sarcoïdose sur cicatrice l.f.
scar sarcoidosis
Lésion cutanée spécifique intégrée à une sarcoïdose prouvée car comportant d'autres manifestations cutanées ou viscérales, mais développée sur le site d'une cicatrice posttraumatique ou chirurgicale ancienne.
Le réveil avec tuméfaction d'une cicatrice souvent vieille de plusieurs dizaines d'années est évocateur de sarcoïdose; histologiquement, le dévelop
→ sarcoïdose, granulome silicotique
arthrite de la sarcoïdose l.f.
sarcoidosis arthritis
Arthrite habituellement aigüe, rarement chronique, entrant, avec les atteintes osseuses et musculaires, dans le cadre des manifestations rhumatismales de la sarcoïdose.
Les arthrites aigües constituent la manifestation rhumatismale la plus commune de la sarcoïdose (15% des cas), survenant précocement dans son évolution, s’associant parfois avec les autres éléments du syndrome de Löfgren et guérissant sans séquelles. Les arthrites chroniques, au contraire, surviennent tardivement, sont le fait de formes multiviscérales et agressives de la maladie et tendent à être ostéodestructrices.
cicatrice n.f.
scar
Marque laissée dans le tissu conjonctif par un foyer inflammatoire après sa cicatrisation, quel que soit son siège.
C'est une réparation fibreuse, imparfaite, indélébile.
Étym. lat. cicatrix : marque
[J1]
cicatrice de césarienne l.f.
cesarean section scar
Vestige de l'incision suturée de l'hystérotomie comportant du tissu fibreux, qui est considéré comme une zone de faiblesse lors d'un travail d'accouchement ultérieur, et qui soustend le risque de rupture utérine.
[O3]
cicatrice filtrante l.f
filtering scar
Cicatrice cornéoscléroconjonctivale d'une intervention filtrante.
Une cicatrice filtrante peut aussi être observée après une mauvaise cicatrisation d'une plaie chirurgicale ou traumatique du limbe, entraînant un passage d'humeur aqueuse sous la conjonctive.
[P2]
cicatrice hypertrophique l.f.
hypertrophic scar
Forme de cicatrice cutanée caractérisée par son caractère hypertrophique, en relief, sans extension au-delà de la zone lésée.
Il s'agit d'un stade de cicatrisation qui disparaît souvent spontanément au cours de la première année suivant sa constitution. Son évolution, comme son image histologique, la distinguent d'une chéloïde.
[J1]
cicatrice stellaire spontanée l.f.
→ pseudocicatrice stellaire spontanée
[J1]
cicatrice vicieuse l.f.
Séquelle tissulaire observable après une plaie, telle que sclérose rétractile ou hyperplasie conjonctive.
Exemples : extension, rétraction de la plaie, attraction ou destruction de certaines structures et organes, avec rétrécissement des lumières, blocages articulaires, etc.
Étym. lat. cicatrix : marque
[J1]
déhiscence de la cicatrice utérine l.f.
uterine scar dehiscence
Solution de continuité de la muqueuse et de la musculeuse utérines en regard d'une cicatrice opératoire de césarienne, myomectomie, hystéroplastie ou salpingectomie.
Elle survient habituellement au cours du travail et peut se traduire par une douleur sus-pubienne, des métrorragies, une souffrance fœtale et une baisse d'intensité des contractions utérines. Le plus souvent la déhiscence est asymptomatique, visible seulement lors d'une césarienne ou découverte lors d'une révision utérine après l'accouchement par les voies naturelles. Elle s'oppose à la rupture utérine où toutes les tuniques de l'utérus sont atteintes. Lorsqu'elle est de petite taille, la déhiscence est traitée de manière conservatrice par une surveillance stricte et une antibiothérapie. Lorsqu'elle est supérieure à 4 cm, elle nécessite une suture chirurgicale par laparotomie.
Étym. lat. dehiscere : s'ouvrir, se fendre
sarcoïdose n.f.
sarcoidosis
Affection multisystémique, chronique, d'étiologie inconnue, caractérisée histologiquement par la présence de granulomes épithélioïdes et gigantocellulaires d'aspect tuberculoïde mais sans nécrose caséeuse, touchant avec prédilection le thorax (adénopathies médiastinales et atteinte pulmonaire), la peau et l'œil, mais aussi le foie, les nœuds lymphatiques, le squelette, le système nerveux, les muscles, les glandes endocrines et exocrines, le cœur, le rein, etc.
Les symptômes dépendent de la localisation et du degré de diffusion des lésions. Si l'on excepte les localisations thoraciques et respiratoires, de loin les plus fréquentes, les manifestations cutanées de la sarcoïdose représentent sans doute une des principales causes de découverte de la maladie. Elles se répartissent en atteintes spécifiques, de structure histologique granulomateuse et d'évolution le plus souvent chronique, et en lésions non spécifiques essentiellement représentées par l'érythème noueux. Les lésions spécifiques, parfois encore appelées sarcoïdes, sont cliniquement polymorphes ; leur confirmation histologique est nécessaire au diagnostic mais non suffisante, puisqu'il faut aussi considérer les autres causes possibles de granulome épithélioïde.
