Valsalva (manœuvre de) l.m.
Valsalva's test
Expiration forcée à glotte fermée provoquant une brusque augmentation de la pression endothoracique.
Cette manœuvre diminue le retour veineux aux cavités cardiaques, d'où réduction du débit cardiaque et en conséquence baisse de la pression artérielle. On note les effets :1) pendant la mise sous pression du poumon,2) lors du maintien de cette pression pendant 30 secondes environ,3) pendant le relâchement,4) et 5 secondes après.La manœuvre de Valsalva met en jeu le baroréflexe et donc la réactivité du système nerveux neurovégétatif. Lors des dysautonomies neurovégétatives primitives ou secondaires, on l'utilise pour évaluer la réactivité du système neurovégétatif.
On obtient aussi l'hyperpression des voies aériennes supérieures, notamment au niveau du cavum en pinçant le nez et les lèvres pendant une expiration forcée. Ce qui permet d'insuffler de l'air dans l'oreille moyenne à travers la trompe d'Eustache, manœuvre utile en cas de décompression rapide (aéronautique, plongée) pour éviter l'otite barotraumatique.
En radiologie, cette technique consiste à prendre le cliché pulmonaire à la fin d'une inspiration profonde, en demandant au sujet une expiration bloquée (nez et bouche fermés).
Cette manœuvre réduit la pression endothoracique, réduisant la taille des opacités veineuses. Elle permettait ainsi, avant la scanographie, de distinguer d'une adénopathie, la crosse distendue de l'azygos.
En ORL, après ingestion d'opacifiant, cette épreuve permet d'évaluer la souplesse des parois pharyngées (sinus piriformes).
A.M. Valsalva, anatomiste italien (1704)
→ barotraumatique (otite), dysautonomie végétative, Valsalva (rapport de), hypotension orthostatique, otite barotraumatique,Toynbee (manœuvre de)
[B4, K1]
Édit. 2019
anévrysme du sinus de Valsalva l.m.
Valsalva sinus aneurysm
Anévrysme congénital développé à partir de la paroi d’un des sinus de Valsalva de la racine aortique (pratiquement toujours sinus droit ou postérieur).
Cet anévrysme favorisé par une faiblesse congénitale de la paroi aortique, forme une poche allongée en massue, étroite à son origine. Il se développe sauf quelques cas exceptionnels, dans une des cavités droites du cœur, oreillette ou ventricule, et devient pathologique lorsqu’il se rompt dans cette cavité, créant alors une fistule aortocardiaque et un shunt gauche-droit. Le traitement chirurgical, nécessaire lorsque le shunt est important, consiste à ouvrir la cavité cardiaque intéressée sous circulation extracorporelle et à fermer l’orifice de communication de l’anévrysme avec l’aorte.
A. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
[K2,K3,K4]
Édit. 2017
cliché en Valsalva l.m.
radiography with Valsalva’s test
A. M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
[B2]
ligaments de Valsalva l.m.p.
Valsalva’s ligaments
A. M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
rapport de Valsalva l.m.
Valsalva’s ratio
A. M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
sinus de Valsalva l.m.
A. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
Valsalva (épreuve de) l.f.
Valsalva’s test
A.M. Valsalva, anatomiste italien (1704)
Valsalva (ligaments de) l.m.p.
Valsalva’s ligaments
A.M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
Valsalva (rapport de) l.m.
Valsalva’s ratio
Rapport entre les fréquences cardiaques pendant l'épreuve de Valsalva (bradycardie) et juste après (tachycardie compensatoire).
Ce rapport permet d'évaluer la réactivité du système nerveux autonome. Il n'a évidemment pu être envisagé à l’époque de Valsalva : on ne peut mesurer la fréquence sur de si courtes durées que sur l'électrocardiogramme. La période (inverse de la fréquence) se mesure avec précision sur l'intervalle RR. Le rapport de Valsalva devient ainsi :
Rv = RR le plus long/ RR le plus court qui doit être supérieur à 1,10.
A.M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
→ Valsalva (manoeuvre de), période, système nerveux autonome
Valsalva (rétinopathie de) l.f.
Valsalva’s hemorrhagic retinopathy
Hémorragie rétinienne secondaire à un effort physique à glotte fermée avec augmentation brutale de la pression intrathoracique.
A. Valsava, anatomiste italien (1666-1723)
[P2]
Édit. 2019
Valsalva (rapport de) l.m.
