Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

32 résultats 

syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique l.m.

W.B. Schwartz F.C. Bartter, médecins américains (1957)

Schwartz-Bartter (syndrome de)

[O4,F2]

antidiurétique (sécrétion inappropriée d'hormone) l.f.

inappropriate secretion of antidiuretic hormone

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), hormone antidiurétique

sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique l.f.

inappropriate antidiuretic hormone secretion

W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)

Schwartz-Bartter (syndrome de)

ADH sigle angl. pour AntiDiuretic Hormone

hormone antidiurétique

[M1, O4 ]

Édit. 2020

Schwartz-Jampel (syndrome de) l.m.

Schwartz-Jampel-Aberfeld’s syndrome

Syndrome de transmission autosomique récessive, avec forte consanguinité parentale associant une myopathie myotonique, un nanisme et une chondrodystrophie et donc souvent appelé ostéochondrodystrophie myotonique.
Débutant dans la première enfance, il se caractérise surtout par une myotonie, une raideur musculaire permanente, une hypertrophie musculaire diffuse parfois associée à une atrophie distale, un nanisme chondrodystrophique et diverses anomalies oculaires inconstantes (blépharophimosis). L'association d'hypertonie musculaire continue et de myotonie vraie lui est très particulière.
L'électromyogramme montre une activité continue de haute fréquence, ponctuée de décharges de bas voltage, accrue par le mouvement volontaire et la percussion, qui persiste lors du sommeil et sous anesthésie générale.
Sa physiopathologie est discutée. Elle serait liée à un déficit ou à une altération du perlecan (héparane sulfate protéoglycane), composant majeur de la membrane musculaire, ayant un rôle important dans la distribution de l’acétylcholine à la jonction neuromusculaire.
La transmission est autosomique récessive (MIM*255800), avec forte consanguinité parentale. L’anomalie génétique porte sur le chromosome 1 (Iq34-36.1) où la mutation du gène HSPG2 provoque une déficience du protéoglycane perlecan.

O. Schwartz, pédiatre et R. Jampel, neuro-ophtalmologiste américains (1962); D.C. Aberfeld, neurologiste américain (1965)

Syn. ostéochondrodystrophie myotonique, myopathie myotonique, myotonie chondrodystrophique, Aberfeld (syndrome d’)

blépharophimosis,dystrophie ostéochondromusculaire

syndrome de Schwartz-Jampel l.m.

Schwartz-Jampel-Aberfeld’s syndrome

O. Schwartz pédiatre et R. Jampel, ophtalmologiste américains (1962); D. C. Aberfeld, neurologiste américain (1965)

Schwartz-Jampel (syndrome de)

Schwartz (opération de) l.f.

Schwartz’s surgical procedure

Technique de proctopérinéorraphie antérieure pour le traitement du prolapsus rectal.

E. Schwartz, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1852-1925)

prolapsus du rectum

[L1]

Édit. 2018

Schwartz (signe de) l.m.

Schwartz’ sign

Parfois nommé signe du flot, c’est un signe clinique précieux dans l’examen et l’évaluation d’un réseau veineux variqueux.
Il est basé sur la percussion rapide d’une varice, et par la palpation veineuse simultanée d’amont ou d’aval pour percevoir l’arrivée d’une onde liquidienne déclenchée par cette percussion. Elle permet une étude topographique d’un réseau variqueux et pratiquée à contrecourant, met en évidence l’insuffisance des valves veineuses.

E. Schwartz, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1852-1925)

Schwartz (score de) l.m.

Schwartz’s score

Score diagnostique du syndrome du QT long (En l’absence de tout médicament ou désordre ionique connu pour modifier l’ECG).

Données électrocardiographiques points
QTc (formule de Bazett)  
supérieur à 480 ms 3
de 460 à 470 ms 2
450ms (sujet masculin) 1
torsade de pointe 2
alternance de l’onde T 1
crochetage de l’onde T dans 3 dérivations 1
fréquence cardiaque basse pour l’âge (< 2 percentiles) 0,5
Histoire clinique  
syncope (un seul critère)  
survenant à l’effort et/ou à l’émotion 2
survenant en dehors de l’effort ou de l’émotion 1
surdité congénitale 0,5
Histoire familiale (un même sujet n’est compté qu’une fois)  
membres de la famille avec un QT long congénital 1
Mort subite inexpliquée chez des sujets de moins de 30 ans parmi les membres du 1er ou du 2ème degré 0,5

Score inférieur à 1 = faible probabilité de QT long congénital. Score de 2 à 3 = QT long congénital possible. Plus de 4 = forte probabilité de QT long congénital. En l’absence de tout médicament ou désordre ionique connu pour modifier l’ECG..

