établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes l.m.p
establishments of hosting for dependent elderlies
Établissements médico-sociaux dont le rôle, en France, est d’accueillir, dans le cadre de maisons de retraite, des personnes dépendantes, parfois atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies dégénératives.
Ces établissements doivent justifier d’équipements adaptés et de personnels spécialisés.
Ils doivent respecter les règles de fonctionnement régies par les lois :
- du 24 janvier 1997 tendant…à mieux répondre aux besoins des personnes âgées par l’institution d’une prestation spécifique dépendance,
- du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale (convention tripartite entre l’établissement, le Conseil Général et l’Assurance Maladie),
- du 20 décembre 2002 de financement de la sécurité sociale pour 2003,
- du 21 juillet2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires,
ainsi que par les décrets :
- du 26 avril 1999 (2) relatifs à la gestion budgétaire et comptable et aux modalités de tarification et de financement des EHPAD,
- et du 4 mai 2001 modifiant les précédents.
Sigle : EHPAD
Edit. 2018
[E1]
aptitudes fonctionnelles des personnes âgées l.m.p.
Capacité physiques et mentales des personnes âgées à accomplir certaines fonctions nécessaires à la vie individuelle et en société.
Elles incluent les conditions sanitaires qui permettent aux individus d’être et de faire ce qu’ils jugent valorisant ainsi que les caractéristiques de l’environnement et les adaptations de l’individu à ces dernières.
[H4,I3,N1]
leucémie aigüe myéloblastique : traitement personnes âgées l.f.
acute myeloid leukemia : treatment older patients
Les patients âgés de plus de 75 ans ne sont pas éligibles pour le traitement d'induction standard comportant de hautes doses de cytostatiques. Le pronostic de leur affection est, dès lors, très réservé.
Un traitement comportant l'association de Azacitidine et du Vénétoclax se montre très efficace par rapport au traitement par Azacitidine seule sans augmenter le risque de complications.
C. D. DiNardo, hématologiste américain (2020)
→ leucémie aigüe myéloblastique, Azacitidine, Vénétoclax
[F1, G5]
Édit. 2020
centre d'hébergement et de réadaptation sociale l. m.
housing and social rehabilitation centre
Structure d'accueil temporaire prenant en charge les individus isolés ou les familles en difficulté sociale.
Définie par une circulaire du 14 mars 1991, elle participe à un ensemble de mesures d'action sociale (fonds de solidarité logement, RMI, etc.) visant à faire face à des situations de détresse ou d'exclusion. Dépassant le seul hébergement, son action comprend des charges variées : prévention de l'exclusion, accompagnement des personnes en difficulté pour permettre leur autonomie dans les domaines de l'emploi, de la formation, de la santé.
Elle est destinée notamment aux malades mentaux les plus défavorisés en voie de désinsertion sociale.
Sigle CHRS
[E]
eau pour dilution des solutions concentrées pour hémodialyse l.f.
water for hemodialysis
Codifiée par la Pharmacopée Européenne, elle est obtenue à partir d’eau destinée à la consommation humaine par divers procédés appropriés (distillation, osmose inverse, échange d’ions).
Les conditions de préparation, de transfert et de conservation permettent de limiter le risque de contamination chimique et microbienne. Elle est souvent produite in situ et amenée aux postes de dialyse par des réseaux de distribution spécifique comportant des systèmes de filtration, d’adoucissement et de double osmose inverse. Elle doit répondre aux exigences de qualité chimique et microbiologique, définies dans la monographie de la Pharmacopée Française (acidité ou alcalinité, substances oxydantes, chlore total disponible, chlorures, fluorures, nitrates, sulfates, aluminium, ammonium, calcium, magnésium, métaux lourds, sodium).
Syn. eau pour hémodialyse
→ distillation de l'eau, osmose inverse, résines échangeuses d'ions
[C1, G5, M1]
Édit. 2019
comités de protection des personnes l.m.
committees of protection of the persons
Organismes qui, en France, ont pour mission de vérifier que tout projet de recherche médicale sur l’être humain respecte toutes les dispositions médicales, éthiques et juridiques en vigueur.
Une loi du 20 décembre 1988, qui porte le nom de ses deux auteurs (Huriet-Serusclat) et qui a été modifiée les 18 janvier 1991 et 25 juillet 1994, avait créé des Comités consultatifs de protection des personnes se prêtant à des recherches biomédicales, chargés de donner un avis avant la mise en œuvre de tout projet de recherche biomédicale chez l’homme.
Une nouvelle loi Huriet-Sérusclat, relative à la politique de santé publique, est intervenue le 9 août 2004 et a remplacé les Comités consultatifs par des Comités de protection des personnes, établis dans chaque région.
