capsule splénique l.f.
capsula splénica ; tunica fibrosa lienis (TA)
fibrous capsule of spleen
Capsule fibro-élastique qui enveloppe la pulpe splénique et lui adhère fortement par des travées conjonctives émanées de sa face profonde.
Ces travées forment dans l’organe un fin réseau de soutien qui sépare les lobes et les lobules. Au niveau du hile, la capsule se réfléchit sur les vaisseaux et prend le nom de capsule de Malpighi. A la surface de la rate la capsule est intimement unie au péritoine splénique. Les deux membranes sont presque confondues, sauf au niveau du hile. La capsule fibreuse comporte quelques fibres musculaires lisses, clairsemées, chez l’homme.
M. Malpighi, médecin et anatomiste italien (1628-1694)
Syn. anc. tunique fibreuse de la rate
[A1]
Édit. 2015
angle splénique du côlon l.m.
[A1,L1]
Édit. 2017
artère gastro-splénique de Piquand l.f.
G. Piquand, chirurgien français (1876-1955)
artère splénique l.f.
arteria splenica ; arteria lienalis (TA)
splenic artery
Branche terminale la plus volumineuse du tronc cœliaque.
Elle gagne la face postérieure du pancréas près de son bord supérieur qu’elle suit jusqu’à l’extrémité caudale de la glande en décrivant des sinuosités. Elle franchit le bord supérieur en avant de l’extrémité caudale et passe dans le ligament pancréatico-liénal. Elle se divise au voisinage du hile de la rate en deux branches terminales craniale et caudale. Elle fournit au cours de son trajet l’artère gastro-épiploïque gauche, des rameaux au pancréas, des rameaux aux nœuds lymphatiques spléniques et des vaisseaux courts pour l’estomac par le ligament gastro-liénal dont l’un, l’artère tubérositaire postérieure (de Rio Branco), irrigue la face postérieure du fundus de l’estomac jusqu’au cardia.
L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français,membre de l'Académie de médecine (1841-1910)
Syn. artère liénale, artère gastro-splénique de Piquand, artère pancréatico-spléno-gastrique de Farabeuf
[A1]
Édit. 2
artériographie splénique l.f.
splenic arteriography
Examen radiographique de l'artère splénique et de ses branches après injection de produit contraste iodé hydrosoluble.
L'examen s'effectue par le méthode de Seldinger, généralement par ponction de l'artère fémorale au pli de l'aine. Suivant les cas, la voie axillaire peut également être utilisée. L'artère splénique est cathétérisée sélectivement à partir du tronc cœliaque dont elle est une branche de terminaison. La qualité du retour veineux qui suit une artériographie splénique peut être mise à profit pour obtenir une hépatographie.
→ hépatographie, portoscanographie
bord inférieur splénique l.m.
margo inferior splenica (TA)
inferior border of spleen
Partie du contour de la face colique de la rate (base de la rate) qui sépare la base de la face diaphragmatique de la rate.
Seul segment en arête de ce contour il doit d’être homologué comme bord inférieur.
Édit. 2017
boue splénique l.f.
Édit. 2017
épiploon gastro-splénique l.m.
[A1]
Édit. 2018
hile splénique l.m.
hilum splenicum ; hilum lienale(TA)
splenic hilum
Ensemble des six à huit fossettes disposées sur une seule rangée, par lesquelles les vaisseaux spléniques pénètrent dans la rate au niveau de sa face gastrique.
Le hile splénique est situé très en arrière, près du bord qui sépare la face gastrique de la face rénale. Il est relié au pancréas par le ligament pancréatico-liénal et à l’estomac par le ligament gastro-liénal.
[A1]
Édit. 2015
indice splénique l.m.
spleen index
Moyen très simple de détermination approximative du niveau d’endémicité palustre fondé sur la taille de la rate, surtout chez les enfants, d’une population donnée.
La splénomégalie est mesurée et classée (de 0 à 5) par rapport à des repères définis par Hackett et recommandés par l’OMS.
