Atad (sonde cervico-utérine d') l.f.
Atad's catheter
Sonde à double ballonnet introduite dans le col utérin pour les interruptions médicales de grossesse du deuxième trimestre.
J. Atad, gynécologue obstétricien israélien (1997)
ballonnet de sonde d'intubation l.m.
cuff of a tracheal tube
Petit manchon gonflable en caoutchouc ou en plastique mince, placé au bout d'une sonde d'intubation trachéale et destiné à assurer l'étanchéité dans la lumière de la trachée.
La sonde est munie à l'extérieur d'un ballonnet témoin où règne la même pression que dans le ballonnet intratrachéal. Même en bon état, s'il est mal ou trop gonflé, un ballonnet trachéal peut être la cause d'accidents pulmonaires graves immédiats ou tardifs.
Trois causes de risques sont à signaler :
- défaut d'étanchéité : un ballonnet percé ou mal gonflé est la cause de fuites rendant la ventilation artificielle inefficace, ce qui entraîne une hypoxie-hypercapnie. Dans ces conditions, l'intubation ne protège pas contre une régurgitation ;
- excès de gonflage : il résulte soit d'un remplissage initial excessif du ballonnet, soit, lors d'une anesthésie de longue durée, de la diffusion progressive du N2O à travers la fine paroi du ballonnet. Le ballonnet comprime alors la paroi trachéale, ce qui arrête la circulation au niveau du contact avec la muqueuse. Un ballonnet témoin trop tendu doit permettre de contrôler le gonflage. La compression de la muqueuse peut être à l'origine d'ulcérations entraînant par la suite une sténose cicatricielle, souvent méconnue, qui peut engendrer une dyspnée inspiratoire à l'effort et ultérieurement un emphysème pulmonaire par effet de soupape dynamique ;
- hernie du ballonnet : elle peut former un clapet entravant l'expiration et simulant un bronchospasme. Le ballonnet témoin ne permet pas de détecter cet accident.
Aussi, avant d'intuber, convient-il de vérifier la symétrie de gonflage des ballonnets après les avoir légèrement gonflés.
L'emploi de sondes à usage unique a quasiment supprimé le risque de hernie du ballonnet et l'emploi des ballonnets larges à basse pression (qui diminuent l'ischémie de la muqueuse trachéale) a considérablement réduit le risque d'ulcération générateur de sténose trachéale. Mais il subsiste le risque de dégonflage accidentel du ballonnet trachéal ou de son gonflement insidieux par diffusion d'oxyde nitreux.
La surveillance attentive du ballonnet témoin est indispensable en anesthésie comme en réanimation (notamment pour les sondes de trachéotomie à ballonnet).
Lors du premier examen clinique d'un emphysème, il faut rechercher la notion d'une ancienne anesthésie générale longue ou d'une intubation difficile : si cela est confirmé, la recherche d'une éventuelle sténose trachéale est indiquée si l'exploration fonctionnelle apporte des arguments (VIMS diminué).
Édit. 2017
Blakemore (sonde de) l.f.
Blakemore’s tube
R.W. Sengstaken, A.H. Blakemore, chirurgiens américains (1931)
Édit. 2017
Carlens (sonde de) l.f.
Carlens’ tube, type of endotracheal tube with two lumens
Tube endotrachéal à double lumière utilisé pour la ventilation séparée de chaque poumon.
Il est formé de deux conduits accolés dont l'un s'ouvre dans la trachée à sa partie toute basse et l'autre dans la bronche principale gauche. Elle comporte un ballonnet trachéal et un ballonnet bronchique. L'extrémité distale de la sonde peut porter un ergot qui s'implante sur l'angle aigu de la carène. Le clampage d'un des deux canaux permet de ne ventiler qu'un seul poumon.
À thorax ouvert, sous anesthésie générale, le poumon exclu s'affaisse alors, ce qui facilite l'acte chirurgical.
E. Carlens, anesthésiologiste suédois (1949)
[G1,B3]
Chevassu (sonde de) l.f.
Chevassu’s catheter
M. Chevassu, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1877-1947)
→ sonde de Chevassu, urétéropyélographie rétrograde
[M3,B3]
Churet (sonde de) l.f.
