Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

52 résultats 

Rastelli (opération de) l.f.

Rastelli operation

Opération imaginée pour le traitement de certaines malformations congénitales du cœur comportant une atrésie ou une absence du tronc de l’artère pulmonaire : elle reconstitue une voie artérielle pulmonaire en implantant dans le ventricule droit, un tube valvulé dont l’extrémité distale est raccordée à ce qui reste de l’artère pulmonaire ou de ses branches.
La technique de Rastelli s’adresse à des formes extrêmes de tétralogie de Fallot, à certaines formes de truncus artériosus, aux transpositions des gros vaisseaux avec sténose pulmonaire.

G. C. Rastelli, chirurgien thoracique pédiatrique américain (1969)

atrésie , tétralogie de Fallot

[K2, K3, O1, O2]

Édit. 2018

aire extrastriée l.f.

extrastriate

Aire visuelle V1 appelée également "aire striée", à cause de la présence de la strie de Gennari qui la caractérise.

F. Gennari, anatomiste italien (1782)

aire V1, strie de Gennari

[A1,H5]

Édit. 2017

angle infrasternal l.m.

angulus infrasternalis (TA)

infrasternal angle, subcostal angle

Angle limité latéralement par les cartilages des fausses côtes.
À son sommet se trouve le processus xiphoïde. L'angle formé varie : plus aigu chez les longilignes, plus ouvert chez les obèses brévilignes.

Syn. anc. angle interchondral, angle xiphoïdien

[A1]

Édit. 2020

anneau intracornéen l.m.

intrastromal corneal ring

Technique de chirurgie réfractive se proposant de traiter les myopies moyennes par insertion périphérique intracornéenne d'un anneau ou de demi-anneaux en PMMA (polyméthylméthylacrylate), afin de provoquer un bombement de la périphérie de la cornée et un aplatissement relatif de son centre.

[P2]

Édit. 2017

ARM par contraste de phase l.f.

phase contrast MRA, PC MRA

Méthode d'ARM dont le principe repose sur la soustraction vectorielle, pixel par pixel, des moments magnétiques de deux images sur lesquelles le déphasage des spins mobiles (spins du sang circulant) a été induit par deux gradients bipolaires de polarité inverse.
Une première acquisition est réalisée en appliquant un gradient bipolaire dont le premier pôle est positif et le second négatif. Les spins fixes, selon le principe même de l'écho de gradient, voient leur déphasage induit par le premier lobe entièrement annulé par le second. Les spins mobiles du sang circulant qui se sont déplacés conservent un déphasage phi proportionnel à leur vitesse, d'où un moment magnétique résultant dont la composante transversale est égale à sinus phi. Lors de l'application du second gradient dont le premier pôle est négatif et le second positif, il persistera un déphasage des spins mobiles phi’ égale à moins phi, d'où un moment magnétique résultant, dont la composante transversale sera égale à moins sinus phi. Après soustraction des deux images, les spins fixes qui constituent le fond de l'image n’auront pas de moment résultant, donc pas de signal. En revanche, les spins mobiles auront une aimantation transversale résultante égale à (sinus phi) - (- sinus phi) soit 2 sinus phi, d'où l'existence d'un signal sensible à la phase des spins mobiles et à leur vitesse. L'acquisition peut se réaliser en 2D ou en 3D. Pour visualiser l'image, on utilise un algorithme de type MIP. L'ARM par contraste de phase, contrairement à l'ARM par temps de vol, est bien adaptée à l'exploration des vaisseaux à flux lent. Elle ne visualise pas bien les vaisseaux comportant des zones de turbulence.

angiographie IRM, ARM par temps de vol, MIP

[B2,B3]

Édit. 2018

contraste n.m.

contrast

1) Caractéristique qui différencie un signal de son environnement (contraste simultané) ou qui différencie deux états du même signal (contraste successif).
Le contraste permet de mesurer le degré de perception d'un signal. On parle de contraste pour la luminance, pour la couleur, pour le son, pour le toucher et plus généralement pour toute information. Le contraste seuil est le contraste minimum assurant la perception de l'information
2) En imagerie médicale, écart de luminance entre les différentes plages d'un document iconographique.
On le définit mathématiquement, pour deux plages homogènes caractérisées par des signaux SM et Sm par le paramètre C = définition identique à celle de la modulation d'un signal sinusoïdal ayant SM pour valeur maximale et Sm pour valeur minimale.