L’atteinte des glandes parotides, sous-maxillaires et sublinguales constitue le syndrome de Mikulicz. L’atteinte méningée est presque constante, souvent uniquement biologique et s’accompagne parfois d’une atteinte des nerfs crâniens, principalement du facial. Des formes encéphalopathiques ont été décrites, alors que les neuropathies périphériques et les atteintes musculaires sont rares.
Au cours de la sarcoïdose, les réactions d’hypersensibilité retardée sont diminuées, ainsi que pourrait le montrer la négativité des tests tuberculiniques et des tests au dinitrochlorobenzène (DNCB).
Le traitement, difficile, doit être adapté au préjudice entraîné. La corticothérapie est presque toujours indiquée, mais son efficacité reste inconstante.
E. Besnier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1889), C. P. Boeck, dermatologiste norvégien (1899), J. Schaumann, dermatolgiste suédois, membre de l’Académie de médecine (1917)
Étym. gr. sarx : chair ; eidos : aspect
Syn. maladie de Besnier-Boeck-Schaumann (obs.), maladie de Schaumann (obs.), lymphogranulomatose bénigne (obs.)
→ sarcoïde, granulome sarcoïdosique, Löfgren (syndrome de), Mikulicz (syndrome de), lupus pernio, angiolupoïde, Heerfordt (syndrome de), Kveim (test de), Daniels (biopsie de), arthrite de la sarcoïdose, sarcoïdose sur cicatrice
agence technique de l'information sur l'hospitalisation l.f.
agency for information on hospital care
Agence instituée par décret du 26 décembre 2000 chargée des travaux techniques concourant à la mise en œuvre et l’accessibilité aux tiers du programme de médicalisation du système d’information (PMSI), nécessaires à l’analyse de l’activité d’un établissement médical comme de chacun des organismes qui le composent.
Les textes la concernant sont repris par les articles R 6113-33 et suivants du code de la santé publique. Elle est administrée par un conseil d’administration comprenant six représentants de l’État, dont le directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins et six personnalités qualifiées nommées par arrêté. Le conseil d’administration est présidé par le directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins.
Les informations recueillies consistent en statistiques agrégées ou en données codées pour chaque patient, de telle sorte que celui-ci ne puisse pas être identifié.
L’agence délibère également sur la programmation des travaux qui lui sont confiés par l’État et sur les moyens à mettre en œuvre pour en assurer la réalisation.
Elle émet, aussi, toute observation ou recommandation en relation avec les systèmes d’information sur l’hospitalisation.
Les compétences de l’agence, notamment sur le plan financier, ont été élargies par la mise en œuvre du système de la tarification à l’activité, le programme PMSI permettant d’établir et d’évaluer avec précision le fonctionnement des établissements de santé.
Sigle ATIH
→ programme de médicalisation du système d'information
[E1,E3]
Édit. 2017
autorisation de mise sur le marché l.f.
marketing authorization
Document délivré en France par l'Agence du médicament, nécessaire à l'exploitation commerciale de toute spécialité pharmaceutique par son fabricant.
Sigle : AMM
cancer utérin sur col restant l.m.
cancer of the remaining uterine cervix
Cancer développé sur le col utérin laissé en place après une hystérectomie subtotale.
Son risque justifie pour beaucoup la pratique de l’hystérectomie totale de principe.
Syn. carcinome utérin sur col restant
[F2,O3]
centre international de recherche sur le cancer l.m.
Organisme lié à l’organisation mondiale de la santé et financé par elle, chargé de toutes recherches fondamentales ou épidémiologiques sur les maladies cancéreuses.
Ce centre a son siège à Lyon.
Sigle CIRC
[E,F2]
centre national d'étude et de recherche sur la nutrition et l'aliment l.m.
Laboratoire du conseil national de la recherche scientifique (CNRS) dont le rôle est de synthétiser et de valoriser les travaux scientifiques portant sur l’alimentation.
Ces travaux peuvent avoir pour origine des scientifiques venus d’horizons divers (université, industrie, etc.). Le CNERNA n’a pas pour mission d’effectuer lui-même des recherches.
Sigle CNERNA
→ conseil national de l'alimentation, conseil supérieur d'hygiène publique de France
[E,C]
centre technique national de recherche sur les handicaps et les inadaptations l.m.
Association conforme à la loi de 1901 financée par le ministère de la protection sociale ; elle est chargée d’inciter toutes études et réflexions sur l’identification des handicaps et inadaptations de toutes natures, et les moyens d’y remédier, de coordonner les travaux en cours, de stimuler les initiatives, de dénombrer et encourager les réalisations existantes, de faciliter l’entraide entre les associations se consacrant aux personnes handicapées, etc.
Sigle CTNRHI
[E]
comité d'autorisation de mise sur le marché des médicaments l.f.
Commission siégeant auprès du ministre chargé de la santé.
Elle a pour mission de donner un avis sur les décisions d’octroi, de refus ou de retrait d’autorisation de mise sur le marché par l’examen et la discussion d’un dossier fourni par la société pharmaceutique qui en fait la demande.
