Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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artère cochléaire commune  l.f.

arteria cochlearis communis (TA)

common cochlear artery

Branche terminale de l’artère labyrinthique qui se divise elle-même en trois branches : l’artère vestibulocochléaire, l’artère cochléaire propre et l’artère spirale du modiolus, toutes destinées à la cochlée.

artère cochléaire propre ,artère du labyrinthe ,artère spirale du modiolus,artère vestibulocochléaire

membrane vestibulaire du canal cochléaire l.f.

paroi  vestibulaire du canal cochléaire

paroi vestibulaire du conduit cochléaire l.f.

paries vestibularis ducti cochlearis ; membrana vestibularis ducti cochléaris (TA)

Paroi supérieure du canal cochléaire (limaçon membraneux)

Elle est constituée, de dedans en dehors, par un endothélium, une membrane basale ou vitrée et une couche conjonctive se continuant par le périoste de la rampe vestibulaire.

E. Reissner, anatomiste allemand (1824-1878)

Syn. anc. membrane de Reissner

rameau communicant du ganglion vestibulaire avec le nerf cochléaire l.m.

ramus communicans ganglionis vestibularis cum nervo cochleari (TA)

communicating branch of vestibular ganglion

ganglion communicant cochléaire du nerf vestibulaire, nerf vestibulaire

artère vestibulaire antérieure l.f.

arteria vestibularis anterior (TA)

anterior vestibular artery

Branche de l’artère du labyrinthe destinée au vestibule membraneux de l’oreille interne.

Syn. artère du vestibule

l'artère du labyrinthe ,artère du vestibule

strie cochléaire antérieure l.f.

stria cochlearis anterior (TA)

anterior acoustic stria, ventral acoustic stria

stries médullaires du quatrième ventricule

veine vestibulaire antérieure l.f.

vena vestibularis anterior (TA)

anterior vestibular vein

Veinule qui draine les parties antérieures du vestibule, du saccule, de l’utricule et de l’ampoule du conduit semicirculaire antérieur.
Elle conflue avec la veine vestibulaire postérieure et la veine de la fenêtre de la cochlée dans la veine vestibulo-cochléaire.

F. Siebenmann, ORL suisse (1852-1928)

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

veine vestibulaire antérieure de Siebenmann l.f.

vena vestibularis anterior (TA)

anterior vestibular vein

Veinule qui draine les parties antérieures du vestibule, du saccule, de l’utricule et de l’ampoule du conduit semicirculaire antérieur.
Elle conflue avec la veine vestibulaire postérieure et la veine de la fenêtre de la cochlée dans la veine vestibulo-cochléaire.

Fredrich Siebenmann (1852-1928) médecine suisse : A vérifier auprès de Jean-Louis Michaux

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

rameaux de la substance perforée antérieure de l'artère choroïdienne antérieure l.m.p.

rami substanciae perforatae anterioris arteriae choroideae anterioris (TA)

artère choroïdienne antérieure

artère carotide commune l.f.

arteria carotis communis (TA)

common carotid artery

Artère de la tête et de la partie supérieure du cou.
A droite elle nait par bifurcation du tronc brachio-céphalique.
 A gauche elle naît directement de la crosse de l’aorte et possède un trajet thoracique de 3 cm. Son origine est en arrière et à gauche de celle du tronc artériel brachiocéphalique. Elle monte, obliquement en dehors, vers la base du cou en s'écartant du tronc artériel. Elle entre en rapport en avant avec la veine brachiocéphalique gauche, en arrière avec l'artère sous-clavière gauche et l'œsophage, en dedans avec la trachée. Traversant l'ouverture supérieure du thorax, elle pénètre dans la région cervicale antérieure. Elle se termine par bifurcation, un peu au-dessus du cartilage thyroïde, en artère carotide externe et artère carotide interne.

