broncho-alvéolite n.f.
vesicular bronchiolitis
Inflammation simultanée des bronchioles les plus distales et des alvéoles pulmonaires adjacents.
Édit. 2017
ligament broncho-péricardique l.m.
→ membrane broncho-péricardique
membrane broncho-péricardique l.f.
membrana bronchopericardiaca (TA)
bronchopericardial membrane
Ensemble des formations fibreuses qui unissent le péricarde aux bronches et à la trachée.
Elles sont une émanation des lames sagittales fibreuses décrites sous le nom de ligaments phrénico-péricardiques, dépendances du fascia endothoracique. Elles s’étendent également à l’œsophage.
Syn. anc. ligament broncho-péricardique, ligament trachéo-péricardique, ligament oesopéricardique
muscle broncho-œsophagien l.m.
musculus bronchooesophageus (TA)
broncho-oesophageus
Ensemble des expansions musculo-élastiques inconstantes de la gaine œsophagienne qui s’étendent des bords latéraux et de la face antérieure de l’œsophage à la paroi postérieure membraneuse des bronches principales droite et gauche.
rétrécissement broncho-aortique de l'œsophage l.m.
constrictio bronchoaortica oesophageae, constrictio partis thoracicae oesophageae (TA)
thoracic constriction of oesophagus, broncho-aortic constriction of oesophagus
→ œsophage
syndrome broncho-récurrentiel l.m.
broncho-recurrential syndrome
Anomalie comportant des troubles de la voix par compression du nerf laryngé récurrent gauche, associés à des troubles de compression bronchique.
Décrit par Sergent au cours des anévrismes de l'arc de l'aorte, ce syndrome s'observe actuellement dans les carcinomes de la bronche principale gauche avec atteinte du nerf laryngé récurrent, ou dans les volumineuses adénopathies tumorales comprimant la bronche principale gauche et le nerf laryngé récurrent gauche.
tronc artériel broncho-intercostal l.m.
Tronc formé par la réunion de l'artère bronchique droite et de la 4e artère intercostale droite (1ère artère intercostale aortique), observé 2 fois sur 3.
Il naît de la face postérieure de l'aorte thoracique descendante, près de son bord droit, passe derrière l'œsophage transversalement et se divise au contact du bord interne de la bronche principale droite en artère bronchique droite et 4e artère intercostale droite.
[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]
tronc lymphatique broncho-médiastinal l.m.
truncus lymphaticus bronchomediastinalis (TA)
lymphatic bronchomediastinal trunk
Tronc collecteur lymphatique terminal de la base du cou.
Il reçoit la lymphe drainée par les troncs médiastinaux antérieurs, latéro-trachéal et médiastinal postérieur. Il est unique ou dédoublé et se jette dans le confluent veineux jugulo-subclavier ou dans l’une de ses branches, le plus souvent directement, parfois par l’intermédiaire du conduit thoracique droit à droite ou du conduit thoracique à gauche.
nœuds lymphatiques broncho-pulmonaires l.m.p.
nodi lymphoidei bronchopulmonales (TA)
bronchopulmonary lymph nodes
Nœuds lymphatiques intrathoraciques viscéraux situés au niveau des ramifications broncho-vasculaires intrapulmonaires, à proximité du hile ou sous la plèvre pulmonaire.
On distingue donc les nœuds intrapulmonaires proprement dits et les nœuds sous-pleuraux. Ils reçoivent les lymphatiques du poumon homologue. Ils se drainent dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs homologues et dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs.
Dans la classification internationale des tumeurs malignes broncho-pulmonaires, l’atteinte tumorale isolée des nœuds lymphatiques hilaires est classée N1. L’atteinte des nœuds lymphatiques médiastinaux associée ou isolée est par contre classée N2.
Syn. anc. ganglions lymphatiques intrapulmonaires, ganglions lymphatiques hilaires, ganglions lymphatiques des pédicules pulmonaires
cancer broncho-pumoniare l.m.
lung cancer
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du parenchyme pulmonaire ou du tissu bronchique.
Il peut s’agir d’une tumeur primitive développée au sein du tissu bronchique, plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires, ou d’une tumeur secondaire fréquente métastase d’un cancer primitif situé ailleurs dans l’organisme.
Syn. cancer du poumon, carcinome broncho-pulmonaire
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, métastase pulmonaire
[A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer broncho-pumonaire adénosquameux l.m.
A2, A3, B2, F2, K1, K32020
adenosquamous lung carcinoma
Carcinome composite fait d'éléments épidermoïdes et glandulaires.
Son évolution clinique le rapproche des adénocarcinomes. À ne pas confondre avec les carcinomes muco-épidermoïdes.
Syn. carcinome bronchique adénosquameux
→ adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif, cancer broncho-pulmonaire in situ
[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]
Édit. 2020
tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes l.f.
carcinoid bronchial tumor
Tumeurs se développant à partir des cellules du système endocrinien réparties dans plusieurs parties du corps, principalement dans l’intestin grêle, le gros intestin, l’ovaire, le pancréas et le tissu broncho-pulmonaire.
