Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

49 résultats 

artère fronto-polaire l.f.

artère polaire frontale

dysplasie fibreuse fronto-orbitaire de Jaffé-Lichtenstein l.f.

fibrous dysplasia of bone

H. Jaffe (1935) et L. Lichtenstein (1938) anatomopathologistes américains

Jaffé-Lichtenstein (maladie de)

faisceau fronto-occipital l.m.

fasciculus fronto-occipitalis

fasciculus fronto-occipitalis
Ensemble de fibres superficielles, qui longe le sinus longitudinal supérieur.

[A1,H1]

Édit. 2018

faisceau fronto-pontin l.m.

tractus fronto-pontin

[A1,H1]

Édit. 2018

fibres fronto-pontines l.f.p.

fibrae frontopontinae (TA)

Un des faisceaux constituant du tractus cortico-pontin

tractus cortico-pontin

[A2,H5]

Édit. 2018 

incidence fronto-sous-occipitale l.f.

fronto-suboccipital incidence

Incidence utilisée en radiologie crânienne pour obtenir une vue de la voûte crânienne postérieure et de l’endocrâne dégagée du massif facial.
Cette incidence qui projette le dorsum sellae dans le foramen magnum est obtenue le malade en position assise le front et le nez appuyant sur le récepteur, les rayons incidents faisant un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 25° avec le plan orbito-méatal. Les clichés ainsi obtenus permettent l’analyse de la voûte crânienne postérieure, de l’épiphyse, du foramen magnum, des rochers et des condyles mandibulaires.

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

plan sagittal médian, plan orbitoméatal

sillon du lobe fronto-pariétal (grand-) de Gratiolet l.m.

L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865)

sillon cingulaire

suture fronto-ethmoïdale l.f.

sutura frontoethmoidalis (TA)

fronto-ethmoidal suture

1- suture entre la surface ethmoïdale de l’os frontal et la face supérieure du labyrinthe ethmoïdal.
2- suture entre la crête de l’épine nasale de l’os frontal et le bord antéro-supérieur de la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde.

Syn. anc. suture ethmoïdo-frontale

suture fronto-lacrymale l.f.

sutura frontolacrimal (TA)

fronto-lacrimal suture

Suture entre le processus orbitaire interne de l’os frontal et le bord supérieur de l’os lacrymal.

suture fronto-malaire l.f.

suture fronto-zygomatique

suture fronto-maxillaire l.f.

sutura frontomaxillaris(TA)

frontomaxillary suture

Suture entre le segment latéral de la partie nasale de l’os frontal et le sommet du processus frontal du maxillaire.

suture fronto-nasale l.f.

sutura frontonasalis (TA)

frontonasal suture

Suture entre le segment médian de la partie nasale de l’os frontal et les bords supérieurs des deux os nasaux.

Syn. anc. suture naso-frontal

suture fronto-sphénoïdale l.f.

suture sphéno-frontale

suture fronto-zygomatique l.f.

sutura frontozygomatica (TA)

frontozygomatic suture

Suture entre le processus zygomatique de l’os frontal et le processus frontal de l’os zygomatique.

Syn. anc. suture fronto-malaire, suture zygomato-frontale

tractus fronto-pontin l.m.

tractus frontopontinus (TA)

frontopontine fibres

Faisceau né de l’aire 6 du cortex frontal et qui gagne les noyaux du pont où il s’articule avec le deuxième neurone de la voie extrapyramidale cortico-cérébelleuse.

F.Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)

Syn. anc. faisceau d’Arnold, faisceau fronto-pontin

réflexe fronto-orbiculaire l.m.

Réflexe du tronc cérébral : fermeture des paupières après percussion de l'os frontal entre les arcades sourcilières.

[H1]

Édit. 2018

Alzheimer (démence de type) l.m.

Alzheimer's type dementia

La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des causes de démence en France et dans les pays développés.
La démence survient aux stades tardifs de la maladie.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

Alzheimer (maladie d'), démence, Folstein (minimental  test de), Mini Mental State Examination (modèle d'interrogatoire), Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d')

[H1,H3]

Édit. 2017

ataxie cérébelleuse cataracte, surdité et démence ou psychose l.f.

cerebellar ataxia, cataract, deafness, and dementia or psychosis

Syndrome associant un tremblement intentionnel, une psychose paranoïaque ou une démence en fin de vie.
Au niveau ophtalmologique apparaît entre 20 et 30 ans une cataracte polaire postérieure qui est associée à une surdité. L’affection est autosomique dominante (MIM 117300).

E. Strömgren, psychiatre danois (1970)

Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)

atrophie opticoacoustique avec démence l.f.

opticoacoustic nerve atrophy with dementia

Surdité profonde débutant dans l'enfance, puis atrophie optique à l'âge adulte avec évolution progressive vers la démence.
On trouve des calcifications cérébrales (méninges, vaisseaux et neurones) secondaires aux modifications dégénératives. Décès vers quarante ans, avec démence et cécité. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 311150).

P. K. A. Jensen, médecin généticien danois(1987)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Syn. Jensen (syndrome de)

complexe sclérose latérale amyotrophique-syndrome parkinsonien-démence l.m.

