Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

34 résultats 

névralgie du nerf vidien l.f.

vidian neuralgia

H. H. Vail, otorhinolaryngologiste américain (1929)

algie vasculaire de la face, Vail (syndrome de)

Vail (syndrome de) l. m.

Vail’s syndrome

Une des formes topographiques de l’algie vasculaire de la face qui associe des douleurs du nez, de la tête, de l’œil, de l’oreille, du cou et de l’épaule.

H.Vail, médecin américain (1932)

Syn. syndrome de Weil, névralgie du nerf vidien, névralgie vasculaire de la face

algie vasculaire de la face

[H1, K4]

Édit. 2019

nerf vidien l.m.

nerf du canal ptérygoïdien

canal vidien l.m.

canal ptérygoïdien

[A1]

Édit. 2015

névralgie du nerf de Jacobson l.f.

Jacobson’s neuralgia

Forme localisée de la névralgie du glossopharyngien où la douleur siège dans le fond du conduit auditif externe.

L. L. Jacobson, anatomiste danois, membre de l’Académie de médecine (1818)

névralgie du nerf honteux interne l.f.

nervus pudendus neuralgia

Syndrome aigu ou chronique lié à la compression du nerf honteux interne et dominé par des douleurs dont il existe plusieurs formes cliniques.
Un véritable syndrome canalaire par fibrose du canal d'Alcock, qui est délimité par l'ischion, l'obturateur interne et son aponévrose, entraine des névralgies du périnée, déclenchées ou renforcées en position assise. Le traitement consiste en des infiltrations cortisoniques réalisées sous repérage scannographique.
Une compression plus aigüe ou subaigüe peut être observée dans le canal d'Alcock. Il existe des douleurs et souvent des déficits sensitifs périnéaux régressifs, voire de discrets troubles vésico-sphinctériens à type d'incontinence. Ce tableau s'observe chez les cyclistes ; il est dû à des microtraumatismes sur la selle de bicyclette.
Plus rarement, le nerf est comprimé par un envahissement néoplasique lors d'un cancer rectal.

Syn. pudendalgie

névralgie du nerf laryngé supérieur l.f.

neuralgia of nervus laryngeus superior, cranialis

Affection rare, liée à une atteinte du rameau du nerf pneumogastrique (Xe paire crânienne) qui assure l'innervation sensitive du larynx.
Elle se traduit par une douleur intense dans la région du cartilage thyroïde, du sinus piriforme, de l'angle de la mâchoire et plus rarement de l'oreille. Son irradiation vers le thorax est possible. Une "zone gâchette" laryngée est fréquente. De même que dans la névralgie du glossopharyngien (IXème paire crânienne), qui peut lui être associée, elle peut être déclenchée surtout par la déglutition, mais aussi par la parole et la toux. Ses étiologies sont multiples.

Arnold (névralgie d') l.f.

Arnold’s neuralgia

Névralgie par souffrance de la branche postérieure du deuxième nerf cervical qui provoque des douleurs du côté homolatéral à l’atteinte, entre l’occiput et le vertex.
Elle peut entraîner des douleurs paroxystiques comparables à la névralgie du trijumeau. La douleur est reproduite ou exacerbée par la pression au point d’émergence épicrânien du nerf, à cinq centimètres en dehors de la protubérance occipitale externe et une hypo-esthésie à l'examen dans le territoire douloureux.

F. Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)

névralgie n.f.

neuralgia

Douleur spontanée ou provoquée, paroxystique ou continue, siégeant sur le trajet d'un nerf périphérique.
La névralgie faciale siège dans le territoire du tronc du nerf trijumeau ou d'une de ses branches. On distingue la névralgie faciale essentielle (maladie de Trousseau), qui survient par crises brèves, très douloureuses, durant quelques secondes, souvent déclenchées : c'est le tic douloureux de la face. Cette affection bénigne mais invalidante du fait de l'intensité de la douleur, se produit plus volontiers chez les femmes après la soixantaine. Elle est bien calmée, au début du moins, par la carbamazépine. Différentes interventions chirurgicales ont été également proposées. On admet, avec Jannetta, que ce tableau est induit par une irritation du nerf trijumeau au niveau d'une de ses radicelles, à sa sortie du tronc cérébral, par une boucle vasculaire. Une des modalités thérapeutiques chirurgicales est donc de séparer, sous microscope, vaisseau et nerf.
Une névralgie cervico-brachiale est une douleur du membre supérieur de topographie radiculaire C7-D1. Elle peut être associée à des troubles moteurs et trophiques dans ce même territoire.
Une névralgie crurale siège à la cuisse, dans le territoire d'innervation sensitive du crural de façon plus ou moins complète.
La topographie de la névralgie sciatique est variable selon le niveau lésionnel. Elle peut concerner l'ensemble du territoire sciatique ou plus particulièrement celui du sciatique poplité interne ou du sciatique poplité externe. Le territoire d'innervation sensitive du nerf sciatique poplité interne est la face postérieure du mollet, ainsi que la plante du pied. Celui du sciatique poplité externe concerne essentiellement le nerf musculo-cutané, qui innerve la partie antéro-externe de la jambe et le dos du pied jusqu'aux premiers orteils.

