Journal articles Le Bulletin est édité avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur Em-Consulte. Les archives du Bulletin sont disponibles en accès libre sur le site Gallica de la BNF (numéros de de 1836 à 2017) et sur le site de l'Académie (de 2001 à 2018).
Accès au Bulletin électronique sur Em-Consulte
Consulter les instructions aux auteurs
Session of 12 janvier 2021
Éditorial
Nouvelles perspectives en immunothérapie des cancers dans les années à venirNew perspectives in Cancer Immunotherapy in the coming years
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Session of 12 janvier 2021
Communication scientifique
Vaincre les résistances aux antagonistes de checkpoint en augmentant l’immunogénicité de la tumeurOvercome the resistance to immune checkpoint targeted antibodies by enhancing the tumor immunogenicity
Liens d’intérêts au cours des 5 dernières années : AM a été investigateur principal d’essais cliniques d’immunothérapie avec les promoteurs industriels suivant : Roche/Genentech, BMS, Merck (MSD), Pfizer, Lytix pharma, Eisai, Astra Zeneca/Medimmune, Tesaro, Chugai, OSE immunotherapeutics, SOTIO, Molecular Partners, IMCheck, Pierre Fabre, Adlai Nortye. AM a été investigateur principal d’essais cliniques d’immunothérapie avec les promoteurs académiques suivant : ACSE NIVOLUMAB/NCT03012581 (funding : INCa, Ligue contre le Cancer & BMS; drug supply : BMS, Ligue contre le Cancer & BMS ; sponsor Unicancer), ISI-JX/NCT02977156 (funding & drug supply : Transgene; sponsor Leon Berard Cancer Center), NIVIPIT/NCT02857569 (funding & drug supply : BMS; sponsor Gustave Roussy), PEMBIB/NCT02856425 (funding Boehringer Ingelheim; drug supply : Boehringer Ingelheim & MSD ; sponsor Gustave Roussy) ; PRIMO/NCT04270864 (funding : Charities; drug supply : BMS & IDERA ; sponsor Gustave Roussy). AM est membre du comité de pilotage des essais cliniques suivant: NCT02528357 (GSK), NCT03334617 (AZ). AM est membre du conseil de sécurité et de contrôle des données : NCT02423863 (Sponsor : Oncovir), NCT03818685 (Sponsor : Centre Léon Bérard). AM a participé au conseil scientifique des compagnies suivantes: Merck Serono, eTheRNA, Lytix pharma, Kyowa Kirin Pharma, Novartis, BMS, Symphogen, Genmab, Amgen, Biothera, Nektar, Tesaro/GSK, Oncosec, Pfizer, Seattle Genetics, Astra Zeneca/Medimmune, Servier, Gritstone, Molecular Partners, Bayer, Partner Therapeutics, Sanofi, Pierre Fabre, RedX pharma, OSE Immunotherapeutics, Medicxi, HiFiBio, IMCheck, MSD, iTeos, Innate Pharma, Shattuck Labs, Medincell, Tessa Therapeutics. AM a participé à des activités d’enseignement et de conférencier pour les compagnies suivantes : Roche/Genentech, BMS, Merck (MSD), Merck Serono, Astra Zeneca/Medimmune, Amgen, Sanofi, Servier. AM a apporté son expertise scientifique et médicale aux entreprises suivantes : Roche, Pierre Fabre, Onxeo, EISAI, Bayer, Genticel, Rigontec, Daichii Sankyo, Imaxio, Sanofi/BioNTech, Molecular Partners, Pillar Partners, BPI, Faron, Applied Materials. AM a bénéficié du soutien non financier (frais de voyage pour congrès) des entreprises suivantes : Astra Zeneca, BMS, Merck (MSD), Roche. AM est co-fondateur et actionnaire : Pegascy SAS & PegaOne SAS. AM est co-détenteur d’un brevet : « Humanized and Chimeric Monoclonal Antibodies to CD81 », Stanford Office of Technology Licensing, 3000 El Camino Real, Bldg. 5, Suite 300, Palo Alto, CA 94306-2100. Numéro de série de la demande américaine 62/351,054. AM a bénéficié de subventions de recherche préclinique et clinique (financement institutionnel) des sources suivantes : INSERM, INCa, Merus, BMS, Boehringer Ingelheim, Transgene, Fondation MSD Avenir, Sanofi. AM est membre des sociétés savantes suivantes : Société européenne d’oncologie médicale (ESMO), Société américaine d’oncologie clinique (ASCO), Association américaine pour la recherche sur le cancer (AACR), Académie européenne d’immunologie tumorale (EATI). Fondateur et président de la Société française d’immunothérapie du cancer (FITC). Membre du conseil d’administration du groupe d’immuno-oncologie du réseau français des centres de cancérologie complets (Unicancer). Membre du groupe de travail sur les effets indésirables rhumatismaux induits par les immunothérapies anticancéreuses de la Ligue européenne contre la polyarthrite rhumatoïde (EULAR). Membre du conseil de surveillance de la Fondation Gustave Roussy. AM est membre des comités de rédaction du European Journal of Cancer et de ESMO IO Tech.
Les immunothérapies utilisant des anticorps monoclonaux antagonistes de récepteurs de co-inhibition des lymphocytes T (« checkpoint blockers ») révolutionnent depuis 10 ans la cancérologie. Ils ont permis des gains significatifs en survie globale dans de nombreux cancers et font parler de guérison pour certains patients atteints de cancers métastatiques jusqu’alors considérés comme incurables. De plus, ils changent, de manière radicale, notre compréhension de la maladie cancéreuse en démontrant qu’elle peut être considérée comme une maladie dysimmunitaire. Cependant, ces premières générations d’immunothérapies ne sont pas efficaces chez tous les patients. Un enjeu de taille est donc de mieux comprendre le mécanisme d’action de ces traitements chez l’Homme afin de lever les résistances à leur efficacité. Plusieurs approches thérapeutiques sont en cours pour tenter de rendre ces traitements plus efficaces. L’une d’entre elles consiste à essayer de rendre les tumeurs plus visibles pour le système immunitaire ou « immunogènes ». L’immunothérapie intratumorale est une de ces stratégies émergentes qui vise à utiliser la tumeur comme son propre vaccin en injectant, directement dans la tumeur, des thérapies immunostimulantes. Le développement de ces approches soulève de nouveaux challenges en recherche clinique, mais leur rationnel préclinique fait espérer qu’ils permettront de rendre plus de patients répondeurs à l’immunothérapie.
