Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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phase d'imminence de rupture utérine l.f.

impending uterine rupture

Amincissement extrême du segment inférieur de l’utérus au cours du travail de l’accouchement annonçant une rupture de l’utérus.
L’utérus est parfois déformé en bissac ou en sablier par un anneau de constriction médian indiquant une dilatation anormale du segment inférieur.

Syn. prérupture utérine (syndrome de)

grossesse extra-utérine (rupture de) l.f.

rupture of an ectopic pregnancy

Éclatement spontané d'une trompe siège d'une grossesse ectopique tubaire, dû au développement de l'embryon.
Il est précoce dans les grossesses interstitielles ou isthmiques, plus tardives dans les grossesses ampullaires où il succède à un hémosalpynx. L'hémopéritoine succédant à la rupture entraîne une hémorragie interne cause d'un collapsus circulatoire. Un traitement chirurgical immédiat est indispensable : une salpingectomie est souvent nécessaire.

→ hémorragie

rupture de grossesse extra-utérine l.f.

rupture of an ectopic pregnancy

Eclatement spontané d’une trompe siège d’une grossesse ectopique tubaire, dû au développement de l’embryon.
Elle est précoce dans les grossesses interstitielles ou isthmiques, plus tardive dans les grossesses ampullaires où elle succède à un hématosalpinx. L’hémopéritoine succédant à la rupture exige un traitement chirurgical immédiat et souvent une salpingectomie.

rupture utérine l.f.

ruptured uterus

Solution de continuité dans la paroi utérine, lors de l'accouchement, le plus souvent.
La rupture complète, exceptionnelle dans les pays développés, entraîne un choc hémorragique avec une douleur abdominale brutale, la mort du fœtus est fréquente. La rupture partielle, moins grave, est souvent découverte lors d'une césarienne.
La rupture de la paroi utérine se fait au niveau du corps (60 à 80% des cas au segment antérieur) ou du segment inférieur, elle survient soit pendant la grossesse, soit, le plus souvent, pendant le travail. Elle peut se manifester par l'apparition d'une souffrance fœtale aigüe accompagnée d'une hémorragie minime ou être découverte lors d'une césarienne. Elle peut aussi être signalée par une hémorragie de la délivrance ou par un trouble de coagulation de la mère après l'accouchement. Dans tous les cas une révision utérine doit être pratiquée, elle permet de poser le diagnostic.
Les causes favorisant la rupture utérine sont :
- la grande multiparité (plus de 5 enfants),
- les cicatrices antérieures (après césarienne, myomectomie, la cure de malformation utérine, perforation au cours d'un curetage antérieur),
- l'excès de volume utérin causé par un hydramnios,
- les manœuvres de version, au début de l'accouchement surtout, avec une grande rotation aux forceps sur tête non engagée ou au détroit supérieur,
- l'utilisation mal contrôlée des ocytociques, surtout associés à des prostaglandines.
Des antécédents de césarienne ne contrindiquent pas l'analgésie péridurale pour un accouchement par voie vaginale. Dans la plupart des cas, l'analgésie péridurale laisse persister une sensation douloureuse en cas de déhiscence utérine.
La rupture utérine impose une laparotomie exploratrice et, selon l'importance des lésions, une suture utérine ou l'hystérectomie.

Étym. lat. uterus : utérus, ventre de la mère, d'un bateau etc.

rupture utérine provoquée l.f.

induced uterine rupture

Rupture utérine entraînée par des manœuvres obstétricales, version par manœuvre interne, grande extraction, ou application de forceps.

rupture utérine spontanée l.f.

spontaneous uterine rupture

Rupture utérine indépendante d'une manœuvre obstétricale, une dystocie mécanique sévère chez une multipare p. ex.

portion utérine de la trompe utérine l.f.

pars uterina tubae uerinae (TA)

uterine part (intramural part) of uterine tube

Partie de la trompe utérine insérée dans l’épaisseur de la paroi de la corne utérine et qui s’ouvre dans la cavité utérine par l’ostium uterinum tubae utérinae.