P. J. Jannetta, neurochirurgien américain (1967)

névralgie amyotrophiante de l'épaule l.f.

shoulder neuralgic amyotrophy

M. J. Parsonage et J. W. A. Turner, neurologues britanniques (1948)

Parsonage et Turner (syndrome de)

névralgie cervico-brachiale l.f.

cervicobrachial neuralgia

Algies liées à une atteinte des racines du plexus brachial, notamment de C6, C7 et C8, par un conflit disco-radiculaire.
Elles comportent, en association à un syndrome radiculaire du membre supérieur, des cervicalgies avec douleurs et enraidissement ébauchant un torticolis.
Selon la topographie, la névralgie peut être de niveau :
- C5 (moignon de l'épaule, avec parfois déficit du deltoïde) ;
- C6 (face antérieure du bras, partie externe de l'avant-bras jusqu'au pouce, avec déficit sensitif électif sur celui-ci et déficit moteur sur le long supinateur, le biceps, le brachial antérieur, et abolition possible des réflexes bicipital et styloradial) ;
- C7 (face postérieure du bras et de l'avant-bras jusqu'aux trois doigts moyens où se localise le déficit sensitif, avec perte motrice sur l'extenseur commun des doigts, parfois le triceps, et abolition ou inversion du réflexe tricipital) ;
- C8 (face interne du bras et de l'avant-bras jusqu'à l'auriculaire, ce dernier siège d'un déficit moteur électif, avec perte motrice éventuelle des fléchisseurs des doigts, des muscles de la main et abolition ou diminution possible du réflexe cubitopronateur). Cette névralgie justifie la recherche d’un cancer de l’apex pulmonaire (syndrome de Pancoast-Tobias).
Le scanner X et l'IRM précisent les données de l'examen clinique en montrant notamment l'œdème radiculaire dans le canal transversaire. Il s'agit généralement d'une hernie discale molle.
L'évolution est en règle générale favorable en 6 à 8 semaines, mais il est des formes rebelles pouvant durer plusieurs mois. L'intervention agrandit le trou de conjugaison. L'ablation de la hernie est pratiquée si elle est possible sans risques majeurs.

H. K. Pancoast, médecin radiologue américain (1932) ; J. W. Tobías, médecin interniste argentin (1932)

Pancoast-Tobías (syndrome de)

névralgie crurale l.f.

crural neuralgia

Radiculalgie au niveau des IIIe et surtout IVe racines lombaires, qui part de la région lombaire moyenne pour gagner la face externe de la fesse et la partie antérieure de la cuisse.
Elle est ravivée par l'hyperextension du membre inférieur étendu sur le bassin, constituant une sorte de manœuvre de Lasègue inversée. On relève une parésie quadricipitale, une atrophie locale généralement modérée. une hypo-esthésie de la face antérieure de la cuisse et une diminution, voire une abolition du réflexe rotulien.
Parmi les étiologies, la plus fréquente semble le diabète, avec ses douleurs d'apparition rapide, souvent comparées à des brûlures, maximales la nuit, difficilement contrôlables pendant les deux à trois premières semaines, suivies d'une récupération progressive du déficit en trois à six mois. Surtout s'il existe une hyperprotéinorachie, fréquente en pareil cas, une IRM de la région dorsolombaire permettra d'éliminer une atteinte tumorale ou mécanique.
Il convient par contre de préciser que sur la base des données électrophysiologiques, la "cruralgie" diabétique a été considérée comme tronculaire et non radiculaire, suggérant alors un mécanisme ischémique. Des mononeuropathies multiples ont été décrites.

névralgie d'Arnold l.f.

Arnold's neuralgia

Névralgie dans le territoire du grand nerf d'Arnold, branche postérieure du deuxième nerf rachidien cervical.
Douleur occipitale unilatérale, fulgurante ou continue, réveillée par la pression du nerf à son émergence des plans profonds, en dehors de la tubérosité occipitale externe. Elle est plus souvent secondaire que primitive.
Le traitement symptomatique repose sur les infiltrations locales, voire sur la section chirurgicale.

F. Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)

névralgie du ganglion géniculé l.f.

geniculate neuralgia, Hunt neuralgia geniculate

Névralgie de siège auriculaire, rare, avec douleurs paroxystiques sur fond continu avec hypoesthésie du conduit auditif externe et d'une partie du pavillon de l'oreille (zone de Ramsay-Hunt : tragus, conque de l'oreille, antitragus, anthélix et fosse de l'anthélix).
Généralement provoquée par un zona du ganglion géniculé, elle s'accompagne d'une éruption vésiculeuse de la conque, d'une paralysie faciale périphérique et plus rarement d'un déficit cochléaire ou vestibulaire. L'atteinte des VIIéme et VIIIéme nerfs crâniens constitue le syndrome otitique total de Sicard.
Le pronostic est lié davantage aux séquelles motrices du nerf facial ou sensorielles auditives qu'aux algies post-zostériennes.

J. A. Sicard, neurologue et médecin radiologue français (1872-1929)

névralgie du ganglion sphénopalatin l.f.

sphenopalatine ganglion neuralgia

G. Sluder, otorhinolaryngologiste américain (1908)

Sluder (syndrome de)

névralgie du glossopharyngien l.f.

glossopharyngeal neuralgia

Douleur unilatérale fulgurante dans le territoire du nerf glossopharyngien (IX).
Intense et unilatérale, celle-ci siège sur la base de la langue et le pharynx, irradiant vers l'oreille ou l'angle de la mâchoire. Elle est provoquée ou accentuée principalement par la déglutition, mais aussi la parole, la toux et s'accompagne de salivation, larmoiement, sueurs, tachycardie, hypertension, et/ou vertiges. Des crises épileptiques, des syncopes, des bradycardies par stimulation vagale ont été décrites.
Ces accès douloureux, qui durent de quelques minutes à plusieurs jours, surviennent en moyenne deux à trois fois par an.
Les causes principales sont des lésions :
- intramédullaires, en général associées à des atteintes des noyaux des VIIIème et Xème paires crâniennes et des fibres longues, par lésions surtout vasculaires, tumorales ou inflammatoires ;
- extramédullaires, qu'il s'agisse d'un neurinome du IXème nerf crânien (avec le plus souvent une sémiologie du VIIIème nerf crânien dominante), d'une tumeur du glomus jugulaire (en fait traduite par un syndrome de Vernet), de chordomes, de métastases ou fractures de la base du crâne, d'une mono-neuropathie diabétique, voire d'un syndrome de Guillain-Barré.
Des formes idiopathiques sont aussi possibles. La carbamazépine semble être alors le traitement de choix.

nerf glossopharyngien

névralgie du trijumeau l.f.

trigeminal neuralgia

Douleurs faciales dans le territoire du trijumeau (Vème nerf crânien), dont il existe deux types.
La névralgie primitive ou essentielle, survient dans la seconde moitié de la vie, chez trois femmes pour deux hommes. Des éclairs fulgurants ("tics douloureux"), souvent atroces, durent quelques secondes à quelques minutes, parfois regroupés en accès. Unilatéraux, ils touchent le plus habituellement, du moins au début, le territoire d'une seule branche, surtout celui du nerf maxillaire supérieur (V2) ou du nerf maxillaire inférieur (V3). Ces algies sont déclenchées par le contact cutané ou muqueux, appelé zone gâchette ou mieux détente ("trigger zone") ou par la parole, la mastication, le sourire. L'examen neurologique est négatif. Sa cause peut être un conflit artère-nerf sur boucle vasculaire dans la fosse postérieure. Les formes familiales ne sont pas exceptionnelles. L’affection est autosomique dominante (MIM 190400) ou sporadique.
La névralgie secondaire ou symptomatique est moins aigüe, comportant un fond douloureux plus permanent. Il existe une hypoesthésie dans le territoire du nerf trijumeau. Ses origines sont multiples : sclérose en plaques, zona, séquelle de syndrome de Wallenberg, traumatisme, tumeur, méningite chronique, etc.
Le traitement est celui de la cause éventuelle, mais il utilise aussi les antiépileptiques à visée antalgique (notamment la carbamazépine), la thermo-coagulation des nerfs au niveau du ganglion de Gasser et parfois des interventions dans la fosse postérieure sur le conflit artère-nerf dans la névralgie essentielle.

Syn. névralgie faciale, tic douloureux de la face, Trousseau (maladie de), prosopalgie (désuet)

nerf trijumeau

névralgie faciale l.f.

trigeminal neuralgia, facial neuralgia

Névralgie intéressant le territoire sensitif d'une des branches du nerf trijumeau (maxillaire le plus souvent) et caractérisée par des crises douloureuses unilatérales, intenses et fulgurantes, spontanées ou le plus souvent déclenchées par la stimulation d'une zone cutanéomuqueuse ("zone détente").

