développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de la fécondation à 2,5 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (0 to 2,5 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons I à VIII de Streeter et aux stades carnegie 1 à 8 ; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 1,5mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : disque embryonnaire plat ; formation de la ligne primitive et du nœud primitif (de Hensen) ; apparition de la plaque, des crêtes et gouttière neurales (fin de la période présomitique);
- tube digestif et ses glandes : intestin non individualisé de la vésicule vitelline ;
- cavité cœlomique et les mésos : présence du cœlome extra-embryonnaire ; cœlome embryonnaire sur le point d’apparaître ;
- système urogénital : présence de l’allantoïde ;
- système vasculaire : les ilots sanguins apparaissent dans le chorion et la vésicule vitelline ; plicature de l’aire cardiogénique ;
- système squelettique : invagination des cellules notochordales dans le nœud primitif en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale ;
- téguments et leurs annexes : ectoderme à une seule couche de cellules ;
- système nerveux : gouttière neurale marquée.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
fécondation n.f.
fertilization
Fusion des gamètes mâle et femelle qui forment l’embryon lors de la reproduction sexuée.
Chez la femme, elle se produit naturellement dans l’ampoule de la trompe utérine par la pénétration d’un spermatozoïde à travers la zone pellucide de l’ovule. Chaque gamète, haploïde, apporte 23 chromosomes. L’embryon, diploïde, contient donc 23 paires de chromosomes, dont deux chromosomes sexuels XX chez la fille, XY chez le garçon.
[O3,C2]
Édit. 2018
fécondation assistée l.f.
assisted fertilization
Aide médicale à la fécondation qui inclut l’insémination avec sperme du conjoint ou avec sperme de donneur, le transfert intratubaire de gamètes, la fécondation in vitro, la perforation de la zone pellucide de l’ovocyte, l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde ou de spermatide, le don d’ovocyte.
Plusieurs de ces techniques sont aussi utilisées en pratique vétérinaire.
→ procréation médicalement assistée, PMA
[O3,C2,B3]
Édit. 2018
fécondation in vitro l.f.
in vitro fertilization (IVF)
Fécondation d’ovocytes par des spermatozoïdes en dehors de l’organisme féminin, suivie de l'implantation d'un ou de plusieurs embryons dans l'utérus de la femme.
En pratique, chaque ovocyte recueilli par ponction transvaginale après induction de l’ovulation est mis en présence de quelques centaines de milliers de spermatozoïdes au sein d’un milieu de culture approprié, puis placé dans une étuve à CO2. La fécondation se produit en quelques heures et les embryons ainsi formés sont déposés dans l’utérus à travers le col, vers la 48ème heure. Initialement destinée aux stérilités féminines par obstruction tubaire, cette technique s’applique maintenant aussi aux stérilités à trompes perméables, l’endométriose par exemple, aux stérilités idiopathiques et aux stérilités masculines par oligo-asthéno-tératospermie. Dans les formes extrêmes d’altération du sperme, la fécondation s’obtient par micro-injection d’un spermatozoïde à l’intérieur du cytoplasme de l’ovocyte. En cas d’azoospermie, le spermatozoïde est prélevé dans l’épididyme ou les tubes séminifères du testicule et même une spermatide peut alors être efficacement micro-injectée dans l’ovocyte. Aucune anomalie particulière des enfants n’a jusqu’ici été rapportée après ce mode de fécondation.
Des grossesses multiples sont fréquentes, liées à l'implantation de plusieurs embryons, destinée à augmenter les chances de succès. De plus, les cas de prématurité, source de divers handicaps impensables a priori par le couple, seraient nombreux.
Sigle FIV
[O3,B3]
Édit. 2018
fécondation in vitro avec transfert d'embryon l.f.
in vitro fertilization, embryo transfert (IVF-ET)
Sigle FIVETE
[O3,B3]
Édit. 2018
ADN double brin l.m.
duplex DNA, double stranded DNA (dsDNA)
Forme la plus courante de la molécule d'ADN constituée de deux brins complémentaires et antiparallèles, accolés par des liaisons hydrogène entre les bases A et T, et G et C.
Syn. ADN duplex, ADN bicaténaire, ADN bifilaire, double brin
[Q1]
Édit. 2018
arc aortique double l.m.
double aortic arch
Anomalie congénitale d’évolution des arcs aortiques de l’embryon, qui entraîne la persistance du 4e arc droit alors qu’il devrait disparaître.
Ce 4ème arc droit anormalement persistant forme une crosse aortique droite qui double la crosse normale issue du 4ème arc gauche. L’arc aortique double enserre dans un anneau plus ou moins serré, la trachée et l’œsophage, et peut être responsable de compression des voies aériennes supérieures. Il relève alors d’un traitement chirurgical consistant à sectionner l’anneau artériel compressif au point le plus adapté à la conservation des branches de l’aorte (carotides et sous-clavières).
bassin iliofémoral double l.m.
lordotic pelvis, double ilio femoral pelvis
Édit. 2017
bassin oblique ovalaire double l.m.
Robert's pelvis
Bassin transversalement rétréci par agénésie des deux ailerons sacrés.
Syn. bassin de Robert
Édit. 2017
chromosome minuscule double l.f.
double minute chromosome
Fragment d’ADN extrachromosomique dépourvu de centromère (structure permettant la ségrégation des chromosomes).
De ce fait, ces fragments sont instables (et leur ségrégation est donc erratique) .
Ces chromosomes n'ont été décrits que dans les cellules eucaryotes.
L’expression "chromosome double minute" ne doit pas être utilisé en français.
