Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

41 résultats 

tronc lymphatique broncho-médiastinal l.m.

truncus lymphaticus bronchomediastinalis (TA)

lymphatic bronchomediastinal trunk

Tronc collecteur lymphatique terminal de la base du cou.
Il reçoit la lymphe drainée par les troncs médiastinaux antérieurs, latéro-trachéal et médiastinal postérieur. Il est unique ou dédoublé et se jette dans le confluent veineux jugulo-subclavier ou dans l’une de ses branches, le plus souvent directement, parfois par l’intermédiaire du conduit thoracique droit à droite ou du conduit thoracique à gauche.

curage ganglionnaire lymphatique médiastinal l.m.

lymphadenectomie médiastinale

[N2]

veine pulmonaire supérieure droite (tronc médiastinal) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc médiastinal de la veine pulmonaire supérieure droite

veine apicale de la veine pulmonaire supérieure droite

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

tronc médiastinal du lobe supérieur du poumon droit l.m.

veine apicale du lobe supérieur du poumon droit

veine pulmonaire supérieure gauche (tronc veineux médiastinal postérieur) l.m.

superior hilar vein (left superior pulmonary vein)

Ancienne dénomination de la réunion des veines apicale et postérieure correspondant à la veine apicopostérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche dans la Terminologia Anatomica.

Syn. tronc veineux médiastinal postérieur de la veine pulmonaire supérieure gauche

veine apicopostérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

tronc veineux médiastinal postérieur du lobe supérieur du poumon gauche l.m.

partie intrasegmentaire de la veine apico-postérieure du lobe supérieur du poumon gauche

tronc artériel broncho-intercostal l.m.

Tronc formé par la réunion de l'artère bronchique droite et de la 4e artère intercostale droite (1ère artère intercostale aortique), observé 2 fois sur 3.
Il naît de la face postérieure de l'aorte thoracique descendante, près de son bord droit, passe derrière l'œsophage transversalement et se divise au contact du bord interne de la bronche principale droite en artère bronchique droite et 4e artère intercostale droite.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

tronc lymphatique l.m.

lymphatic trunk

Vaisseau lymphatique de gros calibre.
Les deux principaux troncs lymphatiques du corps sont d’une part : le tronc droit latérorachidien qui reçoit la lymphe du côté droit provenant des régions situées au-dessus du foie et débouchant au confluent des veines sous-clavières et jugulaires internes droite ; d’autre part le tronc gauche ou canal thoracique.

tronc lymphatique sous-clavier l.m.

tronc subclavier

emphysème médiastinal l.m.

mediastinal emphysema, pneumomediastinum

Infiltration diffuse d’air dans le tissu celluleux médiastinal.
Conséquence d’une ef­fraction trachéale, œsophagienne, d’une rupture alvéolaire spontanée en particulier lors d’une crise d’asthme (emphysème médiastinal spontané), il peut aussi être secondaire à une médiastinoscopie. Il peut également être en rapport avec une infection gangréneuse (cellulite cervico-médiastinale).

Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans

Syn. pneumomédiastin

asthme, médiastinoscopie, cellulite bacterienne

[K1]

Édit. 2019

emphysème médiastinal spontané l.m.

spontaneous mediastinal emphysema

Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans

Syn. pneumomédiastin spontané

pneumomédiastin spontané, emphysème médiastinal

[K1]

Édit. 2019

emphysème médiastinal traumatique l.m.

traumatic mediastinal emphysema

Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans

Syn. pneumomédiastin traumatique

pneumomédiastin traumatique, emphysème médiastinal

[K1]

Édit. 2019

goitre ectopique médiastinal l.m.

goitre endothoracique vrai

kyste digestif médiastinal l.m.

kyste paraœsophagien

lymphome hodgkinien médiastinal l.m.