Lire la suite >Session of 12 janvier 2021
Communication scientifique
Manipulation des cellules Natural Killer en immunothérapie des cancersManipulation of Natural Killer cells in cancer immunotherapies
Eric Vivier est un employé d’Innate Pharma.
L’immunothérapie des cancers, également appelée immuno-oncologie, est une révolution dans le traitement du cancer. L’objectif est d’induire le système immunitaire à reconnaître et à éliminer les cellules tumorales. Les récents développements en immunothérapie se sont concentrés sur la génération de réponses immunitaires des cellules T spécifiques d’antigènes tumoraux et ont conduit à un changement de paradigme dans le traitement de nombreux cancers. Malgré ces succès, la réponse et la durabilité du bénéfice clinique obtenu restent limitées à certains patients et types de tumeurs. Une approche innovante en immuno-oncologie vise à élargir et à amplifier les réponses immunitaires anti-tumorales en exploitant le système immunitaire inné. Nous décrirons ici nos approches dans la manipulation des cellules tueuses naturelles (NK) pour renforcer leur rôle direct dans l’élimination des tumeurs, mais aussi leur fonction d’induction d’une réponse immunitaire multicellulaire menant à un contrôle immunitaire durable des tumeurs.
Lire la suite >Session of 12 janvier 2021
Communication scientifique
Lymphocytes T-CD8 et immunothérapie anti-tumorale : rôle et Ciblage thérapeutiqueCD8+T cell in cancer immunotherapy: Role and value of its therapeutic targeting
Financement
Ce travail a été financé par Fondation ARC, INCA PLBio, Labex Immuno-Oncology, Site intégré de recherche en cancérologie (SIRIC CARPEM), IDEX ANR-18-IDEX-0001 (Université de Paris), Foncer.
Déclaration de liens d’intérêts
E.T: Subventions de recherche des sociétés Servier et Vaxeal.
E.T : Conférences : Invitation en qualité d’intervenant pour BMS, Merck-MSD, Olympe.
Bien que de nombreuses cellules immunes jouent un rôle dans les mécanismes d’action de l’immunothérapie anti-tumorale, les LT-CD8 sont le plus souvent considérés comme les effecteurs majeurs. Au cours de ces dernières années de nouvelles technologies (analyse en cellules uniques, cytométrie multidimensionnelle, analyse multiplexe in situ, etc.) ont permis de définir de nouvelles sous populations de LT-CD8 et de mieux comprendre les cellules ciblées par les traitements d’immunothérapie par anti-PD-1 ou anti-CTL14 ou dans le cadre de vaccination anti-tumorale. Suite à de nombreux travaux, deux principales populations ont émergé, les LT-CD8 résidents mémoires (TRM)(CD103, CD49a, CD69) et les LT-CD8 épuisés progéniteurs (TCF1) comme jouant un rôle prédominant dans le mécanisme d’action des anti-PD-1. Ces 2 types cellulaires peuvent s’expandre après traitement par anti-PD-1 et des études convergent pour leur conférer un rôle de biomarqueur prédictif de réponse à l’immunothérapie. Les LT-CD8 résidents mémoires sont nécessaire pour l’efficacité thérapeutique de vaccins anti-tumoraux. L’induction de ces TRM nécessite une voie mucosale d’immunisation et l’identification des cellules dendritiques (CD103, Clec9a, CD1c, CD63) à l’origine de leur activation stimule différentes approches thérapeutiques ciblant ces cellules présentatrices d’antigènes. Des progrès récents dans l’analyse du rôle du ganglion dans l’efficacité des traitements par anti-PD1/PD-L1 via l’activation d’une population de LT-CD8 épuisée progénitrice pourraient aussi déboucher sur le développement de traitements néoadjuvants pour optimiser l’efficacité de l’immunothérapie avant l’exérèse chirurgicale des ganglions associés à la tumeur.
Lire la suite >Session of 12 janvier 2021
Communication scientifique
Contourner la résistance à l’immunothérapie des cancers : interventions centrées sur le microbiome intestinalBypass the cancer resistance to immunotherapy: Gut microbiota-based therapeutic interventions
L. Zitvogel est foundatrice de everImmune et reçoit un contrat de recherche de Kaleido et Transgene. L. Zitvogel est membre du conseil d’administration de Transgene. B.Routy reçoit un soutien financier de Da Volterra et est au conseil scientifique de Vedanta. L.Derosa et M.Fidelle déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Un nombre grandissant d’études précliniques et cliniques démontrent l’influence cruciale de la composition taxonomique du microbiote intestinal sur le bénéfice aux thérapies anticancéreuses, que ce soit pour la chimiothérapie, la radiothérapie et les immunothérapies. Des interactions causatives, entre certaines bactéries, ou leur phage, et la réponse immunitaire innée et acquise antitumorales, ont été mises en évidence récemment. La compréhension des mécanismes de communication, entre les microenvironnements intestinaux et tumoraux, ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques sur le microbiote intestinal. Cette revue présente les effets immunomodulateurs du microbiote intestinal et les effets délétères des antibiotiques sur ce système et s’intéresse aux perspectives thérapeutiques à l’étude chez l’homme.
Lire la suite >Published 11 January 2021
Communiqué
Extending the time between the two injections of the Covid-19 vaccine: what risks for what benefits? Lire la suite >Published 8 January 2021
Communication scientifique
Prise en charge hospitalière des blessés des membres, victimes de terrorisme urbain. Enseignements des attentats de novembre 2015 à ParisManagement of limb casualties from urban terrorism. Lessons from attacks in Paris, november 2015
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt.
Cette communication n’a pas été présentée oralement en séance à l’Académie.
Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris ont été l’occasion d’éprouver la robustesse de la prise en charge pré-hospitalière des blessés. Ultérieurement, ont été tirés un certain nombre d’enseignements concernant l’organisation intra hospitalière des urgences et le rôle des acteurs de soin notamment à travers les notions essentielles de triage et de damage control. La prise en charge chirurgicale des blessés des membres dans sept services spécialisés de chirurgie orthopédique a fait apparaître une divergence d’indications opératoires en urgence : les équipes du Service de Santé des Armées ont pratiqué le damage control à titre systématique tandis que les équipes civiles universitaires ont réalisé des ostéosynthèses internes immédiates et définitives pour les lésions osseuses sans exposition importante du foyer de fracture. Plusieurs débats ont permis de clarifier les indications respectives des deux attitudes. Les leçons à retenir concernent également le phénomène d’entraide spontanée qui a été observé et l’évolution à long terme de l’état des victimes.
Lire la suite >Published 8 January 2021
Présentation ouvrage
Germain M. La main du chirurgien, instrument remarquable au service de la médecine. Ed. FiacreMontceaux les meaux (2020) Lire la suite >Published 8 January 2021
Présentation ouvrage
Hauw J.J. La maladie d’Alzheimer. Presses universitaires de France. Coll. Que sais-je ?Paris (2019)L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Published 8 January 2021
Éditorial
Le transhumanisme : un nouvel esclavage ?Transhumanism: A new slavery?
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Published 8 January 2021
Éditorial
Debout les hommesStand up, the men
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Session of 5 janvier 2021
Rapport
Rapport 20-08. Études cliniques réalisées en milieu thermal dans le cadre des prescriptions légales « critères 2016 – révision 2020 »Clinical studies carried out in spa medicine environment within the framework of legal regulations “2016 criteria – 2020 revision”
Les personnes pétitionnant pour l’ouverture d’un établissement thermal, l’obtention d’une nouvelle orientation thérapeutique, l’utilisation d’une nouvelle source, nouvelle eau, nouveau soin doivent recueillir l’avis de l’Académie nationale de médecine. Ils devront à l’avenir produire les types d’étude ci-après mentionnés. Les études par analogie établissent l’utilisation d’eaux minérales similaires pour des objectifs et des résultats comparables. L’étude qualitative établira la manière dont les soins sont délivrés par les personnels et reçus par les patients. Quant à l’étude clinique elle devra apporter la preuve d’une efficacité thérapeutique cliniquement probante. Dans tous les cas cette dernière étude devra aboutir à une comparaison valide du traitement traité. Cette comparaison pourra se faire avec des données existantes, en particulier d’essais contrôlés randomisés considérés comme une référence robuste. La comparaison devra se faire sur les données individuelles et non sur des agrégats de données. Les techniques de « Match Adjusted Individual Comparison » (MAIC) sont appropriées. Quant les données permettant ce type de comparaison ne sont pas disponibles, l’essai contrôlé randomisé est la règle cependant les techniques bayésiennes d’essai clinique, qui apportent des données valables à partir d’un nombre limité de patients peuvent être envisagées. Par ailleurs toutes les règles scientifiques et éthiques de l’investigation clinique doivent être respectées.
Lire la suite >Session of 5 janvier 2021
Discours
Bilan de l’activité académique de l’année 2020 Lire la suite >Session of 5 janvier 2021
Discours
Allocution du Président pour l’année 2021 (extraits) Lire la suite >Session of 5 janvier 2021
Conférence invitée
Pandémie 2020. Éthique, société, politiqueL'auteur ne déclare aucun lien d'intérêt.
Lire la suite >Session of 5 janvier 2021
Communication scientifique
Le label hospitalité de l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris, une nouvelle approche pour promouvoir l’hospitalité dans les hôpitauxThe Hospitality Award Program of Assistance publique–Hôpitaux de Paris, a new approach to promote hospitality in hospitals
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
L’hospitalité correspond à une attente des patients, aussi importante que la qualité (dont elle est une partie) et la sécurité : les patients et leurs proches veulent être accueillis comme des personnes. Le premier objectif de cet article est de montrer comment le fait d’améliorer l’hospitalité à l’hôpital peut être compris comme le désir de réintroduire dans la relation profondément asymétrique du soin un rapport symétrique imposé par le concept même d’hospitalité, dans laquelle le mot « hôte » a les deux acceptions : celui qui accueille et celui qui est accueilli. Le second objectif de cet article est de présenter le programme développé par l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP–HP) visant à promouvoir l’hospitalité dans ses hôpitaux. Il s’agit d’une démarche en deux temps (autoévaluation interne suivie d’une visite externe) qui lui confère une valeur pédagogique.
Lire la suite >Published 31 December 2020
Communiqué
Vaccination anti-Covid19 : il n’est plus temps d’attendre Lire la suite >Published 24 December 2020
Communiqué
What consent to vaccination against Covid-19 for elderly people living in institutions? Lire la suite >Published 18 December 2020
Communiqué
Impact of the Covid-19 pandemic on domestic violence Lire la suite >Session of 15 décembre 2020
Discours
Le pouvoir médical Lire la suite >Published 14 December 2020
Communiqué
Respecting barrier gestures without sacrificing his/her hands Lire la suite >Published 14 December 2020
Communiqué
Vaccination against Covid-19, why hesitate? Lire la suite >Published 12 December 2020
Présentation ouvrage
Dubois B. Alzheimer : la vérité sur la maladie du siècle. Grasset, Paris (2019). 382 pL’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Published 12 December 2020
Éditorial
Crise de la Covid-19 et Académie nationale de médecineCovid-19 crisis and National Academy of Medicine
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Published 12 December 2020
Éditorial
Reconnaître l’exercice médical du management : quelques enseignements de l’étrangerAcknowledging leadership as a constituent of medical practice: An international outlook
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Published 12 December 2020
Éditorial
Vous avez dit retraite…?How do you feel about retirement…?
