Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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nerf médian l.m.

nervus medianus (TA)

median nerve

Branche terminale mixte du plexus brachial, née dans l’aisselle par deux racines, une racine médiale et une racine latérale qui se réunissent devant l’artère axillaire.
Le nerf médian longe la face antérieure de l’artère brachiale et la croise de dehors en dedans dans le canal brachial. Au pli du coude il est en dedans de l’artère brachiale, en dedans du tendon du muscle biceps branchial, recouvert par l’aponévrose du muscle biceps brachial ; il repose sur le muscle brachial ; il passe entre les deux chefs du muscle rond pronateur et s’engage sous l’arcade formée par la réunion des deux chefs du muscle fléchisseur superficiel des doigts. A l’avant-bras il suit l’espace entre les muscles long fléchisseur du pouce et fléchisseur profond des doigts ; à l’extrémité distale de l’avant-bras il se dégage de la face profonde du muscle fléchisseur superficiel des doigts et se place en avant du tendon destiné à l’index, en dehors du tendon du médius. Au poignet il s’engage dans le canal carpien en arrière du rétinaculum des fléchisseurs des doigts. Au bord inférieur de celui-ci il se divise en ses branches terminales destinées à la main.
Au long de ce trajet il fournit des branches collatérales : un rameau articulaire pour la partie antéro-médiale de l’articulation du coude, des rameaux musculaires pour le muscle rond pronateur, le muscle fléchisseur radial du carpe, le muscle long palmaire, le muscle fléchisseur superficiel des doigts, le muscle long fléchisseur du pouce et le muscle fléchisseur profond des doigts ; le nerf interosseux antérieur descend avec l’artère interosseuse antérieure jusqu’au muscle carré pronateur qui l’innerve. Au-dessus du poignet le nerf médian fournit un rameau palmaire pour les téguments de la paume de la main et de l’éminence thénar. A la partie supérieure de l’avant-bras il fournit un rameau communicant avec le nerf ulnaire.
Le nerf médian se divise au bord inférieur du rétinaculum des fléchisseurs des doigts en cinq branches terminales, les quatre nerfs digitaux palmaires communs qui fournissent les nerfs digitaux palmaires propres du nerf médian, et un rameau profond, le plus latéral,  destiné à l’innervation des muscles de l’éminence thénar : le muscle court abducteur du pouce, le muscle opposant du pouce et le chef superficiel du muscle court fléchisseur du pouce. 

racine médiale du nerf médian ; racine latérale du nerf médian ; nerf interosseux antérieur de l’avant-bras ; rameaux musculaires du nerf médian ; rameau palmaire du nerf médian ; rameau communicant avec le nerf ulnaire (du nerf médian) ; nerfs digitaux palmaires communs du nerf médian ; nerfs digitaux palmaires propres du nerf médian

muscle oblique interne de l'abdomen l.m.

musculus  obliquus internus abdominis (TA)

internal oblique of abdomen

Muscle de la paroi antérolatérale de l'abdomen, aplati, triangulaire, appliqué sur le muscle transverse qu'il recouvre presque entièrement.
Il nait des trois quarts antérieurs de la crête iliaque, de l’épine iliaque antérieure et supérieure, du tiers externe du ligament inguinal et, par son fascia d’insertion, élément constituant du fascia thoraco-lombal, des processus épineux de la dernière vertèbre lombaire et de la première vertèbre sacrée. Il s'étale en éventail pour se terminer pour ses fibres postérieures sur le sommet des quatre derniers cartilages costaux ; pour ses fibres moyennes, par un large fascia d’insertion qui se continue jusqu’à la ligne blanche ; dans les deux tiers ou les trois quarts supérieurs de la hauteur du muscle droit de l’abdomen, cette lame tendineuse se divise le long du bord latéral de ce muscle en deux feuillets : l’un antérieur s’unit à l’aponévrose du muscle oblique externe de l’abdomen, l’autre, postérieur, s’accole au fascia antérieur du muscle transverse et passe en arrière du muscle droit ; au niveau du tiers ou du quart inférieur du muscle droit, le fascia d’insertion du muscle oblique interne s’unit seulement au fascia d’insertion du muscle oblique externe et passe tout entier en avant du muscle droit ; les fibres inférieures qui naissent du ligament inguinal passent au-dessus puis en arrière du cordon spermatique ou du ligament rond de l’utérus, unies aux fibres du muscle transverse avec lesquelles elles constituent la faux inguinale  qui s’attache à la symphyse pubienne, au pubis et au pecten du pubis. Il abaisse les côtes, fléchit le thorax, comprime les viscères abdominaux. Il est innervé par des rameaux des derniers nerfs intercostaux et par les nerfs ilio-hypogastrique et ilio-inguinal.