La commission fait appel à des experts extérieurs qui ont au préalable examiné les dossiers, ainsi qu’à des rapporteurs désignés en son sein. Elle peut mettre en œuvre une procédure contradictoire.
[E]
comité national d'experts sur la mortalité maternelle l.m.
experts' national committee on the maternal mortality
Comité qui, en France, a pour objet l’analyse confidentielle des décès maternels et l’élaboration de mesures de prévention concernant la mortalité maternelle liée à la grossesse.
Il comprend six membres de droit et douze personnalités qualifiées des établissements publics et privés.
Créé par arrêté du ministre de la Santé du 2 mai 1995, un nouvel arrêté du 20 décembre 2006 lui a confié des missions qui étaient dévolues précédemment, en ce domaine, à la Direction générale de la Santé.
[E,O3]
culture sur membrane l.f.
Culture développée sur une membrane à travers laquelle a été filtré un volume donné de liquide et qu'on a posé sur une plaque de gélose ou un tampon absorbant imprégné d'un milieu de culture liquide.
Les solutions nutritives passent à travers la membrane et, après incubation, les bactéries qu'elle a retenues forment des colonies à sa surface, ce qui permet leur dénombrement.
[C1]
démence (retentissement psychique sur les proches donneurs de soins) l.
dementia (psychical repercussions among relatives caregivers)
Effets négatifs considérés comme majeurs, surtout décrits dans l'entourage des alzheimériens, et qui sont plutôt imputés à l'effet des troubles non cognitifs (psychotiques, dépressifs et comportementaux) des patients, ainsi qu'aux nécessaires restrictions apportées par l'entourage à ses relations et activités sociales.
Malgré les discordances entre les études publiées, la prévalence des troubles psychiques, en particulier dépressifs, apparaît très élevée. Des risques somatiques importants sont mis en évidence : hypertension artérielle, infarctus du myocarde, déficits immunitaires, etc. L'alcoolisme, l'abus de psychotiques sont fréquents.
Une prise en charge ou même en soins de ces "aidants" est souvent indispensable.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
dépôt linéaire sur la membrane basale l.m.
basar linear deposit
1) En ophtalmologie : dépôt de matériel dégénératif qui s'accumule dans l'espace externe à la membrane basale de l'épithélium pigmenté de la rétine et donc dans la couche collagène interne de la lame de Bruch.
2) En néphrologie : dépôt de matériel d’origine immunologique le long de la membrane basale du floculus glomérulaire.
dispositif médical sur mesure l.m.
medical device made to measure
«Tout dispositif fabriqué spécifiquement suivant la prescription d'un praticien dûment qualifié indiquant, sous la responsabilité de ce dernier, les caractéristiques de conception spécifiques et destiné à n'être utilisé que pour un patient déterminé.»
«La prescription susmentionnée peut également être établie par toute autre personne qui, en vertu de ses qualifications professionnelles y est autorisée.» «Les dispositifs fabriqués suivant des méthodes de fabrication continue ou en série, qui nécessitent une adaptation pour répondre à des besoins spécifiques du médecin ou d'un autre utilisateur professionnel, ne sont pas considérés comme des dispositifs sur mesure» (Directive 93/42 CEE du 14 juin 1993).
→ dispositifs médicaux, marquage CE
endocardite infectieuse sur prothèse valvulaire l.f.
prosthetic valvular infective endocarditis
Endocardite survenant sur une prothèse valvulaire liée à un microorganisme le plus souvent bactérien ou fungique.
Le diagnostic peut être retenu devant un état septicémique avec hémocultures positives et un dysfonctionnement de la prothèse par thrombose ou surtout désinsertion. Le pronostic de ces endocardites, souvent dues aux staphylocoques, reste grave surtout après la pose récente de la prothèse. L'intervention chirurgicale s'impose rapidement devant la gravité des dysfonctions prothétiques, plus rarement devant un état infectieux non contrôlé, des embolies septiques ou l'apparition de troubles de conduction.
Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur
[D1, K2]
Édit. 2019
forceps sur tête dernière l.m.
forceps on the after coming head
Manœuvre pratiquée sur une présentation du siège après expulsion du siège et des épaules permettant l'extraction de la tête dernière.
Elle évite, par la mise en place du forceps, les tractions sur le cou qui risquent d'entraîner de graves lésions du plexus brachial ou de la moelle épinière. Les conditions d'application du forceps sont identiqdes à celles des présentations céphaliques, c'est-à-dire : dilatation complète, tête engagée dans l'excavation, occiput contre la symphyse pubienne.
Étym. lat. forceps : tenaille, pince
[O3]
Édit. 2018
grossesse sur dispositif intra-utérin l.f.
pregnancy with IUD
Grossesse évoluant chez une femme porteuse d’un dispositif intra-utérin.
Du fait des complications possibles de fin de grossesse, prématurité et infection, il est préférable de réaliser l’ablation du dispositif au début de la grossesse, sous contrôle échographique si les fils extérieurs ne sont pas visibles.