nævus épidermique l.m.
epidermal nævus
nævus épidermique de Solomon l.m.
Solomon’s nævus epidermal
Nævus associés à des malformations oculaires et osseuses auxquel s'ajoute un syndrome neurologique avec épilepsie et retard mental.
Affection assez hétérogène à début néonatal avec convulsions et nævus ou hamartomes sur tout un hémicorps. Au niveau de la peau, on trouve des nævus bien délimités, sébacés (nævus de Jadassohn), pigmentaires, verruqueux, ou linéaires, des zones glabres du cuir chevelu, et des hémangiomes. Au niveau neurologique le retard mental peut être important, les crises d'épilepsie sont généralisées, il existe des troubles moteurs, des déficits de type hémiplégiques, une dysplasie neurologique et parfois une hydrocéphalie avec déformation de la boite crânienne. Sur le plan osseux, on peut trouver une scoliose, des malformations vertébrales, et des anomalies des ceintures scapulaire et pelvienne. Pour les yeux il faut rechercher blépharoptosis, anomalies oculomotrices, nystagmus, opacités cornéennes, dermolipome, colobome (paupière, iris), microphtalmie, et cécité corticale. L’affection est autosomique dominante.
L. M. Solomon et D. F. Fretzin, dermatologistes américains (1968)
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. Solomon et Fretzin (syndrome de)
nævus épidermique (syndrome du) l.m. (désuet)
→ hamartome épidermique (syndrome de l')
nævus épidermique verruqueux inflammatoire linéaire l.m.
Sigle : NEVIL
→ hamartome verruqueux inflammatoire linéaire
acanthome intra-épidermique l.m.
intraepidermic acanthoma
→ épithélioma intra-épidermique
[J1]
Édit. 2016
Borst-Jadassohn (épithélioma intra-épidermique de) l.m.
Borst-Jadassohn’s intraepidermal epithelioma
M. Borst, anatomopathologiste allemand (1904) ; J. Jadassohn, dermatopathologiste allemand (1926)
Édit. 2017
bouchon épidermique de l'oreille l.m.
epidermic plug, keratosis obturans.
Prolifération épidermique de la peau du conduit auditif externe et de la membrane du tympan, souvent bilatérale, provoquant une accumulation de squames obstruant le conduit et pouvant s’accompagner d’une lyse osseuse.
Le terme de cholestéatome du conduit auditif externe est parfois réservé aux formes avec ostéolyse. Le bouchon épidermique peut s’accompagner de bronchectasie et de sinusite chronique.
Édit. 2017
bulle intra-épidermique l.f.
intra-epidermal bulla ou blister
Cavité liquidienne, siégeant au sein de l'épiderme, dont la formation, secondaire à la perte de cohésion des kératinocytes entre eux, peut être due à différents phénomènes pathologiques : soit un œdème intracellulaire pouvant aboutir à une destruction cellulaire ou nécrose, comme dans une infection virale, soit un œdème intercellulaire ou spongiose comme dans l'eczéma, soit une disparition des ponts intercellulaires ou acantholyse, comme dans le pemphigus.
Étym. lat. bulla : bulle
Édit. 2017
bulle sous-épidermique l.f.
subepidermal bulla, subepidermal blister
Cavité liquidienne dont le toit est constitué par l'épiderme et le plancher par le derme papillaire.
Elle correspond à un décollement siégeant au niveau de la jonction dermo-épidermique, celle-ci comportant trois zones : la partie basale de l'épiderme, constituée des kératinocytes basaux avec leurs hémidesmosomes, la membrane basale constituée de la lamina lucida et de la lamina densa et la partie superficielle du derme papillaire contenant des fibrilles d'ancrage. Une bulle peut résulter soit d'une interruption de la cohésion entre la partie basale de l'épiderme et la membrane basale par vacuolisation ou nécrose des kératinocytes basaux (p. ex. lichen plan bulleux), soit d'un défaut congénital ou acquis de cohésion de la membrane basale (p. ex. épidermolyse bulleuse jonctionnelle congénitale, porphyrie), soit d'un phénomène inflammatoire et/ou immunologique dans le derme papillaire aboutissant à la production de produits toxiques pour les composants de la jonction (p. ex. dermatose bulleuse auto-immune de type pemphigoïde).