→ chromosome, ADN, ADN extrachromosomique, centromère, eucaryote
[Q1]
Édit. 2019
dépression double l.f.
double depression
Survenue d'un état dépressif majeur chez un patient préalablement atteint de dysthymie, c'est-à-dire d'un état chronique subdépressif.
M. B. Keller, psychiatre américain (1982 et 1983).
double arthrodèse l.f.
double arthrodesis
Arthrodèse du « couple de torsion » comprenant l’articulation sousastragalienne (art. subtalaris) et l’articulation médiotarsienne de Chopart (art. tarsi transversa).
Elle a pour but de corriger et de stabiliser un pied déformé par une anomalie congénitale (pied bot), paralytique ou post traumatique.
Connue en France sous le nom de double arthrodèse (sousastragalienne et médiotarsienne) elle est désignée « triple arthrodesis » (sousastragalienne, calcanéo-cuboïdienne et astragalo-scaphoïdienne) dans la littérature anglophone ; notre triple arthrodèse (arthrodèse tibiotarsienne et arthrodèse sousastragalienne et médiotarsienne) correspond à la « panarthrodesis ». Ces termes qui prêtent à confusion sont à éviter.
F. Chopart, chirurgien français (1743-1795)
Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis : fixation
double-brin l.m.
double strand
Syn. ADN double brin
[Q1]
Édit. 2018
double contour de la membrane basale glomérulaire l.m.
double outline of the glomerular basement membrane
Aspect en rails de la membrane basale glomérulaire observé en cas d'interposition mésangiale à la périphérie de l'anse capillaire.
Lésion caractéristique de la glomérulonéphrite membranoproliférative traduisant le glissement mésangial entre membrane basale et cellule endothéliale, secondaire à une prolifération mésangiale qui induit l'apposition d'une néobasale.
→ glomérulonéphrite, glomérulonéphrite membra noproliférative
double aveugle l.m.
double blind
Syn. double insu
[E1]
Édit. 2020
double contraste (technique du) l.f.
double contrast
Technique de radiologie permettant de visualiser la muqueuse d'un organe creux, par l'utilisation successive d’un produit de contraste et une insufflation de gaz.
Elle persiste surtout pour l'examen du côlon après préparation alimentaire et médicamenteuse, permettant d'apprécier sa souplesse et d'avoir une bonne image de la muqueuse en vue de la détection des petites lésions, en particulier des polypes coliques.
→ couches minces, lavement baryté, mucographie
double étage (fracture à) l.f.
double fracture
Fracture avec deux localisations sur une seule diaphyse d'os long, ou sur un os plat assez large.
double hybride l.m.
double hybrid
Méthode permettant d'identifier au sein d'une banque d'ADN, les séquences codant pour une protéine capable de s'associer à une protéine connue.
double hyperphorie l.f.
double hyperphoria
→ déviation verticale dissociée
double J (sonde) l.f.
double pigtail ureteral stent
Endoprothèse urétérale comportant à ses deux extrémités une zone incurvée souple, préformée, qui s'enroule après sa mise en place d’une part dans le bassinet et d’autre part dans la vessie, maintenant l'endoprothèse en bonne situation.
Les orifices du corps de la sonde, sa longueur et son diamètre, sont adaptés au but poursuivi : drainer le rein, calibrer l'uretère ou tenter la cure d'une fistule. Cette endoprothèse urétérale en polymère ou en silicone est maintenant universellement utilisée pour le drainage prolongé des cavités rénales au-dessus d'un obstacle urétéral incomplet aigu.
Syn. sonde double crosse, endoprothèse urétérale
double lien l.m.
double bind
Selon les thérapeutes systémiques, deux messages contradictoires sont simultanément émis : par exemple l'injonction de la mère à l'enfant d'"être spontané", ou des comportements agressifs de celle-ci, en général très affectueuse (G. Bateson et l'école de Palo Alto, 1956).
En l'absence de tiers clarificateur d'une situation devenue intolérable, le sujet ne peut pas prendre de distance et n'aurait pas d'autre issue que le refuge dans la psychose, notamment schizophrénique. Diverses évolutions du concept aboutirent à une dérive causaliste vers une étiologie spécifique unique, purement sociale, et vers des distorsions de la communication caractéristiques des schizophrénies.
Avec d'autres, ces travaux permirent en tout cas d'adopter un point de vue contextuel sur le système constitué par le patient et les siens, et par là-même de développer les approches systémiques et les thérapies familiales.
G. Bateson, anthropologue et psychologue américain (1956)
Syn. double contrainte, double entrave, communication paradoxale, injonction paradoxale
double menton l.m.
double chin
Locution familière désignant l’accumulation de tissu adipeux responsable d’un comblement inesthétique de l’angle cervico-mentonnier.
double rangée de cils l.f.
two rows of eyelashes
double stimulation tétanique l.f.
double burst stimulation
→ curarisation (monitorage de la)
double triaxe de Bailey l.m.
triaxial reference system
Graphique simple imaginé par Bailey et servant à calculer l’axe électrique moyen du cœur.
Il est construit en dessinant à partir du centre du triangle équilatéral d’Einthoven 6 vecteurs représentant, la simple translation (sans changement de direction ni de sens) des vecteurs de force électromotrice du cœur dans les trois dérivations standard et les trois dérivations unipolaires. Après ce report vectoriel, il est aisé de déterminer l’axe électrique moyen en joignant le centre du triangle d’Einthoven, au point de convergence des perpendiculaires élevées de l’extrémité de chacun des vecteurs.
J. J. Bailey, médecin cardiologue américain (1976)