cellule de Virchow l.f.
Virchow's cell, lepra cell, lepra foamy cell
Macrophage présent exclusivement dans l’infiltrat des lésions cutanées et/ou nerveuses lépromateuses.
Il correspond à un histiocyte d’aspect spumeux en raison de la présence dans son cytoplasme de nombreuses vacuoles lipidiques contenant de très nombreux bacilles de Hansen isolés ou en amas visibles après coloration de Ziehl-Neelsen.
Bas du formulaire
R. Virchow, anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1864)
Syn. histiocyte spumeux
[A2,D3]
Virchow (cellule de) l.f.
Virchow's cell, lepra cell, lepra foamy cell
R. Virchow, anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1864)
angle sphénoïdal de Virchow et Welcker l.m.
sphenoidal angle of Virchow and Welcker
H. Welcker, anatomiste et anthropologue allemand (1862)
→ angle sphénoïdal de l'os pariétal
[A1]
Édit. 2017
cordite de Virchow l. f.
R. Virchow, anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1821-1902)
[P1]
espace de Virchow l.m.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902)
→ espace lymphatique intra-adventitiel
[A1]
Édit. 2018
espace de Virchow-Robin l.m.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)
→ espace lymphatique intra-adventitiel
[A1]
Édit. 2018
espace périvasculaire de Virchow-Robin l.m.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)
→ espace lymphatique intra-adventitiel
[A1]
Édit. 2018
muscle transverso-occipital de Virchow l.m.
R. Virchow, anatomo-pathologiste allemand (1821-1902)
→ muscle semi-épineux de la tête
triade de Virchow l.f.
Virchow’s triad
Association des trois éléments qui expliquent la thrombose : une lésion pariétale, un facteur rhéologique de stase veineuse et un facteur hémostasique d'hypercoagulabilité.
R. Virchow anatomopathologiste allemand (1856)
Virchow (cordite de) l. f.
Forme hypertrophique de cordite ou inflammation d’origine inflammatoire ou infectieuse d’une corde vocale.
R.Virchow anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1821-1902)
→ cordite
Virchow et Welcker (angle sphénoïdal de) l.m.
sphenoidal angle of Virchow and Welcker
H. Welcker, anatomiste et anthropologue allemand (1862)
→ angle sphénoïdal de l'os pariétal
Virchow (plan de) l.m.
Virchow's plane, Francfurt's plane
Plan de référence en radiologie crânienne et maxillomandibulaire passant par le bord infraorbitaire et le pôle supérieur du pore acoustique externe ou porion (trou auditif externe).
Il a été adopté comme plan horizontal de référence au congrès d''anthropologie de Francfort en 1882 : d'où l'appellation de plan de Francfort.
R.Virchow anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1821-1902)
Syn. plan allemand, plan de Francfort
Virchow (triade de) l.f.
Virchow’s set of three
R. Virchow, anatomo-pathologiste anthropologue allemand (1856)
Virchow (tumeur sableuse de) l.f.
Virchow’s sandy tumor
R. Virchow, anatomo-pathologiste anthropologue allemand (1856)
→ psammome, endothéliome méningé
tumeur sableuse de Virchow l.f.
R. L. Virchow anatomopathologiste allemand (1863)
Syn. endothéliome méningé
[F5, H1, H2]
Édit. 2020
mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare l.f.
pulmonary infection with M. avium intracellulare
Mycobactériose atypique, surtout observée chez les sujets ayant une immunodépression sévère en particulier au cours du SIDA, sous une forme disséminée ; plus rarement on la rencontre sous une forme pulmonaire localisée chez des malades immunocompétents.
Au cours du SIDA, il existe une altération de l'état général avec fièvre prolongée, sueurs nocturnes profuses, perte de poids, douleurs abdominales. Les signes pulmonaires sont souvent limités à de la toux. La radiographie thoracique est le plus souvent normale. Dans l'expectoration ainsi que dans les selles, les mycobactéries fourmillent. Les CD4 sont inférieurs à 50/mm3. Les hémocultures sont devenues la méthode de référence au cours du SIDA même si l'examen direct et les cultures sur Löwenstein sont à la base du diagnostic.
Chez les malades non immunodéprimés la maladie s'observe chez la femme âgée et les porteurs de dilatations des bronches. Le tableau est celui d'une tuberculose pulmonaire apparemment banale.
Mycobacterium avium résiste aux antituberculeux habituels.
Les antibiotiques actifs sur cette mycobactérie sont :
- la rifabutine, l'éthambutol et surtout la clarithromycine, l'azythromycine et l'amikacine.
Au moins 3 de ces antibiotiques seront utilisés pour traiter Mycobacterium avium intra
mycobactériose à Mycobacterium kansasii l.f.
pulmonary infection with M. Kansasii
Affection pulmonaire ressemblant de très près à une tuberculose.
Aux États-Unis d'Amérique, cette mycobactérie est assez fréquente comme cause d'infection pulmonaire.
Le traitement est le même que celui d'une tuberculose à Mycobacterium tuberculosis. Cependant, Mycobacterium Kansasii n'est pas sensible au pyrazinamide. L'isoniazide, l'éthambutol et la rifampicine sont prescrits pendant 2 mois, puis on poursuit par une bithérapie pour une durée de 12 mois après la négativation de l'examen bactériologique.
Dans certains cas, on peut utiliser la clarithromycine.
mycobactériose à Mycobacterium xenopi l.f.
pulmonary infection with M. xenopi
Cette mycobactériose s'observe en présence de lésions pulmonaires préexistantes : séquelles de tuberculose surtout, dilatation des bronches, cavité d'abcès détergé.