P. J. Schwartz, physiologiste italien (1993)

syndrome du QT long

[K2,Q2]

Édit. 2017/2

signe de Schwartz l.m.

Schwartz’ sign

E. Schwartz, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1852-1925)

Schwartz (signe de)

cystographie de sécrétion l.f.

excretory cystography

Opacification de la vessie obtenue au cours d'une urographie intraveineuse.

cystographie

[B2,M3]

glande à sécrétion externe l.f.

glande exocrine

glande à sécrétion interne l.f.

glande endocrine

glandes à sécrétion externe l.f.p.

glandes exocrines

glandes à sécrétion interne l.f.p.

glandes endocrines

hypoplasie des ailes du nez-hypothyroïdisme-absence de sécrétion pancréatique-surdité congénitale l.f.

nasal alar hypoplasia, hypothyroidism, pancreatic achylia, and congenital deafness

Ann J. Johanson, pédiatre américaine et R. Blizzard, pédiatre américain (1971)

Johanson-Blizzard (syndrome de

[P1,L1,O4,P1]

mesure des masses tubulaires de réabsorption et de sécrétion rénales l.f. 

measure of the kidney tubular masses of reabsorption and secretion

transport rénal

sécrétion n.f.

secretion

1) Processus par lequel une substance est élaborée et émise dans le milieu qui l'entoure.
2) Substance élaborée par certaines cellules, certains tissus ou épithéliums glandulaires.
Elle est dite externe lorsque la sécrétion est recueillie par un canal excréteur ou déversée directement à la surface de la muqueuse, interne ou endocrine, lorsqu’elle est déversée dans le sang.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion apocrine sécrétion eccrine sécrétion mérocrine sécrétion exocrine sécrétion externe

sécrétion apocrine l.f.

apocrine secretion

Perte d’une partie du cytoplame apical d’une cellule exocrine contenant le matériel sécrété.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion, sueur

sécrétion eccrine l.f.

eccrine secretion

sécrétion mérocrine,  sueur

sécrétion exocrine l.f.

exocrine secretion

Ensemble des sécrétions glandulaires aboutissant par l'extérieur, soit directement à la surface d'un épithélium, soit par l'intermédiaire d'un canal excréteur.
Les substances ainsi sécrétées agissent sans passer par le secteur sanguin ni lymphatique.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion

sécrétion externe l.f.

external secretion

sécrétion

sécrétion gastrique acide l.f.

acid gastric secretion

Sécrétion d'acide chlorhydrique (HCl) par les cellules pariétales des glandes fundiques de l'estomac.
Elle représente la principale sécrétion de cet organe et participe au maintien de la relative stérilité du suc gastrique ainsi qu' à la digestion des aliments. Cette sécrétion est assurée par l'action de la pompe Na+/K+ ATPase, située dans les canalicules sécrétoires de la membrane apicale de la cellule pariétale. Les principaux agents stimulant la sécrétion acide gastrique sont l'acétylcholine libérée par les terminaisons du nerf vague (X), l'histamine sécrétée par les mastocytes de la lamina propria et la gastrine produite par les cellules endocrines G situées dans les glandes antrales de l'estomac.
En pathologie, la sécrétion acide gastrique peut être diminuée en cas d'atrophie de la muqueuse gastrique, ou stimulée excessivement en cas de production anormale de gastrine.
En thérapeutique, les agents permettant d'inhiber la sécrétion acide gastrique sont les antagonistes spécifiques des récepteurs H2 de l'histamine (cimétidine, ranitidine, etc.), ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole et pantoprazole) qui bloquent de façon irréversible le fonctionnement de la Na+/K+ ATPase.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Zollinger-Ellison (syndrome de)

sécrétion gastrique peptique l.f.

peptic gastric secretion

Sécrétion enzymatique gastrique née des cellules principales des glandes fundiques qui sécrètent le pepsinogène, proenzyme inactif hydrolysé en milieu acide avec libération de pepsine.
À côté de la sécrétion peptique, les cellules principales sécrètent également chez l'homme une lipase active en milieu acide, qui participe à la digestion des triglycérides alimentaires.
 Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion holocrine l.f.

holocrine secretion

Décharge et destruction de toute la cellule exocrine.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

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