Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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volume courant l.m.

tidal volume

Volume d’air qui pénètre dans le poumon à chaque inspiration ou qui en est rejeté à chaque expiration spontanées.
Le volume courant se mesure sur l'air expiré.
Le volume courant inspiratoire (Vins) est un peu plus grand que celui du courant expiratoire (Vexp,) : en effet, du fait du quotient respiratoire, R ≤ 1, on obtient la formule suivante :
Il en résulte une «aspiration» d'environ 0,06 L/min : la respiration fait office de pompe aspirante. Cette aspiration permanente produit la dépression régnant à l'intérieur de l'organisme (de l'ordre de 70 hPa ≈ 50 mm de Hg) qui se manifeste notamment par le vide pleural.

Vins - Vexp = V'O2. (1 - R)

Symb. VC ou VT

physiologie respiratoire (symboles de), quotient respiratoire, ventilation, vide pleural

air courant l.m.

tidal volume

  volume courant

[C2,K1]

courant de lésion l.m.

ischemic eletrical wave

Courant électrique produit par un muscle lésé, en raison de la différence de potentiel qui s’établit entre la partie saine et la partie altérée du muscle.
Un courant de lésion apparaît à la phase aigüe de l’infarctus du myocarde et s’inscrit sur l’électrocardiogramme par un décalage du segment ST.

[K2]

I(f) courant l.m.

Courant fondamental  de la physiologie du nœud sinusal qui s’active lentement suite à une hyperpolarisation.
Sa vitesse d’activation conditionne la pente de dépolarisation diastolique lente des cellules du nœud sinusal et donc la fréquence cardiaque. Ce courant I(f) est étroitement régulé par la concentration intra cellulaire d’AMPc . L’Ivabradine est un inhibiteur du canal I(f).

lésion (courant de) l.m.

lesion (current of)

Anomalie de l’activité électrique du cœur décelée par l’électrocardiogramme et provoquée par un foyer d’ischémie aigüe myocardique, le plus souvent d’origine coronarienne.
Le courant de lésion s’inscrit sur le tracé électrocardiographique comme un grand décalage du segment ST réalisant une courbe du tracé à concavité tournée vers la ligne isoélectrique, et réalisant une onde en dôme dans ses formes extrêmes. Le courant de lésion dure de quelques jours à quelques semaines, soit que l’ischémie ait été réversible, soit qu’elle ait évolué vers une nécrose.

redresseur de courant l.m.

rectifier

Elément d'appareillage électrique constitué par une diode ou un semi-conducteur qui n'admet le passage du courant que dans un seul sens.
Dans les générateurs de rayons X de faible puissance, le tube est alimenté directement par la haute tension alternative et joue le rôle de redresseur car il n'admet le passage du courant que pendant les demi-alternances où le filament et la cible (ou anode) sont respectivement à un potentiel négatif et positif (montage auto-redresseur). Les générateurs de radiodiagnostic comportent en monophasé un montage à 4 redresseurs qui permet d'appliquer au tube une tension sinusoïdale unidirectionnelle et d'admettre le passage du courant pendant les deux demi-alternances; sur un alimentation triphasée. Un montage à 6 ou 12 redresseurs fournit une haute tension pratiquement continue. Au début des rayons X, on utilisait des dispositifs électromécaniques (redresseurs à contacts tournants par exemple), puis à partir de 1920, des diodes à cathode incandescente, nommées kénotrons, isolées dans un bain d'huile avec le transformateur haute-tension. Ces diodes furent ensuite remplacées progressivement par des redresseurs secs au sélénium, plus fiables et dégageant moins de chaleur.

Syn. soupape

courant ionique l.m.

ionic current

Courant électrique créé par le passage d’ions minéraux dans un canal ionique.

canal ionique

[C1]

Édit. 2017

courbe débit-volume l.f.

flow-volume curve

Enregistrement du débit en fonction du volume au cours des manœuvres d'expiration et d'inspiration forcées rapides.
L'analyse de la courbe débit-volume et de ses paramètres est particulièrement utile pour la reconnaissance des troubles ventilatoires obstructifs.

[C2,K1]

dose au volume cible l.f.

target volume dosis

Dose maximale absorbée dans le volume-cible.

Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)

dystocie par excès de volume fœtal l.f.

dystocia due to excessive fetal volume

dystocie par disproportion fœtopelvienne

effet de volume partiel l.m.

partial volume effect

Dans les imageries en coupes avec reconstruction matricielle, effet dû à l’existence au sein d’un même pixel de structures, de densité (scanographie) ou de signal (IRM) très différents.
La densité ou le signal global du pixel (moyenne des densités qui le composent) ne correspond plus  à la nature des structures anatomiques étudiées. Par exemple un voxel contenant pour moitié du calcium (densité = + 200 unités Hounsfield) et pour moitié de la graisse (densité = -200 unités Hounsfield) aura une densité moyenne de 0, soit celle de l’eau .
Le seul moyen de pallier cet inconvénient consiste à faire des coupes suffisamment fines pour diminuer la taille des pixels.

pixel,voxel, Hounsfield (unité), image matricielle

[B2, B3]

Édit. 2019

excès de volume du fœtus l.m.

overweight fetus

Macrosomie fœtale, d'origine génétique ou due au diabète.