La rifabutine, l'isoniazide, l'ofloxacine, la clarithromycine, l'éthambutol et les nouvelles fluoroquinolones ont une certaine activité, mais elle est variable.
Le traitement comportant au moins 3 de ces antibiotiques doit être utilisé pendant au moins 12 mois mais l'on n'obtient pas plus de 50% de négativation des examens bactériologiques. Les rechutes sont fréquentes. Dès lors dans les formes localisées, si l'état général et la fonction respiratoire le permettent, la chirurgie doit être proposée.
Mycobacterium
Mycobacterium
Genre de bactéries de la famille des Mycobacteriaceae
Il s’agit de bacilles droits ou un peu incurvés, immobiles, aérobies, dont la paroi est pouvue de structures lipidiques, conférant une résistance à la décoloration par les acides et les alcools, mise en évidence par la coloration de Ziehl-Neelsen (bacilles acidoalcoolorésistants).
Le genre Mycobacterium comporte de nombreuses espèces, classées en trois groupes :
- les mycobactéries du complexe tuberculeux : Mycobacterium tuberculosis, découvert par Robert Koch en 1882, Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum, agents de la tuberculose et le bacille de Calmette et Guérin (souche de Mycobacterium bovis à virulence atténuée, utilisée comme vaccin antituberculeux : BCG),
- Mycobacterium leprae (bacille de Hansen), agent de la lèpre,
- les mycobactéries « atypiques », elles-mêmes divisées en sous-groupes en fonction de leur vitesse de croissance en culture et de leur pigmentation en présence de lumière (bactéries photochromogènes) ou indépendamment de celle-ci (bactéries scotochromogènes). Les principales espèces sont M. avium, agent de la tuberculose aviaire, M. chelonae, M. fortuitum, M. gordonae, M. kansasii, M. marinum, M. scrofulaceum, M. ulcerans, M. xenopi.
R. Koch, bactériologiste allemand, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1882); A. Calmette et J. M. Guérin, biologistes français, membres de l'Académie de médecine (1924)
Étym. gr. mukês, mukêtos : champignon ; baktêria : bâton
→ Mycobacteriaceae, coloration de Ziehl-Neelsen, Mycobacterium tuberculosis, Mycobacterium bovisn Mycobacterium africanum, bacille de Calmette et Guérin, Mycobacterium leprae, mycobactéries « atypiques »
[D1]
Édit. 2018
Mycobacterium africanum
Mycobacterium africanum
Mycobactérie observée en Afrique et décrite en 1968.
Sa croissance comme celle de M. bovis est lente de 45 à 60 jours, donnant des colonies S (disgoniques) comme M. bovis, colonies lisses translucides de texture homogène. M. Africanum est microaérophile s'enfonçant dans le milieu de culture.
Il semble exister des différences entre M. africanum observé en Afrique de l'Ouest et M. africanum observé en Afrique de l'Est.
Mycobacterium avium-intracellulare
Mycobacterium avium
Mycobactérie du groupe III (à croissance lente et non pigmentée).
Il s'observe surtout chez les malades immunodéprimés en particulier du SIDA. Cette mycobactérie résiste habituellement à la plupart des antituberculeux en particulier la rifampicine.
Il est sensible à la clarithromycine et à la rifabutine.
→ mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare
Mycobacterium bovis
Mycobacterium bovis
Agent de la tuberculose bovine, découvert en 1902.
Il s'observait surtout, chez l'Homme, dans les tuberculoses digestives, péritonéales et ganglionnaires. La contamination se faisait principalement par voie digestive, par l'intermédiaire du lait issu d'un cheptel contaminé. La contamination interhumaine de M. bovis se fait par voie aérienne comme pour M. hominis. La disparition de M. bovis est due à la prévention de la tuberculose dans le cheptel bovin (abattage) et par la stérilisation du lait. Elle peut s'observer encore dans les populations africaines immigrées depuis peu.
M. bovis pousse en 45 à 60 jours sur milieux enrichis type Löwenstein-Jensen donnant des colonies lisses homogènes, translucides (permettant le passage de la lumière). Il est microaérophile, s'enfonçant dans le milieu de culture comme M. Africanum.
Le pyrazinamide est inactif sur M. bovis. C'est avec une souche de M. bovis virulente que l'on prépare le BCG par 230 passages sur milieux à la pomme de terre, biliés et glycérinés.
Mycobacterium canetti
Mycobacterium canetti
Mycobactérium appartenant au "complexe tuberculosis".
Il a été isolé à Djibouti par des bactériologistes militaires français. On le trouve dans la Corne de l'Afrique. Certes rare, il a un aspect phénotypique très différent de M. tuberculosis.
Mycobacterium hominis
Mycobacterium kansasii
Mycobacterium kansasii
Mycobactérie atypique du groupe I, à croissance lente et photochromogène, cause d'affections pulmonaires pouvant ressembler cliniquement et histologiquement à une tuberculose.
C'est la plus pathogène des mycobactéries non tuberculeuses. La charge bactérienne conta
Aux États-Unis d'Amérique, cette mycobactérie est assez fréquemment rencontrée.
Mycobacterium kansasii n'est pas sensible au pyrazinamide. L'isoniazide doit être utilisée toujours à la dose de 10 mg par kg. M. kansasii n'est pas sensible aux faibles doses. On peut utiliser la clarythromycine.