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts
Lire la suite >Session of 8 décembre 2020
Communication scientifique
Conduites addictives : faits cliniquesAddictive behaviors: Clinical facts
Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.
Malgré les fréquentes comorbidités psychiatriques, le trouble de l’usage de substance doit être appréhendé comme une pathologie autonome par ses déterminants, sa sémiologie et ses modalités évolutives spontanées ou sous traitement. De multiples produits de synthèse sont désormais accessibles via internet : associé à la créativité des chimistes cela a participé à l’émergence de pratiques inédites allant du chemsex au purple drank. Les conduites addictives résultent d’un ensemble de facteurs individuels (vulnérabilités biologique et psychique) et contextuels (disponibilité et banalisation du toxique dans l’environnement). Les pathologies mentales autres sont des facteurs de vulnérabilité à la pathologie addictive, tout comme les conduites addictives peuvent révéler une pathologie émotionnelle ou psychotique. Le médecin se doit d’entendre l’impuissance du malade face au besoin irrépressible de consommer (craving) et proposer une thérapeutique qui peut être chimique (y compris traitement de substitution) et psychologique. Dans la majorité des cas, un accompagnement social s’impose pour corriger les effets désocialisants du trouble de l’usage de substances ou des comportements addictifs.
Lire la suite >Session of 8 décembre 2020
Communication scientifique
Cannabis et neurodéveloppementNeurodevelopment and cannabis
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.
Le développement cérébral est un phénomène complexe, qui s’étend de la vie fœtale à l’adolescence, pendant laquelle la maturation cérébrale suit une série d’événements ordonnés incluant des périodes critiques de plasticité. Le cerveau est particulièrement sensible à l’environnement pendant ces remaniements. Le système endocannabinoïde participe directement et indirectement à ces processus de plasticité et de maturation. Le delta-9-tetrahydrocanabinol, principal composant psychoactif du cannabis, diffuse dans le placenta, le lait maternel et le cerveau. Il interagit avec le système endocannabinoïde, notamment par l’activation des récepteurs aux cannabinoïdes 1 CB1R, ce qui peut entraîner des altérations du neurodéveloppement et du fonctionnement des circuits neuronaux. Par conséquent, l’exposition au cannabis in utero, en période périnatale ainsi qu’à l’adolescence est susceptible d’entraîner des perturbations de la maturation cérébrale dont les conséquences, sur le plan cognitif, psychotique et addictif, persistent bien au-delà de la période d’exposition. Plusieurs facteurs modulent le risque de telles complications mais les études réalisées sur des modèles animaux ainsi que chez l’homme ont montré qu’une exposition durant les phases critiques, en particulier durant la phase de développement périnatal et à l’adolescence, constitue en soi un facteur de risque. Les données actuelles incitent à diffuser une information objective aux jeunes, pour prévenir et limiter les consommations précoces.
Lire la suite >Session of 8 décembre 2020
Communication scientifique
Les effets épigénétiques du cannabis/tétrahydrocannabinolEpigenetic effects of cannabis/tetrahydrocannabinol
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au COVID-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.
La diffusion, sur un mode quasi pandémique, du cannabis chez les adolescents et adultes jeunes, spécialement en France, justifie l’attention portée aux conséquences, non seulement aiguës, mais également différées de cette intoxication. Dans cette dernière éventualité interviennent des mécanismes épigénétiques. On rappellera d’abord différents types de modifications épigénétiques portant soit sur les histones de la chromatine, principalement des méthylations ou des acétylations, soit sur l’ADN, par méthylation des cytosines. Des modifications de ce type, suscitées par le tétrahydrocannabinol/THC du cannabis, peuvent intervenir, soit au niveau des gamètes avant la procréation, soit sur le fœtus pendant la gestation, soit à différents moments de la vie de l’individu. À certaine de ces modifications épigénétiques sont associés un accroissement de la vulnérabilité aux toxicomanies, impliquant les récepteurs D2 de la dopamine dans le noyau accumbens, une surexpression de la synthèse du précurseur des enképhalines, des modifications : des récepteurs CB1 des endocannabinoïdes, des récepteurs de l’acide glutamique, du GABA et de protéines impliquées dans la plasticité synaptique, etc. Des modifications épigénétiques peuvent aussi affecter : le système immunitaire ; les activités cognitives ; le développement d’affections psychiatriques en relation avec des perturbations de la maturation cérébrale. Les connaissances qui s’accumulent, à cet égard, vont à l’opposé de la banalisation ambiante du cannabis. Elles imposent d’alerter les pouvoirs publics et le public, spécialement les jeunes, sur les risques associés à la consommation de cette drogue.
Lire la suite >Session of 8 décembre 2020
Communication scientifique
L’usage récréatif du cannabis : des effets aux méfaits. Données épidémiologiquesRecreational use of cannabis: From effects to harm. Epidemiological data
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.
À l’heure où l’usage médical de la plante « cannabis dit thérapeutique » est pratiquement acté dans notre pays, l’ouverture à son usage récréatif constitue la suite logique, à l’image de la chronologie toujours suivie dans tous les pays. En effet, ceux qui ont légalisé la drogue – le végétal – ont auparavant approuvé son emploi en thérapeutique, étape de « justification » qui semble incontournable. Il nous a donc paru opportun de rappeler les effets et les méfaits de la drogue dans le cadre de son usage récréatif. Les enquêtes en population générale réalisées en France depuis 25 ans par Santé publique France et l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, permettent de suivre l’évolution de la consommation de substances psychoactives. Une attention toute particulière est portée aux usages de cannabis qui, dans un contexte de large diffusion depuis un quart de siècle n’ont cessé de progresser parmi les jeunes générations, mais également parmi les adultes plus âgés. La France est le pays européen dont la prévalence de consommation de cannabis est la plus élevée chez les jeunes et les adultes. En 25 ans, sa diffusion n’a cessé de s’étendre et le taux d’expérimentation a été pratiquement multiplié par 4. Estimé à 12,7 % en 1992, il atteint 44,8 % en 2017. De surcroît, en 2017, ce sont 25 % des usagers dans l’année de 18 à 64 ans qui présentent un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance. Ce chiffre est inquiétant car il est en progression constante, il affecte 3 % des 18–64 ans, soit un peu plus d’un million de personnes.