A. Vésale dit Vesalius, anatomiste et médecin né à Bruxelles, diplomé à Montpellier et Paris, médecin de la Cour à Madrid puis professeur à Padoue, Bologne et Pise (1514-1564) ; F. Chaussier, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1746-1828)

Étym. gr. karoun : assoupir (on croyait que la carotide était l'artère du sommeil)

Syn. anc. artère carotide primitive ; arteria soporalis de Vésale ; tronc céphalique de Chaussier

artère hépatique commune l.f.

arteria hepatica communis (TA)

common hepatic artery

Branche terminale du tronc cœliaque.
Elle gagne en avant et à droite le flanc gauche puis la face antérieure de la veine porte en soulevant un repli péritonéal, le pli hépato-pancréatique. Elle se divise au bord gauche de la veine porte en deux branches terminales, l’artère gastro-duodénale et l’artère hépatique propre. Ses branches collatérales sont des rameaux pour les nœuds lymphatiques, pour le petit omentum et des branches pancréatiques dont l’une peut être l’artère pancréatique dorsale (celle-ci peut également provenir de l’artère liénale).

Syn. anc.  artère gastro-hépatique droite, artère hépatique, artère hépatique cœliaque

artère iliaque commune l.f.

arteria iliaca communis (TA)

common iliac artery

Branche de bifurcation terminale de l’aorte au niveau du bord inférieur de la quatrième vertèbre lombaire.
Elle se dirige obliquement en bas et en dehors sur un trajet de 6cm environ et se bifurque en ses deux branches terminales, l’artère iliaque externe et l’artère iliaque interne, en dedans de l’interligne sacro-iliaque, en dehors du promontoire du sacrum, à hauteur du disque intervertébral lombosacré. Elle donne quelques rameaux à l’uretère, aux nœuds lymphatiques, au muscle ilio-psoas, au péritoine et aux veines iliaques.

Syn. anc.  artère iliaque primitive

artère interosseuse commune l.f.

arteria interossea communis(TA)

common interoseous artery

Tronc commun très court  des artères interosseuses de l’avant-bras.
Il se détache de la face postérieure de l’artère ulnaire au-dessous de l’artère récurrente ulnaire. Volumineux, oblique en bas, en arrière et latéralement, véritable bifurcation de l’artère ulnaire, il représente le tronc axial primitif des artères de l’avant-bras. Ses deux branches de terminaison sont les artères interosseuses antérieure et postérieure. 

Syn. anc. tronc des artères interosseuses

artère pudendale commune l.f.

artère pudendale interne

artère sacrée latérale commune l.f.

common lateral sacral artery

artères sacrées latérales

bifurcation de l'artère carotide commune l.f.

bifurcatio arteriae carotis communis (TA)

bifurcation of common carotid artery

Bifurcation terminale de l’artère carotide commune, un peu au-dessus du cartilage thyroïde, en artère carotide externe et artère carotide interne.

Édit. 2017

artère cochléaire propre  l.f.

arteria cochlearis propria (TA)

proper cochlear artery

Branche de l’artère cochléaire commune destinée à la cochlée.

artère labyrinthique ,artère spirale du modiolus ,artère vestibulocochléaire

branche membraneuse commune des conduits semi-circulaires antérieur et postérieur l.f.

crus membranaceum commune ducti semicirculares anterior et posterior (TA)

common membranus limb of anterior and posterior semicircular ducts

Court canal d’union des extrémités non ampullaires des conduits semi-circulaires antérieur et postérieur.

Édit. 2017

branche osseuse commune des canaux semi-circulaires antérieur et postérieur l.f.

crus osseum commune ducti semicirculares anterior et posterior (TA)

common bony limb of anterior and posterior semicircular ducts

Segment d’union des extrémités non ampullaires des canaux semi-circulaires antérieur et postérieur.
Il s’ouvre dans le vestibule à la partie postéro-médiale de la voûte du vestibule.

Édit. 2017

cavité commune aux ventricules de Vésale l.f.