Syn. anc. muscle petit oblique de l’abdomen

nerf radial l.m.

nervus radialis (TA)

radial nerve

Branche terminale postérieure du plexus brachial qui fait suite au faisceau postérieur du plexus brachial après le départ du nerf axillaire.
Ses fibres proviennent des sixième, septième et huitième nerfs cervicaux et du premier nerf dorsal. Le nerf radial descend dans le creux axillaire, en arrière de l’artère. Il traverse la fente huméro-tricipitale et pénètre dans la loge postérieure du bras où il chemine, oblique en bas et en dehors à la face postérieure de l’humérus dans le sillon du nerf radial. Il est recouvert en arrière par le muscle triceps brachial. Il croise le bord latéral de l’humérus et atteint la gouttière bicipitale latérale limitée en dedans par le muscle biceps brachial et le muscle brachial et en dehors par le muscle brachio-radial et le muscle long extenseur radial du carpe. A hauteur de la tête du radius, il se divise en ses deux branches terminales : la branche antérieure sensitive dite rameau superficiel du nerf radial qui innerve les téguments de la partie médiane de la face postérieure de l’avant-bras et, par les nerfs digitaux dorsaux, la moitié latérale de la face dorsale de la main à l’exception des deux dernières phalanges de l’index et de la moitié latérale des deux dernières phalanges du médius ;  la branche postérieure motrice, dite rameau profond du nerf radial, innerve le muscle court extenseur radial du carpe et tous les muscles de la loge postérieure de l’avant-bras et se termine en nerf interosseux postérieur de l’avant-bras. Au cours de son trajet il a donné les branches collatérales successives suivantes : le nerf cutané brachial postérieur, le nerf cutané brachial inférieur, des rameaux musculaires pour le chef long du muscle triceps brachial, un nerf supérieur pour le chef médial du triceps brachial, un nerf commun pour le chef médial du triceps brachial et pour le muscle anconé, un nerf pour le chef latéral du muscle triceps brachial, un rameau pour le muscle brachial, pour le muscle brachio-radial et pour le muscle long extenseur radial du carpe. Le rameau superficiel du nerf radial fournit un rameau communiquant avec le nerf ulnaire. Le nerf radial est le nerf de l’extension du membre supérieur.

nerf tibial l.m.

nervus tibialis (TA)

tibial nerve

Branche de bifurcation médiale du nerf ischiatique dans le creux poplité.
Elle traverse le creux poplité de l’angle supérieur à l’angle inférieur et s’enfonce sous les muscles gastrocnémiens et passe sous l’arcade tendineuse du muscle soléaire. A ce niveau le nerf tibial, dénommé jusque-là nerf sciatique poplité interne, prend le nom de nerf tibial postérieur. Au-dessus de l’arcade du muscle soléaire, le nerf tibial fournit des rameaux musculaires pour le muscle gastrocnémien (chefs latéral et médial), le muscle soléaire, le muscle plantaire, le muscle poplité ; cette dernière branche musculaire fournit un rameau à l’articulation tibio-fibulaire proximale, quelques filets vasculaires et se termine en nerf interosseux postérieur  de la jambe qui innerve le muscle tibial postérieur. Il donne un rameau articulaire postérieur du genou et le nerf sural. Au-dessous de l’arcade du muscle soléaire le nerf tibial (ou nerf tibial postérieur) descend dans la loge postérieure de la jambe entre le plan musculaire profond et le muscle triceps sural dont il se dégage à la partie distale de la jambe pour devenir sous-aponévrotique, en dedans du tendon calcanéen. Il fournit dans ce trajet des rameaux musculaires pour le muscle tibial postérieur, le muscle long fléchisseur des orteils et le muscle long fléchisseur de l’hallux, ainsi qu’un rameau articulaire pour la face médiale de l’articulation talo-crurale et des rameaux calcanéens médiaux, sensitifs. Au cou de pied, dans le sillon malléolaire, sous le rétinaculum des muscles fléchisseurs des orteils où il chemine  avec les éléments vasculaires, il se divise en ses deux branches terminales : le nerf plantaire médial et le nerf plantaire latéral.

