Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

189 résultats 

dystrophie des cônes liée au sexe l.f.

cone-dystrophy, X-linked

Maculopathie d'évolution progressive avec photophobie, nystagmus et troubles majeurs de la vision des couleurs.
Elle débute à la fin de la première décennie, avec une perte progressive de la vision centrale, une meilleure vision en faible luminance, des lésions maculaires en œil de bœuf, et une dyschromatopsie précoce (rouge-vert). L’ERG est altéré en photopique et les femmes ont parfois une altération photopique de l'ERG. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 304020). Locus du gène (COD1 ou PCDX) en Xp21.1-p11.3. Autre gène (XLPCD2) en Xq27.

A. Pinckers et G. Timmerman, ophtalmologistes néerlandais (1981)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

dégénérescence choriorétinienne avec reflet rétinien chez les femmes hétérozygotes l.f.

chorioretinal degeneration with retinal reflexation in heterozygous women

rétinite pigmentaire -3

ataxie létale liée au sexe avec surdité et malvoyance l.f.

ataxia, fatal X-linked, with deafness and loss of vision

Ataxie, infection respiratoire, surdité, tétraplégie flasque aréflexive, et cécité avec atrophie optique.
Décès vers 5 ans, parfois plus tardivement. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 301835).

W. F. Arts, neurologue néerlandais (1993)

Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre 

Syn. Arts (syndrome de)

cataracte liée au sexe avec dent de Hutchinson l.f.

cataract, X-linked, with hutchinsonian teeth

J. Hutchinson, Sir, chirurgien et ophtalmologiste britannique (1828-1913)

cataracte-dents (syndrome)

[P2,Q2,P3]

dystrophie des cônes et des bâtonnets l.f.

cones and rod dystrophy

Groupe de maladies héréditaires de la rétine qui appartiennent au groupe des rétinites pigmentaires et qui causent, dès leur apparition, une perte sévère de l'acuité visuelle.
Elles sont caractérisées par des dépôts pigmentaires rétiniens visibles au fond d'œil, localisés de manière prédominante dans la région maculaire.
La prévalence est estimée à 1 sur 40 000 naissances.
Les symptômes se manifestent avant l’âge adulte mais il arrive que la maladie se déclare plus tard voire au-delà de la cinquantaine. La rapidité d'évolution est variable, même au sein d'une même famille. Les cônes viennent en premier dans le nom de la maladie car ils sont les plus affectés par les symptômes. Dès le début de la maladie, l'acuité visuelle et l'aptitude à lire diminuent fortement. Les trois types de cônes (rouges, verts, bleus) de la rétine sont responsables de la perception des couleurs; partant, les patients sont très tôt dans l'impossibilité de distinguer les couleurs. Etant donné qu’au début de la maladie les bâtonnets sont à peine touchés, la vision au crépuscule est encore bonne. Ce n'est qu'au fur et à mesure de l'évolution que les zones extérieures de la rétine seront affectées et que les bâtonnets seront dégradés à leur tour.
Le terme de dystrophie signifie que cette maladie est une affection congénitale lentement évolutive causant la dégradation d'un tissu. Elle est causée par la mutation de divers gènes : les quatre gènes majeurs parmi ceux connus actuellement sont ABCA4 qui est responsable de la maladie de Stargardt mais aussi de 30 à 60% des dystrophies des cônes et des bâtonnets récessives autosomiques, CRX et GUCY2D qui sont responsables d'un nombre assez important de dystrophies des cônes et des bâtonnets autosomiques dominantes, et RPGR qui est responsable d'environ 2/3 des rétinites pigmentaires liées à l'X et d'un nombre indéterminé de dystrophie des cônes et des bâtonnets liées à l'X. Dans la plupart des cas, l'hérédité est de forme autosomique récessive. Elle peut toutefois aussi se transmettre, mais beaucoup plus rarement, selon la forme d'hérédité autosomique dominante ou X-chromosomique. Le diagnostic de la maladie repose sur l'anamnèse, le fond d'œil, l'électrorétinogramme et les recherches génétiques.

Syn. dystrophies à cônes prédominants, dystrophies dites mixtes

rétinite pigmentaire, Bardet-Biedel (syndrome de), dégénérescence maculaire juvénile dominante, Stargardt (maladie de), Leber (, dyskinésie ciliaire primitive

dystrophie des cônes dominante l.f.

retinal cone degeneration

Dégénérescence maculaire progressive débutant dans l'enfance avec photophobie, nystagmus, dyschromatopsie sévère ou totale et atteinte majeure photopique à l’ERG.
L'acuité visuelle est mauvaise ; il existe un aspect poivre et sel en périphérie de la rétine. L'ERG est altéré en photopique et au flickers. L’angiographie découvre un œil de bœuf. L’affection est autosomique dominante. Le locus du gène de type II (recoverine MIM 179618) est en 17p13.1
Il existe des formes tardives, et également des formes avec retard mental qui ont des anomalies chromosomiques en 6q25-26 (type I, MIM 180020).