Chacun de ces comités comprend 14 membres titulaires et 14 membres suppléants, parmi lesquels 7 d’entre eux appartiennent au monde médical. Leur nomination relève du préfet de région territorialement compétent.
Sigle . CCPPRB
[E]
comité de protection des personnes dans la recherche biomédicale l.m.
Comité consultatif agréé dans une région par le ministre chargé de la santé.
Doté de la personnalité juridique, il doit être consulté par tout investigateur qui entreprend une recherche biomédicale comportant un essai sur l’homme.
Le comité rend son avis sur la validité de la recherche, la protection des personnes qui s’y prêtent, leur information et la valeur de leur consentement, la pertinence du projet, la qualification des investigateurs, etc.
[E]
commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapée s l.f.
Commission siégeant au sein des maisons départementales des personnes handicapées chargée de prendre les décisions concernant l’application des droits des personnes handicapées (allocations, prestations de compensation, orientations scolaire et professionnelle, accueil en établissements spécialisés).
Elle a été instaurée par le chapitre IV du titre V de la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005.
Sigle CDAPH ou CDA
→ maisons départementales des personnes handicapées
[E]
maison départementale des personnes handicapées l.f.
Elle a pour missions d’offrir un accès unique aux droits et prestations, à toutes les possibilités d’appui dans l’accès à la formation et à l’emploi et à l’orientation vers des établissements et services ainsi que de faciliter les démarches des personnes handicapées et de leur famille.
Instaurée par la Loi nº 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, placée sous la responsabilité du Conseil général, elle a remplacé la COTOREP C'est dans cette nouvelle instance que se prennent les décisions de compensation (humaine / technique), de prestations (allocation aux adultes handicapés) et d'orientations des personnes handicapées. En leur sein, c’est la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (instaurée par le chapitre IV du titre V de la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005) qui prend les décisions concernant l’application des droits des personnes handicapées (allocations, prestations de compensation, orientations scolaire et professionnelle, accueil en établissements spécialisés).
Elle se base pour cela sur l'évaluation des besoins de compensation du handicap, réalisée par une équipe pluridisciplinaire et tient compte des souhaits exprimés par la personne handicapée ou son représentant légal.
Sigle : MDPH
axes corporels embryonnaires (établissement des) l.m.p.
Axes antéropostérieur, dorsoventral et gauche-droite du corps de l’embryon qui se déterminent sur le disque embryonnaire tridermique en phase de gastrulation au cours de la 3ème semaine du développement.
L’axe antéropostérieur longitudinal et par conséquent le plan de symétrie bilatérale du futur adulte est déterminé par la formation de la ligne primitive. Les cellules situées dans la zone marginale postérieure du disque embryonnaire sécrètent une molécule activin-like (molécule TGF-bêta-like) qui induit le développement de la ligne primitive. Au pôle crânial ou rostral de cette ligne se creusent le sillon primitif et la dépression primitive surmontée d'un relief épiblastique, le nœud primitif de Hensen.
La topographie dorsoventrale s’établit une fois la ligne primitive formée. Le mésoblaste se développe ventralement pour constituer les ébauches rénales le sang et la paroi abdominale sous l’induction d’un membre de la famille du TGF-bêta (Transforming growth factor bêta), le BMP-4 (Bone Morphogenetic Protein 4) (cf. zone marginale postérieure du disque embryonnaire). Tout le mésoblaste se « ventraliserait » si l’activité du facteur BMP-4 n’était neutralisé par un gène siégeant dans le nœud de Hensen qui apparait comme un organisateur. C’est ce processus qui permet au mésoblaste cranial de se « dorsaliser » en notochorde, somites et somatomères de la région céphalique.
L’asymétrie gauche-droite s’établit aussi dès le début de la 3ème semaine. Régie par un ensemble de gènes, elle est sous la dépendance de la sécrétion, au sein du nœud primitif de Hensen, du facteur Shh (Sonic hedgehog) dont l’action est induite par un récepteur de l’activine IIa. Rapidement, dans la moitié droite du nœud, le récepteur de l’activine IIa est occupé par son ligand, l’activine. Il en résulte un blocage de l’expression du Shh qui est réduite à la seule moitié gauche du nœud. Il active alors les facteurs « nodal » peut-être « lefty » apparentés à la famille TGF-bêta. Ces facteurs conditionnent l’asymétrie gauche-droite (latéralisation) avec la situation du cœur et de la rate à gauche, et du lobe principal du foie à droite.