Lire la suite >Session of 3 décembre 2020
Communication scientifique
Introduction générale sur les coronavirus animaux et humainsGeneral introduction to animal and human coronaviruses
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Les coronavirus sont des virus à ARN classés en Alphacoronavirus, Betacoronavirus, Gammacoronavirus et Deltacoronavirus. Leur nom vient de leur conformation avec la présence de spicules formant une sorte de couronne. Les Alphacoronavirus et les Betacoronavirus (genre où l’on observe des zoonoses) semblent provenir des chauves-souris alors que les oiseaux seraient à l’origine des Gammacoronavirus et des Deltacoronavirus. Le premier coronavirus identifié fut celui de la bronchite infectieuse aviaire en 1931 aux États-Unis alors que les premiers coronavirus n’ont été décrits chez l’Homme que dans les années 1960. C’est pourquoi on connaissait surtout des coronavirus dans la communauté vétérinaire. La plupart des Alphacoronavirus sont spécifiques d’espèce. Ils peuvent être responsables de maladies graves notamment chez le chat (une forme entérique–FECV- et une forme responsable de la péritonite infectieuse féline–FIPV), la gastroentérite transmissible (GET) du porcelet et la diarrhée épidémique porcine (DEP), la coronavirose respiratoire porcin (PRCV). Enfin, un deltacoronavirus peut être rencontré à la fois chez le porc (PD CoV UKU15) et les oiseaux.
Lire la suite >Session of 3 décembre 2020
Rapport
Rapport 20-07. Conséquences du changement climatique sur la santé humaine et animaleConsequences of climate change on human and animal health
Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêts en relation avec le contenu de ce rapport
Sont envisagées les conséquences humaines et animales des actuels changements climatiques, les possibilités de s’y adapter et de les prévenir.
Le réchauffement des températures lié à l’enrichissement atmosphérique en CO2 d’origine anthropique, affecte les milieux aquatiques et terrestres, modifie le biotope marin, explique sécheresses, tempêtes, inondations et incendies dévastateurs. Il modifie la biodiversité, les bio-invasions notamment par les maladies vectorielles. L’enrichissement de l’atmosphère en particules a de profondes incidences sur les cancers, les maladies cardiorespiratoires et métaboliques, les allergies. La gestion des épisodes caniculaires nécessite l’adaptation des services d’urgence et des mesures préventives en amont. L’enfant, les sujets âgés ou socialement démunis sont les plus exposés. Dans sa globalité le monde animal subit les changements climatiques dont l’homme est responsable. La réduction de la pollution et de l’enrichissement en CO2 est possible au prix de mesures drastiques impliquant progressivement la décarbonation de l’économie et des changements des comportements. Le développement des surveillances épidémiologiques, l’enseignement et la recherche biomédicale en santé environnementale constituent d’actuels impératifs.
Lire la suite >Session of 3 décembre 2020
Communication scientifique
Lutte contre la pandémie de COVID-19 au CHU Zhongnan et à l’hôpital de Leishenshan : un condensé de la mobilisation globale en Chine et réflexions sur l’expérience de WuhanThe COVID-19 battle at CHU Zhongnan and Leishenshan hospital: A summary of the global mobilization in China and reflections on the Wuhan experience
Les auteurs et traducteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Séance commune de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine du jeudi 3 décembre 2020 : « Covid-19 et “une seule santé” : aspects médicaux, vétérinaires et environnementaux ».
Texte traduit de l’anglais par Jacques Hubert et Jeanne Brugère-Picoux.
La ville de Wuhan, capitale du Hubei, a été le point de départ de l’épidémie de la Covid-19 et ses médecins ont été amenés à développer des stratégies inédites qui ont profité à la lutte globale dans le pays. Mais quelles que soient les stratégies envisagées, la règle de base pour contrôler la pandémie a été la détection précoce, le signalement, l’isolement et le traitement. Les modalités de la lutte ont été : une action rapide pour bloquer la transmission avec une réponse vigoureuse et à multiples facettes; une allocation de ressources à l’échelon national ; des hôpitaux abris de type Fangcang ; un important engagement communautaire : par des milliers de travailleurs du secteur médical qui se sont déployés dans la province du Hubei et l’apport d’une assistance via un réseau de bénévoles ; une population qui a accepté un changement dans son comportement avec le port de masques et la distanciation sociale ; une généralisation des tests (innovation technique) ; la science et la technologie qui ont réduit la pandémie grâce à la recherche et aux technologies numériques ; le diagnostic et le traitement gratuits de la COVID-19. La réussite de notre expérience a pu apporter des informations précieuses à la communauté internationale pour lutter contre la pandémie.
Lire la suite >Session of 3 décembre 2020
Communication scientifique
Du SRAS et du MERS à la COVID-19 : un voyage pour comprendre les coronavirus des chauves-sourisFrom SARS, MERS to COVID-19: A journey to understand bat coronaviruses
Les auteurs et traducteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Séance commune de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine du jeudi 3 décembre 2020 : « Covid-19 et “une seule santé” : aspects médicaux, vétérinaires et environnementaux ».
Texte transcrit de l’anglais par Hervé Bourhy et Jeanne Brugère-Picoux.
