angiographie parathyroïdienne l.f.
parathyroïd gland angiography
→ artériographie parathyroïdienne
[B2, O4]
Édit. 2020
artériographie parathyroïdienne l.f.
parathyroïd gland arteriography
Étude radiographique des glandes parathyroïdes après opacification de leurs pédicules artériels par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Examen pratiquement abandonné au profit de l'échographie. Il s'effectuait par cathétérisme sélectif des artères thyroïdiennes inférieures. Les glandes parathyroïdes supérieures étant vascularisées par une arcade anastomotique entre artères thyroïdiennes supérieures et inférieures, l'opacification de ces dernières est en général suffisante.
Syn. angiographie parathyroïdienne
hormone parathyroïdienne l.f. (PTH)
parathyroid hormone
Homome polypeptidique produite par les parathyroïdes, à tropisme principalement osseux, fondamentalement hypercalcémiante et hyperphosphaturiante.
Elle est sécrétée par les cellules principales des glandes parathyroïdes, à partir de précurseurs (préproPTH, puis proPTH). Elle est constituée de 84 aminoacides, comporte un fragment 1-34 (N-terminal) actif, et un fragment 34-84 (C terminal) protégeant la molécule de la dégradation enzymatique. La sécrétion est liée au taux circulant du calcium qui possède au niveau des parathyroïdes un récepteur spécifique (calcium sensor). Le fragment actif de la PTH se lie aux récepteurs du rein et de l’os, stimule par l’intermédiaire de protéines de liaison (Gs) la production d’AMPc (Adénosine MonoPhosphate cyclique), second messager de l’action hormonale. La PTH stimule le remodelage osseux, contribue surtout à l’ostéolyse, indirectement par stimulation des ostéoblastes. La PTH favorise la réabsorption tubulaire rénale du calcium. Elle active l’absorption intestinale du calcium, mais cette activation est indirecte liée à la stimulation de la 1alpha-hydroxylase rénale. Par ailleurs la PTH réduit la réabsorption tubulaire rénale des phosphates, réduit l’élimination rénale des ions H+ et du magnésium.
L’activité des parathyroïdes est accrue dans les situations d’hyperpathyroïdismes primaires (surtout liés à un adénome parathyroïdien), secondaires (notamment dans les carences en vitamine D et les états de réduction néphronique).
L’hormone parathyroïdienne est utilisable en thérapeutique dans les ostéoporoses fracturaires et pour l’optimisation de l’équilibre métabolique des sujets traités pour hypo- ou pseudohypo-parathyroïdie.
Syn. parathormone
→ Adénosine MonoPhosphate cyclique, 1-hydroxylase rénale, hyperparathyroïdie, hypovitaminose D, insuffisance rénale chronique
[O4]
hyperplasie parathyroïdienne l.f.
parathyroid hyperplasia
Hyperplasie des glandes parathyroïdes qui peut être primitive ou secondaire.
Les hyperplasies parathyroïdiennes primitives sont responsables d’hyperparathyroïdie avec hypercalcémie, souvent dans le contexte des néoplasies endocriniennes multiples de type 1 liées à des mutations du gène de la ménine.
Les formes secondaires sont en relation avec une insuffisance rénale, une déficience en vitamine D, une déperdition urinaire en calcium, un état de résistance à la parathormone, voire des lésions ostéomédullaires condensantes et coïncident avec des valeurs basses ou normales de la calcémie.
→ hyperparathyroïdie, néoplasie endocrinienne multiple de type 1
[O4]
ostéose parathyroïdienne l.f.
Atteinte osseuse de l’hyperparathyroïdie primaire qui n’est plus actuellement à l’origine de tableau d’ostéopathie sévère en raison de leur diagnostic précoce par le dosage de l’hormone parathyroïdienne indiquée par la découverte d’une calcémie élevée.
Même en l’absence de symptôme, la détection d’une raréfaction osseuse par la pratique de principe de l’ostéodensitométrie au niveau du radius, des vertèbres lombaires et du col fémoral s’impose. L’ostéopénie (< - 2 DS) conduit alors nécessairement à une prise en charge chirurgicale de la maladie que précède l’enquête morphologique des parathyroïdes. Le tableau d’ostéite fibrokystique décrit par von Recklinghausen a été à tort attribué à une atteinte parathyroïdienne.
J. A. Lièvre, médecin interniste français (1931)
→ hyperparathyroïdie, hypercalcémie, ostéodensitométrie, ostéite fibrokystique de von Recklinghausen
[I2, O4]
Édit. 2018
parathyroïdienne (atteinte musculaire) l.f.
parathyroidal muscular localizations
1) Au cours des hyperparathyroïdies, tableau de déficit moteur algique de la ceinture pelvienne, associé à une asthénie, évoluant sur le mode chronique.
2) Au cours des hypoparathyroïdies, limitation des symptômes à des crampes.
phlébographie parathyroïdienne l.f.
parathyroïd venography
Examen destiné à obtenir une image du réseau veineux parathyroïdien après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Il permet, en se repérant sur ce réseau, d'identifier l'origine des différents prélèvements effectués pour dosages de la parathormone.
