per os l.lat.
Par la bouche
→ entéral
biopsie n.f.
biopsy
Prélevement d’un échantillon de tissu ou d’une lésion pour étude histologique, microbiologique, chimique ou immunologique qui doit, idéalement, comporter un fragment de tissu sain pour étude comparative et, par extension, la biopsie désigne également le fragment de tissu obtenu.
Le prélèvement peut être fixé (habituellement par du formol) et conservé après inclusion dans un bloc de paraffine ou mis en culture sur milieux appropriés, ou congelés dans l’azote liquide, sous cryoconservateur, pour analyse chimique ou immunohistochimique ou mise en banque. La biopsie constitue un document, dont la traçabilité doit être assurée par le laboratoire. Il appartient au malade et peut être l’objet d’échanges et de confrontations ultérieures. Le terme de biopsie vise à s’opposer à celui d’autopsie (dite aussi nécropsie), réservé aux études microscopiques et macroscopiques post-mortem. On distingue les biopsies faites à la pince coupante, s’adressant aux lésions superficielles (biopsie cervico-utérine par exemple) et les biopsies effectuées au trocart par aspiration s’adressant aux organes profonds (foie, rein). Ces dernières autorisent des corrélations anatomo-fonctionnelles et ont été utiles au démembrement et au classement des maladies de ces parenchymes. La biopsie extemporanée (en anglais : frozen section) consiste à exécuter le prélèvement et l’analyse diagnostique sur un échantillon de tissu congelé, prélevé en cours d’intervention, afin de limiter ou d’étendre les limites de celle-ci (biopsie d’un ganglion sentinelle).
Le prélèvement de la totalité d’une petite lésion est appelée biopsie-exérèse ; elle peut alors en assurer la cure.Par extension, la biopsie désigne également le fragment de tissu obtenu.
De nombreuses techniques modernes regroupées sous l’expression de « biopsie optique » peuvent guider le praticien en lui permettant d’observer en microscopie, au sens propre du terme, au cours d’une endoscopie ou d’une coelioscopie, des lésions suspectes en ajoutant des images induites par fluorescence ou des images construites grâce à des procédés optiques.
E. Besnier dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1879)
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie biopsie bronchique, biopsie cérébrale, biopsie cutanée, biopsie cutanée exsangue, biopsie de la vulve, biopsie de l'endomètre, biopsie de l’intestin grêle, biopsie de l'ovaire, biopsie des ganglions préscaléniques de Daniels, biopsie du col utérin, biopsie du grêle (jéjuno-iléale), biopsie duodénale, biopsie du péricarde, biopsie du trophoblaste, biopsie endoscopique, biopsie extemporanée, biopsie-forage, biopsie gastrique, .biopsie hépatique, biopsie jéjuno-iléale, biopsie médullaire, biopsie musculaire, biopsie myocardique, biopsie nerveuse, biopsie optique, biopsie ostéomédullaire, biopsie per-opératoire, biopsie pleurale, biopsie pulmonaire, biopsier, biopsie rectocolique, biopsie placentaire, biopsie rénale, biopsie transbronchique, biopsie vaginale, biopsie liquide
Édit. 2017
biopsie bronchique l.f.
bronchial biopsy
Prélèvement de tissus réalisé au moyen de pinces coupantes mordant le tissu bronchique pour faire un examen microscopique histologique.
La biopsie bronchique est un geste simple et de peu de risques, sinon une hémorragie minime. Elle est effectuée au cours d'une bronchoscopie, faite habituellement sous anesthésie locale. La petite pince est guidée à travers le bronchoscope ou le fibroscope bronchique. La biopsie porte soit sur un éperon de division, trachéal ou bronchique, soit sur une lésion anatomique, bourgeon, infiltration, sténose.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie cérébrale l.f.
cerebral biopsy
Prélèvement de tissu cérébral réalisé par intervention neurochirurgicale.
La technique classique comporte un trou de trépan après anesthésie locale et incision du cuir chevelu. Le fragment de cortex et/ou de substance blanche est prélevé au bistouri ou à la curette tranchante. Les risques opératoires et postopératoires sont ceux de toute intervention neurochirurgicale : hémorragie, œdème, infection, épilepsie. Les indications principales sont les encéphalopathies subaigües ou chroniques et les démences.