Depuis le début de ce siècle, trois coronavirus (CoV) ont provoqué des maladies respiratoires humaines graves, notamment le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et la COVID-19 (Coronavirus Disease 2019), qui sont apparues respectivement en 2002- 2003, 2012 et 2019-2020. Il s’agit de trois virus différents appartenant à la famille des Coronaviridae, genre Betacoronavirus. La découverte de CoVs étroitement apparentés chez les chauves-souris indique que ces animaux sont les réservoirs naturels de ces virus. Cependant aucune donnée actuelle ne permet de comprendre comment et quand la barrière d’espèce a été franchie à partir de la chauve-souris pour infecter l’Homme. Cet article présente une vue d’ensemble de la distribution, de l’évolution génétique et des transmissions interspécifiques des coronavirus des chauves-souris en Chine, en particulier des coronavirus apparentés au SRAS (SARS related) ou SARSr-CoV. Nos études ont montré que les SARSr-CoVs sont très répandus chez les chauves-souris fer à cheval et que certains d’entre eux utilisent le même récepteur que celui du SARS-CoV et du SARS-CoV-2 et qu’ils ont un large tropisme tissulaire. Cependant, ces virus de chauve-souris semblent être faiblement pathogènes par rapport au SARS-CoV-2 chez les souris transgéniques pour le récepteur ACE2 humain. Ces résultats montrent néanmoins que ces CoVs des chauves-souris peuvent potentiellement franchir la barrière d’espèce et se transmettre à d’autres animaux ou à l’Homme. Nos travaux mettent en évidence la nécessité de se préparer aux futures maladies infectieuses émergentes pouvant être causées par ces CoVs.
Lire la suite >Session of 3 décembre 2020
Communication scientifique
Les coronaviroses aviaires : caractéristiques présentant un intérêt épidémiologique, en médecine comparéeAvian coronaviroses: Characteristics of epidemiological interest, in comparative medicine
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Séance commune de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine du jeudi 3 décembre 2020 : « COVID-19 et “une seule santé” : aspects médicaux, vétérinaires et environnementaux ».
Les coronaviroses en médecine vétérinaire sont connus depuis 1931 et sont à l’origine d’une des maladies les plus préjudiciables aux élevages de volailles : la bronchite infectieuse aviaire (BIA). Les caractéristiques les plus utiles à l’étude de l’épidémiologie sont présentées, notamment le très fort pouvoir mutagène et le caractère saisonnier des infections par ce virus. Les programmes de lutte s’appuient sur de nombreuses mesures de biosécurité appliquées autant pour empêcher les virus de diffuser à partir de foyers d’infection : mesures de bioconfinement, que de mesures permettant d’éviter la contamination d’élevage indemnes : mesures de bioexclusion. Le contrôle des coronavirus aviaires est basé surtout sur les vaccinations et du fait du très fort pouvoir mutagène du virus, une course est régulièrement engagée, pour réussir l’adéquation entre les différents virus apparaissant fréquemment dans les élevages et les virus vaccinaux. Ceci nous oblige aussi à adapter à chaque fois et région par région le pool de vaccins utilisés et les programmes de vaccination utilisés.
Lire la suite >Session of 1 décembre 2020
Communication scientifique
Vaccin contre l’hépatite C : intérêt et stratégies utilisées pour les candidats vaccinsHepatitis C vaccine: Interest and strategies used for vaccine candidates
Philippe Roingeard est cosignataire d’un brevet « Fusion proteins and use thereof for preparing hepatitis C vaccines » actuellement exploité par la société ViroCoVax.
L’infection chronique par le virus de l’hépatite C est associée à des maladies graves du foie évoluant vers une insuffisance hépatique et un carcinome hépatocellulaire. L’introduction récente d’antiviraux extrêmement efficaces, à action directe contre le virus, a révolutionné le traitement de l’hépatite C. Toutefois, ce formidable succès de la médecine moderne doit être modulé par la difficulté persistante à éradiquer le virus dans le monde entier. Le dépistage des sujets à traiter reste une tâche très difficile à mettre en place et l’épidémie progresse dans certaines parties du monde. Par ailleurs, si les antiviraux à action directe éliminent efficacement le virus chez des sujets infectés, ils n’empêchent pas leur réinfection si les facteurs de risque persistent. Ils n’éliminent pas non plus complètement le risque de poursuite d’un processus fibrotique et du développement d’un carcinome hépatocellulaire. Pour toutes ces raisons, le développement d’un vaccin prophylactique contre l’hépatite C reste une nécessité de santé publique. Plusieurs stratégies sont actuellement suivies pour développer un tel vaccin. L’une d’elle consiste à le combiner avec le vaccin contre l’hépatite B, un vaccin qui a fait ses preuves depuis plus de trente ans dans sa capacité à faire reculer les maladies chroniques du foie induites par le virus de l’hépatite B, incluant le carcinome hépatocellulaire. Un vaccin bivalent contre l’hépatite B et l’hépatite C pourrait contribuer au plan mondial global de lutte contre les hépatites virales souhaité par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Lire la suite >Session of 1 décembre 2020
Communication scientifique
Stratégies thérapeutiques pour l’application clinique des ARN interférentsNovel therapeutic strategies for clinical applications of intefering RNA
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
La régulation de l’expression des gènes a soulevé de nombreux espoirs pour la découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques. Il en est ainsi des petits ARN interférents (ARNi) capables de moduler l’expression d’un grand nombre de gènes. Cependant, malgré leur potentiel, les ARNi sont peu stables dans les fluides biologiques. De plus, ces molécules hydrophiles et chargées négativement doivent être chimiquement modifiées ou vectorisées pour pouvoir pénétrer au sein des cellules cibles et atteindre le cytoplasme afin d’induire l’inhibition génique. Des modifications chimiques ont été apportées aux structures de base des ARNi qui, malheureusement, favorisent les effets hors cible. Des conjugués lipidiques adressés vers le foie ou encore des nanotechnologies lipidiques à tropisme hépatique sont les plus avancés en clinique. La présente revue se concentre sur ces différentes stratégies et met en relief des approches nouvelles et prospectives pour adresser les ARNi vers d’autres tissus de l’organisme que le foie.
Lire la suite >Session of 1 décembre 2020
Communication scientifique
Étude de l’impact de la pollution à l’ozone sur les arrêts cardiaques dans la région niçoiseAssociation of ozone with out-of-hospital cardiac arrest in Nice, France
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Introduction |
De nombreuses études ont montré l’association entre pollution atmosphérique, particulièrement des particules fines, et arrêts cardiaques hors hôpital. Les publications concernant l’association entre arrêts cardiaques et pollution à l’ozone sont, par contre, moins nombreuses et discordantes.