muscle thyro-aryténoïdien l.m.

musculus thyroarytenoideus (TA)

thyro-arytenoid

Muscle annexé au larynx, situé dans l’épaisseur du pli vocal.
Il est constitué de deux couches : l’une externe ou superficielle, l’autre interne ou profonde. La couche superficielle dite encore muscle thyro-aryténoïdien proprement dit ou principal, est un faisceau musculaire rayonné en éventail ; il se détache du tiers inférieur de l’angle rentrant du cartilage thyroïde et se  termine sur la face antéro-latérale du cartilage aryténoïde ; quelques fibres formant des faisceaux accessoires s’insèrent sur la membrane quadrangulaire (muscle thyro-membraneux), sur le cartilage corniculé (muscle thyro-corniculé) et sur le cartilage cunéïforme (muscle thyro-cunéïforme) ; il provoque l’adduction des plis vocaux. La couche profonde du muscle thyro-aryténoïdien, dite encore muscle thyro-aryténoïdien inférieur, est un muscle prismatique, triangulaire et épais, situé dans l’épaisseur du pli vocal. Il se détache en avant de la moitié inférieure du dièdre thyroïdien et se dirige en arrière pour se terminer sur la face antéro-latérale du processus vocal du cartilage aryténoïde dans la fovea oblonga ; il provoque le relâchement des plis vocaux. On peut isoler une partie thyro-épiglottique (dite muscle thyro-épiglottique) qui appartient à la couche superficielle du muscle thyro-aryténoïdien ; elle se détache de l’angle rentrant du cartilage thyroïde et se dirige en haut et en arrière pour se terminer sur le bord latéral du cartilage épiglottique et sur la partie adjacente de la membrane quadrangulaire ; elle abaisse en avant l’épiglotte, rétrécit la glotte et rapproche les plis vocaux.

J. Santorini, anatomiste et médecin italien (1681-1737)

Syn. muscle de Santorini

[A1]

Édit. 2017

muscle thyro-aryténoïdien l.m.

musculus thyroarytenoideus (TA)

thyro-arytenoid

Muscle annexé au larynx, situé dans l’épaisseur du pli vocal.
Il est constitué de deux couches : l’une externe ou superficielle, l’autre interne ou profonde. La couche superficielle dite encore muscle thyro-aryténoïdien proprement dit ou principal, est un faisceau musculaire rayonné en éventail ; il se détache du tiers inférieur de l’angle rentrant du cartilage thyroïde et se  termine sur la face antéro-latérale du cartilage aryténoïde ; quelques fibres formant des faisceaux accessoires s’insèrent sur la membrane quadrangulaire (muscle thyro-membraneux), sur le cartilage corniculé (muscle thyro-corniculé) et sur le cartilage cunéïforme (muscle thyro-cunéïforme) ; il provoque l’adduction des plis vocaux. La couche profonde du muscle thyro-aryténoïdien, dite encore muscle thyro-aryténoïdien inférieur, est un muscle prismatique, triangulaire et épais, situé dans l’épaisseur du pli vocal. Il se détache en avant de la moitié inférieure du dièdre thyroïdien et se dirige en arrière pour se terminer sur la face antéro-latérale du processus vocal du cartilage aryténoïde dans la fovea oblonga ; il provoque le relâchement des plis vocaux. On peut isoler une partie thyro-épiglottique (dite muscle thyro-épiglottique) qui appartient à la couche superficielle du muscle thyro-aryténoïdien ; elle se détache de l’angle rentrant du cartilage thyroïde et se dirige en haut et en arrière pour se terminer sur le bord latéral du cartilage épiglottique et sur la partie adjacente de la membrane quadrangulaire ; elle abaisse en avant l’épiglotte, rétrécit la glotte et rapproche les plis vocaux.