Étym. lat. indicium : indication
kyste splénique l.m.
splenic cyst
Cavité uni ou multiloculaire, creusée au sein du parenchyme de la rate, déformant et élargissant plus ou moins l’organe, et responsable de modifications vasculaires visibles à l’angiographie et à la scintigraphie.
Il convient de distinguer les pseudokystes, à paroi souvent calcifiée, ne possédant pas de bordure épithéliale et les vrais kystes à bordure épithéliale. Les pseudokystes qui constituent 80% des formations kystiques de la rate sont le plus souvent d’origine traumatique et portent la marque d’hémorragies plus ou moins anciennes. Les vrais kystes, à paroi épithéliale, dits "kystes épidermoïdes", sont soit parasitaires, principalement dus à l’Echinoccocus granulosus, soit non parasitaires, ce qui est le cas le plus fréquent dans les pays occidentaux ; l’histogénèse de ces derniers est inconnue, peut-être à partir d’inclusions embryonnaires.
ligament gastro-splénique l.m.
ligamentum gastrosplenicum ; ligamentum gastrolienale (TA)
gastrosplenic ligament
Lame péritonéale unissant la grande courbure de l’estomac au hile de la rate.
Elle se continue en bas par le grand omentum et en haut par le ligament gastro-phrénique. Elle ferme le fond de la bourse omentale qu’elle sépare de la cavité péritonéale.
Syn. anc. épiploon gastro-splénique
ligament phrénico-splénique l.m.
ligamentum phrenicosplenicum (TA)
phrenicosplenic ligament
Ligament péritonéal qui relie le hile de la rate à la paroi abdominale postérieure où il se continue avec le péritoine pariétal de la face inférieure du diaphragme.
Il constitue avec le ligament pancréatico-splénique le ligament postérieur de la rate. Son feuillet antérieur forme la paroi postérieure et latérale du récessus omental inférieur. Entre les deux feuillets du ligament cheminent les vaisseaux spléniques.
Syn. anc. ligament suspenseur de la rate ; ligament spléno-rénal ; ligament d’Hensing
lymphome splénique à lymphocytes villeux l.m.
splenic lymphoma with villous lymphocytes (SLVL)
Variété de lymphome malin de faible malignité, individualisé par l'école anglaise dans le cadre du diagnostic différentiel des leucémies lymphoïdes chroniques.
Cette affection représente 1 à 2 % des lymphomes non-hodgkiniens et survient chez des personnes âgées (méd. 70 ans) avec un ratio H/F à 2/1.
Les cellules prolifèrent dans la rate, la moelle et le sang où on les reconnaît par l'aspect frangé de leur cytoplasme ; ces lymphocytes B expriment CD19+, CD20+, CD22+, CD24+, CD79b+, FMC7+ et DBA44+. Les anomalies cytogénétiques les plus fréquentes sont : 7q22-q32 (20-40% des cas), t(11;14)(q13;q32) (10-15% des cas). Une immunoglobuline monoclonale (surtout IgM) est souvent décelée dans le sang, de fréquence variable en fonction des séries de la littérature. L'évolution est habituellement indolente sans traitement : (survie de 80% à 5 ans).
X. Troussard, hématologiste français (2005)
Syn. lymphome splénique de la zone marginale
plexus nerveux splénique l.m.
pulpe splénique l.f.
pulpa splénica, pulpa lienalis (TA)
splenic pulp
Tissu réticulé dont est constitué le parenchyme de la rate.
Il remplit les espaces compris entre les travées fibreuses, les artères et les veines de l’organe. Il se présente sous deux formes, la pulpe blanche et la pulpe rouge.
→ pulpe blanche de la rate, pulpe rouge de la rate
rameaux pancréatiques de l'artère splénique l.m.p.
rami pancreatici arteriae splenicae (TA)
pancreatic branches of splenic artery
rameaux spléniques de l'artère splénique l.m.p.
rami splenici arteriae splenicae, rami lienales arteriae lienalis (TA)
splenic branches of splenic artery
Branches terminales crâniale et caudale de l’artère splénique nées au niveau du hile.