But |
Le but de cette étude rétrospective (2010–2018) est d’évaluer l’impact de pics de pollution par l’ozone dans la région niçoise sur les arrêts cardiaques hors hôpital.
Résultats |
L’étude a porté sur 557 arrêts cardiaques hors hôpital. La moyenne d’âge était de 68,2 ans pour les hommes et de 75,1 ans pour les femmes. Après ajustement avec la température et l’humidité, nous avons constaté un risque élevé d’arrêts cardiaques associé à un niveau élevé d’ozone avec un OR 2 heures de 1,12 (CI 95 %, 1,01–1,25) et 24h de 1,18 (CI 95 %, 1,03–1,35) pour toute augmentation de 10μg/m3. Nous n’avons pas trouvé de lien avec les taux de particules fines.
Conclusion |
Au total, l’exposition brève à une élévation de la pollution à l’ozone est associée à un risque d’arrêts cardiaques hors hôpital, et ce, sans influence des saisons. Les SAMU et les services d’urgences devraient connaître en permanence les niveaux du taux d’ozone dans les grandes villes de France.
Lire la suite >
Published 25 November 2020
Communiqué
Animal species susceptible to SARS-CoV-2 and public health risks Lire la suite >Session of 24 novembre 2020
Communication scientifique
Les amnésies transitoiresTransient amnesias
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
L’amnésie transitoire reconnaît de multiples causes, la première étant l’ictus amnésique (IA). Celui-ci se présente comme une atteinte subite de la mémoire épisodique antérograde et rétrograde avec des questions itératives, durant quelques heures, sans autre trouble neurologique ni cognitif, mais souvent associé à un état anxieux. Il est souvent déclenché par un stress physique ou psychologique. L’amnésie régresse sans séquelles en moins de 24h et dans la plupart des cas l’IRM en séquence de diffusion montre de façon légèrement différée des hypersignaux punctiformes à la partie latérale de l’hippocampe. L’épilepsie amnésique transitoire (EAT) donne lieu à des épisodes pouvant être pris pour un IA, mais plus brefs, de survenue préférentiellement matinale et répétitifs, sans hypersignaux hippocampiques à l’IRM. L’épilepsie amnésique transitoire peut s’accompagner d’hallucinations ou de discrets automatismes moteurs. Elle régresse généralement avec une monothérapie anti-épileptique. Les amnésies transitoires d’origine vasculaire sont en rapport avec un infarctus ou exceptionnellement une hémorragie affectant une structure du circuit de Papez. La possibilité d’une dissection aortique a été rapportée. Certains cas vérifient tous les critères diagnostiques de l’IA, et l’IRM cérébrale est recommandée en présence d’un tel tableau. Certains médicaments, notamment anticholinergiques et benzodiazépines, sont une cause fréquente d’amnésie transitoire, surtout chez le sujet âgé. Enfin une cause psychogène doit être envisagée devant une amnésie purement rétrograde, en particulier après un choc émotionnel.
Lire la suite >Session of 24 novembre 2020
Communication scientifique
Mémoire procédurale et mémoire déclarativeProcedural memory and declarative memory
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Par opposition à la mémoire déclarative (qui comprend la mémoire sémantique et la mémoire épisodique), la mémoire procédurale appartient à la mémoire non déclarative, distinction déjà pressentie par les philosophes Descartes puis Bergson et affirmée par la neuropsychologue Brenda Milner. C’est avant tout la persistance d’une capacité motrice, perceptive ou cognitive fruit d’un apprentissage. Trois catégories de tests explorent ces trois domaines. Alors que la mémoire déclarative est sous-tendue par le cortex temporal, la mémoire procédurale relève principalement du striatum et du cervelet. Son altération résulte d’une atteinte du striatum, comme il en existe dans la maladie de Huntington, la maladie de Parkinson ainsi que dans les affections du cervelet. En revanche, elle est longtemps conservée dans la maladie d’Alzheimer. L’imagerie cérébrale fonctionnelle a permis de dresser la carte des régions cérébrales de la mémoire procédurale. À côté de l’apprentissage procédural, il existe un apprentissage implicite, inconscient, moins étudié, source de nos habitudes, de nos gouts, qui s’enrichit au fur et à mesure et forge notre personnalité.
Lire la suite >Session of 24 novembre 2020
Communication scientifique
La mémoire traumatique : postulats historiques et débats contemporainsTraumatic memory: Historical assumptions and contemporary debates
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Le trouble de stress post-traumatique (TSPT), résultant de l’exposition à un événement extrêmement stressant, a inscrit son histoire dans un contexte psychiatrique et militaire et reste, aujourd’hui encore, une pathologie contemporaine largement débattue. Les recherches des dernières décennies et la révision récente des critères diagnostiques du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (en anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, DSM ; 1994, 2013) ont conduit de nombreux chercheurs et cliniciens à considérer le TSPT comme une « pathologie de la mémoire ». Celle-ci est caractérisée par la présence simultanée d’une hypermnésie des éléments centraux et émotionnels de l’événement et une fragmentation des souvenirs périphériques et contextuels, rendus incohérents par leur manque d’intégration autobiographique. Ces atteintes mnésiques sont fréquemment décrites dans le cadre du TSPT, mais font toujours l’objet d’âpres débats scientifiques et cliniques. Malgré tout, la symptomatologie traumatique est classiquement définie par des atteintes mnésiques caractéristiques et supposément marquées par un manque de cohérence narrative et une fragmentation des souvenirs rappelés. Par ailleurs, l’exploration de la mémoire traumatique a, depuis plusieurs années, entretenu un vif débat contemporain concernant la récupération des souvenirs issus d’abus infantiles, réactualisant ou réinterprétant les investigations psychologiques et thérapeutiques passées de la mémoire traumatique. Ce travail propose une présentation des considérations actuelles de la mémoire traumatique développée dans le cadre du TSPT, et une discussion autour de ces deux éléments de controverse : la fragmentation et l’incohérence du souvenir traumatique mémorisé et la récupération tardive des souvenirs « réprimés » du traumatisme initial.
