dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige l.f.
Meige’s hereditary edematous dystrophy
H. Meige, neurologiste français, membre de l'Académie de médecine (1898)
→ lymphangiome diffus éléphantiasique
Meige (dystrophie œdémateuse héréditaire de) l.f.
H. Meige, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1898) ; W. F. Milroy, médecin interniste américain (1892)
→ lymphangiome diffus éléphantiasique, lymphœdème congénital de Milroy-Meige, Meige (maladie de)
Milroy-Meige (lymphœdème congénital de) l.m.
Milroy's disease, trophoedema
Maladie familiale, rare, caractérisée par un lymphœdème présent à la naissance pouvant toucher un segment ou l'ensemble de l'un ou des deux membres inférieurs et dont l'aggravation progressive aboutit à un aspect d'éléphantiasis.
Elle est provoquée par des anomalies du système lymphatique (hypoplasie, aplasie, dilatations). Des cas exceptionnels avec apparition d'un lymphangio-sarcome ont été décrits.
Plusieurs mutations du gène FLT4 sont responsables de l’affection.
W. Milroy, médecin interniste américain (1892) et H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1898)
Syn. maladie de Milroy (1892), dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige (1898), trophœdème chronique héréditaire, lymphœdème congénital
→ lymphœdème, FLT4 gene, éléphantiasis, lymphangio-sarcome
[O1, Q2]
Édit. 2018
Meige (maladie de) l.f.
Meige’sdisease
Œdème blanc, dur, indolore d’un ou des deux membres inférieurs lié à des anomalies, souvent un blocage, congénital ou acquis, du système lymphatique.
H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1898) ; W. F. Milroy, médecin interniste américain (1892)
Syn. dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige, trophœdème chronique diffus de Milroy.
→ lymphangiome diffus éléphantiasique, lymphœdème congénital de Milroy-Meige, Milroy (maladie de)
Meige (syndrome de) l.m.
Meige’s syndrome, oral facial dystonia, cranial dystonia
Blépharospasme et spasmes d’une partie des muscles de la face.
Décrit sous le nom de « spasme facial médian » il peut s’étendre au muscle frontal, à la langue et au cou (dystonie cervicofaciale) ; il est provoqué ou accentué par la lumière, et disparaît la nuit. Il atteint surtout la femme après 60 ans. L’affection est parfois secondaire à un traitement antiparkinsonien ou antihistaminique.
H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1910)
Milroy-Meige (lymphœdème de) l.m.
W. F. Milroy, médecin interniste américain (1892) ; H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1892)
Nonne-Milroy-Meige (maladie de) l.f.
Nonne-Milroy-Meige’s disease
M. Nonne, neurologue allemand (1891); W. F. Milroy, médecin interniste américain (1892); H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1898)
→ trophœdème chronique héréditaire
syndrome de Meige l.m.
Meige's syndrome
H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1905 et 1910)
dégénérescence œdémateuse d'un léiomyome utérin l.f.
oedematous degeneration of uterine myoma
Transformation bénigne d'un fibrome en rapport avec une imbibition liquidienne et un œdème dissociant les fibres musculaires avec, du point de vue clinique, une augmentation de volume et un ramollissement, en particulier au cours de la grossesse.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Hardy (sclérodermie œdémateuse de) l.f.
Hardy’s edematous scleroderma
Aux frontières de la sclérodermie, le Sclérœdème de Buschke.
A. Hardy, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1877), A. Buschke, dermatologiste allemand (1900)
[N3,2015]
Édit. 2015
infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.
oedema infiltration of the bone
Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.
→ arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose
inflammation œdémateuse l.f.
edematous inflammation
maculopathie diabétique œdémateuse l.f.
edematous diabetic maculopathy
maculopathie diabétique œdémateuse aigüe l.f.
acute edematous diabetic maculopathy
Sigle : MDOA
→ capillaropathie œdémateuse aigüe
neuropathie optique œdémateuse l.f.
oedematous optic neuropathy
Neuropathie optique qui comporte indépendamment de sa cause, à la période aigüe, un gonflement de la papille optique visible à l'examen du fond d'œil.
pancréatite œdémateuse l.f.
oedematous (or interstitial) pancreatitis
Pancréatite aigüe caractérisée par une inflammation non infectée et un œdème de la glande pancréatique sans foyer de nécrose.
Son pronostic est pratiquement toujours favorable contrairement à celui de la pancréatite nécrosante.
papillopathie diabétique œdémateuse aigüe l.f.
acute edematous diabetic papillopathy
→ capillaropathie œdémateuse aigüe
rétinopathie diabétique œdémateuse l.f.
diabetic exsudative retinopathy
Microangiopathie rétinienne diabétique au cours de laquelle prédominent les troubles de la perméabilité vasculaire.
Ce tableau clinique de la rétinopathie diabétique est caractérisé par un œdème rétinien clinique plus ou moins sévère et par des phénomènes de diffusion angiographique.
