Bodian (fibro-élastose de) l.f.
Bodian’s fibroelastosis
M. Bodian, anatomopathologiste britannique (1957)
Syn. fibro-élastose prostatique
Édit. 2017
enveloppe fibro-élastique de la verge l.f.
[A2]
Édit. 2018
enveloppe fibro-élastique de la verge l.f.
fibro-cartilage glénoïdien l.m.
[A1]
Édit. 2018
Mascaró (syringo-fibro-adénome eccrine de) l.m.
eccrine syringofibroadenoma
J. M. Mascaró, dermatologiste espagnol (1963) ; H. Pinkus, dermatologue américain (1953)
→ syringo-fibro-adénome eccrine de Mascaro
membrane fibro-élastique du larynx l.f.
membrana fibroelastica laryngis (TA)
fibro-elastic membrane of larynx
Membrane élastique qui double la muqueuse du larynx dans toute son étendue.
Elle présente de chaque côté des épaississements : le ligament vestibulaire qui se prolonge par la membrane quadrangulaire, et le ligament vocal.
Syn. cône élastique du larynx
otite fibro-adhésive l.f.
chronic adhesive, fibrotic otitis media
Processus inflammatoire de l’oreille moyenne avec formation de zones d’adhérence entre le système tympano-ossiculaire et les parois de la caisse.
Édit. 2017
paroi fibro-cartilagineuse de la trompe d'Eustache l.f.
→ partie cartilagineuse du tube auditif
Pinkus (tumeur fibro-épithéliale prémaligne de) l.f.
fibroepithelial tumour
H. Pinkus, dermatologue américain (1953)
→ tumeur fibro-épithéliale prémaligne de Pinkus, fibro-épithéliome
plaque fibro-athéromateuse l.f.
atheromatous plaque
Lésion d'athéromatose où l'atteinte parcellaire d'une artère est le siège d'une lésion fibreuse très riche en lipides.
salpingite tuberculeuse fibro-caséeuse l.f.
fibrocaseous tuberculous salpingitis
Salpingite habituellement chronique, caractérisée par une masse caséifiée, granuleuse, jaune pâle, intéressant un large segment d’une trompe utérine.
Elle représente 10% des salpingites chroniques, s’installe habituellement à l’époque de la puberté et s’accompagne d’autres manifestations tuberculeuses, notamment pleurales, pulmonaires, péritonéales, ganglionnaires ou osseuses. Elle reste latente pendant des périodes prolongées ou se manifeste par des signes cliniques discrets. Elle est à l’origine de stérilités primaires.
syringo-fibro-adénome eccrine de Mascaró l.m.
eccrine syringofibroadenoma
Tumeur bénigne rare de l'adulte, siégeant le plus souvent sur un membre, se présentant comme une plage hyperkératosique solitaire et caractérisée histologiquement par l'association d'une composante mésenchymateuse et d'une prolifération épithéliale constituée de fines travées cellulaires simulant l'image de la tumeur fibroépithéliale ou fibroépithéliome de Pinkus, mais creusées de conduits sudorifères eccrines.
L'acrosyringeal naevus, tumeur bénigne congénitale, a une structure histologique très voisine.
J. M. Mascaró, dermatologiste espagnol (1963) ; H. Pinkus, dermatologue américain (1953)
Étym. gr. syrigx : tube, conduit ; lat. fibra : fibre ; gr. aden : glande ; ôma : tumeur ; ek : hors de ; krinein : sécréter
→ tumeur fibroépithéliale prémaligne de Pinkus
tunique fibro-musculo-cartilagineuse d'une bronche l.f.
tunica fibromusculocartilaginea bronchi (TA)
fibromusculocartilaginous layer of bronchus
Couche moyenne de la paroi d’une bronche.
Elle contient le ligament annulaire, le muscle trachéal et le cartilage bronchique.
enveloppe fibro-élastique de la verge l.f.
[A1]
Édit. 2020
amaurose congénitale de type cone-rod et hypertrichose congénitale l.f.
amaurosis congenita, cone-rod type, with congenital hypertrichosis
Dystrophie rétinienne congénitale sévère de type mixte avec photophobie majeure et hypertrichose.
Deux filles, cousines, avec sourcils broussailleux, et synophrys. L’affection est autosomique récessive (MIM 204110).
I. K. Jalili et N. J. Smith, ophtalmologues palestiniens (1988 et 1989)
Syn. Jalili-Smith (syndrome de)
[H1,J1,P2,Q2]
Édit. 2017
acide biliaire l.m.
bile acid
Acide de structure stéroïdienne, produit du catabolisme du cholestérol dans le foie.
En milieu neutre, les acides biliaires se trouvent sous forme de sels biliaires qui sont les composants principaux de la bile avec le cholestérol et les phospholipides.
Chez l'Homme les acides biliaires possèdent en général 24 atomes de carbone. Leur biosynthèse est hépatique par perte des trois derniers atomes de la chaîne latérale aliphatique du cholestérol. Elle est régulée essentiellement par un enzyme clef, la 7 alpha-hydroxylase qui représente l'étape limitante normale de la voie principale du métabolisme des acides biliaires.