Guam complex (ALS - parkinsonism - dementia)

Maladie neurodégénérative multi-systématisée touchant électivement des habitants des îles Mariannes, dans le Pacifique.
Un syndrome parkinsonien akinétohypertonique est associé à un tableau de sclérose latérale amyotrophique et à une démence.
Uniquement observée chez les Indiens Chamorro des îles de Guam et de Rata, il s'agirait d'une affection d'origine toxique, liée à la présence de la β-N-méthyl-amino-L-alanine dans une plante, la cycade, qui est régulièrement et rituellement absorbée.

[H1,G4]

démence n.f.

dementia

1) Atteinte le plus souvent irréversible des fonctions intellectuelles, acquise, par opposition aux diverses formes d'arriération mentale, d'origine congénitale.
2) Selon le "Diagnostic and statistical manual of mental disorders" (DSM IV, 1995), développement de multiples déficits cognitifs (incluant l'atteinte de la mémoire), dus aux effets physiologiques directs d'une affection médicale générale, de l'usage d'une "substance", ou à de multiples étiologies (p. ex., association d'un trouble vasculaire cérébral et d'une maladie d'Alzheimer).
Les formes évoluées réalisent le classique syndrome aphaso-apraxognosique. Les interférences avec le comportement social et professionnel s'aggravent le plus souvent.
Les rares démences régressives (ou curables) sont susceptibles de répondre à un traitement étiologique spécifique (dérivation d'une hydrocéphalie, ablation d'une tumeur, etc.).
Parmi les démences irréversibles, sont distinguées celles définies par :
- leur cause : vasculaire (lésions multiples, corticales ou sous-corticales) ; dégénérative (maladies d'Alzheimer, de Pick) ; traumatique ("dementia pugilistica" des boxeurs par microtraumatismes cérébraux répétés) ; toxique (sels d’aluminium chez les insuffisants rénaux chroniques, alcool, etc.) ; endocrinienne ou métabolique (thyroïdienne, azotémique, par carence en thiamine, etc.) ;
- le siège des lésions : par opposition aux démences corticales (dont le prototype est la maladie d'Alzheimer), les démences sous-corticales (ou sous-corticofrontales), plus récemment individualisées (M. Albert et coll., 1974), sont rencontrées dans un état touchant essentiellement les noyaux gris centraux comme la paralysie supranucléaire progressive, la maladie de Parkinson et la chorée de Huntington. On observe alors une bradyphrénie, un syndrome dysexécutif frontal, des troubles mnésiques portant sur le rappel et non l'encodage, améliorés par l'indiçage, et l'absence d'aphasie, d'apraxie ou d'agnosie ;
- l'âge : la distinction entre démence présénile (début avant 65 ans) et sénile est en fait abandonnée par suite de l'absence de différences sémiologiques ou neuropathologique entre ces deux groupes.

A. Pick, neuropsychiatre tchèque (1892) ; A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906) ; M. L. Albert neurologue américain (1974) ; J. Parkinson, médecin britannique (1817) ; G. Huntington, médecin américain (1872)

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

démence (sémiologie)

démence alcoolique l.f.

alcoholic dementia

État d'affaiblissement intellectuel global et progressif, irréversible, secondaire à une intoxication alcoolique chronique.
La détérioration mentale alcoolique évolue peu à peu vers la déchéance intellectuelle, la perte du sens moral et la désintégration des conduites sociales.
Les principales formes cliniques sont la pseudoparalysie générale alcoolique, le syndrome de Marchiafava-Bignami et le sclérose laminaire de Morel.
Les lésions anatomiques provoquées par l'éthanol sont semblables à celles de la sénescence. Elles n'en diffèrent qu'au plan évolutif, le processus étant plus précoce et plus rapide.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

[H1,H3,G3,G4]

démence aluminique l.f.

aluminique dementia

encéphalopathie des dialysés

démence d'Alzheimer l.f.

Alzheimer's dementia, disease

Affection cérébrale dégénérative qui, dans son acception large, constitue environ les deux tiers des démences du troisième âge et comporte autour de 350000 cas en France.
Sur le plan clinique, un polymorphisme initial avec, principalement, troubles mnésiques, désorientation temporelle, anxiété, manque du mot et altérations de l'écriture, se complétera par une désorientation temporospatiale, un important syndrome aphaso-apraxoagnosique, des éléments psychotiques, une activité brouillonne avec parfois agitation, une conscience au moins relative du pathologique, des signes extrapyramidaux et des crises comitiales. Du vivant du patient, ce ne sera le plus souvent qu'un diagnostic de probabilité, porté par élimination.
Sur le plan neuropathologique, une atrophie corticale diffuse est maximale dans les régions du complexe hippocampo-amygdalien, le carrefour temporo-pariéto-occipital et les aires associatives.
Sur le plan histopathologique, l'association d'une dégénérescence neurofibrillaire, de plaques séniles et d'une angiopathie amyloïde est classiquement considérée comme caractéristique.
Cette affection peut débuter dans le presenium (type II) et se caractérise alors par une atteinte précoce et sévère des fonctions corticales supérieures, avec évolution rapide. Elle se déclare plus fréquemment après 65 ans (type I) et sa prévalence augmente avec l'âge (un dixième de la population générale après 80 ans).
Conformément à une hypothèse pathogénique, seuls les inhibiteurs de l'acétylcholinestérase, en particulier la THA, se sont montrés quelque peu efficaces, et seulement sur le plan symptomatique.

A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906)

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

démence sénile de type Alzheimer

démence frontotemporale l.f.

frontotemporal dementia

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

Sigle  DFT

dégénérescences frontotemporales

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