Sonde uréthrovésicale spécialement adaptée à la technique d'adénomectomie prostatique transvésicale .
Elle comporte une extrémité à bout coupé, des orifices latéraux pour le drainage vésical, un ballonnet autostatique, et une troisième voie pour la mise en aspiration sous vide de la loge prostatique.
J-P. Churet, chirurgien urologue français (1972)
→ adénomectomie prostatique transvésicale,
[M2,B3]
Dormia (sonde de) l.f.
wire basket extractor
Sonde urétérale conçue par Dormia comportant un dispositif en cage ou panier rétractile permettant l'ablation des calculs.
Malgré le contrôle radiographique et endoscopique, cette méthode comportait de nombreux risques d'accidents : incarcération, retournement de l'uretère, etc. Les sondes à panier actuelles modifiées et miniaturisées, sont utilisées au sein des techniques d'urétéroscopie.
E. Dormia, chirurgien urologue italien (1928-2009)
double J (sonde) l.f.
double pigtail ureteral stent
Endoprothèse urétérale comportant à ses deux extrémités une zone incurvée souple, préformée, qui s'enroule après sa mise en place d’une part dans le bassinet et d’autre part dans la vessie, maintenant l'endoprothèse en bonne situation.
Les orifices du corps de la sonde, sa longueur et son diamètre, sont adaptés au but poursuivi : drainer le rein, calibrer l'uretère ou tenter la cure d'une fistule. Cette endoprothèse urétérale en polymère ou en silicone est maintenant universellement utilisée pour le drainage prolongé des cavités rénales au-dessus d'un obstacle urétéral incomplet aigu.
Syn. sonde double crosse, endoprothèse urétérale
Fogarty (sonde de) l.f.
Fogarty's balloon
T. J. Fogarty, chirurgien américain (1971)
Foley (sonde de) l.f.
Foley's self retaining catheter
La plus connue et la plus utilisée des sondes uréthrales autostatiques, maintenue en place grâce à un ballonnet gonflable.
La sonde de Foley peut être utilisée en obstétrique ; introduite et gonflée dans le col de l’utérus, pour déclencher le travail.
F. E. Foley urologue américain (1937)
[M2,O3]
Édit. 2018
Itard (sonde d') l.f.
Itard’s catheter
Sonde utilisée pour cathétériser l’orifice de la trompe auditive et pratiquer une insufflation tubaire.
J. Itard, otologiste français, membre de l'Académie de médecine (1774-1838)
Krause (sonde de) l.f.
Krause’s catheter
Gros tube de caoutchouc facile à introduire, après décollement du pôle inférieur de l'œuf, entre les membranes et la paroi utérine, qui permet le déclenchement artificiel du travail par stimulation mécanique.
Cette méthode historique, peu efficace, est actuellement remplacée par l'emploi de prostaglandines associées ou non à un ballon intracervical.
A. Krause, médecin allemand (1855)
Lanz (sonde de) l.f.
Lanz' tube
Sonde d'intubation trachéale comportant, au niveau de la partie proximale du canal de gonflage, un ballonnet témoin en latex très souple placé à l'intérieur d'un autre ballonnet plus rigide en plastique transparent.
Une valve de contrôle automatique équilibre la pression entre le ballonnet trachéal et le ballonnet témoin. Ce dispositif évite d'atteindre une pression excessive dans le ballonnet trachéal et il prévient l'ischémie de la muqueuse trachéale contre un gonflage excessif.
O. Lanz, chirurgien suisse (1865-1935)
lasso (sonde) l.f.
loop dislodger
Variété de sonde urétérale qui était destinée à l'extraction des calculs urétéraux grâce à un dispositif rappelant le lasso.
Ce type de manœuvre endo-urétérale fait partie maintenant des techniques d'urétéroscopie.
Magill (sonde de) l.f.
Magill’s tube
Sonde d’intubation trachéale, la plus communément utilisée, à un seul orifice trachéal.
I. W. Magill, Sir, médecin anesthésiste britannique (1920)
Malécot (sonde de) l.f.
Malecot self retaining catheter
Sonde semblable à celle de Pezzer et d'usage voisin, avec un capuchon plus ajouré et plus souple.