On distingue trois grandes classes d'acides biliaires. Les acides biliaires primaires, acide cholique et acide chénodésoxycholique, sont biosynthétisés dans l'hépatocyte, puis sont conjugués à la glycine et à la taurine et sécrétés activement dans les canalicules. 90% des acides biliaires primaires sont réabsorbés tout au long de l'intestin grêle, mais surtout dans l'iléon terminal. Les acides biliaires secondaires proviennent d'une déconjugaison et d'une déshydroxylation par les bactéries coliques des acides biliaires primaires non réabsorbés qui donnent naissance à l'acide désoxycholique et lithocholique. Ce dernier, réabsorbé par le côlon, est transformé par le foie en acide ursodésoxycholique (acide biliaire tertiaire).
L'ensemble des acides biliaires d'environ 6 mmol va décrire 6 à 10 cycles entérohépatiques par jour ; 40 à 60 mmol d'acides biliaires sont ainsi sécrétés dans la bile chaque jour. Le taux de Synthèse hépatique des acides biliaires est d'environ 1,2 mmol/24 h et correspond à la perte fécale.
Les acides biliaires sont des composés amphipathiques qui rendent hydrosolubles les lipides alimentaires, jouant ainsi un rôle important dans l'absorption des graisses et des vitamines liposolubles (A, D, E, K) en formant des micelles. Ils sont l'élément essentiel dans la solubilisation du cholestérol dans la bile. L'acide chénodésoxycholique et l'acide ursodésoxycholique sont proposés dans le traitement de la lithiase biliaire cholestérolique. L'acide ursodésoxycholique a ainsi radicalement modifié l'évolution naturelle de la cirrhose biliaire primitive.
Les acides biliaires (sous forme de sels biliaires) sont absents de l’urine normale. Ils apparaissent dans les urines en cas de cholestase (intra ou post-hépatique). La recherche de sels biliaires dans l’urine se fait par des tests biochimiques simples mais peu spécifiques. En cas de doute, leur dosage peut être effectué dans le sérum par des laboratoires spécialisés.
Syn. acide cholanoïque
[C1,L1]
Édit. 2018
acide biliaire conjugué l.m.
conjugated bile acid
Acide biliaire amidifié par un acide aminé : glycine ou taurine, forme sous laquelle il est excrété dans la bile.
[C1,C2,L1 ]
Édit. 2017
adénome biliaire l.m.
bile duct adenoma
Tumeur bénigne du foie, faite de petits canaux biliaires bordés par un épithélium d'aspect normal et séparés par un tissu fibreux.
C'est une lésion généralement solitaire, sous-capsulaire, de moins de 1 cm de diamètre. Il s'agit pour certains d'un hamartome, pour d'autres d'une réaction focale à une agression. Il n'a pas de caractère précancéreux.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. cholangiome bénin
[A3,F5,L1]
Édit. 2017
bassinet de la vésicule biliaire l.m.
→ infundibulum de la vésicule biliaire
Édit. 2017
biliaire (acide) l.m.
bile acid
Édit. 2017
biliaire adj.
biliary
Qui se rapporte à la bile.
P. ex. les acides biliaires, les pigments biliaires.
Édit. 2017
calcul biliaire l.m.
biliary calculus
Formation solide située dans les voies biliaires, vésicule, canaux biliaires intra- ou extrahépatiques.
On reconnaît trois types de calculs biliaires selon leur couleur : jaune (cholestéroliques), marron (pigmentaires marron) et noirs (pigmentaires noirs). Les calculs à dominante cholestérolique sont solubles dans les solvants organiques comme le méthylterbutyléther. Le plus souvent leur composition est mixte : le noyau central noirâtre contient des pigments biliaires, la couche superficielle en anneau contient des sels de calcium.
Étym. lat. calculus : petit caillou (diminutif de calx)
Syn. lithiase biliaire
[L1]
canal biliaire l.m.
bile duc
[A1,L1]
Édit. 2015
canalicule biliaire l.m.
Structure intrahépatique permettant le drainage de la bile dès qu'elle est sécrétée par les hépatocytes, limitée directement par les membranes cytoplasmiques de deux hépatocytes contigus au niveau de leur pôle biliaire hérissé de microvillosités
L'ensemble des canalicules biliaires forme un réseau anastomotique d'un diamètre moyen de 0,5 à 1,25 µm, qui communique avec les ductules ou cholangioles biliaires par le passage de Hering.
[A1,L1]
Édit. 2015
cancer biliaire intra-hépatique l.m.
intrahepatic biliary carcinoma
Tumeur maligne développée à partir de l'épithélium des voies biliaires intra-hépatiques. Atteignant les canaux hépatiques ou la convergence, elle représente 10% des cancers des voies biliaires la majorité de ces tumeurs (90%) étant extra-hépatiques.
Encore appelé cholangio-carcinome intra-hépatique, on lui reconnaît certains facteurs de risque, notamment des tumeurs bénignes (adénomes, papillomes) ou une cholangite sclérosante primitive. Le plus souvent « périphérique », elle peut aussi se développer à partir de la confluence des canaux hépatiques dans 30% des cas (tumeur de Klastkin). L'immunohistochimie peut aider à la différencier du carcinome hépato-cellulaire ou des métastases d'adénocarcinome colorectal. Le traitement chirurgical, lorsqu'il est possible, peut seul permettre des survies prolongées.
On distingue trois types de tumeurs : les cholangiocarcinomes (ou carcinomes cholangiocellulaires) intrahépatiques, les cystadénocarcinomes biliaires et les carcinomes développés à partir d'un papillome biliaire.
G. Klatskin, anatomopathologiste hépatologue américain (1965)
Syn. carcinome biliaire intra-hépatique
[F2,L1]