J. Santorini, anatomiste et médecin italien (1681-1737)

Syn. muscle de Santorini

[A1]

Édit. 2018

arc branchial l.m.

arcus branchialis

Chacun des éléments en relief de l’appareil branchial de l’embryon formant des bandes ou bourrelets mésenchymateux dorso-ventraux entre l’ectoblaste cervical et l’entoblaste pharyngien.
Chez l’Homme, il persiste quatre arcs branchiaux bien individualisés alors que les 5ème et 6ème le sont incomplètement du 4ème. Les arcs branchiaux sont séparés par les poches branchiales ecto- et entoblastiques.
Chaque arc branchial, parcouru par l’arc aortique correspondant, est pénétré par une crête neurale céphalique. Ces arcs participent à l’édification du squelette et des muscles striés du splanchnocrâne et lui véhiculent son innervation.
Le 1er arc ou arc mandibulaire donne, par le cartilage quadrilatère, l’enclume et, par le cartilage de Merckel, le marteau, le ligament sphénomandibulaire ainsi qu’une partie de la mandibule. Au sein de son mésenchyme s’individualise les muscles masticateurs (m. temporal, m. masséter, m. ptérygoïdiens), le ventre antérieur du muscle digastrique, le muscle tenseur du voile du palais et le muscle tenseur du tympan. Il véhicule le nerf mandibulaire, branche du nerf trijumeau (V).
Le 2ème arc ou arc hyoïdien donne le stapes, le processus styloïde de l’os temporal, le ligament stylohyoïdien, la petite corne et la partie crâniale du corps de l’os hyoïde. Au sein de son mésenchyme s’individualisent les muscles buccinateur et auriculaires, le ventre frontal du muscle occipitofrontal, les muscles orbiculaires de la bouche et de l’œil, le ventre postérieur du muscle digastrique, le muscle stylohyoïdien et le muscle stapédien. Il véhicule le nerf facial (VII).
Le 3ème arc donne la grande corne et la partie caudale du corps de l’os hyoïde. Au sein de son mésenchyme s’individualise le muscle stylopharyngien. Il véhicule le nerf glossopharyngien (IX).
Le 4ème arc, auquel s’adjoignent les éléments des 5ème et 6ème arcs, donne les cartilage du larynx. Au sein de son mésenchyme s’individualisent les muscles tenseurs et élévateurs du voile du palais, les muscles constricteurs du pharynx, le muscle cricothyroïdien et l’ensemble des muscles du larynx. Le 4ème arc véhicule le nerf laryngé supérieur et le 6ème arc le nerf laryngé récurrent.
Une anomalie de développement du 2ème arc est à l’origine de la constitution des fistules branchiales.

appareil branchial, poche branchiale, fistule branchiale, sinus branchial

langue n.f.

lingua (TA)

tongue

Organe musculaire et muqueux occupant la partie moyenne du plancher buccal, de forme irrégulièrement ovalaire, aplati de haut en bas, plus mince et étroit dans sa partie antérieure mobile, le corps, plus épais dans la région postérieure, la racine ou base.
La face dorsale de la langue ou dos de la langue est divisée en deux parties, une partie antérieure ou buccale et une partie postérieure ou pharyngienne. Ces deux portions sont séparées par un sillon en forme de V ouvert en avant, le sillon terminal de la langue. La partie buccale est divisée en deux moitiés par le sillon médian de la langue ; elle est recouverte d’une muqueuse épaisse dont l’aspect irrégulier est dû à la présence des papilles linguales. La partie pharyngienne, presque verticale et regardant le pharynx, a une surface mamelonnée due à la présence de la tonsille linguale ; son extrémité inférieure est unie à l’épiglotte par le pli glosso-épiglottique médian et les deux plis glosso-épiglottiques latéraux. La face inférieure de la langue, recouverte par une muqueuse mince, transparente et lâche, présente un repli muqueux médian, le frein de la langue. La musculature de la langue est composée de dix-sept muscles striés : un est médian et impair, le muscle longitudinal supérieur ; les autres sont pairs, ce sont le muscle génio-glosse, le muscle lingual inférieur, le muscle hyo-glosse, le muscle stylo-glosse, le muscle palato-glosse, le muscle amygdalo-glosse, la partie glosso-pharyngienne du muscle constricteur supérieur du pharynx, le muscle transverse de la langue. Certains de ces muscles s’insèrent sur les os voisins de la langue ou proviennent de la musculature du pharynx (muscles extrinsèques) ; d’autres ont leur origine dans la langue elle-même (muscles intrinsèques). L’innervation motrice de la langue dépend du nerf hypoglosse et du nerf glosso-pharyngien. L’innervation sensitive emprunte le nerf lingual, le nerf glosso-pharyngien et le nerf vague. L’innervation sensorielle (papilles linguales) dépend du nerf glosso-pharyngien. Outre sa fonction d’organe sensoriel gustatif, la langue joue un rôle important dans la mastication, la déglutition et la phonation.

