Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

136 résultats 

incidence radiologique de la fente sphénoïdale (fente orbitaire supérieure) l.f.

incidence of anterior lacerate foramen

Incidence radiographique étalant unilatéralement une fente sphénoïdale dans l’aire orbitaire homolatérale.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du nez et du front avec rotation du côté opposé à la fente radiographiée, alors que les rayons X incidents font un angle de 15° avec le plan sagittal médian et un angle de -20° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse d’une fente sphénoïdale.
Cette technique est rarement utilisée car l’incidence de face haute permet une analyse bilatérale suffisante des fentes sphénoïdales.
A. Brunetti, neuroradiologue italien né en 1958

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

Syn. incidence de Brunetti

plan sagittal médian, plan orbitoméatal

fente sphénoïdale l.f.

fissure orbitaire supérieure

[A1,H1,P2]

Édit. 2018 

syndrome de la fente sphénoïdale l.m.

sphenoidal fissure syndrome

Syndrome comprenant une atteinte des IIIème, IVème, Vème (branche ophtalmique), VIème et parfois IIème paires crâniennes, au niveau de la fente sphénoïdale.
Après une fréquente atteinte initiale de la IIIème paire (ptosis), apparaît une ophtalmoplégie totale avec ptosis et paralysie de l'accommodation. Un myosis traduirait la préservation du ganglion ciliaire et une lésion extra-orbitaire ; une mydriase, une étiologie intra-orbitaire. Des douleurs majeures et des paresthésies dans le territoire du nerf ophtalmique sont possibles ; la sensibilité cornéenne, voire palpébrale supérieure et frontale, est diminuée ou abolie.
L'association d'une atteinte du nerf optique (scotome central et signes d'atrophie papillaire) constitue le syndrome de l'apex orbitaire (Rollet). Une exophtalmie par compression de la veine ophtalmique est souvent observée dans ces syndromes.
Parmi les étiologies majeures seront cités : les tumeurs orbitaires et leur exorbitisme parfois frappant ; les traumatismes, notamment la fracture de la petite aile du sphénoïde, qui sont les causes les plus fréquentes des syndromes de l'apex orbitaire ; les infections, devenues très rares ; les anévrismes artériels ou artérioveineux.

A. Rochon-Duvigneaud, ophtalmologiste français, membre de l’Académie de médecine (1896) ; J. Rollet, ophtalmologiste français (1926)

[Q2,H1,P2]

Édit. 2018 

De Palma (incidence radiologique de) l.f.

de Palma's acromioclavicular view

Incidence de l'articulation acromioclaviculaire réalisée sur le sujet debout, tenant un poids dans chaque main, et destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.

A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)

incidence radiologique de De Palma

incidence radiologique l. f.

projection

Position du sujet à examiner par rapport à la direction du faisceau incident de rayons X et à la situation du film (en radiographie) ou de l’écran (en radioscopie) afin d'obtenir une vue bien déterminée d'une structure anatomique ou d'une partie de celle-ci.
Les multiples incidences décrites (incidences antéropostérieure, postéro-antérieure, de profil, etc.) permettent de réaliser des clichés radiographiques avec l'aide de repères anatomiques et d'un centreur lumineux pour positionner le patient, sans nécessiter une radioscopie de centrage.

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

incidence radiologique de DePalma l.f.

DePalma's acromioclavicular view

Incidence comparative des articulations acromio-claviculaires réalisée sur le sujet debout portant un poids dans chaque main,  destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.

A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

incidence radiologique du canal optique l.f.

optic canal view, Hartmann' view

Incidence radiologique destinée à étudier le canal optique, qui utilisait un rayon incident parallèle à son grand axe.
Le canal y apparaît comme un orifice arrondi. Cette incidence unilatérale et comparative, peu sensible,  n’est plus utilisée depuis l’avènement de la scanographie et de l’IRM.

H. Rhese, otorhinolaryngologiste allemand (1911) ; H. A. Goalwin, ophtalmologue américain (1927)

Étym. incedere : arriver dans

Syn. Rhese-Goalwin’s view, incidence de Hartmann-Gilles

[B2]

Édit. 2015

face orbitaire de la partie orbitaire de l'os frontal l.f.

facies orbitalis partis orbitalis ossis frontalis (TA)

orbital surface of orbital part of frontal bone

Chacune des deux surfaces concaves et lisses situées de part et d’autre de l’incisure ethmoïdale.
Elles constituent le toit de l’orbite, les fosses orbitaires. La dépression est plus marquée en dehors au niveau de la fosse de la glande lacrymale. En dedans la fossette trochléaire donne insertion à la poulie de réflexion du muscle oblique supérieur. Cette fossette est parfois remplacée par l’épine trochléaire.

os frontal

[A1]

Édit. 2017

conque sphénoïdale l.f.

concha sphenoidalis (TA)

sphenoidal concha

Chacun des deux petits osselets qui, chez l’adulte, forme la paroi inférieure des sinus sphénoïdaux.
Ils se développent à partir d’un ou de plusieurs petits centres, dès le quatrième mois de la grossesse, dans les parois médiales puis latérales de la cupule postérieure de la capsule nasale du chondrocrâne. Ils perdent leur indépendance vis-à-vis du sphénoïde au moment de la puberté.

E. Bertin, anatomiste français, régent de l’Académie de médecine (1712-1781)

Syn. anc. cornet sphénoïdal, cornet de Bertin, osselet de Bertin

[A1]

Édit. 2018

corne sphénoïdale du ventricule latéral l.f.

corne temporale du ventricule latéral

[H5]

Édit. 2015

crête sphénoïdale l.f.

crista sphenoidalis (TA)

sphenoidal crest

Crête osseuse médiane verticale de la face antérieure du corps du sphénoïde.
Elle s’articule avec le bord postérieur de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde. Elle se continue au niveau du rostrum sphénoïdal par la crête sphénoïdale inférieure.