Le terme contraste est parfois employé à tort pour produit de contraste.
3) En technique microscopique le contraste de phase est utilisé pour séparer des structures peu contrastées dont les détails sont mal visualisés en microscopie ordinaire et qui ne se distinguent que par leur indice de réfraction.
4) La sensibilité au contraste est la plus petite variation de luminosité perceptible visible, rapportée à la lumière du fond.
D'après la loi de Bouvier-Masson, le rapport obtenu est pratiquement constant dans un grand intervalle de luminance.

atténuation, courbe sensitométrique, densité optique, fonction transfert de modulation, sensibilité aux contrastes lumineux, vision du contraste

[B2,B3,A2]

Édit. 2018

contraste coloré l.m.

coloured contrast

Relation entre le stimulus coloré et son environnement.

[C2,P2]

contraste de phase l.m.

phase contrast

ARM par contraste de phase

[B2,B3]

Édit. 2018

contraste négatif l.m.

negative contrast

1) En imagerie, disparition ou diminution d'une densité en radiologie ou d'un signal en IRM.
2) Méthode de microscopie électronique consistant à enrober un corps dans un produit opaque pour le mettre en évidence par soustraction P. ex. un virus ou ses constituants.

Syn. coloration négative

[A2,B2,B3]

Édit. 2018

cortex extrastrié l.m.

extrastriate cortex

Ensemble des aires corticales visuelles anatomiquement antérieures à l'aire V1.
Leur nombre supérieur à 25, augmente au fur et à mesure de la découverte des réponses à des stimulations visuelles de la part d'ensembles neuronaux localisés dans des aires classiquement appelées associatives.

[H5]

Édit. 2015

crête suprastyloïdienne l.f.

crista suprastyloidea (TA)

suprastyloid crest

Partie inférieure du bord antérieur du radius saillant au-dessus du processus styloïde radial.

[A1]

Édit. 2015

double contraste (technique du) l.f.

double contrast

Technique de radiologie permettant de visualiser la muqueuse d'un organe creux, par l'utilisation successive d’un produit de contraste et une insufflation de gaz.
Elle persiste surtout pour l'examen du côlon après préparation alimentaire et médicamenteuse, permettant d'apprécier sa souplesse et d'avoir une bonne image de la muqueuse en vue de la détection des petites lésions, en particulier des polypes coliques.

couches minces, lavement baryté, mucographie

échocardiographie de contraste l.f.

contrast echocardiography

Echocardiographie facilitant l’étude des shunts intra-cardiaques grâce à une injection intraveineuse de produit de contraste échographique.

Étym. gr. Echo : héros mythologique

échocardiographie

[B2, B3, K2]

Édit. 2019

écho de gradient rapide avec contraste renforcé en T2 l.m.

contrast enhanced steady state gradient echo

Seules séquences d'écho de gradient rapide permettant d'obtenir une bonne pondération en T2, par exploitation de l'écho de spin dit "stimulé", provoqué par la répétition de couples d'impulsions de radiofréquence θ.
Ces séquences (PSIF, SSFP, CE FFE T2, FAST etc.) ont été détrônées par les séquences d'écho de spin rapide, qui permettent un bon contraste en T2 avec un meilleur rapport signal/bruit.

écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

endocardite thrombotique non bactérienne l.f.

non bacterial thrombotic endocarditis, marastic endocarditis

Endocardite végétante valvulaire abactérienne, définie par la présence de végétations fibrinoplaquettaires, habituellement de petite taille.
Elle s'observe dans un grand nombre de maladies cachectisantes et rend compte de 20% des accidents ischémiques cérébraux chez les cancéreux. Les infarctus cérébraux relèvent soit d'un mécanisme embolique, soit d'une thrombose "in situ" liée à un état prothrombotique tel qu'une coagulation intravasculaire disséminée subaigüe, qui est probablement un élément déterminant dans cette affection. Le traitement est celui de l'affection causale, associé à l'héparinothérapie.

Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur

[K2]

Édit. 2019

érastine n.f.

erastin

Molécule de synthèse découverte à l’occasion d’un criblage cherchant à identifier des molécules à activité anti-cancéreuse.
L’érastine induit la ferroptose dans les cellules cancéreuses porteuses d’une mutation de l’oncogène Ras (Ras V12).

ferroptose, oncogène

[C1,F2,G3]

Édit. 2018 

espace suprasternal l.m.

spatium suprasternale (TA)

suprasternal space

Espace situé au-dessus de l’incisure jugulaire du sternum.
Il est limité en avant par le fascia cervical superficiel, en arrière par le fascia cervical moyen et latéralement par l’adhérence du fascia cervical moyen au bord antérieur du fascia du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien. Cet espace contient du tissu cellulo-graisseux, la partie inférieure des veines jugulaires antérieures et leur anastomose transversale, les vaisseaux et les nœuds lymphatiques de la voie jugulaire antérieure.