Lire la suite >Published 24 November 2020
Avis
SARS-CoV-2: sensitivity of animal species and public health risks Lire la suite >Session of 24 novembre 2020
Rapport
Rapport 20-06 — Interfaces cerveau-machine : essais d’applications médicales, technologie et questions éthiquesBrain-machine interface: Testing of medical applications, technology and ethical issues
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
L’interface cerveau-machine (ICM) est une technique permettant de recueillir l’activité du cortex et de la transformer, grâce à un logiciel, en commande d’activités motrices ou sensorielles définies respectivement comme asynchrone et synchrone parce que dans ce dernier cas le cortex est stimulé par un événement extérieur alors que dans le premier il enclenche par la pensée un ordre moteur indépendant des nerfs et des muscles. Le recueil de l’activité corticale est soit extracrânien, et utilise l’électroencéphalographie, soit intracrânien avec implantation d’électrodes dans le cortex recueillant les potentiels émis. Les applications médicales de l’ICM visent à restaurer la mobilité d’un ou plusieurs membres suite à un accident ou une maladie. L.A. Benabid a mis au point une technique de commande corticale d’un exosquelette pour traiter des patients paraplégiques. G. Courtine et J. Bloch proposent de réactiver des circuits moteurs lombaires épargnés lors de l’accident. N. Jarasse et G. Morel font appel à des patrons supports constitués à partir des mouvements du tronc et de l’épaule accompagnant le mouvement voulu de la prothèse du bras amputé. A. Lecuyer a développé un logiciel « OpenViBE » appliqué au « neurofeedback » qui permet au patient visualisant les ondes de son cerveau de les ramener par entraînement à une norme afin d’améliorer déficits moteurs et troubles mentaux. Pour restaurer la vision en cas de perte des photorécepteurs, S. Picaud applique une stratégie consistant à réintroduire des informations visuelles dans le circuit neuronal en utilisant une puce électronique implantée en épi- ou sous-rétinien afin de stimuler les cellules ganglionnaires et atteindre in fine le cortex visuel. Toutes ces recherches concernent un nombre isolé de malades rarement étudiés dans des conditions de vie normale. Pour passer à l’étape industrielle, plusieurs défis doivent être affrontés : mieux connaître les réseaux neuronaux impliqués, développer la détection des signaux neuronaux avec des électrodes plus fines, plus résistantes et assemblées dans des matrices en en positionnant un très grand nombre à la surface du cortex, progresser dans le domaine de l’informatique et de l’analyse des données. Toutes ces techniques soulèvent des problèmes éthiques dont les 3 principaux sont : de préserver le caractère personnel de l’activité neuronale, de refuser toute coercition vis-à-vis du patient, et d’optimiser des dispositifs sauvegardant son pouvoir de décider. Ce rapport recommande un soutien public en faveur de la recherche académique et des start-ups, la création d’une structure de mise en réseau des unités de recherche travaillant dans le domaine, le refus d’une autocratie permise par le développement du numérique.
Lire la suite >Session of 24 novembre 2020
Éditorial
La faculté d’oublierL’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Session of 24 novembre 2020
Communication scientifique
Les mémoires oubliées : leurs caractéristiques et leurs atteintes spécifiquesForgetten memories: Their characteristics and specificities
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Malgré son appellation unique, la mémoire humaine est constituée de secteurs indépendants dans leurs fonctions, leurs supports anatomiques et leur implication pathologique. Nous abordons ces divisions mal connues en décrivant les cas uniques de patients qui ont permis leur description avec les modèles neurocognitif qui en découlent.
Lire la suite >Published 20 November 2020
Communiqué
Impact of Covid-19 on mental health Lire la suite >Session of 17 novembre 2020
Éditorial
Réflexions sur le progrès thérapeutique médicamenteuxReflexions on drug therapeutic progress
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Lire la suite >Session of 17 novembre 2020
Communication scientifique
Cellules humaines à usage thérapeutique : état de la questionHuman cells for therapeutics purpose: State of the art
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Les cellules souches humaines pluripotentes induites et les cellules souches embryonnaires humaines ont des caractéristiques de pluripotence et de dérivation permettant aussi l’étude des maladies. Ces cellules sont utilisées actuellement pour le traitement des maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson ou dans les pathologies cardiaques. La thérapie génique a été un succès pour le traitement des hémophilies A et B, les hémoglobinopathies et les déficits immunitaires. La greffe de cellules souches hématopoïétiques est un traitement standard des leucémies, cependant que les CAR-T représentent un nouveau traitement prometteur y compris dans les lymphomes et le myélome.
Lire la suite >Session of 17 novembre 2020
Communication scientifique
Médicaments biosimilaires : enjeux réglementaires et impacts médicoéconomiquesBiosimilar medicines: Regulatory issues and medico-economic impacts
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
Le concept de médicament biosimilaire a été lancé par les directives européennes de 2001 et 2004 avec les premières autorisations européennes de mise sur le marché (AMM) délivrées en 2006. Ce sont des « copies » de médicaments biologiques, pour la plupart des protéines. Compte tenu de la variabilité inhérente aux processus de « synthèse biologique » quelques variations de la structure chimique du produit fini peuvent être observées sur les résidus glycosylés mais pas sur la séquence d’acides aminés pour les protéines. Pour cette raison, le dossier de demande d’AMM de ces produits, contrairement aux génériques, doit comporter une démonstration d’équivalence thérapeutique dans au moins l’une des indications thérapeutiques du princeps. C’est l’arrivée des biosimilaires des anticorps monoclonaux qui a vraiment marqué leur avènement avec les biosimilaires d’infliximab, d’étanercept et d’adalimumab dans les domaines de la rhumatologie, gastroentérologie et dermatologie, puis dans les domaines de la cancérologie avec les biosimilaires de rituximab, trastuzumab et enfin bévacizumab. Si l’arrivée des biosimilaires réduit le risque de ruptures d’approvisionnement des produits princeps, leur intérêt est principalement économique, permettant la réduction du prix des traitements face aux princeps biologiques coûteux. Avec l’expérience acquise, les réticences à l’interchangeabilité des produits se sont estompées.
Lire la suite >