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, ligne primitive, zone marginale postérieure du disque embryonnaire, nœud primitif de Hensen, mésoblaste, notochorde, somites, somatomères
[A4,O6 ]
commission médicale d'établissement l.f.
Organisme consultatif obligatoirement constitué dans chaque établissement hospitalier public.
Elle vise à associer le corps médical hospitalier aux décisions les plus importantes de l’administration hospitalière.
Sigle CME
[E]
établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires l.m.
establisment of preparation and response to health emergencies
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Chargé de la gestion des moyens de lutte, cet établissement se tient en réserve, contre les menaces sanitaires graves ou majeures, telle une pandémie grippale, tant du point de vue humain - réserve sanitaire - que du point de vue matériel - produits et services.
La réserve sanitaire met en œuvre, suivant l’importance des évènements, une réserve d’intervention et une réserve de confort. La réserve d’intervention est composée de professionnels de santé. La réserve de confort fait appel à des professionnels de santé retraités, des étudiants en médecine ou paramédicaux et à d’autres professionnels répondant à des critères définis par arrêté ministériel. Tous les membres de ces réserves doivent souscrire un engagement d’une durée de trois ans.
Cet établissement doit également constituer et gérer une réserve de produits et de services comprenant tous les articles, appareils, médicaments, vaccins, biens et objets destinés à lutter contre les risques sanitaires encourus. Il doit tenir prêts tous les plans opérationnels nécessaires pour que l’État puisse se servir de l’ensemble de ces produits.
Institué par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur, l’établissement est placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Son budget est financé, par moitié, par l’État et les caisses d’assurance maladie. Son conseil d’administration a, de même, une composition paritaire : sur ses 24 membres, 12 représentent l’État et les 12 autres, les régimes d’assurance maladie.
Sigle EPRUS
→ Agence nationale de santé publique
[E1]
Édit. 2018
établissement français des greffes l.m. (obs)
Établissement public national créé par la loi du 18 janvier 1994, dont les missions ont été confiées, depuis le 10 mai 2005, à l’agence de la biomédecine dans le cadre de la révision des lois de bioéthique.
[E1]
Édit. 2018
établissement français du sang l.m.
french establishment of blood
Institué par la loi du 1er janvier 2000, il lui incombe de gérer le service public transfusionnel et ses activités annexes, dans le respect des conditions de sécurité définies par le code de la santé publique.
Il remplace l’agence française du sang créée par la loi du 4 janvier 1993.
Établissement public à caractère administratif, Il doit promouvoir le don du sang et les conditions de sa bonne utilisation, assurer la qualité au sein des établissements de transfusion sanguine et transmettre les données relatives à la sécurité sanitaire des produits sanguins à l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Il lui revient de participer à l’organisation et à l’acheminement des secours en cas de catastrophe nationale ou internationale nécessitant de recourir aux moyens de transfusion sanguine.
Sigle EFS
→ institut national de la transfusion sanguine
[E1,F1]
Édit. 2018
établissement psychiatrique l.m.
obsolète
→ centre hospitalier spécialisé
[E1]
Édit. 2018
établissement public l.m.
public institution
En France, entité de droit public, autre qu’une collectivité territoriale, dotée de la personnalité juridique et chargée de la gestion d’une activité de service public dans le cadre limité de sa spécialité (exemple : l’Office d’indemnisation des accidents médicaux).
On distingue généralement :
- les établissements publics administratifs chargés de la gestion d’une activité classique de service public, régis par les règles du droit administratif et dont le contentieux relève des juridictions administratives ;
- les établissements publics industriels et commerciaux dont le fonctionnement et le contentieux relèvent à la fois du droit public et du droit privé.
[E1]
Édit. 2018
établissement public de santé l.m.
health public center
Terme introduit par la loi du 31 juillet 1991 portant réforme hospitalière, qui distingue les centres hospitaliers et les hôpitaux locaux.
Parmi les premiers, sont groupés notamment les centres hospitaliers régionaux (CHR), parfois universitaires, et les centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie (CHS, près de 43000 lits). On en rapprochera les 20 établissements psychiatriques privés faisant fonction d'hôpitaux publics (près de 10000 lits).
Sigle EPS
[E1]
Édit. 2018
Greffes (Etablissement français des) l.m.
French grafts institution
Etablissement public national créé par la loi du 18 janvier 1994, placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé, ayant pour mission la promotion du don d’organes et de tissus, l’enregistrement des patients justiciables d’une greffe d’organe, la gestion de cette liste et l’attribution des greffons, ainsi que la définition des règles générales de répartition et d’attribution des greffons, que ceux-ci aient été prélevés en France ou hors du territoire national.