.Les cellules neuro-endocrines peuvent produire certaines hormones de façon excessive ce qui peut conduire à des tableaux cliniques variés .Les tumeurs neuroendocrines broncho-pulmonaire forment un groupe hétérogène de tumeur, tant sur le plan histologique qu'immunohistochimique ou moléculaire, mais aussi pronostique et thérapeutique. Elles regroupent les carcinomes neuroendocrines à grandes cellules, les cancers bronchiques à petites cellules, certains cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules, tumeurs carcinoïdes typiques et atypiques.
→ Cancer broncho-pulmonaire à petites cellules, , tumeurs carcinoïdes
[A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020
ngiosarcome primitif du sein l.m.
primary angiosarcoma of the breast
Tumeur conjonctive maligne du sein d'origine vasculaire.
Syn. hémangio-endothéliome du sein
[F5,K4,O5]
Édit. 2017
choriocarcinome primitif du col utérin l.m.
primary choriocarcinoma of the uterine cervix
Tumeur épithéliale sans chorion villositaire à haut potentiel métastasique développée dans le col de l'utérus.
Elle colonise rapidement le myomètre.
[F2,O3]
cordon sexuel primitif l.m.
primary sexual cord
Travée cellulaire en forme de cordon issue de l'épithélium cœlomique avant la fin de la 6e semaine de vie embryonnaire et atteignant l'intérieur de la crête génitale.
Cette poussée est unique dans le sexe masculin et les cordons se transforment en tubes séminifères. Dans le sexe féminin, la première poussée aboutit à une dégénérescence cellulaire ; elle est suivie d'une deuxième poussée, les cordons de Valentin Pflüger.
[A1,O6]
épithélium cornéen primitif l.m.
primary corneal epithelium
Couche de cellules ectoblastiques en avant de la vésicule cristallinienne présente à la 5ème semaine, formée de deux assises cellulaires, une profonde basale limitée en dedans par la lame basale et une superficielle.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2, O6]
Édit. 2020
ganglion iliaque primitif 1.m.
common iliac lymph node
Nœud (ganglion) lymphatique d'un groupe de cinq à sept, disposés autour des vaisseaux iliaques primitifs en trois groupes : externe, moyen et interne, ou ganglions du promontoire.
Ils drainent la lymphe des ganglions iliaques externes, internes et présacrés.
glaucome primitif à angle ouvert l.m.
primary open angle glaucoma
Hypertonie oculaire isolée avec gêne à l'écoulement de l'humeur aqueuse à travers le réseau trabéculaire.
Très fréquente (1 à 2% de la population de plus de 40 ans) la maladie débute le plus souvent dans la troisième décennie de la vie. Son expressivité est variable, et certaines formes semblent polygéniques. La transmission n'est pas toujours dominante, le mode récessif est possible et le mode lié au sexe exceptionnel. Le gène, GLC1A, est localisé en 1q24.3, le gène GLC1B est probablement en 2cen-q13. Le gène GLC1a code pour une protéine TIGR (trabecular meshwork induced glucocorticoid response protein) ou myociline (MYOC), protéine de structure située dans le trabéculum et le corps ciliaire. Plusieurs mutations ont été trouvées dans le gène TIGR/MYOC. Un autre gène responsable de GPAO et de glaucome congénital a été localisé en 6p25 (iridogoniodysgénésie, MIM 601631). L’affection est autosomique dominante (GLC1B : MIM 137760, locus en 2cen-q13, GLC1C : MIN 601682, locus en 3q21-q24).
Hensen (nœud primitif de) l.m.
Hensen’s primitiv node, Hensen's primitiv notch
Épaississement de la ligne primitive qui apparaît sur la face dorsale du disque embryonnaire didermique, vers le 17ème jour de la vie embryonnaire ou à la troisième semaine de la gastrulation, correspondant à la mise en place du troisième feuillet de l’embryon ou chordomésoblaste.
C’est à ce niveau que s’invagine le canal chordal par migration des cellules épiblastiques vers le pôle rostral de l’embryon.
V. Hensen, biologiste et zoologiste allemand (1863)
→ ligne primitive, disque embryonnaire didermique, disque embryonnaire tridermique, gastrulation, chordomésoblaste, canal chordal, épiblaste, pôle rostral de l'embryon, axes corporels embryonnaires (établissement des)
[A4,O6]
hyperplasie du vitré primitif l.f.
persistent hyperplastic primary vitreous
A. B. Reese, ophtalmologiste américain (1955)
→ persistance du vitré primitif, corps vitré, vitré primitif
intestin primitif l.m.
primary intestine
Partie dorsale du lécithocèle secondaire s’invaginant dans l’embryon au cours de sa délimitation à la quatrième semaine de vie.