Étym. lat. bulla : bulle
Édit. 2017
carcinome intra-épidermique l.m.
intraepidermal carcinoma
Terme actuellement recommandé dans certaines nomenclatures pour désigner la maladie de Bowen.
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ épithélioma intraépidermique, Bowen (maladie de)
[F2,J1]
cellule épidermique l.f.
[A2,J1]
couche basale épidermique l.f.
basal cell layer, stratum basale
Couche la plus profonde de l'épiderme, constituée d'une seule assise de kératinocytes cubocylindriques implantés perpendiculairement à la membrane basale et assurant le renouvellement de l’épiderme.
Elle se caractérise par les cytokératines 5 et 14. Elle contient également de place en place des mélanocytes situés entre les cellules basales.
Syn. assise basale, assise germinative
[A2,J1]
crête épidermique l.f.
rete ridge
Petite saillie épidermique déprimant la jonction dermo-épidermique et semblant plonger dans le derme sous-jacent.
Alternant avec les papilles dermiques, les crêtes épidermiques constituent avec elles les ondulations normales de la face profonde de l'épiderme.
Syn. bourgeon épidermique interpapillaire
[A1]
Édit. 2015
épithélioma intra-épidermique l.m.
intraepidermal epithelioma
Tumeur cutanée rare qui se présente cliniquement sous la forme d'une plaque bien circonscrite, ovalaire ou polycyclique, légèrement surélevée, à surface plus ou moins squameuse et de teinte rosée ou brunâtre, caractérisée histologiquement par un remaniement épidermique limité au corps muqueux et dû à la présence dans celui-ci d'amas ou tourbillons cellulaires.
Cet aspect histologique est en réalité très diversement interprété, et l'existence même de l'épithélioma intra-épidermique, auquel ont été accolés les noms de Borst et de Jadassohn est même controversée. En effet, l'appellation épithélioma intra-épidermique de Borst-Jadassohn, ne devrait pas être conservée puisqu'elle réunit deux faits différents : d'une part, le phénomène de Borst, ou envahissement de l'épiderme par un carcinome spinocellulaire qui, ailleurs, pénètre le derme et, d'autre part, le phénomène de Jadassohn, c'est-à-dire l'origine intra-épidermique multicentrique d'un carcinome basocellulaire. Si certains pensent que, bien que rare, l'entité épithélioma intra-épidermique existe réellement en tant qu'état pré-épithéliomateux donc de carcinome in situ, pour les autres, il s'agit d'une lésion bénigne qui correspond soit à une prolifération épidermique telle que la verrue séborrhéique ou l'acanthome intra-épidermique de Haber, soit à une tumeur annexielle intra-épidermique telle que l'hidroacanthome de Smith et Coburn.
M. Borst, anatomopathologiste (1904) et J. Jadassohn (1926) dermatologue allemands ; H. Haber, dermatologue britannique d’origine tchèque (1953) ; J. G. Coburn et J. L. Smith, anatomopathologistes britanniques (1986)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. acanthome intra-épidermique, hidroacanthoma simplex
[F5,A3,J1]
Édit. 2018
hamartome épidermique l.m.
epidermal hamartoma
Hamartome cutané bénin représentant une hyperplasie des constituants habituels de l’épiderme, sans composante nævocellulaire.