Valsalva ratio
Rapport entre les fréquences cardiaques pendant l'épreuve de Valsalva (bradycardie) et juste après pendant la tachycardie compensatoire.
Ce rapport permet d'évaluer la réactivité du système nerveux autonome.moyens pour le faire. On ne peut mesurer la fréquence sur de si courte durée que sur l'électrocardiogramme. La période (inverse de la fréquence) se mesure avec précision sur l'intervalle RR.
Le rapport de Valsalva devient ainsi :Rv = RR le plus court / RR le plus long.
→ période, système nerveux autonome, Valsalva (épreuve de)
[K2]
Édit. 2019
Adson (manœuvre d') l.f.
Adson’s manoeuver
Procédé d’exploration clinique utilisé pour le diagnostic d’une compression de l’artère sous-clavière dans la traversée thoracobrachiale.
Elle consiste à faire pratiquer, en même temps, une extension du cou en arrière, une rotation de la tête du côté du membre examiné et une inspiration profonde. La diminution, voire la disparition du pouls radial est évocatrice d’une compression de l’artère sous-clavière.
Toutefois la valeur pathognomonique de cette manœuvre est discutable car elle est positive chez environ 30% d’une population normale.
A. W. Adson, neurochirurgien américain (1887-1951)
[K4]
Édit. 2020
Alajouanine (manœuvre d') l.f.
Doll’s eye movement
Méthode qui permet d’étudier la motilité automaticoréflexe des globes oculaires : quand on modifie la position de la tête, les yeux effectuent un mouvement compensateur.
En l’absence de paralysie de fonction, les yeux se portent vers la gauche quand la tête est déplacée vers la droite, s’élèvent quand la tête est fléchie, s’abaissent, quand la tête est en extension.
Par ex., dans une paralysie de l’élévation (syndrome de Parinaud), le malade ne peut regarder volontairement vers le haut, mais si on fléchit la tête, on voit apparaître un mouvement compensateur d’élévation.
La paralysie porte sur les mouvements volontaires et réflexes, si la dissociation n’existe pas.
T. Alajouanine, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1926)
Syn. yeux de poupée de Schuster (manœuvre des)
[H1,P2]
Édit. 2017
Barlow (manœuvre de) l.f.
Barlow’s maneuver, Barlow’s test
Procédé d’examen des hanches du nouveau-né pour dépister une luxation, une subluxation de la hanche ou une simple instabilité.
L’enfant est placé sur le dos sur un plan dur. Les deux hanches sont examinées séparément ; une main immobilise le bassin d’un côté, l’autre main pousse le fémur en arrière et vers le haut en y associant des mouvements d’adduction et de légère rotation, Un ressaut est perçu en cas d’instabilité ou de malformation luxante de la hanche par déplacement de la tête fémorale en dehors de l’acétabulum (cotyle) ; c’est un ressaut de sortie. Un mouvement d’arrière en avant en légère abduction permet de percevoir sa réintégration dans l’acétabulum. Une sensation de piston laisse supposer une luxation permanente.
Cet examen est ordinairement couplé avec la recherche du signe d’Ortolani. En cas de test positif, une étude des hanches par échographie est nécessaire.
T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962); M. Ortolani, pédiatre italien (1937)
[O1,I2]
Édit. 2017
Baudelocque (manœuvre de) l.f.
Baudelocque’s manoeuvre
Manoeuvre obstétricale par voie interne destinée à transformer, par empaumement de l'occiput fœtal et flexion de la tête, une présentation de la face en présentation du front.
J. Baudelocque, gynécologue accoucheur français, membre de l'Académie de médecine (1745-1810)
Édit. 2017
Béthoux (manœuvre de) l.f.
Bethoux’s manoeuvre
Manœuvre utilisée en cas d'incontinence urinaire d'effort pour apprécier le pronostic du traitement chirurgical.
Elle consiste à disposer les deux branches d'un clamp courbe dans les culs-de-sac vaginaux latéraux et à exercer une pression vers le haut ; quand la patiente réalise un effort de poussée, la manœuvre est positive lorsqu'elle arrête la fuite urinaire ; le traitement chirurgical peut alors être proposé.
A. Béthoux, gynécologue français (1962)
Édit. 2017
Bielschowsky (manœuvre de) l.f.
