cannabinoïdes de synthèse l.m.p.
synthetic cannabinoids
Molécules de synthèse qui se lient, avec une pllus grande affinité, aux amêmes récepteurs que le tétrahydroxycannabinoïde (THC).
Ces cannabinoïdes sont faciles à se procurer parce que beaucoup d’entre eux échappent aux interdictions légales de vente et ils sont peu onéreux. Utilisés à titre récréatif, ils reproduisent en les exagérant les effets du THC et créent une addiction. Les morts qu’ils provoquent sont de plus en plus fréquentes.
→ cannabis
[G4]
Édit. 2019
lithium (traitement par) l.m.
lithium (treatment)
Traitement qui doit respecter les indications, et l'absence de contrindications : régime désodé, insuffisance rénale ou cardiaque sévère, usage de contraceptifs.
Il est de règle d'augmenter progressivement la posologie avec des contrôles lithiémiques hebdomadaires puis mensuels, permettant d'atteindre un taux plasmatique de 0,4 à 1,2 mmol/1, en fonction du rapport effets thérapeutiques/effets indésirables chez chaque patient. Ensuite, un contrôle de ce taux est effectué toutes les quatre à huit semaines.
La survenue d'effets indésirables peut inciter à revoir la posologie (les tremblements sont dose-dépendants), les conditions de prescription (plus grande fréquence du syndrome polyuropolydipsique en prises fractionnées qu'en monoprise vespérale), la nature de celle-ci (coprescription nécessaire devant certains effets secondaires, par exemple d'hormones thyroïdiennes pour une hypothyroïdie litho-induite).
L'évaluation de l'action de la lithiothérapie se fait après 10 à 15 jours dans un syndrome maniaque, après 12 à 24 mois d'un traitement prophylactique. Chaque année, seront vérifiées certaines fonctions hormonales (thyroïdienne, parathyroïdienne), l'état cardiaque (ECG) et rénal (créatininémie).
L'arrêt brutal du traitement de maintenance ou une chute brusque des taux sériques comportent un risque de récidive, notamment sous la forme d'épisode maniaque. L'arrêt doit donc être progressif en deux à quatre semaines. Le risque de rechute est important pour les troubles bipolaires de type I dans les six mois à un an suivant l'arrêt. Un risque de résistance secondaire à l'arrêt après six à 15 ans de lithium a été rapporté.
cannabis n.m.
cannabis
Nom botanique du Chanvre (Cannabis sativa L.), grande plante herbacée annuelle dont la variété riche en résine correspond au chanvre indien aux effets délétères variés, principalement neuropsychiatriques, particulièrement graves.
Le chanvre indien comporte, parmi quelque 450 constituants identifiés, une soixantaine de dérivés cannabinoïdes, dont plusieurs d’entre eux développent des effets psychotropes. C'est le cas du plus abondant d'entre eux : le Δ 9 tétrahydrocannabinol ("T.H.C.") aux effets toxicomanogènes et hallucinogènes.
Les toxicomanes utilisent la plante entière pour confectionner des "joints"; c'est "l'herbe, la "beuh" la « marijuana », ou bien les globules de résine, obtenue par battage de la plante, agglomérés au moyen d'adjuvants variés, pas toujours dénués d'une toxicité intrinsèque; c'est la résine, ou "shit" ou "haschisch" (qui est égrenée dans du tabac pour confectionner des "pétards" ou pour être fumée dans des pipes à eau, ou pour être vaporisée dans des dispositifs ad hoc.
Dès les très faibles doses (de l’ordre d’une dizaine de µg) le THC induit d’importants effets sur le système nerveux central et périphérique et sur le système nerveux autonome. Effet vasodilatateur (yeux rouges), baisse de la pression artérielle, diminution de la pression de l'humeur aqueuse, broncho dilatation. Il induit surtout une grande variété d'effets centraux : analgésie, myorelaxation, sédation, euphorie, ébriété, potentialisation majeure des effets de l'alcool, perturbation de l'équilibre et de la coordination des mouvements (à l'origine de nombreux accidents de la route et du travail), modification des perceptions sensorielles, élévation du seuil épileptogène.