Il existe fréquemment des formes mixtes épidermique et annexielle ou hamartome verruco-sébacé. On connaît plusieurs aspects anatomocliniques. L’hamartome verruqueux simple, ou hamartome épidermique, forme la plus fréquente, correspond à une mutation somatique prenant la forme d’un relief papuloverruqueux suivant les lignes de Blaschko et dont l’examen histologique montre une simple hyperacanthose avec papillomatose et hyperkératose orthokératosique. La forme inflammatoire, ou hamartome épidermique inflammatoire linéaire, se distingue par sa nette prédominance dans le sexe féminin avec une apparition assez tardive, par l’existence de poussées inflammatoires et de prurit, par sa topographie strictement unilatérale et par son aspect érythématosquameux souvent psoriasiforme. L’hamartome verruqueux acantholytique, parfois bilatéral, est fait de plaques papuleuses, brunâtres, verrucoïdes, disposées en nappes tourbillonnantes avec une image histologique d’acanthokératolyse épidermolytique. Dans certains cas, un hamartome verruqueux disposé selon les lignes de Blaschko peut amener à envisager un conseil génétique du fait de la possibilité de transmission d’une érythrodermie congénitale ichtyosiforme bulleuse.
A. Blaschko, dermatologiste allemand (1901)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
→ hamartome verruqueux, hamartome verrucosébacé, lignes de Blaschko, hyperacanthose, érythrodermie congénitale ichtyosiforme bulleuse
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome épidermique (syndrome de l') l.m.
epidermal nævus syndrome-
Ensemble malformatif non héréditaire associant un hamartome épidermique unilatéral, parfois épidermolytique, à des anomalies osseuses, surtout vertébrales, oculaires ou neurologiques qui font toute la gravité du syndrome.
Les lésions cutanées et extracutanées sont généralement situées du même côté ou ont au moins une prédominance homolatérale. L'hamartome cutané peut être de type verruqueux inflammatoire linéaire, ou sébacé, ou verrucosébacé.
G. Schimmelpenning, neuropsychiatre allemand (1957) ; R. C. Feuerstein et L. C. Mims pédiatres américains (1962) ; E. J. Moynahan, dermatologiste britannique (1967) ; L. M. Solomon, dermatologiste américain (1968)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. syndrome du nævus sébacé (ou de Schimmelpenning ou de Feuerstein et Mims), syndrome du nævus épidermique (ou de Moynahan), syndrome de Solomon
[A3,F5,Q2,J1,N3]
Édit. 2015
hamartome épidermique verruqueux inflammatoire linéaire l.m.
inflammatory linear verucous epidermal nævus (ILVEN)
Lésion congénitale ou atteignant l'enfant avant l'âge de six ans et principalement les filles, unilatérale, évoluant par poussées inflammatoires successives et dont l'aspect clinique consiste en papules kératosiques prurigineuses, disposées en bandes ou en réseau et souvent couvertes de squames grisâtres.
Histologiquement, l'aspect est psoriasiforme, avec cependant la présence dans la couche cornée d'une alternance de zones ortho- et parakératosiques. L'évolution est chronique. Il n'y a pas de traitement efficace; les rétinoïdes peuvent amener une amélioration relative.
J. Altman et A. Mehregan, dermatologues américains (1971)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus épidermique verruqueux inflammatoire linéaire, dermatitic epidermal nævus (obs.)
Sigle : HEVIL
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
kyste épidermique l.m.
epidermal cyst, epidermoid cyst, atheromatous cyst, keratinous cyst
Formation pseudotumorale plutôt que véritable tumeur cutanée bénigne, hémisphérique, à surface lisse, composée d'une paroi reproduisant la structure d'un épiderme orthokératosique se kératinisant par l'intermédiaire d'une couche granuleuse, ainsi que d'une cavité remplie de lamelles de kératine.
Il a existé une grande confusion en ce qui concerne l'origine et donc la dénomination des kystes épidermiques. Ils sont actuellement considérés comme nés, pour la plupart d'entre eux, de l'infundibulum, c'est-à-dire de la partie superficielle du follicule pileux, le qualificatif épidermoïde étant justifié par leur seule ressemblance structurale avec l'épiderme. Des exemples sont les grains de milium, les grands kystes épidermoïdes, les kystes scrotaux; certains peuvent aussi résulter de la prolifération d'un germe embryonnaire.