E. Malécot, chirurgien urologue français (1851-1894)
Métras (sonde de) l.f.
Métras' tube
Sonde utilisée naguère pour l'injection d'un produit de contraste afin d'opacifier l'arbre bronchique d'un territoire pulmonaire déterminé (poumon, lobe ou segments) ou pour pratiquer un lavage ou une aspiration bronchique sélective.
Cette sonde, d'abord en caoutchouc puis en plastique semi-rigide opaque aux rayons X, avait diverses formes : droite, courbe, à simple courbure ou à double courbure. Son diamètre allait du numéro 15 au numéro 19 de la filière Charrière.
Les bronchofibroscopes souples modernes ont conduit à l'abandon de la sonde de Métras pour les lavages et aspirations bronchiques dans les années 1980. La tomodensitométrie a entraîné la disparition de l'opacification bronchique, ce qui est parfois regrettable, pour apprécier l'extension des lésions de la paroi des bronches dans des territoires voisins de bronchectasies caractéristiques.
H. Métras, chirurgien français ( 1917-1957) ; J. Charrière, fabricant français d'instruments scientifiques (1803-1876)
[B3, K1]
Édit. 2018
œilleton d'une sonde n.m.
eye of a tube
Dans un matériel anesthésique, orifice percé dans la paroi d'un tube trachéal, près de l'extrémité du malade et sur le côté opposé au biseau.
Édit. 2017
Pezzer (sonde de) l.f.
Pezzer 's self retaining catheter
Sonde comportant une extrémité renflée en capuchon la maintenant en place, qui peut être utilisée comme sonde uréthrale autostatique chez la femme, mais a surtout été très souvent choisie comme sonde de cystostomie chirurgicale.
Elle est également très utilisée en chirurgie générale pour drainer toutes sortes de cavités, naturelles ou pathologiques.
O. de Pezzer, chirurgien urologue français (1890)
Phillips (bougie, sonde de) l.f.
follower
Modèle de bougie ou sonde uréthrale comportant à son extrémité une virole métallique qui se visse sur une sonde filiforme qui jouera ainsi le rôle de conducteur, permettant de suivre un trajet uréthral pathologique en évitant toute fausse route.
C. Phillips, chirurgien urologue français (1811-1870)
Pouliquen (sonde ou canule de) l.f.
enema tip with retaining balloon
Canule rectale, en caoutchouc semirigide, entourée d'un ballonnet gonflable et destinée à la réalisation d'un lavement baryté chez les insuffisants sphinctériens et chez les enfants suspects d'invagination iléocœcale.
E. Pouliquen, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1878-1960)
Robertshaw (sonde de) l.f.
Robertshaw's tube
Sonde d'intubation à double lumière qui se différencie de la sonde de Carlens par l'absence d'ergot.
Elle existe en deux modèles adaptés au poumon droit ou gauche à exclure.
F. L. Robershaw, médecin anesthésiste britannique (1962)
→ intubation sélective, Carlens (sonde de)
Sengstaken-Blakemore (sonde de) l.f.
Sengstaken-Blakemore’s tube
R. W. Sengstaken et A. H. Blakemore, chirurgiens américains (1950) ; M. M. Nachlas, chirurgien américain (1956)
→ sonde de Blakemore, Linton-Nachlas (tube de)
sonde n.f.
probe (chirurgie, génétique), catheter (radiologie), tube (réanimation)
1) En chirurgie, tige rigide ou flexible, pleine ou présentant un canal central, servant à explorer les canaux naturels ou les plaies ou à évacuer les liquides (sondes creuses).
2) En réanimation, tube flexible servant à aspirer les sécrétions trachéales ou à isoler les voies aériennes (sonde trachéale à ballonnet) pour permettre la ventilation artificielle.
3) En radiologie interventionnelle, petit dispositif permettant d'explorer les veines et les artères, voire de les dilater.
4) En génétique, séquence unicaténaire d'ADN rendue radioactive, qui permet de repérer par autoradiographie, même parmi un nombre élevé de fragments d'ADN, celui qui porte la séquence complémentaire.
Étym. angl. sund : qui porte l'idée de sonder la profondeur de l'eau (terme de marine)
sonde à balayage électronique l.f.
electronic scanning probe