Syn. dés. segment interstitiel de la trompe de Fallope

antenne en quadrature de phase en IRM l.f.

quadrature coils

→ antenne en quadrature en IRM

[B2,B3]

Édit. 2018

antennes en réseau phasé en IRM l.f.

phased array coils

Combinaison de plusieurs petites antennes en lieu et place d’une grande antenne unique.
Le rapport signal/bruit d’une antenne étant inversement proportionnel à la taille de celle-ci, l’association de plusieurs petites antennes en réseau qui enregistrent de manière indépendante le signal RM permet de couvrir un espace suffisant en augmentant le rapport signal/bruit de l’image. Cette technique permet à temps égal une meilleure définition de l’image ou à définition égale un temps d’acquisition plus court, Elle implique pour chaque élément d’antenne une chaine séparée de traitement du signal (canal).

→ antenne

[B2,B3]

Édit. 2018

ARM par contraste de phase l.f.

phase contrast MRA, PC MRA

Méthode d'ARM dont le principe repose sur la soustraction vectorielle, pixel par pixel, des moments magnétiques de deux images sur lesquelles le déphasage des spins mobiles (spins du sang circulant) a été induit par deux gradients bipolaires de polarité inverse.
Une première acquisition est réalisée en appliquant un gradient bipolaire dont le premier pôle est positif et le second négatif. Les spins fixes, selon le principe même de l'écho de gradient, voient leur déphasage induit par le premier lobe entièrement annulé par le second. Les spins mobiles du sang circulant qui se sont déplacés conservent un déphasage phi proportionnel à leur vitesse, d'où un moment magnétique résultant dont la composante transversale est égale à sinus phi. Lors de l'application du second gradient dont le premier pôle est négatif et le second positif, il persistera un déphasage des spins mobiles phi’ égale à moins phi, d'où un moment magnétique résultant, dont la composante transversale sera égale à moins sinus phi. Après soustraction des deux images, les spins fixes qui constituent le fond de l'image n’auront pas de moment résultant, donc pas de signal. En revanche, les spins mobiles auront une aimantation transversale résultante égale à (sinus phi) - (- sinus phi) soit 2 sinus phi, d'où l'existence d'un signal sensible à la phase des spins mobiles et à leur vitesse. L'acquisition peut se réaliser en 2D ou en 3D. Pour visualiser l'image, on utilise un algorithme de type MIP. L'ARM par contraste de phase, contrairement à l'ARM par temps de vol, est bien adaptée à l'exploration des vaisseaux à flux lent. Elle ne visualise pas bien les vaisseaux comportant des zones de turbulence.

→ angiographie IRM, ARM par temps de vol, MIP

[B2,B3]

Édit. 2018

codage de phase l.m.

phase encoding

→ gradient, gradient de codage de phase (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

contraste de phase l.m.

phase contrast

→ ARM par contraste de phase

[B2,B3]

Édit. 2018

gradient de phase en IRM l.m.

→ gradient de codage de phase en IRM (Gphi)

[B2,B3]

Édit. 2018

invasion (phase d', période d') l.f.

invasion stage

En infectiologie, phase initiale d’une maladie infectieuse succédant à la phase d’incubation, correspondant à la survenue des premiers symptômes et précédant la phase d’état.
La phase d’invasion d’une maladie infectieuse est généralement de courte durée et représente la phase de contagiosité maximum de la maladie.

Étym. lat. invadere : envahir, pénétrer dans (in : dans, vadere : marcher)

lecture en phase l.f.

reading in phase

→ cadre de lecture

microscope à contraste de phase l.m.

Microscope utilisé pour l’observation des préparations peu contrastées, à détails mal visible au microscope classique.
Il est basé sur le principe d’une variation de la phase des ondes lumineuses qui traversent la préparation et le système optique du microscope, la phase étant l’oscillation de l’onde lumineuse à un temps donné. Les différences de phase déterminent une augmentation des contrastes dans l’image ; on les obtient au moyen d’une lame déphasante placée dans l’objectif.