muscles extrinsèques du bulbe de l'œil l.m.p.

musculi externi bulbi oculi (TA)

extra-ocular muscles ; extrinsic muscles of eyeball

Ils regroupent le muscle orbital (partie orbitale du muscle orbiculaire de l’œil), le muscle droit supérieur, le muscle droit inférieur, le muscle droit médial, le muscle droit latéral, le muscle oblique supérieur, le muscle oblique inférieur et le muscle élévateur de la paupière supérieure.

rétinaculum des muscles extenseurs de la main l.m.

retinaculum musculorum extensorum manus (TA)

extensor retinaculum of hand

Bandelette fibreuse tendue à la face dorsale du poignet entre l’extrémité inférieure du radius et le triquétrum.
Grâce à des cloisons antéro-postérieures, il délimite six coulisses ostéofibreuses disposées de dehors en dedans et destinées aux tendons des muscles suivants : muscle long abducteur du pouce et muscle court extenseur du pouce ; muscle long extenseur radial du carpe et muscle court extenseur radial du carpe ; muscle long extenseur du pouce ; muscle extenseur commun des doigts et muscle extenseur de l’index ; muscle extenseur du petit doigt ; muscle extenseur ulnaire du carpe.

Syn. anc. ligament annulaire dorsal du carpe, ligament annulaire postérieur du carpe, ligament carpien postérieur

abaissement en adduction l.m.

depression in adduction, downshoot in adduction

Abaissement de l'œil non fixateur qui, dans le regard latéral, est en adduction : œil droit dans le regard latéral gauche, œil gauche dans le regard latéral droit ; il augmente (ou peut seulement apparaître) dans le regard oblique : regard en bas et à gauche pour l'abaissement de l'œil droit, regard en bas et à droite pour l'abaissement de l'œil gauche (déviation diagonale).
L'abaissement en adduction, comme l'élévation en adduction, est un signe clinique dont la recherche est fondamentale dans l'étude d'un trouble de la motilité oculaire, qu'il s'agisse d'une paralysie ou d'un strabisme concomitant. Dans le strabisme convergent, si l'angle est important, il peut être déjà évident avant mise en train du cover test, le nez faisant automatiquement écran quand l'œil fixateur est en abduction.
L'abaissement en adduction, beaucoup moins fréquent que l'élévation en adduction, est symptomatique d'une hyper-action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil; quand il est peu marqué, il est plus évident dans le regard oblique, c'est-à-dire quand on place l'œil concerné dans le champ d'action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil. Dans les cas typiques, il est associé à une hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé (antagoniste opposé du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil). Cette hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé doit être systématiquement recherchée ; s'il y a hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil droit, elle est recherchée dans le regard en haut et à gauche (champ d'action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil gauche), en maintenant l'œil droit fixateur. Dans le strabisme concomitant non opéré, l'abaissement en adduction est très souvent bilatéral symétrique ou asymétrique. Dans le strabisme opéré, il peut être consécutif à un affaiblissement d'un ou des deux muscles obliques inférieurs du bulbe de l’œil. Il peut être associé à une déviation verticale dissociée dont il faut éventuellement tenir compte quand on recherche l'hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil, son antagoniste opposé.

