Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

122 résultats 

suture fronto-lacrymale l.f.

sutura frontolacrimal (TA)

fronto-lacrimal suture

Suture entre le processus orbitaire interne de l’os frontal et le bord supérieur de l’os lacrymal.

suture fronto-ethmoïdale l.f.

sutura frontoethmoidalis (TA)

fronto-ethmoidal suture

1- suture entre la surface ethmoïdale de l’os frontal et la face supérieure du labyrinthe ethmoïdal.
2- suture entre la crête de l’épine nasale de l’os frontal et le bord antéro-supérieur de la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde.

Syn. anc. suture ethmoïdo-frontale

suture fronto-malaire l.f.

suture fronto-zygomatique

suture fronto-maxillaire l.f.

sutura frontomaxillaris(TA)

frontomaxillary suture

Suture entre le segment latéral de la partie nasale de l’os frontal et le sommet du processus frontal du maxillaire.

suture fronto-nasale l.f.

sutura frontonasalis (TA)

frontonasal suture

Suture entre le segment médian de la partie nasale de l’os frontal et les bords supérieurs des deux os nasaux.

Syn. anc. suture naso-frontal

suture fronto-sphénoïdale l.f.

suture sphéno-frontale

suture fronto-zygomatique l.f.

sutura frontozygomatica (TA)

frontozygomatic suture

Suture entre le processus zygomatique de l’os frontal et le processus frontal de l’os zygomatique.

Syn. anc. suture fronto-malaire, suture zygomato-frontale

suture ethmoïdo-lacrymale l.f.

sutura ethmoidolacrimalis (TA)

ethmoidolacrimal suture

Suture entre le bord antérieur de la lame orbitaire de l’os ethmoïde et le bord postérieur de l’os lacrymal.

Syn. anc. suture ethmoïdo-unguéale

artère fronto-polaire l.f.

artère polaire frontale

dégénérescences lobaires fronto-temporale s (DLFT) l.f.p.

Groupe hétérogène de maladies neurodégénératives dont le point commun est l’atteinte prépondérante du lobe frontal ou temporal.
Les premières manifestations, souvent précoce (avant 45 ans), concernent une modification progressive du caractère et du comportement (négligence physique, désinhibition comportementale, impulsivité…), des symptômes affectifs (dépression, anxiété, apathie, indifférence affective), des troubles du langage. Peu à peu, le malade devient étranger à tout ce qui se passe autour de lui. Il a de plus en plus de mal à s’exprimer. Les troubles de la mémoire sont beaucoup moins importants que dans la maladie d’Alzheimer et certaines capacités intellectuelles sont maintenues proches de la normale pendant de nombreuses années. La durée de survie après l'apparition des premiers symptômes est comprise entre 6 et 11 ans,
Les tests neuropsychologiques attestent de l’altération des fonctions exécutives (signe d'atteinte frontale), l'absence d'amnésie importante et de désorientation spatio-temporelle. Ils permettent également d'évaluer le langage.
L'imagerie par résonance magnétique met en évidence une atrophie focale et d'allure lobaire.
Les examens biologiques sanguins éliminent une cause inflammatoire ou métabolique.
Le dosage de la protéine tau (phosphorylée) et de la substance bêta amyloïde dans le liquide cérébrospinal pourraient permettre de différencier les DLFT de la maladie d'Alzheimer. Les deux types anatomopathologiques les plus répandus (environ 90 % des cas) correspondent à un dysfonctionnement de certaines protéines neuronales comme la  protéine Tau et la protéine TDP-43 (TAR DNA binding Protein 43). Les 10 % restants représentent un groupe hétérogène dans lequel ont été identifiés des cas caractérisés par une accumulation anormale de la protéine FUS (FUsed in Sarcoma). Le nombre de cas associés au dysfonctionnement d’une protéine encore inconnue, signalée par des agrégations anormales d’ubiquitine tend à se réduire du fait de l’avancée des recherches en génétique et en neuropathologie.
Les trois gènes les plus représentés sont le gène C9orf72 (retrouvé dans la majorité des DFLT associées à la sclérose latérale amyotrophique) avec un dysfonctionnement de la protéine TDP-43, le gène de la progranuline, GRN (en rapport également avec TDP-43), le gène MAPT (pathologie Tau). À eux trois ils expliquent plus de la moitié des DFLT familiales. Les gène CHMP2B, VCP, TARDBP,sont beaucoup moins représentés. Néanmoins 60% des cas semblent sporadiques.
Le premier cas a été décrit en 1892 par Arnold Pick. Cette entité a été nommée par Alois Alzheimer « maladie de Pick » en 1911.

