptôme ni complication pendant les deux premières décennies de vie, surtout si elle est petite. Après 20 ans, la fréquence des symptômes et des complications augmente. Les complications incluent l'hypoperfusion du myocarde adjacent, des thromboses, des embolies, une insuffisance cardiaque, une fibrillation auriculaire, une rupture, une endocardite ou endartérite et une arythmie. Les thromboses de la fistule sont rares mais peuvent entraîner un infarctus aigu du myocarde, une fibrillation atriale paroxystiqueet une arythmie ventriculaire. La rupture spontanée peut entraîner un hémopéricarde.
L'échocardiographie en deux dimensions aide à différencier les shunts entre euxet l'angiographie coronarienne permet de mettre en évidence les détails anatomiques.
Le principal diagnostic différentiel est la persistance du canal artériel, bien que les autres shunts artérioveineux congénitaux doivent aussi être écartés.
A côté de la chirurgie, traitement classique, mais l'embolisation par cathétérisme est actuellement recommandée en raison de ses excellents résultats avec peu de complications.
S. A. Qureshi, pédiatre britannique (2006)
Réf. Orphanet, S. Qureshi (2006)
[K2]
Édit. 2018
ganglions lymphatiques de la chaîne coronaire stomachique l.m.p.