Louise L. Sloan et Darlene J. Brown, ophtalmologistes américaines (1962)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. dystrophie des cônes héréditaire

dystrophie des cônes héréditaire l.f.

hereditary cone dystrophy

dystrophie progressive des cônes

dystrophie progressive des cônes l.f.

progressive cone dystrophy

dystrophie dominante des cônes, dystrophie des cônes liée au sexe, dystrophie des cônes liée au sexe avec reflet rétinien jaune-vert

achromatopsie incomplète récessive liée au sexe l.f.

achromatopsia incomplete X-linked recessive

Affection qui ressemble à l'achromatopsie, en moins grave, sans photophobie avec nystagmus absent ou de très faible amplitude.
L'électrorétrinogramme (ERG) est petit en photopique et normal en scotopique, l'ectro-oculogramme
(EOG) est normal, l'acuité visuelle est mauvaise de 1/10 à 1/20ème, il existe une dyschromatopsie à toutes les couleurs, un nystagmus pendulaire peu marqué. L'aspect du fond d'œil est normal. Dans le monochromatisme aux bâtonnets l'ERG photopique est éteint. Le patient peut voir les petits objets bleus sur fond jaune et vice versa. L’affection est rarissime de fréquence 1 pour 100 millions. Locus est en Xq28. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 303700).
J. Huddart, homme de sciences britannique (1741-1816) qui évoqua le premier la dyschromatopsie à toutes les couleurs lors d’une séance de Philosophical Transations of the Royal Society de Londres en 1777.

Étym. gr. a : privatif ; chrôma : couleur ; opsis : vision

Syn. BCM, CBBM, monochromatisme au bleu, achromatopsie monochromatique monocônes bleus, monochromatisme aux cônes.

[P2,Q2]

Édit. 2017

agammaglobulinémie liée au sexe l.f.

X-linked agammaglobulinemia

O. C. Bruton, pédiatre américain (1952)

maladie de Bruton

[F3,Q2]

Édit. 2017

amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe l.f.

Charcot-Marie-Tooth peroneal muscular atrophy, X-linked

Neuropathie périphérique avec dégénérescence des cellules des cornes antérieures de la moelle et des cordons postérieurs et en particulier dégénérescence des racines motrices et sensitives des nerfs péroniers.
La maladie débute avant 20 ans, on trouve une amyotrophie péronière, un pied creux et une amyotrophie des muscles des mains et des bras, Au niveau oculaire on recherchera l’atrophie optique. Le locus du gène est sur la connexine-32 (CX32) en Xq13.1. Cette forme liée au sexe en Xq13.1 est plutôt intermédiaire puisque les femmes sont moins atteintes. D'autres mutations sur le chromosome X ont été localisées en Xp22.2 et en Xq26. Il existe plusieurs gènes et la forme dominante est la plus fréquente. L’affection est liée au sexe dominante (MIM 302800) ou sporadique.

J.-M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences (1825-1893) et P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1853-1940); H.H. Tooth, neurologue anglais (1856-1925) (deux publications simultanées en 1886)

Syn. CMTX, CMTX1, anciennement CMT2, neuropathie héréditaire liée au sexe motrice et sensitive, HMSN X-linked

Charcot-Marie-Tooth (maladie de), CX 32 gene

[H1,I4,Q2]

Édit. 2017

anophtalmie liée au sexe l.f.

anophthalmos clinical

Microcéphalie, globes oculaires absents, orbites petites, fentes palpébrales petites ou fusionnées.
On trouve également un retard mental et une cyphoscoliose. Le locus du gène est en Xq27-28. L’affection est récessive, liée au sexe (MIM 301590).

D. Hoefnagel, pédiatre américain (1963)

Étym. gr. an : privatif ; ophtalmos : œil

Sigle ANOP1

[P2,Q2]

Édit. 2017

atrophie optique liée au sexe l.f.

optic atrophy, X-linked

Atrophie optique précoce et quasi cécité, probablement déjà présente à la naissance.
Cette forme est sévère mais différente de la forme de Volnne, avec anomalies neurologiques avec même référence dans le MIM. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 311050).

L. N. Went, ophtalmologiste et généticien néerlandais (1975)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Syn. OPA2, atrophie optique d'apparition précoce autre que le Leber, atrophie optique liée au sexe de Went

atrophie optique liée au sexe de Völker-Dieben l.f.

optic atrophy, X-linked, type Völker-Dieben

H. J. Völker-Dieben, ophtalmologiste néerlandais (1974)

atrophie optique liée au sexe

atrophie optique tardive liée au sexe l.f.

late optic atrophy, X-linked

Polyneuropathie débutant dans l'enfance mais pouvant aussi débuter à 20 ans.
Exceptionnelle avec retard mental et anomalies neurologiques : réflexes achilléens absents, rotuliens vifs, réflexe de Babinski, dysarthrie, tremblements, dysdiadococinésie, et anomalie de la marche. L'acuité visuelle baisse progressivement. Il existe un gros scotome centrocæcal, une dyschromatopsie d'axe rouge-vert, un ERG normal (chez les sujets les plus âgés disparition de l'onde b en photopique) et des PEV altérés précocement. Évolue vers la cécité à 50 ans. Les femmes vectrices n'ont aucun signe. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 311050).