L’anxiolyse ressentie lors d’un usage aigu fait place lors des répétitions à des troubles anxieux. Il en est de même des effets pseudo-antidépresseurs qui virent au long cours à des troubles dépressifs graves (suicides). A ces effets s’ajoutent une toxicité cardio-vasculaire, une immunodépression des perturbations du cours de la grossesse avec des conséquences sur le nourrisson.
La dépendance psychique peut conduire à une psychose cannabique (qui régresse en quelques mois sans réapparaître en l'absence d'une reprise de la consommation) et qui peut aussi décompenser une vulnérabilité à la schizophrénie, la faisant éclater, créant une résistance au traitement antipsychotique et déterminant de grands accès délirants, hallucinatoires, auto ou hétéro agressifs.
La dépendance s’associe à une tolérance qui incite le toxicomane à recourir à des drogues supplémentaires (polytoxicomanies).
Le cannabis suscite, d'une façon particulièrement malencontreuse à l'âge des apprentissages et de l'éducation, une nette perturbation de la mémoire à court terme (sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme). Il fait perdre la notion de temps et rend le sujet incapable d'évaluer les troubles qu'il s'inflige du fait de cette consommation (anosognosie).
Tous ces effets sont liés à la dose, avec des sensibilités individuelles assez variables. Les produits en circulation, par différents artifices ont vu leur taux de THC croître considérablement au cours des dernières décennies, tandis que certaines modalités de consommation (pipe à eau, dispositifs de vaporisation) ont permis de décupler la cession du THC à l'organisme. Le THC, de par son exceptionnelle lipophilie se concentre dans les graisses de l'organisme, en particulier dans les lipides cérébraux. Chaque consommation incrémente la quantité fixée qui, relarguée au très long cours, passe par le foie qui forme des métabolites hydrosolubles, que le rein éliminera sur plusieurs semaines.
Le cannabis n'est pas létal en consommation aigue tandis qu’au long cours il peut être responsable de cancers O.R.L., broncho-pulmonaires et testiculaires, ainsi que de comportements imprudents de tous types, de suicides et d'accès à d'autres drogues létales par surdose.
Étym. gr. kannabis : chanvre (emprunt à l’akkadien ?)
Syn. bhang, ganjah, chara, haschich, kif, takrouri, hafioum, yamba, dagga, marihuana, djamba, pacalolo….
→ toxicomanie, addiction, chanvre, psychose cannabique
[G3]
hallucinogène n.m. et adj.
hallucinogen, hallucinogenic drug
Substance qui, chez l'Homme, suscite selon la dose des modifications des perceptions essentielles, notamment visuelles et auditives, ainsi que des perturbations de l'humeur.
La mescaline, la psylocybine, le LSD sont des hallucinogènes. Ils entraînent une tolérance pharmacologique croisée entre eux, mais n'engendrent pas de dépendance physique. Les sujets prenant des hallucinogènes cherchent à faire une expérience psychédélique.
Les perturbations sensorielles se divisent en : hyperesthésies (les couleurs paraissent plus vives, les tons prennent un relief éclatant) ; synesthésies (enchainement d'un domaine sensoriel à un autre, entrainant p. ex. la perception simultanée de sons et de couleurs) ; illusions visuelles et auditives (espaces et formes démesurément agrandis ou rapetissés, distorsions des sons) ; hallucinations ; désorientation temporospatiale.
L'euphorie prédomine aux faibles doses, la dysphorie aux doses fortes. Les hallucinogènes peuvent provoquer des décompensations psychiques aigües.
Étym. lat. hallucinare : se tromper
→ "bad trip", psychédélique (expérience), psychodysleptique, "voyage"
[H3,G3,G4]
Édit. 2015
acide valproïque l.m.
valproic acid
L’acide 2-propylpentanoïque (C8H2O2) et ses sels, en particulier le valproate de sodium, sont des médicaments anticonvulsivants ayant aussi des propriétés thymorégulatrices, antidépressives et anxiolytiques.