La biopsie cérébrale en condition stéréotaxique se fait à l'aiguille, dont la direction et la profondeur sont guidées par les coordonnées précises de la lésion, obtenues sur les images tomodensitométriques ou surtout d'IRM. L'intervention se fait sous anesthésie locale et légère prémédication, utilisant un cadre guideur. Les indications sont surtout les tumeurs cérébrales. Les risques opératoires sont faibles (hémorragie surtout). L'essentiel réside ensuite dans une bonne analyse neuropathologique. La suspicion de maladie transmissible (virale, prion) justifie d'importantes mesures de protection du personnel et du matériel.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie cutanée l.f.
skin biopsy, cutaneous biopsy
Manœuvre consistant à prélever un fragment de peau, pratiquée au bistouri ou au moyen d'un emporte-pièce ou « punch ».
Le fragment est ensuite traité pour examen histologique (généralement après fixation), et pour examen ultrastructural, pour étude en immunofluorescence ou immunohistochimique ; il peut être mis en culture. De petites lésions tumorales peuvent faire l'objet d'une biopsie-exérèse qui en assure à la fois le traitement et l'identification histologique.
Le mot biopsie a été forgé en 1879 par E. Besnier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine qui insistait sur sa valeur diagnostique.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie, biopsie cutanée exsangue
Édit. 2017
biopsie cutanée exsangue l.f.
skin snip
Prélèvement cutané superficiel, exsangue, de un à deux millimètres de diamètre, généralement effectué avec une pince à sclérotomie (Holth) de deux millimètres.
Ce type de biopsie cutanée permet la mise en évidence et l’identification des microfilaires dermiques dont celles d’Onchocerca volvulus.
S. Holth, ophtalmologiste norvégien (1907)
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
Syn. "snip" ou "skin snip"
Édit. 2017
biopsie de la vulve l.f.
vulvar biopsy
Prélèvement d'un fragment de tissu vulvaire, pouvant être réalisé en territoire muqueux à l'aide d'une pince à biopsie et en territoire cutané à l’aide d'un bistouri, ou d'un trépan de Keyes (punch-biopsy).
E. L. Keyes, chirurgien urologue américain (1887)
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie de l'endomètre l.f.
endometrial biopsy
Prélèvement d'un fragment de tissu endométrial, nécessitant un geste intra-utérin, qui peut être obtenu à l'aide de différents instruments, tels qu’une canule de Novak ou, mieux, la pipelle de Cornier.
Ses principales indications sont la recherche d'une insuffisance lutéale, l'exploration de métrorragies, les cultures bactériologiques pour l'identification de germes pathogènes. Ses principales contre-indications sont la grossesse et toute infection cervicovaginale en cours.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie de l'intestin grêle l.f.
biopsy of the small intestine
Biopsie endoscopique de l’intestin grêle.
Les biopsies du grêle nécessitent un examen visuel de l’intestin dénommé entéroscopie qui permet l’exploration de l’intestin grêle par voie haute ou par voie basse. Par voie haute, c’est-à-dire antérograde, elle permet d’examiner en moyenne 120 à 150 cm de jéjunum au cours d’une fibroscopie oesogastroduodénale après avoir franchi l’angle de Treitz. Par voie basse, c’est-à-dire rétrograde, au cours d’une coloscopie, le franchissement de la valvule de Bauhin permet d’examiner en moyenne 50 cm d’iléon. La voie rétrograde est réalisée de façon quasi systématique et la voie antérograde n’est pratiquée que s’il y a une indication. Par ces deux voies d’abord des biopsies peuvent être faites. Par voie haute l’examen macroscopique et les biopsies jéjunales ne sont pratiquées que si les biopsies duodénales n’ont pas apporté le diagnostic (recherche d’une atrophie villositaire, de parasites, maladie de Whipple..). Les biopsies iléales sont réalisées même en l’absence de lésions macroscopiques à la recherche d’une colite microscopique.