A.Vésale (Vesalius), anatomiste et médecin italien (1514-1564)

ventricule (troisième -)

[A1]

Édit. 2015

circonvolution olfactive commune de Retzius l.f.

A. A. Retzius, anatomiste et anthropologue suédois (1845)

tractus olfactif

[A1,H5]

Édit. 2017

classification commune des actes médicaux (CCAM) l.f. 

Nomenclature destinée à coder les gestes pratiqués par les médecins.
Elle sert à établir :
- les honoraires des actes techniques réalisés lors des consultations ;
- le seuil d’exonération du ticket modérateur pour les actes coûteux ;
- la participation forfaitaire de 18 euros à charge des patients pour les actes coûteux ;
- dans les cliniques privées, les honoraires pour les interventions réalisées ;
- dans les hôpitaux publics et privés, le programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) et sa tarification des séjours hospitaliers transmis à l'assurance maladie dans le cadre de la tarification à l’activité (T2).

programme de médicalisation des systèmes d'information

déficience immunitaire commune variable l.f.

immunodeficiency, common variable (CVID)

Immunodéficience à l’origine d’infections bactériennes ou plus rarement virales, récurrentes, particulièrement pulmonaires, sinusiennes ou ORL.
Au cours de la deuxième décade mais parfois dès l’enfance se manifestent des infections ou des inflammations du système gastro-intestinal avec diarrhée et perte de poids. Une accumulation de cellules immunitaires est à l’origine d’adénopathies, d’une splénomégalie et de granulomes dans d’autres organes.
L’altération fréquente des cellules sanguines est à l’origine d’une thrombocytopénie avec purpura, d’une anémie hémolytique auto-immune.
L’ affection peut être à l’origine d’une arthrite rhumatoïde, d’un lymphome malin non-hodgkinien et moins souvent d’un cancer gastrique.
Il existe différents formes de déficience immunitaire commune variable qui se distinguent par leurs causes génétiques. L’une d’elle est en relation avec une mutation du gène MS4A1.

MS4A1gene

déficience immunitaire commune variable 5 l.f.

immunodeficiency, common variable, 5 (CVID5)

Immunodéficience primitive caractérisée par une déficience en anticorps, une hypogammaglobulinémie, la survenue récurrente d’infections bactériennes.
L’affection est secondaire à un défaut de différenciation des lymphocytes B et à un manque de sécrétion d’immunoglobulines. Le nombre de lymphocytes B circulants est habituellement normal mais parfois abaissé.

MS4A1gene

[L’affection est secondaire à une mutation du gène MS4A1 MIM:613495.]

dénomination commune internationale l.f.

international nonproprietary name

Dénomination affectée par l’OMS à un principe actif défini, à une nouvelle substance pharmaceutique, compte tenu de sa structure chimique et de son action l’affectant à une classe pharmacologique.
L’utilisation des DCI est devenue la règle dans les journaux médicaux qui peuvent ainsi exposer librement les avantages et les inconvénients d’un produit nouvellement entré en thérapeutique sans porter atteinte aux droits des propriétaires des marques déposées. La DCI recommandée, quand elle existe, est obligatoirement utilisée en France pour l’étiquetage des spécialités pharmaceutiques. Les DCI sont précieuses pour le voyageur qui peut être assuré, grâce à elles, de trouver dans le pays où il se rend, le médicament ou l’équivalent du médicament qu’il désire. L’intérêt des dénominations apparaît tout spécialement dans les cas d’intoxication où un centre d’information peut fournir très rapidement, grâce à elles, les caractéristiques de la substance toxique absorbée.
Enfin, quotidiennement, le pharmacien d’officine est confronté au problème des marques et dénominations. S’il doit honorer une ordonnance provenant d’un pays étranger, il lui est possible, au cas où la spécialité renferme un principe actif unique possédant une DCI, de trouver, dans ses ouvrages de référence personnels ou par l’intermédiaire d’un bureau d’information, la correspondance de la marque étrangère dans son pays.

Sigle  : DCI

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