mediastinal Hodgkin disease

Cancer ganglionnaire décrit par Hodgkin en 1832, dont le diagnostic repose sur la présence de cellules de Sternberg, qui sont des cellules tumorales.
On en distingue 4 types :
- type 1 à prédominance lymphocytaire, observé dans 10% des cas surtout chez l'enfant et l'adolescent,
- type 2 avec une sclérose nodulaire, observé dans 65% des cas surtout chez l'adolescent et l'adulte jeune sous forme d'atteinte médiastinale,
- type 3 avec une cellularité mixte, observé dans 20% des cas chez l'adulte, de début périphérique (cou, aisselle, aine),
- type 4 avec déplétion lymphocytaire, observé dans 5% des cas chez l'adulte, à début volontiers inguinal.
La maladie naît au niveau du médiastin dans 65% des cas. Le 2ème point de départ est cervical haut dans 25% des cas. L'extension se fait par voie lymphatique mais il existe parallèlement une dissémination par voie sanguine source des localisations viscérales. L'atteinte splénique est présente histologiquement dans 50% des cas.
Le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire qui est indispensable aux pathologistes pour rechercher la cellule de Sternberg au sein d'un granulome inflammatoire plus ou moins important.
Au terme du bilan d'extension, on classe la maladie en stades cliniques :
- stade 1, atteinte d'un seul territoire ganglionnaire d'un seul côté du diaphragme (15% des cas)
- stade 2, atteinte de deux territoires ganglionnaires ou plus, d'un seul côté du diaphragme (60% des cas),
- stade 3, plusieurs territoires ganglionnaires de part et d'autre du diaphragme (20% des cas),
- stade 4 atteinte d'un ou plusieurs viscères non contigüe à une atteinte ganglionnaire (15% des cas).
Le traitement classique repose sur le MOPP (chlorméthine, vincristine, procarbazine, prednisolone) ou l'ABVD (adriamycine, bléomycine, vinblastine, décarbazine avec ou sans méthylprédnisolone).
Anc. dénom. maladie de Paltauf-Sternberg, lymphogranulomatose maligne

T. Hodgkin, médecin britannique (1798-1866), R. Paltauf, pathologiste autrichien (1897)

Syn. maladie de Hodgkin

lymphome médiastinal à grandes cellules B l.m.

Variété de lymphome diffus à grandes cellules B qui apparaît dans le thymus.
Ce lymphome survient chez l’adulte âgé de 30 à 40 ans ; il affecte un peu plus la femme que l’homme, est d’évolution rapide, entraîne des manifestations broncho-pulmonaires et peut provoquer un syndrome de compression de la veine cave supérieure.
Le traitement fait appel à la chimiothérapie associée aux anticorps monoclonaux. Les récidives sont fréquentes et atteignent des organes systémiques.

médiastinal adj.

mediastinal

Qui se rapporte au médiastin ou siège au niveau du médiastin.

récessus costo-médiastinal l.m.

recessus costomediastinalis(TA)

costomediastinal recess

plèvre

récessus phrénico-médiastinal l.m.

recessus phrenicomediastinalis(TA)

phrenicomediastinal recess

plèvre

récessus vertébro-médiastinal l.m.

recessus vertebromediastinalis(TA)

vertebromediastinal recess

plèvre

broncho-alvéolite n.f.

vesicular bronchiolitis

Inflammation simultanée des bronchioles les plus distales et des alvéoles pulmonaires adjacents.

Édit. 2017

cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)

small cell lung carcinoma

Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase). 
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types  histologiques  des carcinomes broncho-pulmonaires  primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique

Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules

cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase,  synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines

[A3, F2, K1]

Édit. 2020

carcinome broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules l.m.

giant cells indifferencied bronchial carcinoma

Syn. cancer broncho-pulmoniare à grandes cellules

cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique

[F2,K1]

carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire l.m.

pulmonary neuroendocrine carcinoma

Syn. cancer neuro-endocrine broncho-pulmonaire

cancer neuro-endocrine broncho-pulmonaire, carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules

[F2,K1]

ligament broncho-péricardique l.m.

membrane broncho-péricardique

| /2 | page suivante