F. Zernike, physicien néerlandais (1930), prix Nobel de physique en 1953

→ microscope, microscope classique

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

phase n.f.

phase

Valeur phi au temps t égale 0, d'un angle alpha augmentant en fonction du temps t, selon la relation : alpha égale oméga t plus phi, où oméga est la vitesse angulaire.
En IRM, la phase rend compte des positions que prennent, les uns par rapport aux autres, des moments précessant avec des vitesses oméga peu différentes. Lorsque leurs phases sont voisines (rotation en phase, moments rephasés), ils présentent une résultante tournant avec eux dont le signal est notable ; lorsqu'ils ont des phases très différentes, voire aléatoires, il n'existe ni résultante ni signal. C'est leur rephasage (suivi d'un nouveau déphasage) qui est responsable de la forme du signal d'écho.

→ écho, précession libre, imagerie par résonance magnétique

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

phase anagène l.f.

anagene phase

Phase du cycle pilaire au cours de laquelle le poil ou le cheveu est en période de pousse.
La phase anagène comporte six stades :
- stade 1 : activation des cellules papillaires et mitoses des cellules germinales bulbaires ;
- stade 2 : développement du bulbe en profondeur et autour de la papille dermique ;
- stade 3 : début de synthèse d'un cheveu anagène naissant, de forme cônique, ne dépassant pas la gaine épithéliale interne ;
- stade 4 : développement de la mélanogénèse ;
- stade 5 : l'extrémité distale du cheveu dépasse la gaine épithéliale interne ;
- stade 6 : émergence du cheveu à la surface du cuir chevelu.
Au niveau du cuir chevelu, la phase anagène dure en moyenne de 2 à 4 ans chez l'homme et de 3 à 6 ans chez la femme.

Étym. gr. ana : en haut ; genos : origine

phase catagène l.f.

catagen phase

Phase d'arrêt de croissance au cours du cycle pilaire.
La phase catagène dure trois semaines et se traduit par une involution du bulbe pilaire qui diminue de volume et remonte dans le derme. Elle est précédée de la phase anagène et suivie de la phase télogène.

Étym. gr. cata : vers le bas ; gênos : origine

[A2,J1]

phase de latence l.f.

lag phase, latent period

1) Période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture.
Le nombre de cellules reste stationnaire, le taux de croissance est minimal. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
2) Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule par un virus de la lyse de la cellule.

phase de repos physiologique l.f.

physiological uterine relaxation

Relâchement normal des contractions utérines comprises entre la naissance et l'expulsion du placenta.

phase dictyotène l.f.

dictyotene

Période de la prophase méiotique à laquelle sont fixés les ovocytes à partir du 3e mois de la vie embryonnaire et dont ils ne sortiront qu'après la puberté s'ils sont recrutés pour une ovulation.

phase diplotène l.f.

diplotene

Phase de la méiose pendant laquelle les chromosomes se clivent et les chromatides sœurs échangent leur matériel génétique par chevauchement.

phase (d'une maladie) l.f.

L'une des périodes successives d’une maladie : phases d’incubation, d’invasion, etc.

phase évolutive du cancer du sein l.f. (PEV)

inflammatory breast cancer

Paramètre servant à désigner le degré d'évolution du cancer du sein.
Il est utilisé en complément de la classification TNM pour définir succinctement le pronostic de la tumeur et guider la stratégie thérapeutique. La classification PEV comporte 4 stades de gravité croissante :
- PEV 0 : tumeur peu évolutive, sans manifestation inflammatoire,
- PEV 1 : tumeur ayant doublé de volume en moins de 6 mois,
- PEV 2 : présence de signes inflammatoires péri-tumoraux,
- PEV 3 : inflammation de l'ensemble du sein, réalisant le tableau de la mastite aigüe carcinomateuse.

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