[P2]

Édit. 2020

crête iliaque l.f.

crista iliaca (TA)

iliac crest

Bord supérieur convexe de l’os iliaque, épais et rugueux, contourné en S.
Il est renflé à ses deux extrémités qui constituent l’épine iliaque antérieure et supérieure et l’épine iliaque postérieure et supérieure. Il est également épaissi à sa partie moyenne, sur son versant externe, par le tubercule iliaque qui donne insertion au muscle moyen glutéal. Le bord supérieur de la crête iliaque est limité par deux lèvres, externe et interne, entre lesquelles se dessine une ligne de rugosité, la ligne intermédiaire. Ces différents reliefs donnent insertion dans leur partie antérieure au muscle oblique externe de l’abdomen, au muscle oblique interne de l’abdomen et au muscle transverse de l’abdomen ainsi qu’au muscle tenseur du fascia lata, et, dans leur partie postérieure, au muscle grand dorsal, au muscle carré des lombes et au muscle érecteur du rachis.

[A1]

Édit. 2015

fascia axillaire l.m.

fascia axillaris (TA)

axillary fascia

Ensemble des deux lames aponévrotiques qui ferment la base de l’aisselle.
L’une, fascia axillaire superficiel, est une mince lame discontinue s’étendant du bord inférieur du muscle grand pectoral au bord inférieur du muscle latissimus du dos et du muscle grand rond ; elle fait suite au fascia brachial. L’autre, fascia axillaire profond, est une lame quadrilatère unie en avant au feuillet profond du ligament suspenseur de l’aisselle et suturée en arrière au fascia du muscle latissimus du dos et du muscle grand rond, avant de s’insérer sur le bord latéral de la scapula. En dedans, ce fascia croise le fascia du muscle dentelé antérieur dont il est séparé par du tissu graisseux ; en dehors il s’unit en avant à l’aponévrose du muscle coraco-brachial et du muscle biceps brachial, et forme en arrière l’arc axillaire en regard du paquet vasculo-nerveux de l’aisselle.

[A1]

Édit. 2018

muscles du larynx l.m.p.

musculi laryngis (TA)

laryngeal muscles

Ensemble des muscles moteurs du larynx : muscle crico-thyroïdien,  muscle crico-aryténoïdien postérieur, muscle cérato-cricoïdien, muscle crico-aryténoïdien latéral, muscle vocal, muscle thyro-aryténoïdien, muscle aryténoïdien oblique et muscle aryténoïdien transverse.

muscles pelvi-trochantériens l.m.p.

Groupe de huit muscles qui s’insèrent sur la ceinture pelvienne et se terminent sur le grand trochanter.
Ce sont le muscle petit fessier, le muscle moyen fessier, le muscle piriforme, le muscle obturateur externe, le muscle obturateur interne, le muscle jumeau supérieur, le muscle jumeau inférieur et le muscle carré fémoral.

nerf plantaire latéral l.m.

nervus plantaris lateralis (TA)

lateral plantar nerve

Branche terminale latérale du nerf tibial, satellite médiale de l’artère plantaire latérale, entre le muscle court fléchisseur des orteils et le muscle carré plantaire.
Elle innerve, au cours de ce trajet, le muscle carré plantaire et le muscle abducteur du petit orteil. Le nerf plantaire latéral se divise, à hauteur de l’extrémité proximale du cinquième métatarsien, en deux branches terminales : l’une superficielle qui fournit le nerf digital du quatrième espace et le nerf collatéral plantaire latéral du cinquième orteil dont les branches collatérales innervent le muscle abducteur du petit orteil, court fléchisseur du petit orteil et le muscle opposant du petit orteil : l’autre profonde, qui s’infléchit en avant et en dedans entre le chef oblique du muscle adducteur de l’hallux et les muscles interosseux qu’elle innerve ainsi que le chef transverse du muscle adducteur de l’hallux et les troisième et quatrième muscles lombricaux du pied.

Syn. anc. nerf plantaire externe

branche ischio-pubienne l.f.

ramus ischiopubicus  (TA)

ischiopubic ramus

La branche de l’ischion et de la branche inférieure du pubis s’unissent  en une branche ischio-pubienne qui limite en bas et en avant le foramen obturé.
Par sa face externe elle donne insertion, le long de son bord supérieur, au muscle long adducteur, et au-dessous, d’arrière en avant, au muscle grand adducteur et au muscle court adducteur. Sur son bord inférieur s’insère le muscle gracile.  Sur sa face interne s’insère le muscle obturateur interne. Sur son bord inférieur s’insèrent de haut en bas le muscle transverse profond du périnée et le muscle ischio-caverneux.

branche de l'ischion,  branche inférieure du pubis

Édit. 2017

diaphragme stylien l.m.