Bielschowsky's test
Manœuvre clinique utilisée dans le diagnostic des hypo-actions des muscles obliques en particulier le grand oblique, et consistant à incliner la tête du sujet successivement sur chaque épaule.
On observe une augmentation de l'hypertropie de l'œil atteint quand on incline la tête sur l'épaule du même côté et une diminution ou une disparition de cette hypertropie quand on incline la tête sur l'épaule du côté opposé.
S'il y a un élément en V associé, il s'agit d'une hypo-action du grand oblique du côté de l'œil le plus haut ; s'il y a un élément en A, il s'agit d'une hypo-action du petit oblique du côté de l'œil le plus bas. La manœuvre peut être utilisée pour aider au diagnostic d'une hyperaction des muscles petits ou grands obliques.
A. Bielchowsky, ophtalmologiste américain (1938)
Édit. 2017
Boinet (manœuvre de) l.f.
Procédé d’extraction d’une épingle introduite dans l’urèthre.
La verge est coudée sur la tête de l’épingle qui travers l’urèthre et sort. Ensuite l’épingle est basculée pour que sa tête sorte et soit aisément saisie par le méat.
E. Boinet, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1890)
Édit. 2017
Bonnaire (manœuvre de) l.f.
Bonnaire's manoeuvre
Dilatation bimanuelle du col utérin pour un accouchement rapide.
Les deux index adossés introduits dans le canal cervical dilatent le col par des mouvements de flexion.
E. Bonnaire, gynécologue français (1858-1918)
Édit. 2017
Bonney (manœuvre de) l.f.
Marshall’s test, Bonney’s test
Test utilisé dans l'examen clinique d'une incontinence urinaire féminine d’effort dans le but d'en préciser le mécanisme et d’apprécier le pronostic du traitement chirurgical.
Elle consiste à remonter et à maintenir de part et d'autre du col vésical la paroi antérieure du vagin à l'aide de deux doigts ou des deux mors d'une pince intravaginale, sans comprimer l'urèthre ni le col, de façon à remonter la vessie pleine dans l’enceinte des pressions manométriques abdominales mimant ainsi la restauration du hamac sous-vésical.
La manœuvre est dite positive si elle prévient la survenue de fuites à la toux ; elle est alors en faveur d'une déficience du soutien cervico-uréthral.
V. Bonney, gynécologue britannique (1923)
→ incontinence urinaire d'effort
Édit. 2017
Borell (manœuvre de) l.f.
Borell's manoeuvre
Manœuvre favorisant la déflexion complète de la tête du fœtus en présentation du front : la bouche du fœtus est refermée afin d'éviter l'accrochage de la mandibule à la margelle du petit bassin.
U. Borell, gynécologue suédois (1965)
Édit. 2017
Bracht (manœuvre de) l.f.
Bracht's manoeuvre
Dégagement de la tête dernière dans la présentation du siège, lorsque les omoplates du fœtus apparaissent à la vulve, en relevant le corps du fœtus, dos en avant, vers l'abdomen de la mère, l'occiput du fœtus pivotant autour de la symphyse pubienne, sans aucune traction.
E. Bracht, gynécologue allemand (1936)
Édit. 2017
bras tendus (manœuvre des) l.f.
arm deviation test
Manœuvre destinée à mettre en évidence un trouble vestibulaire.
Le sujet assis, les yeux fermés, étend ses deux bras en avant, pouce en haut. Les bras dévient horizontalement du côté d’une lésion vestibulaire déficitaire.
Syn. index (déviation des), épreuve des bras tendus
Édit. 2017
Braxton Hicks (manœuvre de) l.f.
Braxton-Hicks’ version
Version obtenue par une manœuvre bimanuelle, abdominale et vaginale, afin de parvenir à une présentation du siège en cas d'hémorragie par insertion vicieuse du placenta : le siège du fœtus vient alors comprimer le placenta.
J. Braxton Hicks, gynécologue britannique (1823-1897)
Édit. 2017
Brindeau-Lantuéjoul (manœuvre de) l.f.
Brindeau-Lantuéjoul’s manoeuvre
Manœuvre manuelle dérivée de la manœuvre de Mauriceau permettant l'accouchement de la tête dernière retenue dans l'excavation en cas de présentation du siège : le corps du fœtus est relevé après que ses pieds ont été saisis.
A. Brindeau, membre de l'Académie de médecine et P. Lantuéjoul, gynécologues obstétriciens français (1934)
Édit. 2017