« Peuvent seules bénéficier d’une greffe d’organe, de moelle, de cornée ou d’autre tissu dont la liste est fixée par arrêté après avis de l’Etablissement des greffes, les personnes qui sont inscrites sur une liste nationale ». (Article L 1251-1 du Code de la Santé).
préjudice d'établissement l.m.
Préjudice dont peut se prévaloir la victime d’un accident en raison de la perte d’espoir, de chance ou de toute possibilité de réaliser un projet de vie familiale « normale » du fait de la gravité du handicap permanent dont elle reste atteinte après la consolidation médico-légale.
Ce type de préjudice doit être apprécié in concreto pour chaque individu en tenant compte notamment de son âge, du retentissement scolaire, des projets de carrière et de cas particuliers tels la capacité restante à communiquer ou de certains préjudices récurrents aléatoires non consolidables (hépatite C par exemple). C’est un préjudice non économique, extrapatrimonial.
Sigle : PET
→ nomenclature des postes de préjudices corporels
signalétique et accessibilité en établissement de santé l.f.
Ensemble des mesures facilitant l’accès des personnes handicapées aux établissements recevant du public, particulièrement aux centres de soins.
Il s’agit spécialement de signalisations claires et faciles à consulter, des locaux et des voies d’accès, d’utilisation de pictogrammes et de moyens de guidage pour les personnes malvoyantes, ainsi que de rampes en plan incliné conduisant à des salles surélevées.
thermal (établissement) l.m.
balneotherapy care facility ; spa therapy care facility
Etablissement agréé pour effectuer des cures thermales.
Étym. gr. thermê : chaleur
→ thermalisme, thermale (station)
agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs l.f.
national agency for radioactive waste
Agence créée au sein du Commissariat à l’énergie atomique par arrêté du 7 novembre 1979, ayant reçu par la Loi du 30 décembre 1991 - article 13- le statut d’établissement public industriel et commercial autonome (elle est également régie par la loi du 28 juin 2006 et par décret du 13 janvier 2010).
Les missions imparties à l’agence sont :
- établir tous les trois ans l’inventaire et la localisation des déchets radioactifs ;
- rechercher et étudier les questions d’entreposage et de stockage en profondeur des déchets de haute et moyenne radioactivité ;
- concevoir, implanter et assurer la gestion des centres d’entreposage et de stockage des déchets radioactifs ;
- collecter et prendre en charge les objets radioactifs provenant de la population française ;
- remettre en état les sites pollués par radioactivité ;
- diffuser en France et à l’étranger toutes informations utiles sur la radioactivité et la gestion des déchets radioactifs.
L’article 6 de la loi du 28 juin 2006 (article L542-1 et 2 du code de l’environnement) prescrit au Gouvernement d’établir tous les trois ans, un plan national pour la gestion des matières et des déchets radioactifs. Les organes de l’agence comprennent un conseil d’administration, un directeur général, un président, un commissaire du gouvernement, un comité financier, un conseil scientifique, une commission des marchés et une commission nationale des aides dans le domaine radioactif.
L’agence fonctionne dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Manche, de l’Aube, de la Meuse et de la Haute-Marne.
Environ 2kg de déchets radioactifs (déchets dont la décharge est surveillée) sont rejetés tous les ans, en France, par chaque habitant.
H. Becquerel, physicien français (1852-1908), prix Nobel de physique en 1903 ;Marie Curie, physicienne française (1867-1934), prix Nobel de physique en 1903, prix Nobel de chimie en 1911
Sigle ANDRA
[B1,E1,E3]
Édit. 2017
agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale l.f.
national agency for the development of the medical evaluation
Organisme privé, créé le 7 février 1990, régi par la loi du 1er juillet 1901, placé sous la tutelle du ministre chargé de la Santé qui a pour mission l’évaluation des stratégies et des techniques médicales, notamment en milieu hospitalier et en médecine ambulatoire.
Il diffuse des recommandations ainsi que les résultats de ses travaux et des recherches qu’il organise.
Sigle ANDEM
[E1,E3]
Édit. 2017
anesthésie pour cœlioscopie l.f.
anæsthesia for laparoscopic surgery
Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.
Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin
[G1]
Édit. 2017
antibioprophylaxie pour greffe d'organe l.f.
Administration d’antibiotiques au donneur en état de mort cérébrale dès qu’est prise la décision de greffer un organe,
Cette administration n’a pas de justification scientifique mais elle est consacrée par l’usage. Elle consiste en l’administration de 1,5 à 2g de céphalosporine de type céfuroxime ou céfazoline à l’induction de l’anesthésie du donneur. Cette antibiothérapie peut être commencée dès le passage du donneur en état de mort cérébrale.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie