Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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prolapsus génital l.m.

genital prolapse

Descente ou abaissement des organes génitaux, l’utérus (hystérocèle), les parois du vagin (colpocèle antérieure ou postérieure), éventuellement la vessie (cystocèle), et le rectum (rectocèle).
On le classe en stade 1, 2 ou 3 selon que la descente des organes pelviens s’arrête au-dessus, à hauteur ou en dessous de l’orifice vulvaire. Il est favorisé par le relâchement des ligaments et tissus de fixation des viscères pelviens après la ménopause, surtout en cas d’antécédent d’accouchement traumatique d’enfant de gros poids. Il s’accompagne souvent d’une incontinence urinaire à l’effort. Son traitement est chirurgical, par voie naturelle après la ménopause, par voie abdominale chez la femme jeune avec fixation au promontoire des viscères pelviens par des bandelettes de matériau synthétique.

J. von Halban, gynécologue et anatomiste autrichien (1870-1937)

Halban (fascia de)

prolapsus utérin l.m.

uterine prolapse

Chute ou abaissement de l’utérus dans la filière génitale.
Provoqué par le relâchement des tissus de soutien de l’utérus après la ménopause, favorisé par l’accouchement traumatique d’enfant de gros poids dans les antécédents, il est souvent associé à un allongement hypertrophique du col. Il est classé en stade 1, 2 ou 3 selon qu’il s’arrête au-dessus de la vulve, à son niveau ou qu’il s’extériorise. Il s’accompagne à des degrés divers d’un prolapsus du vagin (la colpocèle), de la vessie (la cystocèle), avec souvent une incontinence urinaire à l’effort. Son traitement est chirurgical. Chez la femme jeune, l’utérus est fixé au promontoire par voie abdominale grâce à des bandelettes en matériau synthétique disposées en hamac. Après la ménopause, il s’opère par voie vaginale avec ou sans hystérectomie.

prolapsus n.m.

prolapse

Glissement anormal plus ou moins marqué d'un organe, d'une partie d'organe ou d'un revêtement muqueux en dehors de son site normal, du fait d'un relâchement ou d'une disparition de ses moyens de fixation.

Étym. lat. pro : en avant ; labor : tomber, glisser

prolapsus anal l.m.

anal prolapse

Prolapsus rectal incomplet, seule la muqueuse sortant par l'anus.

prolapsus colique l.m.

colonic prolapse

Issue à travers l'anus d'une invagination côlocolique.

prolapsus de l'utérus gravide l.m.

prolapse of the pregnant uterus

Chute ou abaissement de l’utérus gravide, dont le col atteint ou franchit l’orifice vulvaire.
Rare, aggravant ou révélant chez la multipare en début de grossesse un prolapsus méconnu, il est surtout constitué par un allongement hypertrophique du col, accentué par l’imbibition gravidique des tissus. Sa seule gravité est la gêne fonctionnelle qu’il procure. Il se traite classiquement par des bains de siège au sérum salé et régresse après l’accouchement.

prolapsus du rectum l.m.

rectal prolapse

Évagination à travers l'anus de la portion inférieure du rectum avec ses trois tuniques.

prolapsus hémorroïdaire l.f.

Prolapsus anal des paquets hémorroïdaires.
Procidence hémorroïdaire non réductible par le malade.

Étym. lat.pro : en avant, labi : tomber ; gr. haïma : sang ; rhéô : je coule

hémorroïdes, procidence hémorroïdaire

[L1]

prolapsus mitral l.m.

mitral valve prolapse

Protrusion systolique d'un ou des deux feuillets de la valve mitrale vers la cavité de l’oreillette gauche.
Congénital ou acquis, le prolapsus mitral est provoqué par un excès d’étoffe valvulaire et/ou un allongement pathologique des cordages. Il est responsable d’un certain nombre d’insuffisances mitrales graves. Traité naguère par remplacement de la valve mitrale, il est aujourd’hui accessible à des techniques de chirurgie conservatrice.

prolapsus uréthral l.m.

ectropion urethral

prolapsus valvulaire mitral (PVM) l.m.

mitral valve prolapse

Anomalie fréquente, définie par la protrusion d'une ou des deux valves mitrales dans l'oreillette gauche au cours de la systole.
Le PVM est classiquement associé à la survenue d'accidents emboliques artériels périphériques et cérébraux ; toutefois, isolé, sans modification myxoïde des valves, il ne comporte qu'un risque extrêmement faible d'embolies. Des feuillets valvulaires épaissis, une régurgitation mitrale, un prolapsus tricuspidien ou aortique associé et, bien entendu, la survenue de complications telles qu'une arythmie auriculaire ou une endocardite infectieuse, augmentent le risque d'embolies systémiques.

appareil génital féminin l.m.

Étym. lat. apparatus : ce qui est préparé

système génital féminin

[A1,O3]

appareil génital masculin l.m.

Étym. lat. apparatus : ce qui est préparé

système génital masculin

[A1,M2]

Delbanco (kraurosis génital masculin de) l.m.

Delbanco’s kraurosis genital male

E. Delbanco, dermatologiste allemand (1908)

kraurosis penis

diaphragme fibreux uro-génital de Leblanc et Ribet  l.m.

A. Leblanc, chirurgien français (1887-1928) ; R. M. de Ribet, anatomiste français (1894-1967)

ligament périnéal transverse

génital adj.

genital

Qui concerne la reproduction, p. ex. appareil génital, bourrelet génital, herpès génital, organes génitaux, prolapsus génital, etc.

génital (amour) l.m.

genital love

Forme achevée du développement libidinal qui suppose le rassemblement de toutes les pulsions partielles, sous le primat du "génital" et la résolution complète du complexe d'Œdipe.
Le sujet accède alors à l'amour génital, c'est-à-dire à un choix d'objet "adulte", marqué par le respect de l'autre et le don de soi (M. Balint).
S. Freud n'utilisait pas cette notion, trop normative pour correspondre à ses découvertes. L'amour de l'objet était toujours marqué pour lui d'ambivalence et de narcissisme, et la satisfaction génitale nécessitait dans sa théorie la mise en œuvre des pulsions partielles.

granulome ulcéreux génital de MacLeod-Donovan l.m.

K. MacLeod, chirurgien écossais (1881) ; C. Donovan, médecin irlandais (1905)

donovanose

hématome génital l.m.

genital hematoma

Syn. thrombus vaginal

thrombus vaginal

[O3]

herpès génital l.m.

herpes genitalis, herpes progenitalis
Forme d'herpès particulière par sa localisation génitale et le risque de transmission lors des rapports sexuels.
L'herpès génital est dû, le plus souvent, au Simplexvirus HSV 2. Comme les autres lésions génitales, il peut faciliter l'infection par le VIH.

Étym. gr. herpes : dartre, de herpô : ramper

Simplexvirus, herpès

[D3,J1]

Édit. 2015

hiatus uro-génital l.m.

hiatus urogenitalis (TA)

urogenital hiatus

Large orifice médian du diaphragme pelvien, allongé d’avant en arrière depuis le pubis jusqu’au rectum.
Il est bordé latéralement par les deux muscles élévateurs de l’anus. Il est traversé chez l’homme par le sommet de la prostate et l’urèthre et par les vaisseaux et nerfs de la verge, et, chez la femme, par l’urèthre et le vagin.

Étym. lat. hiatus : ouverture

Syn. anc. fente uro-génitale

[A1]

Édit. 2015

kraurosis génital masculin de Delbanco l.m. (obsolète)

E. Delbanco, dermatologiste allemand (1908)

kraurosis penis

lichen scléreux génital féminin l.m.

feminine genital sclerotic lichen

lichen scléreux

lichen scléreux génital masculin l.m.

male genital sclerotic lichen

lichen scléreux

nerf grand abdomino-génital l.m.

nerf ilio-hypogastrique

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