W. J. Harris, Sir, neurologue britannique (1931)

Syn. névralgie du trijumeau, tic douloureux de la face, Trousseau (maladie de), prosopalgie (désuet)

névralgie du trijumeau

[H1]

Édit. 2019

névralgie sciatique l.f.

sciatic neuralgia

Syndrome douloureux résultant d'un conflit entre les racines L5 et S1 (plus rarement L4) du sciatique, et le disque correspondant, portant électivement sur la racine sensitive.
Une hernie discale est la cause la plus fréquente, mais non exclusive

Étym. gr. nevron : nerf ; algos : douleur

névralgie sciatique commune l.f.

common sciatic neuralgia

Syndrome douloureux résultant d'un conflit entre les racines du sciatique, L5 et S1, plus rarement L4, et le disque correspondant, portant électivement sur la racine sensitive.
Après un début le plus souvent brusque, à l'occasion d'un effort ou d'un faux mouvement, la douleur monoradiculaire comporte une fréquente lombalgie avec enraidissement local douloureux et incurvation latérale. Exacerbée par le mouvement et la toux, elle suit le trajet du sciatique à la fesse, sur la face postérieure de la cuisse, la jambe et le pied, limitant la flexion du bassin étendu sur la cuisse (signe de Lasègue). La pression aux points de Valleix (tiers moyen de la fesse, col du péroné) la réveille.
La douleur de la sciatique L5 siège à la partie postéro-externe de la cuisse et à la face externe de la jambe jusqu'au dos du pied. Un déficit sensitif est possible à la face externe de la jambe et sur le dos du pied jusqu'aux trois orteils moyens. Une éventuelle atteinte motrice de l'extenseur commun des orteils et des péroniers latéraux respecte le jambier antérieur.
La douleur de la sciatique S1 siège sur la face postérieure de la fesse et de la cuisse, au mollet jusqu'au talon et à la plante des pieds. Un déficit sensitif est possible à la plante des pieds et sur le gros orteil. Une atteinte motrice est recherchée au niveau du triceps sural. Le réflexe achilléen est aboli.
Plus rare, la sciatique L4 est douloureuse sur la face externe de la cuisse, le bord antérieur de la jambe, vers la malléole interne et le gros orteil. Une atteinte motrice peut intéresser le jambier antérieur. Le réflexe rotulien est généralement diminué.
Située dans le canal rachidien ou le canal de conjugaison, une hernie discale est la cause la plus fréquente, mais non exclusive, qu'il s'agisse d'autres facteurs constitutionnels ou acquis. Les indications chirurgicales se fondent, en clinique, sur l'intensité de la douleur et son caractère permanent ou récidivant. L'imagerie médicale, notamment l'IRM, permettra de visualiser de fréquentes hernies discales multiples.
La notion d'un déficit moteur modéré constitue un argument chirurgical supplémentaire, mais n'aggrave pas le pronostic. En revanche, la sévérité de l'atteinte motrice, habituellement associée à des hyperalgies et coïncidant souvent avec leur disparition, indique une intervention rapide. Mais cette sciatique paralysante, vraisemblablement liée à un mécanisme vasculaire, reste d'un pronostic sévère.

névralgie trigéminale, prosopalgie, tic douloureux l.f.

névralgie faciale

trijumeau (névralgie du) l.f.

trigeminal neuralgia

névralgie du trijumeau

névralgie du fémorocutané l.f.

méralgie paresthésique

[H1]

Édit. 2018

rameau communicant du nerf facial avec le nerf glosso-pharyngien l.m.

ramus communicans nervi facialis cum nervo glossopharyngeo (TAà
communicating branch of facial nerve with glossopharyngeal nerve
Branche collatérale extra pétreuse du nerf facial qui se détache au-dessous du foramen stylo-mastoïdien, croise la face antérieure de la veine jugulaire interne et se termine dans le ganglion inférieur du nerf glosso-pharyngien.

A. von Haller, physiologiste, anatomiste, chirurgien et botaniste suisse (1708-1777)

Syn. anc. anse de Haller

nerf facial

rameau communicant du nerf glosso-pharyngien avec le rameau méningé du nerf vague l.m.

ramus communicans nervi glossopharyngei cum ramo meningeo nervi vagi (TA)

communicating branch of glossopharyngeal nerve with meningeal branch of vagus nerve

nerf glosso-pharyngien

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