W. Grüber, anatomiste russe né en Bohême (1814-1890)

Syn. anc. espace sus-sternal de Grüber

[A1]

Édit. 2018  

extrastrié adj.

extrastriate

S'applique à l’aire visuelle V1, aussi appelée "aire striée", à cause de la présence de la strie de Gennari qui la caractérise.

F. Gennari, anatomiste italien (1782)

aire V1, strie de Gennari

[A1,H5]

Édit. 2020

hexaiodés hydrosolubles (produits de contraste) l.m.p.

produits de contraste hexaiodés hydrosolubles

[B2]

hytrast® n.m.

Nom commercial d'un mélange de deux molécules, l'iopydol et l'iopidone en parties à peu près égales, contenant 0,50 g d'iode/mL.
L'hytrast a longtemps été utilisé pour l'opacification des voies aériennes en bronchographie et en pharyngo-laryngographie. Son emploi nécessitait une anesthésie locale préalable et devait être suivi de l'administration d'expectorants pour faciliter son élimination. Actuellement abandonné.

incisure jugulaire du sternum l.f.

incisura jugularis sterni (TA)

jagular notch of sternum ; suprasternal notch

Échancure médiane à concavité supérieure du bord supérieur du manubrium sternal.

Syn. anc. fourchette sternale

iohexol n.m.

Produit de contraste triiodé, hydrosoluble, non ionique, de basse osmolalité

Il est présenté sous quatre formes : 180 mg d'iode/mL pour myélographie et radiculographie ; 240 mg d'iode/mL utilisée en myélographie et en radiculographie, surtout destinée à la scanographie et aux phlébographies ; 300 mg d'iode/mL employé pour les angiographies, l'angiocardiographie chez l'enfant et la scanographie ; 350 mg d'iode/mL réservé à l'angiocardiographie chez l'adulte, à l'urographie et à la scanographie.

Köbberling  (syndrome de) l.m.

Lipodystrophie héréditaire caractérisée par une hypoplasie ou une atrophie du tissus graisseux sous cutané des membres inférieurs contrastant avec une adipose sous cutanée abdominale

Elle comporte deux formes : le type 1 (FPLD 1), décrite uniquement chez la femme, apparait le plus souvent à l’adolescence ; une infiltration graisseuse du tronc, des seins et de la face (facies lunaire) apparaît plus tardivement.  Elle est associée à une hypertension artérielle et à un diabète insulinorésistant avec hypertriglycéridémie. Son mécanisme génétique est discuté ; il apparaît de novo. Il est décrit sous l’appellation de lipodystrophie de type Köbberling.
Le type 2 (FPLD2) comporte une lipodystrophie des membres et du tronc avec un excès de graisse du cou et des troubles métaboliques avec hyperandrogénie chez la femme. Chez l’homme les anomalies sont moins prononcées. Le gène en cause, LMNA, codant pour la lamine A/C (une des protéines de la membrane du noyau cellulaire) est en 1q21-22 ; Ce type 2 est le plus souvent identifiée avec le syndrome de Dunnigan et a été désigné sous le nom de syndrome de Dunnigan-Köbberling.

J. Köbberling, médecin endocrinologue allemand (1971 et 1975) ; M. G. Dunnigan, médecin endocrinologue britannique (1974)

Syn. lipodystrophie partielle familiale

Dunnigan  (syndrome de), lipodystrophie, laminopathie, LMNA,

ligne parasternale l.f.

linea parasternalis
parasternal line
Chacune des lignes verticales dont le tracé fictif sur la face ventrale du thorax longe le bord latéral du sternum.

microscope à contraste de phase l.m.

Microscope utilisé pour l’observation des préparations peu contrastées, à détails mal visible au microscope classique.
Il est basé sur le principe d’une variation de la phase des ondes lumineuses qui traversent la préparation et le système optique du microscope, la phase étant l’oscillation de l’onde lumineuse à un temps donné. Les différences de phase déterminent une augmentation des contrastes dans l’image ; on les obtient au moyen d’une lame déphasante placée dans l’objectif.

F. Zernike, physicien néerlandais (1930), prix Nobel de physique en 1953

microscope, microscope classique

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

| /3 | page suivante