Syn. anc. crête sphénoïdale antérieure

[A1]

Édit. 2015

crête sphénoïdale antérieure l.f.

crête sphénoïdale

[A1]

Édit. 2015

fontanelle sphénoïdale l.f.

fonticulus sphenoidalis, fonticulus anterolateralis (TA)

sphenoid fontanelle

Fontanelle paire et latérale située à l’extrémité latérale de la suture coronale au point de réunion de la grande aile du sphénoïde, du frontal, du pariétal et du temporal .
Elle répond au ptérion. Elle est fermée à la naissance.

Étym. lat. fons : source

Syn. anc. fontanelle latérale antérieure, fontanelle ptérique

ptérion

[A1, O1]

Édit. 2018

jugum sphenoidale l.m.

jugum sphenoidale (TA)

jugum sphenoidale ; sphenoidal yoke

Surface quadrilatère lisse occupant la partie antérieure de la face supérieure du corps du sphénoïde.
Elle est déprimée latéralement par la partie postérieure des gouttières olfactives. Elle se prolonge en avant par le processus ethmoïdal du sphénoïde. Elle est limitée en arrière par une crête transversale, le limbe sphénoïdal, qui la sépare du sillon préchiasmatique.

Syn. anc. planum sphenoidale

lingula sphénoïdale l.f.

lingula sphenoidalis (TA)

sphenoidal lingula

Languette osseuse implantée sur le bord médial de la grande aile du sphénoïde, près du corps de l’os.
Elle forme la bordure latérale de la partie verticale postérieure du sinus caverneux. Elle divise partiellement le foramen lacerum.

partie sphénoïdale de l'artère cérébrale moyenne l.f.

partie horizontale de l'artère cérébrale moyenne

planum sphenoidale l.m.

jugum sphenoidale

suture ethmo-sphénoïdale l.f.

suture sphéno-ethmoïdale

suture fronto-sphénoïdale l.f.

suture sphéno-frontale

fissure orbitaire supérieure l.f.

fissura orbitalis superior (TA)

superior orbital fissure

Fente osseuse, effilée en dehors, large et arrondie en dedans, qui fait communiquer l’étage moyen de la base du crâne avec l’orbite.
Elle est limitée en haut par la face inférieure de la petite aile de l’os sphénoïde et en bas par le segment médial du bord frontal de l’aile. Elle livre passage au nerf oculo-moteur, au nerf abducens, au nerf trochléaire, aux branches terminales du nerf ophtalmique et à la veine ophtalmique.

Étym. lat. fissura : fente, crevasse 

Syn. anc. fente sphénoïdale

[A1]

Édit. 2018

abaque de charge d'un tube radiologique l.f.

load chart

Représentation graphique, pour un tube à rayons X de type donné, des valeurs acceptables des paramètres d'une pose.
La charge d'un tube est sa capacité thermique. L'abaque de charge consiste en une série de courbes qui indiquent, pour une tension donnée aux bornes du tube (exprimée en kilovolts, kVp), l'intensité  maximale (exprimée en milliampères, mA) pendant une durée t (exprimée en secondes ou fraction de seconde, s)  acceptable en toute sécurité par les capacités thermiques du tube.
Les abaques de base, valables pour une pose isolée, sont complétés par des abaques de réduction de charge pour une 2ème pose, en fonction de l'intervalle, et pour des poses répétées, en fonction de la cadence.

[B2, B3]

Édit. 2020

coloscopie radiologique par imagerie volumique l.f.

virtual coloscopy

Technique radiologique non effractive d’exploration du côlon combinant l’utilisation du scanner hélicoïdal ou de l’IRM, au traitement informatisé des images afin d’obtenir des représentations tridimensionnelles du côlon, simulant ainsi les images observées en coloscopie.
Elle a pour objet d’éviter les désagréments de la coloscopie.

capsule vidéoscopique

[B2,L1]

densité radiologique l.f.

X ray density

Caractéristique d'un milieu traduisant, sur l'image radiologique, l'absorption des rayons X qui le traversent.
Elle dépend de sa masse volumique et de sa composition atomique.
Sur un film radiographique, les milieux de densité radiologique très élevée (métaux, produits de contraste) entraînent un très faible noircissement et les milieux de très faible densité (gaz), un important noircissement. Les densités radiologiques intermédiaires des différents milieux organiques (liquides, parenchymes, graisses, muscles, os spongieux et os compact) se traduisent par toute une gamme de gris.

G. N. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine en 1979 (1919-2004)

densité optique, Hounsfield (unités)

diaphragme du tube radiologique l.m.

diaphragmof the radiological tube

Dispositif solidaire du tube destiné à délimiter le faisceau de rayons X, ce qui contribue à diminuer le rayonnement diffusé.
A l’origine, simple ouverture calibrée, généralement arrondie, dans une plaque de plomb que l’on fixait à la gaine du tube à l’aide d’une glissière Actuellement, le plus utilisé en radiodiagnostic est constitué par deux étages de volets de plomb, mobiles à l’intérieur d’une boîte métallique et réglés manuellement ou par télécommande. Ainsi est délimitée une ouverture rectangulaire, matérialisée par une plage lumineuse visualisant la zone à radiographier (diaphragme lumineux). En radiothérapie, pour les rayons X ou γ de haute énergie, on utilise des volets de grande épaisseur et le dispositif porte le nom de collimateur.

Étym. gr. diaphragma : séparation, cloison

centreur lumineux

intensificateur d'image radiologique l.m.

image intensifier

amplificateur de luminance

| /6 | page suivante