Syn. rétinopathie diabétique exsudative
sclérodermie œdémateuse de Hardy l.f.
Hardy’s oedematous scleroderma
Affection caractérisée par la survenue d'une induration sous-cutanée et d'un œdème dur, de consistance parfois pierreuse, localisés aux membres ou atteignant le tronc et les membres.
Ses rapport sont discutés avec le sclérœdème de Buschke, alors que Touraine, Golé et Soulignac, en 1937, concluaient à leur identité et proposaient le terme de cellulite sclérodermiforme extensive bénigne.
A. Hardy, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1877) ; A. Buschke, dermatologue allemand (1900)
→ sclérœdème de Buschke, cellulite slérodermiforme extrensive bénigner de Touraine, Golé et Soulignac
Bietti (dystrophie cornéenne héréditaire de) l.f.
Bietti’s hereditary corneal dystrophy
Opacités cornéennes punctiformes stromales et périphériques associées à une rétinopathie.
G. Bietti, ophtalmologiste italien (1937)
→ dystrophie cristalline marginale, dégénérescence cristalline marginale
Édit. 2017
dystrophie congénitale héréditaire de la cornée l.f.
corneal dystrophy, congenital hereditary
→ dystrophie cornéenne endothéliale congénitale
dystrophie cornéenne héréditaire endothéliale congénitale l.f.
Sigle CHED
dystrophie cornéenne épithéliale héréditaire l.f.
epithelial hereditary corneal dystrophy
Dystrophie cornéenne antérieure avec altération de l'épithélium cornéen ou de la membrane de Bowman.
L'expression s'applique à : dystrophie de Meesmann, dystrophie cornéenne de la membrane basale de l'épithélium, dystrophie en mosaïque de Vogt, dystrophie de Reis-Bücklers, érosions cornéennes héréditaires récidivantes, dystrophie de la membrane antérieure de Grayson, dystrophie en rayon de miel de Thiel et Behnke, dystrophie cornéenne en bandelette.
A. Meesmann, ophtalmologiste allemand (1938) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949); M. Grayzon, ophtalmologiste américain (1966) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, généticien allemands (1967) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1921)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
→ dystrophie cornéenne en bandelette, dystrophie cornéenne juvénile épithéliale de Meesmann, dystrophie de Reis-Bücklers, dystrophie de Thiel-Behnke, dystrophie de Vogt
dystrophie cornéenne postérieure polymorphe héréditaire l.f.
posterior hereditary corneal dystrophy
Dystrophie cornéenne postérieure avec altération de l'endothélium ou de la membrane de Descemet.
L’affection apparaît dans la première enfance, elle est précédée d'irritation et de photophobie puis apparaissent des plages de cristaux calcaires dans les couches profondes du stroma, des lésions vésiculaires dans l'endothélium et un œdème des couches profondes du stroma. Elle peut être asymptomatique mais dans les formes les plus majeures, l'épithélium et le stroma sont altérés de façon sévère par l'œdème. L’affection est autosomique dominante (MIM 121700).
Il existe parfois des adhérences iridocornéennes, un œdème de cornée et un ectropion uvéal. il s'agit d'une différenciation incomplète des cellules endothéliales cornéennes qui secrètent une membrane collagène envahissant l'angle et l'iris. L’affection est autosomique dominante (MIM 122000). Gène en 20q11.
L. Koeppe, ophtalmologiste allemand (1916) ; A. E. Maumenee, ophtalmologiste américain (1960) ; E. F. Carpel, ophtalmologiste américain (1977) ; H. Schlichting, ophtalmologiste allemand (1941)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie cornéenne postérieure amorphe (Carpel), dystrophie cornéenne de Schlichting, dystrophie endothéliale congénitale, dystrophie postérieure polymorphe, œdème cornéen congénital héréditaire de Maumenee
→ dystrophie cornéenne endothéliale congénitale
dystrophie cornéenne stromale héréditaire l.f.
stromal hereditary corneal dystrophy
Toute dystrophie cornéenne primitivement localisée au stroma (qui peut, selon l'évolution, altérer secondairement l'épithélium ou l'endothélium cornéens).
Appartiennent à ce groupe : dystrophie granuleuse de Groenouw de type I, dystrophie granuleuse de Groenouw de type II, dystrophie grillagée, dystrophie gélatineuse de la cornée, dystrophie cornéenne gélatineuse en goutte, dystrophie cornéenne cristalline de Schnyder, dystrophie de cornée mouchetée de François-Neetens, dystrophie cornéenne nuageuse centrale de François, dystrophie cornéenne postérieure polymorphe héréditaire, dystrophies prédescemétiques. Les autres causes d'opacification cornéenne congénitale ou infantile sont le glaucome, le traumatisme cornéen, la rubéole, la syphilis, les mucopolysaccharidoses, et les mucolipidoses.
A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890, 1933) ; J. François, baron, membre de l’Académie de médecine et A. Neetens, ophtalmologistes belges (1957)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir