Cüppers (manœuvre de) l.f.
Cüppers' maoeuvre
Procédé d'examen mettant en évidence le blocage d'un muscle oculomoteur principalement le droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
La manœuvre consiste à faire suivre des deux yeux par le sujet une cible mobile partant du champ temporal de l'œil fixateur pour aller progressivement vers le champ temporal de l'œil dévié : normalement, les deux yeux se déplacent de façon conjuguée pour suivre le déplacement de la cible ; en cas de blocage, l'œil dévié reste immobile en adduction ou ne suit que très imparfaitement la cible ; puis, après quelques mouvements nystagmiques, il prend brusquement la fixation. Si l'œil qui, au départ, avait pris la fixation, se met brutalement en adduction exagérée quand l'autre œil prend la fixation, le blocage est dit bilatéral. Pour éviter la mise en jeu de la convergence accommodative, il faut placer devant les deux yeux la correction positive nécessaire en fonction de la distance d'examen. La manœuvre peut être exécutée avec un prisme de forte puissance base externe devant l'œil fixateur.
C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1956) ; L. Corcelle, ophtalmologiste français (1962)
→ test du prisme base externe de Cüppers, Corcelle (signe de)
[P2]
manœuvre de Cüppers l.f.
Cüppers' maoeuvre
Procédé d'examen mettant en évidence le blocage d'un muscle oculomoteur principalement le droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
La manœuvre consiste à faire suivre des deux yeux par le sujet une cible mobile partant du champ temporal de l'œil fixateur pour aller progressivement vers le champ temporal de l'œil dévié : normalement, les deux yeux se déplacent de façon conjuguée pour suivre le déplacement de la cible ; en cas de blocage, l'œil dévié reste immobile en adduction ou ne suit que très imparfaitement la cible ; puis, après quelques mouvements nystagmiques, il prend brusquement la fixation. Si l'œil qui, au départ, avait pris la fixation, se met brutalement en adduction exagérée quand l'autre œil prend la fixation, le blocage est dit bilatéral. Pour éviter la mise en jeu de la convergence accommodative, il faut placer devant les deux yeux la correction positive nécessaire en fonction de la distance d'examen. La manœuvre peut être exécutée avec un prisme de forte puissance base externe devant l'œil fixateur.
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1956) ; L. Corcelle, ophtalmologiste français (1962)
→ test du prisme base externe de Cüppers, Corcelle (signe de)
[P2]
blocage de Cüppers (syndrome de) l.m.
nystagmus blockage syndrome
F. Adelstein et C. Cüppers, ophtalmologistes allemands (1966)
→ Cüppers (syndrome de blocage de)
Édit. 2017
Buchmann-Cüppers (test de) l.m.
Buchmann-Cüppers’ test
Test de correspondance rétinienne donnant simultanément les trois angles du strabisme (angle d'anomalie, objectif et subjectif).
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1956)
Syn. test de Giessen
Édit. 2017
Cüppers (opération du fil de) l.f.
C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1972)
[P2]
Cüppers (syndrome de blocage de) l.m.
nystagmus blockage syndrome
Ésotropie congénitale ou précoce dans laquelle les deux yeux sont en forte adduction avec limitation bilatérale de l’abduction, pouvant aller jusqu’à une pseudo-paralysie des deux muscles droits externes; nystagmus manifeste quand les deux yeux se portent en abduction.
Plus rarement l’atteinte peut être unilatérale. Dans les formes atténuées, le signe du stop de Corcelle et le test du prisme base externe de Cüppers aident au diagnostic.
F. Adelstein et C. Cüppers, ophtalmologues allemands (1966); L. Corcelle, ophtalmologiste français (1962)
[P2]
Cüppers (test au synoptophore de) l.m.
Test de correspondance rétinienne effectué au synoptophore par superposition dans l'appareil d'un objet réel perçu par un œil et de houppes de Haidinger perçues par l'autre œil.
C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1910-1995) ; W. von Haidinger, minéralogiste et physicien autrichien (1844)
[P2]
Cüppers (test du prisme base externe de) l.m.
Cüppers' base out prism test
Procédé d'examen pour mettre en évidence le blocage d'un muscle droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
Normalement un prisme base externe devant l'œil fixateur induit une adduction de cet œil et provoque un mouvement harmonieux d'abduction de l'autre œil.
En cas de blocage, l'autre œil maintient sa position d'adduction et peut même initier une suradduction. Il faut utiliser un prisme de forte puissance (30 ou 40 dp).
C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1961)
[P2]
Cüppers (test maculomaculaire de) l.m.
Cüppers' maculo-macular test
Test de correspondance rétinienne effectué par visuscopie : on fait fixer la lumière de fixation (point central de la croix de Maddox) par l'œil directeur en s'aidant au besoin d'un miroir plan ou d'un prisme pour faciliter la fixation ; on promène l'étoile du visuscope sur le fond d'œil de l'œil amblyope jusqu'à ce que le sujet dise que l'étoile du visuscope se superpose au point central de la croix de Maddox.
La correspondance est anormale quand il n'y a pas superposition.
E. Maddox, ophtalmologiste anglais (1860-1933) ; C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1910-1995)
[P2]
Cüppers (épreuve maculomaculaire de) l.f.
Cüppers maculo-macular test
Procédé d'examen très simple pour la correspondance rétinienne, le seul applicable en cas d'amblyopie avec fixation extrafovéale.
On examine le fond d'œil de l'œil dévié et/ou amblyope avec le visuscope. L'œil directeur est ouvert et fixe p. ex. le point central de la croix de Maddox. On promène le spot lumineux avec une étoile du visuscope sur le fond d'œil jusqu'à ce que le sujet dise que l'étoile du visuscope se superpose au point fixé par l'œil fixateur. On a ainsi le point de l'œil examiné correspondant à la macula de l'œil fixateur. Si ce point est la fovéa elle-même, la correspondance est normale ; elle est anormale dans le cas contraire.
C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1910-1995) ; E. E. Maddox, ophtalmologue britannique (1863-1933)
→ amblyopie, visuscope, Maddox (croix de)
[B3,P2]
Édit. 2020
opération du fil de Cüppers l.f.
C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1971)
[P2]
Édit. 2017
syndrome de blocage de Cüppers l.m.
Cüppers' blockage syndrome
Ésotropie congénitale ou précoce dans laquelle les deux yeux sont en forte adduction avec limitation bilatérale de l'abduction, pouvant aller jusqu'à une pseudoparalysie des deux muscles droits externes ; nystagmus manifeste quand les deux yeux se portent en abduction.
Plus rarement l'atteinte peut être unilatérale. Dans les formes atténuées, le signe du stop de Corcelle et le test du prisme base externe de Cüppers aident au diagnostic.
F. Adelstein et C. Cüppers, ophtalmologues allemands (1966) ; L. Corcelle, ophtalmologiste français (1962)
[P2]
test au synoptophore de Cüppers l.m.
Test de correspondance rétinienne effectué au synoptophore par superposition dans l'appareil d'un objet réel perçu par un œil et de houppes de Haidinger perçues par l'autre œil.
C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1910-1995) ; W. von Haidinger, minéralogiste et physicien autrichien (1845)
[P2]
test du prisme base externe de Cüppers l.m.
Cüppers' base out prism test
Procédé d'examen pour mettre en évidence le blocage d'un muscle droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
Normalement un prisme base externe devant l'œil fixateur induit une adduction de cet œil et provoque un mouvement harmonieux d'abduction de l'autre œil.
En cas de blocage, l'autre œil maintient sa position d'adduction et peut même initier une suradduction. Il faut utiliser un prisme de forte puissance (30 ou 40 dp).
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1961)
[P2]
test maculomaculaire de Cüppers l.m.
Cüppers' maculo-macular test
Test de correspondance rétinienne effectué par visuscopie : on fait fixer la lumière de fixation (point central de la croix de Maddox) par l'œil directeur en s'aidant au besoin d'un miroir plan ou d'un prisme pour faciliter la fixation ; on promène l'étoile du visuscope sur le fond d'œil de l'œil amblyope jusqu'à ce que le sujet dise que l'étoile du visuscope se superpose au point central de la croix de Maddox.
La correspondance est anormale quand il n'y a pas superposition.
E. Maddox, ophtalmologiste britannique (1860-1933) ; C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1910-1995)
[P2]
Adson (manœuvre d') l.f.
Adson’s manoeuver
Procédé d’exploration clinique utilisé pour le diagnostic d’une compression de l’artère sous-clavière dans la traversée thoracobrachiale.
Elle consiste à faire pratiquer, en même temps, une extension du cou en arrière, une rotation de la tête du côté du membre examiné et une inspiration profonde. La diminution, voire la disparition du pouls radial est évocatrice d’une compression de l’artère sous-clavière.
Toutefois la valeur pathognomonique de cette manœuvre est discutable car elle est positive chez environ 30% d’une population normale.
A. W. Adson, neurochirurgien américain (1887-1951)
[K4]
Édit. 2020
Alajouanine (manœuvre d') l.f.
Doll’s eye movement
Méthode qui permet d’étudier la motilité automaticoréflexe des globes oculaires : quand on modifie la position de la tête, les yeux effectuent un mouvement compensateur.
En l’absence de paralysie de fonction, les yeux se portent vers la gauche quand la tête est déplacée vers la droite, s’élèvent quand la tête est fléchie, s’abaissent, quand la tête est en extension.
Par ex., dans une paralysie de l’élévation (syndrome de Parinaud), le malade ne peut regarder volontairement vers le haut, mais si on fléchit la tête, on voit apparaître un mouvement compensateur d’élévation.
La paralysie porte sur les mouvements volontaires et réflexes, si la dissociation n’existe pas.
T. Alajouanine, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1926)
Syn. yeux de poupée de Schuster (manœuvre des)
[H1,P2]
Édit. 2017
Barlow (manœuvre de) l.f.
Barlow’s maneuver, Barlow’s test
Procédé d’examen des hanches du nouveau-né pour dépister une luxation, une subluxation de la hanche ou une simple instabilité.
L’enfant est placé sur le dos sur un plan dur. Les deux hanches sont examinées séparément ; une main immobilise le bassin d’un côté, l’autre main pousse le fémur en arrière et vers le haut en y associant des mouvements d’adduction et de légère rotation, Un ressaut est perçu en cas d’instabilité ou de malformation luxante de la hanche par déplacement de la tête fémorale en dehors de l’acétabulum (cotyle) ; c’est un ressaut de sortie. Un mouvement d’arrière en avant en légère abduction permet de percevoir sa réintégration dans l’acétabulum. Une sensation de piston laisse supposer une luxation permanente.
Cet examen est ordinairement couplé avec la recherche du signe d’Ortolani. En cas de test positif, une étude des hanches par échographie est nécessaire.
T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962); M. Ortolani, pédiatre italien (1937)
[O1,I2]
Édit. 2017
Baudelocque (manœuvre de) l.f.
Baudelocque’s manoeuvre
Manoeuvre obstétricale par voie interne destinée à transformer, par empaumement de l'occiput fœtal et flexion de la tête, une présentation de la face en présentation du front.
J. Baudelocque, gynécologue accoucheur français, membre de l'Académie de médecine (1745-1810)
Édit. 2017
Béthoux (manœuvre de) l.f.
Bethoux’s manoeuvre
Manœuvre utilisée en cas d'incontinence urinaire d'effort pour apprécier le pronostic du traitement chirurgical.
Elle consiste à disposer les deux branches d'un clamp courbe dans les culs-de-sac vaginaux latéraux et à exercer une pression vers le haut ; quand la patiente réalise un effort de poussée, la manœuvre est positive lorsqu'elle arrête la fuite urinaire ; le traitement chirurgical peut alors être proposé.
A. Béthoux, gynécologue français (1962)
Édit. 2017
Bielschowsky (manœuvre de) l.f.
Bielschowsky's test
Manœuvre clinique utilisée dans le diagnostic des hypo-actions des muscles obliques en particulier le grand oblique, et consistant à incliner la tête du sujet successivement sur chaque épaule.
On observe une augmentation de l'hypertropie de l'œil atteint quand on incline la tête sur l'épaule du même côté et une diminution ou une disparition de cette hypertropie quand on incline la tête sur l'épaule du côté opposé.
S'il y a un élément en V associé, il s'agit d'une hypo-action du grand oblique du côté de l'œil le plus haut ; s'il y a un élément en A, il s'agit d'une hypo-action du petit oblique du côté de l'œil le plus bas. La manœuvre peut être utilisée pour aider au diagnostic d'une hyperaction des muscles petits ou grands obliques.
A. Bielchowsky, ophtalmologiste américain (1938)
Édit. 2017
Boinet (manœuvre de) l.f.
Procédé d’extraction d’une épingle introduite dans l’urèthre.
La verge est coudée sur la tête de l’épingle qui travers l’urèthre et sort. Ensuite l’épingle est basculée pour que sa tête sorte et soit aisément saisie par le méat.
E. Boinet, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1890)
Édit. 2017
Bonnaire (manœuvre de) l.f.
Bonnaire's manoeuvre
Dilatation bimanuelle du col utérin pour un accouchement rapide.
Les deux index adossés introduits dans le canal cervical dilatent le col par des mouvements de flexion.
E. Bonnaire, gynécologue français (1858-1918)
Édit. 2017
Bonney (manœuvre de) l.f.
Marshall’s test, Bonney’s test
Test utilisé dans l'examen clinique d'une incontinence urinaire féminine d’effort dans le but d'en préciser le mécanisme et d’apprécier le pronostic du traitement chirurgical.
Elle consiste à remonter et à maintenir de part et d'autre du col vésical la paroi antérieure du vagin à l'aide de deux doigts ou des deux mors d'une pince intravaginale, sans comprimer l'urèthre ni le col, de façon à remonter la vessie pleine dans l’enceinte des pressions manométriques abdominales mimant ainsi la restauration du hamac sous-vésical.
La manœuvre est dite positive si elle prévient la survenue de fuites à la toux ; elle est alors en faveur d'une déficience du soutien cervico-uréthral.
V. Bonney, gynécologue britannique (1923)
→ incontinence urinaire d'effort
Édit. 2017
Borell (manœuvre de) l.f.
Borell's manoeuvre
Manœuvre favorisant la déflexion complète de la tête du fœtus en présentation du front : la bouche du fœtus est refermée afin d'éviter l'accrochage de la mandibule à la margelle du petit bassin.
U. Borell, gynécologue suédois (1965)
Édit. 2017