[03,06]

Édit. 2018  

excès de volume foetal localisé l.m.

excessively large fetal part

Développement excessif d'un organe fœtal responsable de dystocie : de la tête (hydrocéphalie), du cou (kystes congénitaux), de l'abdomen (ascite, anasarque, tumeur rénale), ou du sacrum (tumeurs sacrococcygiennes).

Syn. dystocie par disproportion fœtopelvienne

[03,06]

Édit. 2018  

mesure du volume globulaire l.m.

red cells volume (measure of)

volume globulaire (mesure du)

mesure du volume plasmatique l.m.

plasmatic volume (measure of)

volume plasmatique (mesure du)

repérage (du volume-cible) l.m.

localization

Opérations permettant de définir géométriquement, par rapport à des repères superficiels (anatomiques ou artificiels), les dimensions et la position du volume visé par une irradiation thérapeutique.

volume plasmatique l.m.

plasmatic volume

Volume des liquides contenus dans le sang circulant.
Il est égal au volume sanguin diminué du volume globulaire. Mesuré par la méthodes au bleu d’Evans ou à l’albumine marquée à l’iode radioactif,  il est à 4% du poids du corps.

plasma

volume alvéolaire l.m.

alveolar volume

Volume des alvéoles pulmonaires participant aux échanges gazeux.

Sigle VA

volume apparent de distribution l.m.

Volume de liquide qui serait nécessaire pour dissoudre la quantité totale T d'un médicament présente dans le corps à la concentration C à laquelle il se trouve dans le plasma Vd= T/C.
Pour de nombreux médicaments qui se lient aux constituants des tissus, le volume apparent de distribution n'a guère d'intérêt pratique.

Symb. Vd

volume-cible l.m.

target volume

Volume anatomique visé par une irradiation thérapeutique.
Il comporte la tumeur, délimitée par palpation ou imagerie, les régions périphériques où le risque de dissémination cellulaire est élevé et éventuellement les relais ganglionnaires contigus dont l'envahissement est reconnu ou soupçonné. On considère comme volumes-cibles distincts les régions anatomiques, distantes ou adjacentes, irradiées par des systèmes de faisceaux différents.

volume de déclenchement d'un respirateur l.m.

triggering volume of the ventilator

Déplacement de volume à l'orifice de raccordement côté malade nécessaire au déclenchement du respirateur (norme AFNOR).

trigger

volume de fermeture l.m.

closing volume

Volume pulmonaire à partir duquel commence à se produire la fermeture des voies aériennes périphériques.
On l'exprime généralement en pourcentage de la capacité vitale ou de la capacité pulmonaire totale.

Sigle VF

volume de réserve expiratoire l.m.

expiratory reserve volume

Volume de gaz expiré après le volume courant lors d'un effort expiratoire maximal, exprimé en LBTPS.

Sigle VRE

volume de réserve inspiratoire l.m.

inspiratory reserve volume

Volume de gaz inspiré au dessus du volume courant lors d'un effort inspiratoire maximal, exprimé en LBTPS

Sigle VRI

volume expiratoire maximal par seconde l.m.(sigle VEMS)

forced expiratory volume per second (FEV1)

Volume de gaz expiré pendant la première seconde d'une expiration forcée maximale réalisée après une inspiration complète, exprimé en LBTPS/sec et en % d'une valeur théorique déterminée par l'âge, la taille et le sexe du sujet.
Il représente les 3/4 de la capacité vitale chez le sujet normal.
Le VEMS est un débit qui s'exprime en litres par seconde ; il est plus faible que le débit expiratoire maximal ou débit de pointe.
Le rapport de Tiffeneau VEMS/CV compare le VEMS à la capacité vitale. Ce rapport vaut 77 ± 5%, chez l'homme adulte normal (Cara et Sadoul, 1953). Il est très abaissé chez l'emphysémateux et dans tous les syndromes obstructifs ; par contre il reste normal dans les syndromes restrictifs. Comme le VEMS a la dimension d'un débit, et CV à celle d'un volume, le rapport VEMS/CV est inversement proportionnel à la taille : il est donc toujours plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Le VEMS diminue progressivement avec l'âge à partir de 22 ans et perd 25% entre 22 ans et 65 ans. A tailles et à âges égaux, il est un peu plus petit chez la femme que chez l'homme (environ 6%).
Le spirogramme de l'épreuve d'expiration forcée montre que la courbe décroît avec le temps ; elle est la somme de 2 exponentielles : la première (partie rapide) dépend de l'inertie du mélange gazeux (elle est très accélérée avec les mélanges He/O2), la seconde dépend de la viscosité de l'air alvéolaire. Comme cette viscosité joue essentiellement dans les petites bronches, la queue du tracé donne des informations sur leur état : c'est pourquoi l'on mesure les volumes expirés à 2, 3, 4, 5 secondes (FEV2, FEV3, etc.). L'étude de la boucle pression-volume correspondant à l'épreuve d'expiration forcée fournit de meilleures indications que les valeurs FEV2, FEV3.
Le terme volume expiré au maximum en une seconde a été choisi, avec l'accord de R. Tiffeneau, lors de la réunion de Paris (1955) à la place de «capacité pulmonaire utilisable à l'effort»), terme qu'il avait d'abord utilisé.
Cet indice fonctionnel demeure le plus utilisé pour le diagnostic d'un trouble ventilatoire obstructif.
 

R. Tiffeneau, médecin physiologiste français (1910-1961) ; M. Cara, médecin anesthésiste-réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1953)

débit de pointe, expiration forcée (épreuve d'), similitude biologique, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale indirecte

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