Technique peu pratiquée.
médullosurrénales (scintigraphie des glandes) l.f.
suprarenal medulla scintigraphy
scintigraphie n.f.
scintigraphy
Méthode d'imagerie médicale utilisant le rayonnement d'un composé radioactif introduit dans l'organisme, puis détecté par voie externe, pour en suivre le cheminement et la fixation dans un but d'étude morphologique et/ou dynamique.
L'enregistrement des radiations émises était autre fois réalisé à l'aide d'un scintigraphe à balayage qui fournissait un document en vraie grandeur, mais en un temps long (une heure ou plus). On utilise actuellement une caméra à scintillations placée en regard de la région à explorer qui permet d'obtenir une image en quelques minutes. L'image obtenue sous une incidence donnée est une projection 2D (parallèle ou conique selon le type de collimateur utilisé) dite scintigraphie planaire ou scintigramme, dont le champ peut être restreint ou, à l'opposé, étendu au corps entier. L'obtention d'une série de projections sous des angles différents conduit, après reconstruction informatique, à une tomoscintigraphie. L'enregistrement, sous une même incidence, d'une série d'images successives et brèves constitue une scintigraphie dynamique.
La scintigraphie est très utilisée pour explorer différents organes : cerveau, thyroïde, poumon, cœur, foie, rein, rate, surrénales et squelette.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintillographie
scintigraphie à balayage l.f.
sweeping scintigraphy
scintigraphie cardiaque l.f.
cardiac scintigraphy
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
[B2, B3, K1]
Édit. 2020
scintigraphie cérébrale l.f.
cerebral scintigraphy, brain scintigraphy, gammagraphy of the brain
Technique d'imagerie médicale non invasive destinée à détecter sur un mode externe et à représenter la distribution d'un traceur radioactif au sein du cerveau.
Ce traceur est composé d'un vecteur moléculaire et d'un marqueur radioactif permettant de localiser le premier.
Deux types d'appareils sont utilisés selon le rayonnement émis par le radioélément :
- les émetteurs de photons, imposant l'emploi d'une gamma-caméra pour la réalisation d'images de tomographie d'émission monophotonique (TEMP) ;
- la tomographie par émission de positons (TEP), effectuée avec une caméra à positons et des radioéléments émettant ce type de particules ; pour ne pas interférer avec la fonction explorée, des quantités très faibles de traceur sont injectées, grâce à la très grande sensibilité des appareils scintigraphiques.
L'application la plus courante est l'imagerie du débit sanguin cérébral, qui témoigne indirectement de l'activité et de la viabilité des cellules cérébrales. L'imagerie de tumeurs est réalisée par des analogues du potassium comme le thallium ou des acides aminés marqués. Enfin, surtout avec la TEP, l'imagerie de la neurotransmission rend compte du fonctionnement des synapses des divers systèmes présents dans le cerveau. Une information hautement sélective est donc obtenue. Ainsi, un diagnostic des syndromes parkinsoniens est réalisable à l'aide de ligands du transporteur présynaptique de la dopamine ou du récepteur D2.
Une limitation de la scintigraphie cérébrale tient au défaut de références anatomiques dans les images obtenues, car seules les structures fixant le traceur sont visibles. Désormais, des techniques de traitement d'image permettent de fusionner les images scintigraphiques avec celles issues de l'IRM. Celle-ci apporte sa très grande qualité anatomique pour la localisation de l'information scintigraphique.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. gamma-encéphalographie, gammagraphie cérébrale
→ scintigraphie, tomographie par émission de positons, tomographie par émission monophotonique,TEMP, TEP
scintigraphie corps entier l.f.
whole body scintigraphy
Scintigraphie réalisée à l'aide d'un dispositif, en général à balayage, permettant, par des mouvements combinés de la tête de détection et du lit d'examen, d'augmenter le champ d'exploration d'une gammacaméra et de l'étendre à la dimension désirée.
Le radionuclide utilisé est généralement le technétium, mais aussi d'autres émetteurs à sélectivité osseuse (89strontium, 153samarium, 186rhénium).
Une technique récente est employée en imagerie in vivo, à la recherche d'éventuelles localisations cancéreuses, notamment osseuses; elle utilise le 18FDG (fluorodésoxyglucose) et la détection se fait par TEP (tomographie par émission de positons).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, TEP
scintigraphie d'absorption l.f.
absorption scintigraphy
Enregistrement, au moyen d'une gammacaméra, d'informations densitométriques permettant d'effectuer les corrections d'atténuation d'une tomoscintigraphie pour la rendre quantitative.
La technique consiste à faire balayer le champ d'exploration par une source radioactive externe, d'émission analogue à celle du traceur introduit dans l'organisme et dont le rayonnement traverse cet organisme avant de parvenir à la caméra.