Il agirait selon deux modes d’action : 1- par effet pharmacologique direct en rapport avec les concentrations en acide valproïque du plasma et du cerveau ; 2 – en relation avec des métabolites de l’acide valproïque persistant dans le cerveau, ou avec des effets membranaires directs; mais l’hypothèse généralement admise concerne des modifications des neurotransmetteurs, l’acide valproïque serait inhibiteur de la GABA transaminase (acide gamma-aminobutyrique) dont le taux augmente après administration d’acide valproïque. L’acide valproïque inhibe aussi des histones désacétylases (HDAC), activité de différenciation portant sur certains types cellulaires y compris cancéreux et pouvant expliquer les effets tératogènes du médicament.
Ce risque tératogène chez les fœtus de femmes enceintes est connu depuis les années 1980.
→ embryofoetopathie au valproate
[A4,G3,H3,O6,Q3,Q4]
Édit. 2017
embryofoetopathie à l'acide valproïque l.f.
Syn. embryofoetopathie au valproate
→ embryofoetopathie au valproate, acide valproïque
[A4, G5, H1, H3, K2, P1, P2, P3]
Édit. 2019
embryopathie à l'acide valproïque l.f.
→ embryofoetopathie au valproate
[A4, G5, H1, H3, K2, P1, P2, P3]
Édit. 2019
exposition anténatale à l'acide valproïque l.f.
→ embryofoetopathie au valproate
[A4,G3,H3,O6,Q3,Q4]
Édit. 2018
interféron (traitement par l') l.m.
interferon treatment
Utilisation thérapeutique de deux types d’interféron : l’interféron "classique" et l’interféron pégylé, dans le traitement des hépatites virales B et C.
L’interféron "classique", α 2a ou 2b et alphacon 1, est prescrit dans les formes chroniques actives de l’hépatite B, par voie injectable, en cures prolongées de plusieurs mois. L’interféron pégylé ou peg-interféron α 2a ou 2b, forme retard d’interféron, est utilisé, par voie injectable, dans certaines formes évolutives d’hépatite C, en monothérapie ou associé à la ribavirine et aussi, très récemment, au cours de l’hépatite B.
Dans ces deux indications, ce traitement, en dépit de contraintes importantes et d’effets indésirables fréquents, a fait la preuve de son efficacité.
œuf de caille (traitement par l') l.m.
quail egg
Base ancienne du traitement des états allergiques, consistant en la prise matinale de séries d'œufs de caille.
Ce traitement était prôné en particulier en Europe de l'Est, en Russie, en Pologne. Aucune étude contrôlée de l'effet clinique de l'œuf de caille n'a été possible. Certains allergiques à l'œuf de poule peuvent présenter des accidents d'allergie immédiate à la prise d'œuf de caille.
Édit. 2017
ondes de choc (traitement des affections musculo-squelettiques par l.m.p.
A côté du traitement des calculs urinaires ou biliaires (lithotripsie) les ondes de choc peuvent être utilisées dans le traitement de diverses affections de l’appareil moteur : tendinopathies chroniques calcifiantes ou non, enthésopathies, aponévropathies
Le principe du traitement est d’occasionner un traumatisme du tendon ou de son enthèse par le moyen d’une forte et brutale augmentation de pression, pour susciter une réaction physique et chimique bénéfique,
Deus sortes d’ondes de choc peuvent être utilisées : extra-corporelles et radiales.
Les ondes de choc extra-corporelles sont produites par des dispositifs piézo-électriques, électro-magnétiques ou électro-hydrauliques. Très puissantes (jusqu’à 1000 bars), elles sont extrêmement brèves, et émises en rafales. Leur épicentre est situé en profondeur. Un repérage échographique peut être utilisé.
