Mardi 28 février 2017 à 14h30

Communications

 

Vertébroplastie et cyphoplastie dans les fractures vertébrales ostéoporotiques par Jean-Denis LAREDO (Service de Radiologie ostéoarticulaire diagnostique et interventionnelle, Hôpital Lariboisière, APHP et Université Paris-Diderot)

Les fractures vertébrales ostéoporotiques peuvent occasionner des douleurs invalidantes. Le cumul de fractures ostéoporotiques entraîne une cyphose rachidienne, responsable d’un handicap fonctionnel. La vertébroplastie et la cyphoplastie sont deux traitements percutanés proposés dans les fractures vertébrales ostéoporotiques douloureuses. La cyphoplastie est une technique dérivée de la vertébroplastie où l’injection de ciment est précédée d’une tentative de ré-expansion du corps vertébral fracturé qui vise à réduire la cyphose vertébrale. L’efficacité de ces interventions sur la douleur fracturaire a été un temps remise en cause par deux essais randomisés comparant la vertébroplastie à une intervention simulée. Depuis, de nombreuses autres études randomisées en faveur de l’efficacité de la vertébroplastie ont été publiées. Les recommandations internationales réservent la vertébroplastie aux échecs du traitement médical sur la douleur mais un positionnement plus précoce peut se discuter si l’on fixe comme objectif de limiter la déformation cyphotique. Les données récentes suggèrent que le gain de cyphose obtenu par la cyphoplastie par rapport à la vertébroplastie n’est pas suffisant pour justifier le coût supplémentaire et le recours à une procédure un peu plus longue et traumatisante.

 

 

Syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) type III (hypermobile) : validation d’une échelle clinique somatosensorielle (ECSS-62), à propos de 626 cas par Claude HAMONET (Centre national de référence des maladies rares du sommeil et de la vigilance, Hôtel-Dieu de Paris. Groupe d’Études et de Recherche sur le syndrome d’Ehlers-Danlos (Gersed), Moliets)

Le syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) est très tardivement diagnostiqué et souvent confondu avec d’autres pathologies. L’absence de test génétique de cette maladie héréditaire, dans sa forme commune hypermobile (type III), impose de s’appuyer sur des signes cliniques fiables. Nous proposons une nouvelle échelle diagnostique de soixante-deux items. Une très forte corrélation existe entre quatre groupes de symptômes : cutanés, proprioceptifs, dysautonomiques et sensoriels, preuve de l’homogénéité du tableau clinique. La validité de la grille est démontrée en comparant la cohorte des 626 patients SED avec 826 sujets sains et 206 patients consultant en soins primaires.

 

 

Les nouveaux traitements médicamenteux de la maladie de Cushing par Xavier BERTAGNA (Centre de Recherche des Maladies Rares de la Surrénale, Hôpital Cochin ; INSERM U-1016, Génétique et Signalisation Tumeurs Endocrines, Faculté de Médecine Paris-Descartes)

Encore « maladie rare », la maladie de Cushing est aujourd’hui l’objet d’approches thérapeutiques médicamenteuses, nouvelles et variées, à toutes les étapes de l’axe hypophyso-surrénalien. Dirigées contre les récepteurs membranaires de l’adénome corticotrope, les voies de biosynthèse corticosurénaliennes, ou encore le récepteur des glucocorticoides, toutes affichent une certaine efficacité, et de sérieuses limitations. On en dressera ici la revue critique, et on justifiera comment l’adénome corticotrope hypophysaire doit rester l’obsession raisonnable du thérapeute.

 

 

Présentation d’ouvrage

Théophile Godfraind. Hominisation et transhumanisme. Académie royale de Belgique. Collection : l’Académie en poche. Bruxelles 2016. Présentation par Raymond Ardaillou.

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