Cette technique peut être appliquée en SPECT comme en TEP.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ SPECT, TEP, scintigraphie
scintigraphie des cavités cardiaques l.f.
multigated cardiac scintigraphy
Scintigraphie dynamique réalisée après administration d'un traceur radioactif demeurant intravasculaire.
On réalise une série d'enregistrements successifs de très courte durée pour obtenir des images du début à la fin du cycle cardiaque d'une systole à la systole suivante.
La scintigraphie myocardique permet d’évaluer la perfusion myocardique (c’est-à-dire la qualité de l’irrigation par les artères, les coronaires), et ainsi de faire le diagnostic de maladie coronaire. Cet examen a des performances supérieures au test d’effort seul et équivalentes à l’échocardiographie sous dobutamine (ou d’effort).
Elle renseigne aussi sur le fonctionnement du muscle cardiaque, c’est-à-dire sur sa contractilité globale (la fraction d’éjection ventriculaire). Il peut aussi étudier le métabolisme cellulaire en particulier évaluer la viabilité myocardique : par exemple, après un infarctus du myocarde, il s’agit de voir s’il subsiste au niveau de l’infarctus des zones encore viables donc qui peuvent récupérer une certaine contraction.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. angiocardiographie isotopique, ventriculographie isotopique
→ scintigraphie, scintigraphie myocardique
[B2, B3, K2]
Édit. 2020
scintigraphie des glandes salivaires
salivary glands scintigraphy
Ses principales indications sont les hypo ou asialies (syndrome de Gougerot-Sjögren, sarcoïdose, séquelles de radiothérapie…), les tumeurs salivaires (cystadénolymphome ou tumeur de Whartin) ou l’identification de masses cervicales hautes.
Cette scintigraphie, où le radiopharmaceutique utilisé est le Technétium 99m, est réalisée au repos puis après stimulation salivaire par ingestion de produit acidulé (jus de citron…).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ syndrome de Gougerot-Sjögren, syndrome sec, scintigraphie
scintigraphie des récepteurs l.f.
receptor scintigraphy
Scintigraphie réalisée, en recherche biologique, à l'aide de substances marquées se fixant électivement sur des récepteurs normaux ou pathologiques.
Elle peuvent être marquées soit à l'aide d'un émetteur de photons (par exemple octréotide marqué à l'indium 111), soit à l'aide d'émetteurs de positons.
Cette technique est particulièrement utilisée pour l'étude des récepteurs cérébraux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie des corticosurrénales l.f.
suprarenal cortex scintigraphy
→ scintigraphie, cholestérol marqué, iodocholestérol
[B2,O4]
scintigraphie du squelette l.f.
skeletal scintigraphy
scintigraphie dynamique l.f.
dynamic scintigraphy
scintigraphie ganglionnaire l.f.
lymph node scintigraphy
→ scintigraphie, lipiodol ultrafluide, technétium 99m
scintigraphie gastrique l.f.
gastric scintigraphy
Scintigraphie dynamique de l'estomac après absorption d'aliments solides ou liquides marqués par un radioisotope, voire après ingestion des deux en utilisant un double marquage.
Technique obsolète, elle permettait d'étudier des troubles fonctionnels, dont le dépistage d'un reflux gastro-œsophagien, et d'apprécier l'effet d'agents pharmacologiques ou de certains traitements médicaux ou chirurgicaux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie hépatique l.f.
hepatic scintigraphy
Étude morphologique du foie à l'aide d'un isotope radioactif, largement utilisée à une période, mais tombée en désuétude à l'apparition de l'imagerie moderne (échographie, scanographie, IRM).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie lymphatique l.f.
lymphatic scintigraphy
→ scintigraphie, lipiodol ultra fluide, technétium 99m
scintigraphie myocardique l.f.
cardiac scintigraphy
Méthode d’exploration de la vitalité du myocarde étudiant la fixation par celui-ci d’un isotope radioactif à l’aide d’une gamma caméra à scintillation.
Le traceur utilisé est un émetteur de rayonnement gamma ayant un tropisme particulier pour le myocarde ; plusieurs sont utilisés, le plus fréquent étant le 201thallium. Les images sont enregistrées dans un seul plan (scintigraphie planaire) ou par un procédé de coupes tomographiques (tomoscintigraphie), soit au repos, soit après un effort. Le but de la scintigraphie myocardique est de déceler et de délimiter les zones mal ou non irriguées par suite d’un infarctus du myocarde.
L'examen est le plus souvent réalisé à l'occasion d'une épreuve d'effort (ou d'un test pharmacologique) afin de démasquer une éventuelle ischémie et d'apprécier sa réversibilité. Il peut être utilisé dans un but de dépistage d'une insuffisance coronarienne ou, plus souvent, pour apprécier son retentissement et guider la stratégie thérapeutique, mais également en cancérologie pour recherche de tumeur cardiaque.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintigraphie cardiaque
→ scintigraphie, scintigraphie des cavités cardiaques
[B2, B3, K1]
Édit. 2020