Les ondes de choc radialessont dues à une masse, propulsée par air comprimé, qui vient percuter la peau. L’augmentation de pression est moins importante que précédemment (1 à 10 bars), mais plus prolongée (5ms en moyenne). Maximale en superficie, elle diffuse de façon conique en profondeur en perdant progressivement de sa puissance.
Quelques séances sont réalisées. Les résultats, différés, sont variables en fonction des affections.
→ lithotripsie extracorporelle, lithotripsie
[B3,I3]
Édit. 2017
sels d'or (traitement par) l.m.
chrysotherapy, gold treatment
Administration par voie parentérale de composants auriques, polymères hydrophiles, dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.
L'auranofin qui est un monomère apolaire, liposoluble, pouvant traverser la barrière intestinale, est prescrit par voie orale.
On ignore le mécanisme de l'efficacité des sels d'or, pourvus de nombreuses propriétés in vitro et in vivo, dans cette affection. La posologie la plus répandue consiste à pratiquer à titre d'essai une injection de 25 mg, suivie d'une injection hebdomadaire de 50 à 100 mg jusqu'à une dose totale 1,20 à 1,25 g. La forme orale est administrée à raison de 6 mg/jour. La rémission n'apparaît en général qu'au bout de deux mois. La recherche d'une éventuelle albuminurie doit être pratiquée avant toute injection. Une surveillance de la formule sanguine et une recherche de protéinurie sont instaurées tous les 15 jours en début de traitement, puis tous les mois.
→ néphrotoxicité des sels d' or
traitement hygiénique des mains par friction l. m.
hygienic handrub
Traitement des mains par un produit bactéricide approprié dont l’activité est ciblée sur les micro-organismes de la flore transitoire, afin de prévenir leur transmission, sans tenir compte de l’action sur la flore résidente de la peau.
La friction hydro-alcoolique peut être utilisée en remplacement du lavage hygiénique sur des mains visuellement propres, non souillées par des liquides ou matières organiques, sèches et en l’absence de talc et poudre. Elle ne dispense pas du port de gants (non talqués) pour la protection du personnel lors de soins exposant à un contact avec du sang ou des liquides biologiques. Une friction hydro-alcoolique doit être effectuée immédiatement après le retrait des gants. La procédure d’application de la friction est décrite dans la norme européenne EN 1500.
tuberculose pulmonaire chez les sujets infectés par le VIH (traitement de la) l.m.
pulmonary tuberculosis in AIDS patients (treatment)
Traitement antituberculeux des patients infectés par le VIH.
Il est aussi efficace que chez les autres patients tuberculeux.
Dans le cas d'une tuberculose à bacilles sensibles, la quadrithérapie est faite pendant 2 mois, puis l'on passe à une bithérapie et la durée totale du traitement est de 10 mois. Si les cultures de crachats, après 2 mois de traitement, restent positives, il faut poursuivre la quadrithérapie jusqu'à négativation, puis l'on passe à une bithérapie pour les 9 mois suivants.
Si le patient a un chiffre de lymphocytes CD4 inférieur à 200/mm3 et n'est pas déjà traité pour son Sida, il faut toujours commencer par le traitement antituberculeux. Le traitement antirétroviral ne doit pas être instauré avant 15 jours de traitement antituberculeux, mais le mieux est d'attendre 2 mois, lorsque la situation de la tuberculose est stabilisée.
Du fait des interactions médicamenteuses, des adaptations de la posologie des antiviraux et des antituberculeux sont nécessaires. Il faut donc que les décisions soient prises par des spécialistes de ces problèmes.
clairance urinaire du lithium l.f.
lithium clearance
Clearance urinaire mesurée habituellement après administration au sujet d'un sel de lithium afin d'apprécier les parts respectives du tubule proximal et du tubule distal dans la réabsorption tubulaire du sodium.
Le lithium est un cation monovalent réabsorbé dans le tubule proximal de façon semblable au sodium mais, en revanche, échappant à la réabsorption distale. Sa clairance urinaire rapportée au débit de filtration glomérulaire est donc un index de la quantité de sodium disponible à la fin du tubule proximal.