Une longueur variable d’intestin grêle reste en général inaccessible. L’entéroscopie stricto- sensu qui permet une exploration du grêle plus longue et même complète, est d’indication rare. L’endoscope est introduit par la bouche et/ ou l’anus selon l’indication après préparation adéquate par une purge.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
Syn. biopsie jéjuno-iléale
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie de l'ovaire l.f.
ovarian biopsy
Prélèvement d'un fragment de tissu ovarien, réalisé sous contrôle cœlioscopique et éventuellement à l'occasion d'une laparotomie.
Les indications sont très rares et se limitent essentiellement à l'exploration des aménorrhées hypergonadotropes, des ménopauses précoces. Le but du prélèvement est de préciser la richesse du capital folliculaire restant au sein d'ovaires habituellement réduits à de minces bandelettes, pour distinguer les dysgénésies gonadiques des ovaires résistant aux gonadotrophines.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie des ganglions préscaléniques de Daniels l.f.
Daniels’ biopsy
A. C. Daniels, chirurgien américain (1949)
Syn. Daniels (biopsie de)
Édit. 2017
biopsie du col utérin l.f.
cervical biopsy
Prélèvement d'un fragment de tissu cervical, habituellement pour examen anatomopathologique ou virologique.
Il peut être réalisé au niveau de l'exocol ou de la partie basse du canal endocervical. Un grand nombre de pinces permettent ce type de prélèvement : les plus fréquemment utilisées sont les pinces de Kevorkian, de Coppelson, de Townsend, de Baggish, plus rarement celles de Schumacher, de Faure, de Douay. Les prélèvements purement endocervicaux sont réalisés à l'aide de curettes parmi lesquelles la curette ou le collecteur de Kevorkian, la curette de Townsen. La biopsie est le plus souvent réalisée sous contrôle colposcopique sur une lésion cervicale dépistée cytologiquement par des frottis, plus rarement sur une lésion macroscopiquement suspecte.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie du grêle (jéjuno-iléale) l.f.
biopsy of the small intestine
Biopsie endoscopique de l’intestin grêle.
Elle n’est plus pratiquée à l'aveugle à l'aide de sondes d'aspiration-section depuis que l'on a démontré que les biopsies duodénales étaient aussi efficaces pour le diagnostic des affections diffuses de la muqueuse intestinale (maladie cœliaque, maladie de Whipple).
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie duodénale l.f.
duodenal biopsy
Biopsie qui a pour objectif de rechercher une atrophie des villosités ou une lambliase.
La disparition des villosités peut être observée par le seul examen à la loupe.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie du péricarde l.f.
pericardial biopsy
Prélèvement d’un petit fragment de péricarde, pour une étude anatomopathologique et bactériologique.
Elle s’avère utile dans des péricardites à évolution prolongée, qui ne font pas la preuve de leur nature exacte, et ne réagissent pas au traitement. Sauf dans le cas où une péricardectomie est nécessaire (péricardite constrictive) la biopsie du péricarde est pratiquée par voie sous-xyphoïdienne, soit à l’aide d’une exposition chirurgicale limitée, soit à l’aide d’un fibroscope (péricardoscopie).
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie du trophoblaste l.f.
chorionic villus sampling
Prélèvement de trophoblaste, pouvant être réalisé en début de grossesse à partir de 12 à 13 semaines d'aménorrhée pour l’étude du caryotype.
Il est toujours pratiqué sous contrôle échographique, soit par voie transabdominale à l'aide d'une aiguille, soit par voie transcervicale à l'aide d'une pince de type ORL pédiatrique, ou par aspiration grâce à un cathéter souple ou rigide, muni d'un mandrin déformable échogène. Ses principales indications sont : l’âge maternel, la notion d’une anomalie chromosomique équilibrée chez l'un des parents, d’une anomalie chromosomique chez l'un des enfants du couple, la découverte échographique d'une anomalie morphologique faisant suspecter une anomalie chromosomique (à ce terme un hygroma cervical évoque une monosomie X ou trisomie 21, une omphalocèle suggére une trisomie 18, 13 ou 21, une hydrocéphalie signe une triploïdie). La biopsie est aussi indiquée pour le diagnostic de sexe lors du diagnostic prénatal des maladies héréditaires récessives liées au sexe : la myopathie de Duchenne de Boulogne, l'hémophilie A ou B, le syndrome de l'X fragile. La biopsie permet aussi l'analyse de l'ADN par biologie moléculaire pour le diagnostic anténatal de la mucoviscidose, la drépanocytose, les thalassémies, certaines maladies métaboliques, la détermination du groupe sanguin et du groupe rhésus dans les formes sévères d'immunisation fœtomaternelle. Cet examen est de plus en plus fréquemment remplacé par l'amniocentèse précoce, qui peut être réalisée à partir de 13 semaines d'aménorrhée.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie endoscopique l.f.
