Mardi 2 mai 2017 à 14h30

 

Séance franco-brésilienne

Organisateurs : Jorge COSTA E SILVA et Jean-Pierre OLIÉ

 

 

Communications

 

L’Incontinence urinaire masculine par Fernando P. VAZ (Brésil)

La sécurité sanitaire mondiale à l’heure de Nagoya par Didier HOUSSIN (Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine)

Avancées récentes dans la compréhension des maladies mentales : Default Network par Jorge COSTA E SILVA (Membre associé étranger de l’Académie nationale de médecine, Rio de Janeiro, Brésil)

Pendant les dernières décennies, la psychiatrie a subi des changements profonds dans la compréhension des maladies mentales. Des grands programmes de recherche collaborative pour étudier le cerveau sont à présent en progrès dans beaucoup de pays, de manière conjointe à des initiatives pour créer un réseau mondial de chercheurs avec l’objectif commun de comprendre comment le cerveau fonctionne et comment soigner des maladies et des troubles cérébraux. Grâce à l’avancée dans des techniques de neuroimagerie telles que la résonance magnétique fonctionnelle (fMRI, Functional Magnetic Ressonance Imaging), la tomographie par émission de positrons (PET, Positron Emission Tomography), la tomographie informatisée (CT, Computed Tomography), la magnétoencéphalographie (MEG) et la spectrométrie cérébrale, la base pour un « cerveau normal » nous a été donnée. Une grande découverte pour comprendre des troubles mentaux a été le default network (réseau neuronal du mode par défaut) du cerveau, un concept relativement nouveau portant sur la façon dont nous voyons l’organisation et la fonction cérébrale. En tant qu’une tendance émergente dans la recherche en neurosciences, le default network semble avoir un rôle principal dans le développement des troubles mentaux. Nous réviserons ici ce qui est connu à propos du rôle du default network dans des maladies telles que la Maladie d’Alzheimer et la dépression. Dans les prochaines années, le default network sera probablement un domaine d’intérêt dans la recherche qui se penche sur le cerveau, et encore plus si l’on comprend son vrai rôle dans la fonction cérébrale.

Conception actuelle du glaucome congénital et déductions cliniques, génétiques et thérapeutiques Jean Louis DUFIER (Membre de l’Académie nationale de médecine)

On connaît bien, chez l’adulte, le glaucome chronique par l’altération insidieuse qu’il entraîne au niveau du champ visuel de même que le glaucome aigu par fermeture de l’angle du fait de sa brutalité, de ses douleurs insupportables et parfois ses signes digestifs qui peuvent en imposer pour une urgence abdominale. En revanche on connaît moins, chez l’enfant, le glaucome congénital, beaucoup moins fréquent, au point d’appartenir à la grande famille des maladies rares. Et cependant il est extrêmement grave et constitue une urgence chirurgicale seule susceptible d’éviter une cécité définitive chez le nouveau-né ou le nourrisson. Comme la plupart des maladies oculaires, il est  génétiquement déterminé et les altérations de plusieurs gènes ont été reconnues responsables de sa survenue. Ces gènes altérés peuvent s’exprimer plus ou moins tôt dans l’existence laissant présager le rôle de gènes modulateurs. Il apparaît extrêmement intéressant par les études embryologiques, génétiques et thérapeutiques qu’il a suscitées.

 

 

 

Présentation d’ouvrage

Michel HUGUIER. Quelle assurance maladie voulez-vous ? Paris : Éditions L’Harmattan, mars 2017 ; 254 pages. Présentation par Antoine DURRLEMAN

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