Elles se ramifient à l’intérieur du parenchyme splénique.
récessus splénique de la bourse omentale l.m.
recessus splenicus bursae omentalis, recessus lienalis bursae omentalis (TA)
splenic recess of omental bursa
Extrémité gauche de l’arrière cavité des épiploons qui se prolonge dans l’épiploon gastro-splénique jusqu’au hile de la rate.
sinus splénique l.m.
sinus splenicus, sinus lienalis (TA)
splenic sinus
Chacun des capillaires veineux larges constituant une grande partie de la pulpe rouge splénique.
Succédant aux capillaires artériels étroits et réguliers, ces sinus présentent des dilatations irrégulières, des anastomoses fréquentes, leur paroi étant criblée d’orifices. Ils débouchent dans les veines pulpaires.
Syn. sinus liénal
splénique adj.
Qui se rapporte à la rate
→ rate
thrombose de la veine splénique l.f .
Extension de la thrombose de la veine porte à la veine splénique.
tunique séreuse splénique l.f.
tunica serosa splenica (TA)
serosa of spleen, serous coat of spleen
→ rate
veine splénique l.f.
vena splenica, vena lienalis (TA)
splenic vein
[A1, F1, K4]
Édit. 2020
anévrysme de l'artère splénique l.m.
splenic artery aneurysm
Les anévrysmes de l’artère splénique (AAS), parmi lesquels on distingue deux types, les vrais et les faux, comptent pour la moitié des anévrysmes des artères viscérales.
Les vrais AAS présentent une paroi artérielle composée d’une intima, d’une média et d’un adventice et les faux anévrysmes ou pseudo-anévrysmes sont dépourvus d’adventice. Les vrais AAS sont les plus fréquents, asymptomatiques et souvent découverts par l’imagerie. L’hypertension portale et la grossesse sont les facteurs de survenue les plus importants, à côté de l’athérome.
La description de l’AAS doit préciser ses dimensions, sa forme (fusiforme ou sacciforme), les dimensions du collet, la présence ou non de calcifications et de thrombose, sa position, le plus fréquemment situé au niveau du 1/3 distal de l’artère. Ils sont habituellement uniques, plus rarement multiples. Les vrais AAS doivent être traités lorsqu’ils sont symptomatiques. Le risque de rupture des vrais AAS asymptomatiques est mal connu. La plupart des AAS de moins de 2 cm de diamètre sont asymptomatiques, ils peuvent être traités préventivement lorsqu’ils mesurent plus de 2 cm de diamètre ou lorsque les dimensions augmentent lors du suivi. L’AAS doit être traité s’il est découvert chez une femme enceinte ou en cas de désir de grossesse, en cas d’hypertension portale, chez les malades en attente de transplantation hépatique. Le traitement est endovasculaire (embolisation par coil ou stent) ou moins souvent actuellement chirurgical. La conservation splénique est souhaitable.
Les faux AAS sont symptomatiques dans 90 % des cas. Ils sont secondaires à un processus infectieux de voisinage, une pancréatite aigüe ou chronique ou un traumatisme. En cas de pancréatite il est difficile de savoir si la symptomatologie vient de l’anévrysme ou de la pancréatite. Ils sont souvent de grande taille, 5 cm de diamètre en moyenne, avec un risque élevé de rupture. La symptomatologie peut être une hémorragie intra ou rétro péritonéale, une fistulisation de l’anévrysme dans un organe de voisinage (estomac, colon, duodénum, canal de Wirsung), une hypertension portale par compression des organes de voisinage. Contrairement aux vrais AAS, le risque de rupture n’est pas lié à leur diamètre et tous doivent être traités.
→ anévrysme, hypertension portale, embolisation vasculaire, pancréatite aigüe, pancréatite chronique
[L1, B2, K4]
Édit. 2018