endoscopic biopsy
Biopsie qui est effectuée à l'aide d’une pince passée par le canal opérateur des appareils d'endoscopie.
Les biopsies endoscopiques du tube digestif n'atteignent pas toujours la sous-muqueuse.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie extemporanée l.f.
frozen section
Édit. 2017
biopsie-forage n.f.
drill cutter
Prélèvement réalisé par ponction transcutanée, avec un trocard spécial, ramenant une carotte tissulaire, notamment utilisée pour la biopsie des tumeurs du sein.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
[O5]
Édit. 2019
biopsie gastrique l.f.
gastric biopsy
Biopsie qui a pour objectif l'examen histologique d'un ulcère ou d'une tumeur de l’estomac dans le but d'en évaluer la nature bénigne ou maligne et, dans ce dernier cas, adénocarcinomateuse ou lymphomateuse.
Une autre indication est la détection de l'infestation par Helicobacter pylori et l'évaluation d'une gastrite fundique ou antrale.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie hépatique l.f.
liver biopsy
Prélèvement d'un fragment de tissu hépatique aux fins d'un examen histologique.
La biopsie peut être réalisée par voie transpariétale, ou transjugulaire.
La voie transpariétale, couramment utilisée, est actuellement réalisée sous contrôle échographique, que ce soit en l’absence ou en présence d’une lésion focale. Les principales contrindications à la voie transpariétale sont l’existence de troubles de l’hémostase, d’une ascite, d’anomalies des voies biliaires, en particulier de leur dilatation. La voie transjugulaire est alors indiquée. La biopsie hépatique peut aussi être réalisée lors d'une laparotomie ou d'une laparoscopie. Elle participe au diagnostic étiologique des maladies hépatiques diffuses et focales.
Il s’agit d’un examen invasif. Les malades doivent être informés des complications possibles. La biopsie hépatique n’est faite que lorsque les différents examens ne permettent pas de conclure. Ses indications ont considérablement diminué dans les affections diffuses du foie en particulier l’appréciation de l’importance de la fibrose hépatique. Elle n’est pas indispensable pour le diagnostic si un faisceau d’arguments convergents, obtenus par l’examen clinique, les tests biologiques et l’échographie suggèrent fortement une cirrhose. Dans les lésions focalisées du foie, ses indications ont beaucoup diminué aussi, qu’il s’agisse de tumeurs bénignes ou même malignes. Dans le carcinome hépatocellulaire, les caractéristiques en imagerie permettent souvent de poser le diagnostic sans examen anatomo-pathologique. En cancérologie il s’agit d’une des rares tumeurs pouvant être traitée sans certitude histologique. Lorsque les caractères des nodules en imagerie ne sont pas caractéristiques ou discordants, une biopsie échoguidée peut être nécessaire.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie jéjuno-iléale l.m.
Édit. 2017
biopsie liquide l.f.
liquid biopsy
Prélèvement et analyse d’un échantillon de plasma portant sur l’ADN circulant sans cellule, appelé cell-free DNA (cf DNA) afin de détecter des mutations somatiques traduisant la présence d’un cancer ou chez la femme enceinte l’existence de mutations dans l’ADN fœtal.
Chez les personnes saines, le cf DNA non tumoral est trouvé dans le plasma à taux faible (10 à 15 ng/ml).