[C2,M1]
lithium n.m.
lithium
Élément de numéro atomique 3 et de masse atomique 6,94, qui fait partie des métaux alcalins monovalents.
Il est présent, sous forme de cation, en très faible quantité, dans différents tissus (os, poumon, muscles). Son rôle physiologique n'est pas défini.
Son utilisation en thérapeutique est essentiellement réservée à la psychiatrie. Sa propriété d'inhiber la phosphatase qui hydrolyse l'inositol-1-phosphate est peut-être la raison de son effet thérapeutique dans les psychoses maniaques et maniacodépressives.
Chefs de file de la classe des thymorégulateurs, utilisés depuis les années 50, les sels de lithium sont capables de réduire la fréquence, l'intensité et la durée des accès maniaques et/ou dépressifs. Discutés, leurs effets antidépresseurs potentialiseraient en tout cas l'action des antidépresseurs, notamment dans le cas des dépressions résistantes. Seuls le carbonate et le gluconate sont disponibles en France. La lithiémie réputée efficace (0,4 à 1,2 mmol/L) résulte d'une adaptation individuelle permettant le meilleur rapport effets thérapeutiques/effets indésirables. Les préparations de lithium considéré comme un oligo-élément indispensable n'ont pas démontré un authentique effet psychotrope.
Symb. Li
lithium (alternative aux sels de) l.f.
lithium salts (substitutes of)
Premiers en date des thymorégulateurs, les sels de lithium ont un effet prophylactique sur les récurrences dans 60 à 70 % des cas, en réduisant la fréquence, l'intensité et la durée des accès maniaques et/ou dépressifs.
Les propriétés antimaniaques et thymorégulatrices de la carbamazépine ont surtout été démontrées chez les patients lithiorésistants ou évoluant sous forme de cycles rapides (quatre épisodes maniaques et/ou dépressifs par an, ou davantage). La posologie doit permettre un taux plasmatique situé entre 4 et 12 mg/ml.
L'acide valproïque et le valpromide sont utiles notamment en cas de mauvaise tolérance ou de non-réponse au lithium. La posologie est ajustée pour obtenir un niveau plasmatique entre 50 et 100 mg/ml.
L'effet prophylactique des antidépresseurs au long cours ne concerne que les patients unipolaires ; leur supériorité d'action sur les sels de lithium reste à démontrer.
D'autres médicaments sont considérés comme prétendants au titre de thymorégulateurs : hormones thyroïdiennes, inhibiteurs calciques, neuroleptiques, œstrogènes, clonidine, bleu de méthylène ; clonazépam, lamotrigine.
En cas de résistance aux médicaments, l'électro-convulsivo-thérapie d'entretien (une séance mensuelle) reste actuelle.
lithium (effets seconds du) l.m.p.
lithium (side effects)
Effets nombreux : endocriniens, neurologiques, rénaux et digestifs.
Seront mentionnés les effets les plus fréquents : tremblement dose-dépendant, souvent contemporain d'une lithiémie élevée, et signes parkinsoniens, surtout chez le sujet âgé ; syndrome polyuropolydipsique d'origine néphrogénique, par insensibilité des cellules rénales à l'hormone antidiurétique (nécessité d'une surveillance annuelle ou bisannuelle de la fonction rénale) ; hypothyroïdie nécessitant une opothérapie substitutive, mais ne justifiant pas l'arrêt du lithium.
Certains sont précoces : digestifs (nausées, troubles du transit), neurologiques (tremblements, symptômes extrapyramidaux), neuromusculaires (fatigue) ; d'autres plus tardifs : syndrome polyuropolydipsique, prise de poids.
Quelques effets secondaires peuvent être graves : troubles de la repolarisation cardiaque, potentiellement dangereux en cas de régime hypo ou désodé, épilepsie, psoriasis, prise de poids importante, térato-géno-toxicité.
lithium (neuropathie périphérique au) l.f.
lithium peripheral neuropathy
Polyneuropathie périphérique survenant lors de l'intoxication au lithium.