Il communique avec la vésicule ombilicale par l’intermédiaire du canal omphalomésentérique. Sa partie antérieure est fermée par la membrane pharyngienne, sa partie postérieure par la membrane cloacale.
lymphome bronchopulmonaire primitif l.m.
primary pulmonary lymphoma
Lymphome se développant à partir de l'appareil broncho-pulmonaire de manière isolée, sans atteinte médiastinale.
Assez rare (1% des lymphomes malins et seulement de 0,5 à 1% des cancers pulmonaires), observé entre 50 et 60 ans, de bas grade (de 70 à 90 ´% des cas), il est fait de petits lymphocytes avec la grande diversité cellulaire des lymphomes de type MALT.
Asymptomatique une fois sur 2, l'aspect radiologique évocateur est celui d'une masse alvéolaire ± limitée avec un bronchogramme aérien. L'exploration fonctionnelle est normale. L'électrophorèse, complétée par l'immunoélectrophorèse, révèle 1 fois sur 3 une gammopathie monoclonale (surtout IgM).
Son traitement n'est pas codifié, d'autant que le pronostic dans ces formes de bas grade est bon. L'exérèse chirurgicale dans les formes localisées est volontiers proposée.
Les lymphomes de haut grade, rares, symptomatiques, imposent un traitement chimiothérapique agressif du type de celui d'un lymphome ganglionnaire de même gravité.
J. Cadranel, pneumologue français (2002 et 2004)
lymphome digestif primitif l.f.
primary gastrointestinal lymphoma
Lymphome dont la localisation digestive apparaît prédominante, sans atteinte ganglionnaire périphérique antérieure.
Une définition plus large est parfois appliquée, qui considère comme lymphome digestif primitif tout lymphome dont les symptômes cliniques initiaux sont liés à l'atteinte digestive. Les lymphomes digestifs primitifs ne représentent qu'environ 5% des lymphomes, dont ils constituent cependant la localisation extra-ganglionnaire la plus fréquente (environ 35% des lymphomes primitifs extra-ganglionnaires). Dans le tube digestif, ils atteignent par ordre de fréquence décroissante l'estomac (40 à 75%), l'intestin grêle (20 à 40%), la région iléocaecale (12 à 20%), le côlon et le rectum (10 à15%) et l'œsophage (moins de 1%). Les lymphomes gastriques primitifs se développent à partir du MALT et surviennent le plus souvent sur une gastrite chronique due à une infection à Helicobacter pylori.
lymphome malin primitif du sein l.m.
primary lymphoma of the breast
Prolifération lymphocytaire maligne principalement B (91%) d’apparition uni- ou bilatérale, chez la femme de toute âge (de 18 à 95 ans).
C’est une affection peu fréquente : 0,4% des cancers mammaires et 0,2% des lymphomes extra-nodaux ; a variété histologique la plus habituelle est le lymphome diffus à grandes cellules (48%), suivie du lymphome folliculaire (16%), lymphome de MALT (12%), lymphome de Burkitt (10%) et de rares cas de lymphome de Hodgkin. Un envahissement nodal de voisinage est parfois présent.
W. C. Jennings, chirurgien américain (2007)
lymphome primitif cérébral l.m.
malignant primary lymphoma
Lymphomes malins, presque exclusivement non-hodgkiniens, qui représentent 1,5% de tous les néoplasmes intracrâniens, 0,7% de tous les lymphomes, et dont l'incidence s'est considérablement accrue au cours des dernières décennies.
Leur diagnostic est souvent porté à l'aide d'une biopsie obtenue par méthode stéréotaxique.
Macroscopiquement, les lésions sont souvent multiples, avec une prédominance frontale, périventriculaire et méningée. Elles sont infiltrantes et mal limitées. Histologiquement, les cellules tumorales sont préférentiellement disposées en manchons autour des parois vasculaires encorbellées par un fin réseau réticulinique et diffusent dans le parenchyme voisin. Les mitoses ont souvent nombreuses. Ces tumeurs se nécrosent facilement. Les divers types de lymphomes correspondent à des degrés de malignité différents. Leur phénotype est précisé par l'utilisation de nombreux marqueurs qui montrent la prédominance des lymphomes B.
Le traitement par les glucocorticoïdes entraîne une amélioration rapide mais transitoire. Il est associé à la chimiothérapie et/ou à la radiothérapie.
Certains lymphomes se développent au cours de la quatrième à la septième décennie chez des patients non-immunodéprimés. Leur degré de malignité est variable. D'autres surviennent chez des sujets présentant une immunodépression congénitale ou acquise chez l'adulte (7,5% des cas anatomiques de SIDA) comme chez l'enfant, notamment lorsque le taux de lymphocytes T4 est inférieur à 50/mm3. Ces tumeurs se nécrosent facilement. Elles sont presque constamment associées à l'expression du virus d'Epstein-Barr. Leur pronostic est très défavorable.
J. M. Baehring, neurologue américain (2016)