Formation ostéo-musculo-aponévrotique tendue transversalement dans un plan incliné de haut en bas et d’arrière en avant entre le bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien et l’angle latéral du pharynx. ; il divise l'espace latéropharyngé (espace maxillo-pharyngien) en un espace rétro-stylien (espace sous-parotidien postérieur de Sébileau) et un espace pré-stylien.
Il se fixe en haut sur la base du crâne depuis le bord antérieur du processus mastoïde jusqu’à l’orifice  inférieur du canal carotidien sur la partie pétreuse de l’os temporal en passant par le processus vaginal styloïdien et le processus styloïde de l’os temporal. En bas il se continue, au-dessous de l’angle de la mandibule, sur la paroi latérale du pharynx et de la langue jusqu’à l’os hyoïde. Il est constitué de dehors en dedans par le ventre postérieur du muscle digastrique, le muscle stylo-hyoïdien, le muscle stylo-glosse, le muscle stylo-pharyngien. Une aponévrose engaine les muscles depuis le ventre postérieur du muscle digastrique en dedans jusqu’au bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien en dehors. Elle est renforcée par le ligament stylo-hyoïdien et le ligament stylo-mandibulaire. Les trois muscles et les deux ligaments styliens qui s’échappent du processus styloïde de l’os temporal constituent le bouquet de Riolan.

[A1,P1]

Édit. 2017

muscle digastrique l.m.

1 - musculus biventer (TA)
2 – musculus digastricus (TA)

(1) two-bellied muscle
(2) digastric

(1) Muscle dont le corps est divisé en deux parties ou ventres par une intersection fibreuse ou une partie tendineuse.
(2) Muscle occupant la partie supérieure et latérale du cou.
Il est formé de deux ventres charnus. Le ventre postérieur s’insère dans l’incisure mastoïdienne de l’os temporal ; aplati transversalement il descend en avant et en dedans et se termine, en regard de l’os hyoïde, sur le tendon intermédiaire qui glisse entre les deux branches du tendon terminal du muscle stylo-hyoïdien ; ce tendon intermédiaire s’infléchit en haut et donne naissance au ventre antérieur. Le ventre antérieur se dirige en haut, en dedans et en avant et se termine dans la fosse digastrique de la mandibule. Par ses deux ventres ce muscle provoque l’élévation de l’os hyoïde et par contraction du ventre antérieur l’abaissement de la mandibule. Le ventre postérieur est innervé par une branche du nerf facial (nerf du muscle stylo-hyoïdien et du ventre postérieur du muscle digastrique) et une branche du nerf glosso-pharyngien ; le ventre antérieur est innervé par un rameau du nerf du muscle mylo-hyoïdien, branche du nerf alvéolaire inférieur.

[A1]

Édit. 2019

muscle orbiculaire de l'œil  l.m.

musculus orbicularis oculi (TA)

orbicular oculi

Muscle peaucier qui occupe les paupières en dépassant leur limite périphérique.
Il est constitué de deux portions principales : une partie palpébrale et une partie orbitaire.
La partie palpébrale (pars palpebralis musculi orbicularis oculi) est elle-même formée de deux parties : le faisceau ciliaire (fasciculus ciliaris partis palpebralis musculi ocularis oculi) et la partie profonde (pars profunda). Le faisceau ciliaire est lui-même constitué de deux ordres de fibres : des fibres marginales préciliaires situées en avant des bulbes pileux des cils, du ligament palpébral médial et de la crête lacrymale postérieure ; des fibres marginales rétrociliaires (muscle de Riolan), situées en arrière des bulbes pileux des cils et présentant les mêmes insertions. La partie profonde du muscle orbiculaire de l’œil est également constituée de deux parties : la partie prétarsale formée de fibres annulaires s’attachant en dedans au tendon direct du muscle orbiculaire des paupières ; la portion préseptale (muscle tenseur du dôme lacrymal) formée de fibres annulaires s’insérant en dedans sur le ligament palpébral médial et sur le dôme du sac lacrymal ; cette portion lacrymale constitue le muscle de Horner.
La partie orbitaire (pars orbitalis musculi orbicularis oculi), périphérique, se détache de la partie la plus élevée de la face cutanée du processus frontal du maxillaire et du versant antérieur du bord supra-orbital de l’os frontal ; elle se termine, après avoir décrit une ellipse, sur le bord inférieur de l’orbite.
Dans son ensemble ce muscle provoque l’occlusion des paupières. Il est innervé par la branche temporo-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle orbiculaire des paupières ; sphincter des paupières