La toxicité des sels de lithium pour le système nerveux central est connue depuis longtemps et le tableau de l'intoxication aigüe associe classiquement une hyperthermie, des troubles de la conscience, des convulsions et des mouvements anormaux. Quelques cas de polyneuropathie périphérique ont été rapportés, tous secondaires également à une intoxication aigüe. Il s'agirait d'une axonopathie, dont la récupération est la règle dans un délai qui varie de quelques semaines à quelques mois après l'arrêt du traitement.
antipaludique de synthèse l.m.
antimalarial drug
Substance d'origine synthétique capable de prévenir et de combattre le paludisme.
La prise chronique, dans un but anti-inflammatoire, peut être responsable d'altération maculaire sévère et irréversible.
antipaludique de synthèse en dermatologie l.m.
synthetic antimalarial in dermatology
Médicament synthétisé à partir du noyau quinoléine de la quinine, dont on utilise en dermatologie les propriétés anti-inflammatoires, immunosuppressives et photoprotectrices, en employant en particulier le sulfate de chloroquine et le sulfate d'hydroxychloroquine, avec, comme principales indications, le lupus érythémateux, surtout dans sa forme discoïde, et les lucites.
Du fait de leur toxicité oculaire, leur administration nécessite une surveillance ophtalmologique soigneuse pour éviter l’apparition de troubles soit réversibles, notamment liés à des dépôts cornéens, soit à type de rétinopathie irréversible. Des pigmentations cutanées, unguéales et muqueuses ou, au contraire, une dépigmentation pilaire peuvent également s’observer.
Syn. antimalarique
antipaludiques de synthèse l.m.p.
synthetic antimalarials
Médicaments qui ont été d’abord synthétisés pour pallier les difficultés d’approvisionnement en écorce de quinquina d’où est extraite la quinine.
Par la suite, cette Synthèse s’est intensifiée avec l’apparition et l’extension des résistances.
Il existe plusieurs classes d’antipaludiques de Synthèse : 4-aminoquinoléines, antifoliques, antifoliniques, pyronaridine, atovaquone, lumefantrine (anciennement appelée benflumétol), etc.
biologie de synthèse l.f.
synthetic biology
Ingénierie de systèmes vivants n’existant pas dans la nature.
Branche interdisciplinaire de la biologie moléculaire qui recourt à la physique, à l’informatique et à la chimie pour inventer des génomes, obtenir des réactions enzymatiques nouvelles, et créer des cellules capables d’activités métaboliques etfonctionnelles inédites. La biologie de synthèse a plusieurs objets. Le premier est l’assemblage de segments d’ADN aux fonctions connues afin de créer de nouveaux circuits métaboliques ou de régulation dans des microorganismes (levures, bactéries). Le deuxième consiste dans le retrait d’une partie du génome d’un microorganisme en y ajoutant le codage d’une nouvelle activité de synthèse, par exemple la production d’un médicament ou d’un vaccin. Le troisième relève de la création de systèmes distincts de ceux trouvés dans la nature : acides nucléiques ou acides aminés nouveaux et également de protocellules. Ces dernières sont des cellules simplifiées pouvant conduire à la connaissance des cellules primordiales à l’origine de la vie.
[C2, Q1]
Édit. 2019
corticostéroïde de synthèse l.m.
synthetic corticosteroid
Molécule stéroïde structurellement apparentée à la cortisone et s'associant aux récepteurs de glucocorticoïdes, des minéralocorticoïdes, des androgènes.
Les corticostéroïdes de synthèse sont largement utilisés comme antiinflammatoires ou immunodépresseurs.
[O4,G3,G5]
facteur inhibant la synthèse de l'ADN l.m.
inhibitor of DNA synthesis
Facteur qui empêche la prolifération de toute cellule.
[Q1]
Édit. 2018