H. J. Völker-Dieben, ophtalmologue néerlandaise (1974)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Syn. atrophie optique liée au sexe de Völker-Dieben

hérédité liée au sexe l.f.

sex-linked-heredity

Transmission d'un caractère non sexuel dont l'expression dépend d'un ou plusieurs gènes portés par un chromosome sexuel.
P. ex., les gènes de l'hémophilie A ou de la myopathie de Duchenne récessifs et liés au sexe, sont portés par le chromosome X. Les filles transmettent la maladie dont seront atteints 50% des garçons, ceux qui auront reçu le chromosome X portant le gène de l'hémophilie transmis par la mère.

G. B. Duchenne de Boulogne, neurologue français (1858)

Étym. lat. heres : héritier

Syn. hérédité gonosomique

hérédité holandrique, hérédité hologynique, hérédité diagynique

[Q1]

Édit. 2015

microphtalmie liée au sexe l.f.

X-linked microphthalmia

Petite taille des yeux souvent associée à un retard mental.
Ne pas confondre avec le pseudogliome et la pupille de Norrie. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 309700).

W. M. Ash, médecin de santé britannique (1922), G. Norrie, ophtalmologiste danois (1927)

Étym. gr. mikros : petit ; ophtalmos : œil

nanophtalmie, Norrie (maladie de)

myopie liée au sexe l.f.

myopia X-linked

Myopie liée au sexe récessive avec astigmatisme, hypoplasie du nerf optique et deutéranopie.
Une famille est décrite sur 5 générations originaire de l’île danoise de Bornholm. La vision est diminuée et le gène (BED ou MYP1) est en Xq28 lié au gène du facteur VIII. La transmission possible de la myopie liée au sexe a été envisagée depuis très longtemps mais souvent contestée. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 310460).

Marianne Haim,  ophtalmologiste danoise (1988)

Étym. gr. muein : cligner ; ôps : œil ; lat. myops, myopsis : qui a la vue courte

Syn. Bornholm (maladie oculaire de)

rétinite pigmentaire liée au sexe récessive 3 l.f.

retinitis pigmentosa, X-linked recessive 3 or retinitis pigmentosa-6

Il existe trois rétinites pigmentaires liées au sexe actuellement localisées sur le chromosome X, en Xp21.1, en Xp11.4-11.23, et en Xp22.13-22.11.
L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 312612).

Rachel E McGuire, médecin américaine (1995)

Syn. rétinite pigmentaire 6

rétinite pigmentaire 6

sténose de l'aqueduc liée au sexe l.f.

X-linked aqueductal stenosis,

D. S. Bickers, neuropathologue américain (1949)

hydrocéphalie congénitale et malformation bilatérale des pouces (syndrome d')

vitréorétinopathie exsudative familiale récessive liée au sexe l.f.

exsudative vitreoretinopathy familial X-linked recessive

Affection secondaire à une traction rétinienne avec opacités vitréennes périphériques, exsudats sousrétiniens et intrarétiniens.
Cliniquement la maladie correspond à la vitréorétinopathie exsudative familiale de Criswick et Schepens qui est la forme dominante. Ici les femmes ne sont pas atteintes et il existe chez certains garçons des formes à minima avec plis rétiniens. Le gène responsable de la maladie est le même gène (NDP) que pour la maladie de Norrie, locus en Xp11.4-p11.23. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 305390).

J. Dudgeon, ophtalmologue britannique (1979) ; V. G. Criswick, ophtalmologue canadien et C. L. Schepens, ophtalmologue américain (1969)

vitréorétinopathie exsudative familiale de Criswick et Schepens, Norrie (maladie de)

[ P2]

Völker-Dieben (atrophie optique liée au sexe de) l.f.

optic atrophy, X-linked, type Völker-Dieben

H. J. Völker-Dieben, ophtalmologiste néerlandais (1974)

atrophie optique liée au sexe

Went (atrophie optique liée au sexe de) l.f.

optic atrophy, X-linked, type Went

L.N. Went, généticien et ophtalmologue néerlandais (1975)

atrophie optique liée au sexe

dégénérescence progressive des cônes associée à celle des bâtonnets l.f.

cone-rod dystrophy

cone-rod dystrophie

reflet fovéolaire l.m.

fovéole de la fossette centrale de la rétine

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