Syn. kyste épidermoïde, Atherom des auteurs allemands
mélanisation (unité épidermique de) l.f.
epidermal melanisation unit
Ensemble constitué par un mélanocyte et par les kératinocytes, au nombre de plusieurs dizaines, qui l'entourent et auxquels il transfère, par l'intermédiaire de ses dendrites, les granules de pigment mélanique qu'il produit.
Étym. gr. melas : noire
nécrolyse épidermique toxique de Lyell l.f.
A. Lyell, dermatologiste britannique (1956)
→ épidermolyse nécrosante suraigüe
nid épidermique de Darier l.m.
intraepidermal nest
F. J. Darier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1887)
Syn. thèque intra-épidermique du mycosis fongoïde
puits épidermique palmo-plantaire l.m.
palmoplantar pit
Petite dépression punctiforme dépassant rarement un à deux mm de diamètre, comme taillée à l’emporte-pièce dans la kératine des paumes et/ou des plantes, à fond rosé et à contour légèrement érythémateux.
Très caractéristiques du syndrome des hamartomes basocellulaires ou nævomatose basocellulaire, ces puits peuvent comporter de petits foyers de cellules basaloïdes, ce qui explique ce trouble très localisé de la kératinisation.
Syn. trou palmoplantaire
syndrome de l'hamartome épidermique l.m.
epidermal nævus syndrome-
Ensemble malformatif non héréditaire associant un hamartome épidermique unilatéral, parfois épidermolytique, à des anomalies osseuses, surtout vertébrales, oculaires ou neurologiques qui font toute la gravité du syndrome.
Les lésions cutanées et extracutanées sont généralement situées du même côté ou ont au moins une prédominance homolatérale. L'hamartome cutané peut être de type verruqueux inflammatoire linéaire, ou sébacé, ou verrucosébacé.
G. Schimmelpenning, neuropsychiatre allemand (1957) ; R.C. Feuerstein et L.C. Mims médecins américains (1962) ; E.J. Moynahan, dermatologiste britannique (1967) ; L.M. Solomon, dermatologiste américain (1968)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. syndrome du nævus sébacé (ou de Schimmelpenning ou de Feuerstein et Mims), syndrome du nævus épidermique (ou de Moynahan), syndrome de Solomon
[A3,F5,J1,2015]
zonedejonctiondermo-épidermique l.f.
jonction dermo-épidermique
facteur de croissance épidermique l.m.
epidermal growth factor
Polypeptide constitué de 57 acides aminés, possédant un effet stimulant sur la prolifération des kératinocytes et d'autres cellules épithéliales, favorisant le processus de cicatrisation par le biais d'une stimulation de l'angiogenèse et intervenant dans la carcinogenèse.
Il s’agit d’une protéine, dont le gène codant est situé sur le chromosone 4. Son site d’action ne se résume pas au tissu épidermique mais à l’ensemble des tissus épithéliaux.
Produit notamment par les glandes de Brünner duodénales et les glandes sous-maxillaires, il est retrouvé dans tous les fluides humains et possède des récepteurs spécifiques des membranes de toutes les cellules sauf des éléments hématopoïétiques. Dans l'épiderme, ces récepteurs sont d'autant plus nombreux que les cellules sont moins différenciées, dans la couche basale notamment.
Des anticorps monoclonaux ciblant le récepteur de l'EGF 3 tels le cétuximab, le panitumumab le matuzumab sont utilisés dans le traitement de certains cancers. On utilise aussi des petites molécules inhibitrices des tyrosines kinases tel que le afatinib, erlotinib, gefitinib, osimertinib
J. von Brünner, anatomiste suisse (1653-1727)
Sigle angl. EGF
→ kératinocyte, angiogenèse, récepteurs, carcinogenèse, anticorps monoclonaux chimériques
[C1, F2, J1]
Édit. 2019