Chez les patients atteints d’un cancer, le cf DNA est libéré des cellules tumorales est appelé ct DNA pour DNA circulant tumoral ; il constitue seulement une partie du cf DNA. La fraction du ct DNA parmi le cf DNA chez les patients ayant un cancer varie beaucoup, de 0,1 à plus de 90 %. L’analyse d’autres fluides biologiques que le sang est également possible (liquide cérébrospinal, salive, fluide pleural, péritonéal, selles et urines). Les applications en cancérologie sont prometteuses. L’analyse du cf DNA du plasma, pratique mini invasive, évite les risques et complications potentielles des biopsies tumorales. La présence de mutations somatiques dans l’ADN circulant est un test hautement spécifique de la présence d’un cancer. Déterminer le profil moléculaire pour la sélection du traitement est devenu essentiel. La concordance entre les résultats des biopsies standard et des biopsies liquides doit être bonne. Les biopsies liquides ont l’avantage de pouvoir être répétées, soit lorsque le matériel obtenu par les biopsies standard n’est pas suffisant, soit pour adapter le traitement lorsqu’après une ou plusieurs lignes de chimiothérapie, une résistance acquise survient. Le plus souvent, les résistances acquises proviennent de clones, qui préexistaient et qui émergent du fait de la pression de sélection du traitement. Ces clones résistants peuvent coexister dans la même lésion ou dans des sites métastatiques distincts. La biopsie standard, contrairement à la biopsie liquide, sous-estime de façon majeure cette hétérogénéité. La recherche de ct DNA est utile pour évaluer la réponse thérapeutique au traitement. En effet, la demi-vie du cf DNA est très courte, approximativement une heure ; la persistance de mutations tumorales dans le cf DNA en post opératoire doit faire craindre une maladie résiduelle, qui peut ultérieurement conduire à une rechute tumorale. Une augmentation des taux de ct DNA peut précéder la progression de l’imagerie de plusieurs semaines ou mois. Par rapport aux marqueurs tumoraux antigène carcinoembryonnaire, antigène CA 125, par exemple, dont la demi-vie est longue et la spécificité et la sensibilité médiocres, le suivi des altérations des clones tumoraux est supérieur. La rareté des cellules portant un ADN muté dans des cancers débutants rend cette recherche peu utilisable dans le dépistage. En outre, elle ne permet pas l’identification de l’organe atteint.
Dans le cas du diagnostic prénatal, la technique permet de détecter la présence chez le fœtus d’une mutation connue dans la famille et de posséder ainsi les éléments d’un conseil génétique aux parents.
→ ADN, diagnostic génétique, diagnostic génétique préconceptionnel, diagnostic génétique prénatal, CA 125
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
biopsie médullaire l.f.
bone marrow biopsy
Prélèvement sous anesthésie locale, le plus souvent dans la crête iliaque postéro-supérieure, d'un fragment d'os spongieux au moyen d’un trocart ; il est inclus dans de la paraffine grâce à des techniques histologiques puis découpé en fines lamelles (déparaffinées) qui seront colorées puis fixées sur une lame.
Ce fragment d'os médullaire permet l'étude histologique des travées osseuses, des adipocytes, de la trame de soutien, des vaisseaux, de la structure, de la richesse et de la topographie du tissu hématopoïétique médullaire.
Il est irremplaçable pour établir certains diagnostics tels ceux de myélofibrose ou d'aplasie médullaire. Il est aussi indispensable dans le bilan d'extension de certaines hémopathies (lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens).
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
Syn. biopsie ostéomédullaire
Édit. 2017
biopsie musculaire l.f.
muscular biopsy
Prélèvement chirurgical d'un fragment de muscle pour investigations biologiques.
Cet examen est souvent nécessaire pour affirmer le diagnostic d'un processus myogène : inflammatoire (myosite, polymyosite), infectieux ou parasitaire (trichinose), tumoral, ou encore dystrophique. L’examen immunohistochimique et le diagnostic génétique, notamment, peuvent compléter l’étude anatomopathologique.
Le lieu de la biopsie est fonction de la topographie et de la distribution de l'atteinte : deltoïde, quadriceps, muscles de la jambe le plus souvent. Elle se fait sous anesthésie locale, à distance du point d'injection ou de la piqûre électromyographique. Le prélèvement est placé dans de la solution physiologique sodée ou dans un tube sec pour l'histochimie, dans du formol pour la microscopie optique, dans du glutaraldéhyde pour la microscopie électronique.
Des études de la chaîne respiratoire mitochondriale sont parfois réalisées.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017