muscle penné l.m.

musculus pennatus ; musculus bipennatus (TA)

pennate muscle ; bipennate muscle

Muscle dont les fibres ont une direction oblique par rapport au grand axe du muscle et s’implantent obliquement soit sur l’une des faces du tendon (muscle semi-penniforme), soit sur les deux faces du tendon (muscle penniforme).
On appelle muscle pseudo-penniforme un muscle  dont les  fibres s’implantent sur l’un des tendons à la manière des muscles penniformes et se terminent en convergeant sur l’autre tendon. Les muscles penniformes et semi-penniformes ont des fibres courtes mais nombreuses par rapport au volume du muscle ; ils produisent une forte traction pour un faible déplacement. Les muscles pseudo-penniformes ont des fibres longues et produisent un grand déplacement pour une plus faible traction.

muscle rhomboïde l.m.

musculus rhomboideus (TA)

rhomboid

Muscle large et plat situé dans la région supérieure du dos.
Il se détache de la portion inférieure du ligament nuchal et des processus épineux de la septième vertèbre cervicale et des cinq premières vertèbres thoraciques, pour se terminer sur la partie du bord latéral de la scapula située au-dessous de l’épine de la scapula. On distingue deux faisceaux à ce muscle : le muscle grand rhomboïde, partie inférieure du muscle née des insertions thoraciques ; le muscle petit rhomboïde, partie supérieure du muscle née des insertions cervicales. Il provoque l’adduction de la scapula et l’abaissement du moignon de l’épaule. Il est innervé par le nerf du muscle rhomboïde, branche du plexus brachial.

muscle oculaire synergique homolatéral l.m.

homolateral synergist muscle

Muscle qui, par rapport à un muscle donné du même œil, exerce une action identique à celle de ce muscle dans la réalisation d'un mouvement donné.
Par exemple le muscle droit supérieur droit est le muscle synergique homolatéral du petit oblique droit pour l'élévation et réciproquement. Le muscle supérieur droit est le muscle synergique homolatéral du grand oblique droit pour l'intorsion de l'œil droit et réciproquement.

muscles auriculaires l.m.p.

musculi auriculares (TA)

auricular muscles

Ensemble des muscles annexés au cartilage de l’auricule.
Ce sont : le grand muscle de l’hélix, le petit muscle de l’hélix, le muscle du tragus, le muscle pyramidal de l’auricule, le muscle de l’antitragus, le muscle transverse de l’auricule et le muscle oblique de l’auricule.

nerf grand occipital l.m.

nervus occipitalis major (TA)

greater occipital nerve

Branche postérieure motrice et sensitive du deuxième nerf spinal cervical.
Très volumineuse elle se sépare de la branche antérieure avant ou après avoir traversé le ligament atlanto-axoïdien postérieur. Elle se coude sur la partie moyenne du bord inférieur du muscle oblique inférieur de la tête et se dirige en haut, devenant sous cutanée après avoir perforé la lame tendineuse du muscle trapèze à son insertion occipitale. Elle fournit des rameaux moteurs pour les muscles avec lesquels elle est en rapport : muscle oblique inférieur de la tête, muscle splénius de la tête, muscle longissimus de la tête, muscle semi épineux de la tête et quelques filets au muscle trapèze. Elle s’anastomose avec le nerf suboccipital et avec un rameau de la branche postérieure du troisième nerf spinal cervical ; elle se ramifie dans les téguments de la partie postérieure du cuir chevelu.

Syn. anc. grand nerf occipital d’Arnold

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