Alzheimer (maladie d'), amnésie, protéine tau, peptide bêta-amyloïde, TDP43, protéine FUS, ubiquitine, progranuline

[H1]

Édit. 2018

dysplasie fibreuse fronto-orbitaire de Jaffé-Lichtenstein l.f.

fibrous dysplasia of bone

H. Jaffe (1935) et L. Lichtenstein (1938) anatomopathologistes américains

Jaffé-Lichtenstein (maladie de)

faisceau fronto-occipital l.m.

fasciculus fronto-occipitalis

fasciculus fronto-occipitalis
Ensemble de fibres superficielles, qui longe le sinus longitudinal supérieur.

[A1,H1]

Édit. 2018

faisceau fronto-pontin l.m.

tractus fronto-pontin

[A1,H1]

Édit. 2018

fibres fronto-pontines l.f.p.

fibrae frontopontinae (TA)

Un des faisceaux constituant du tractus cortico-pontin

tractus cortico-pontin

[A2,H5]

Édit. 2018 

incidence fronto-sous-occipitale l.f.

fronto-suboccipital incidence

Incidence utilisée en radiologie crânienne pour obtenir une vue de la voûte crânienne postérieure et de l’endocrâne dégagée du massif facial.
Cette incidence qui projette le dorsum sellae dans le foramen magnum est obtenue le malade en position assise le front et le nez appuyant sur le récepteur, les rayons incidents faisant un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 25° avec le plan orbito-méatal. Les clichés ainsi obtenus permettent l’analyse de la voûte crânienne postérieure, de l’épiphyse, du foramen magnum, des rochers et des condyles mandibulaires.

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

plan sagittal médian, plan orbitoméatal

sillon du lobe fronto-pariétal (grand-) de Gratiolet l.m.

L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865)

sillon cingulaire

tractus fronto-pontin l.m.

tractus frontopontinus (TA)

frontopontine fibres

Faisceau né de l’aire 6 du cortex frontal et qui gagne les noyaux du pont où il s’articule avec le deuxième neurone de la voie extrapyramidale cortico-cérébelleuse.

F.Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)

Syn. anc. faisceau d’Arnold, faisceau fronto-pontin

réflexe fronto-orbiculaire l.m.

Réflexe du tronc cérébral : fermeture des paupières après percussion de l'os frontal entre les arcades sourcilières.

[H1]

Édit. 2018

apophyse lacrymale du cornet inférieur l.f.

processus lacrymal du cornet nasal inférieur

artère lacrymale l.f.

arteria lacrimalis  (TA)

lacrimal arteri

Branche de l’artère ophtalmique qui longe le muscle droit latéral de l’œil.
Elle se distribue à la glande lacrymale et à la paupière supérieure.

canalicules excréteurs de la glande lacrymale l.m.p.

ductuli excretorii glandulae lacrymalis (TA)

excretory ducts of lacrymal gland

Ensemble des canaux excréteurs des différentes portions de la glande lacrymale.
Ce sont les canaux de la partie orbitaire de la glande (canaux principaux) qui, au nombre de 3 à 5, s’ouvrent dans la partie supéro-latérale du fornix supérieur de la conjonctive, et les canaux excréteurs de la partie palpébrale de la glande dont certains se jettent dans les canaux principaux et d’autres, indépendants (canaux accessoires), dans les fornix de la conjonctive.

[A1,P2]

Édit. 2015

canaliculite lacrymale l.f.

lacrymal canaliculitis

Inflammation des canalicules lacrymaux.
Les canaliculites sont relativement peu fréquentes et difficiles à diagnostiquer. Le larmoiement est le symptôme commun à toutes les canaliculites et seul un examen clinique rigoureux des canalicules permet d'évaluer le type et le stade évolutif de la canaliculite (œdémateuse au début, sténosante par la suite). Les canaliculites peuvent résulter d'une atteinte infectieuse bactérienne (une forme particulière est la canaliculite avec concrétions d'origine actinomycosique), ou virale (d'origine herpétique ou après conjonctivite virale). Certaines canaliculites sont plus sténosantes : canaliculites virales, allergiques, postradiothérapiques, médicamenteuses, posttraumatiques. Le traitement des canaliculites consiste à extraire d'éventuelles concrétions intracanaliculaires, à prévenir ou traiter une sténose canaliculaire par la mise en place d'une intubation lacrymale lorsque cela est possible ou par une chirurgie reconstructrice en cas d'oblitération canaliculaire trop étendue.

[A1,P2]

caroncule lacrymale l.f.

lacrymal caruncle

Excroissance charnue appartenant au canthus interne.

canthus

[A1,P2]

Édit. 2015

concrétion lacrymale l.f.

lacrymal concretion

Agrégation solide des canalicules lacrymaux s'observant au cours des canaliculites.
Elles sont produites le plus souvent par des bactéries anaérobies : Actinomyces israeli, fusobactéries, entérobacter, mais aussi des champignons du type Aspergillus.

[P2]

conjonctivite lacrymale l.f.

bacterial conjunctivitis

Conjonctivite bactérienne.

[P2,D3]

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