hémodynamique adj
haemodynamic
Caractérise tout ce qui concerne les conditions mécaniques de la circulation du sang.
Étym. gr. haïma : sang ; dunamis : force
[C2]
hémodynamique n.f.
haemodynamic
Etude des lois régissant la circulation du sang.
Elle concerne les pressions et débits dans les cavités cardiaques et les vaisseaux, la vasomotricité ainsi que les résistances vasculaires périphériques.
Étym. gr. haïma : sang ; dunamis : force
[C2]
hémodynamique (monitorage de l') l.m.
haemodynamic monitoring
Surveillance des paramètres circulatoires : pression artérielle, fréquence cardiaque, électrocardiogramme, débit cardiaque, saturation oxyhémoglobinée du sang veineux mêlé, échocardiographie transcutanée ou transœsophagienne, adaptée à l'état du patient et, s'il y a lieu, à la nature de l'intervention.
Le monitorage effractif se fait la plupart du temps par cathétérisme artériel, mais le monitorage non effractif est de plus en plus possible grâce au développement de la technique. Il sert à détecter les complications circulatoires et à adapter les traitements (expansion volémique, perfusions de médicaments à visée cardiovasculaire, etc.).
Étym. gr. haima : sang ; angl. dunamis : force
[G2]
adaptation n.f.
adjustment
1) Modification évolutive par laquelle une cellule, un organisme, ou une population, s'ajuste à une nouvelle contrainte, sa survie et sa reproduction en étant améliorées.
2) Ensemble des phénomènes qui permettent la mise en accord et l'interaction harmonieuse d'un organisme et, plus généralement, d'un individu avec de nouvelles conditions d'environnement, en particulier des circonstances éprouvantes.
D'un point de vue comportemental, les maladies mentales sont souvent perçues comme des troubles de l'adaptation. En neurologie, les affections des lobes frontaux perturbent l’adaptation comportementale.
3) Au sens général, ajustement du fonctionnement d'un organe ou d'un système à un changement des conditions de fonctionnement.
En vision binoculaire, mise en jeu d'éléments moteurs et sensoriels : maintien de la fixation lors des mouvements de la tête, mouvement correctif quand on place un prisme devant un œil, ajustement de la fixation après une saccade, etc.
En strabologie, ensemble des modifications sensorielles et motrices qui accompagnent la déviation et qui permettent au système oculomoteur de compenser les perturbations qu'elle entraîne.
Il y a adaptation sensorielle et motrice ; il serait plus exact de dire ici "compensation".
En contactologie, pratique médicale consistant à déterminer tous les paramètres d'une lentille de contact pour qu'elle puisse respecter les impératifs anatomiques et physiologiques de l'œil auquel elle est destinée, pendant son temps de port, tout en jouant le rôle optique, thérapeutique ou esthétique auquel elle est destinée.
4) En acoustique, modification de la perception sonore lors d'une stimulation acoustique continue.
Elle entraîne normalement une diminution progressive de la perception du stimulus sonore. En cas d'adaptation dite pathologique, cette diminution de la perception est très rapide, de l'ordre de quelques secondes. Un tel phénomène témoigne d'une atteinte du nerf auditif (neurinome de l'acoustique par ex).
Étym. lat. adaptare : ajuster
[C2, C3, E1, P1, P2]
Édit. 2020
adaptation cellulaire l.f.
cellular adaptation
Capacité que possède une cellule de modifier ses caractères morphologiques et fonctionnels sous l'effet de stimulus physiologiques ou pathologiques, et d'acquérir un nouvel état stable permettant sa survie, et traduite notamment par des phénomènes d'hypertrophie et d'atrophie.
Lorsque cette capacité est altérée par un trouble de l'adaptation cellulaire, la cellule peut entrer dans un cycle d'altérations plus ou moins réversibles pouvant conduire à la mort cellulaire et à la nécrose.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[C3]
Édit. 2017
adaptation chromatique l.f.
chromatic adaptation
Adaptation du système visuel à une stimulation colorée prolongée, avec diminution de la sensibilité à cette couleur stimulante et augmentation de la sensibilité à sa complémentaire.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[P2]
Édit. 2017
adaptation des populations l.f.
population adaptation
Ensemble des processus évolutifs, sélection, migration et dérive génétique aléatoire, qui permettent aux populations de s'ajuster au milieu par évolution des fréquences alléliques aux différents locus du génome des individus qui les composent.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[E1,Q1,Q3]
Édit. 2017
adaptation du cœur l.f.
myocardium adaptation
Modalité de réaction du myocarde ventriculaire à des lésions ou malformations du cœur, ne comportant pas d’obstacle anatomique sténosant.
L’adaptation du cœur à ces lésions qui lui imposait une dynamique anormale, revêt en général la forme d’une hypertrophie myocardique progressive. Elle s’oppose au syndrome de barrage qu’entraînent les obstacles sténotiques localisés.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[K2]
Édit. 2020
adaptation lumineuse l.f.
adaptation light
Ajustement des performances de l’œil en fonction de la lumière ambiante.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[P2 ]
Édit. 2017
adaptation prismatique (test d') l.m.
prism adaptative test
Correction par le prisme de puissance convenable de l'angle objectif du strabisme.
On en déduit un état sensoriel normal s'il ne faut pas progressivement augmenter la puissance du prisme (le sujet "mange" ses prismes). C'est donc un test qui a une valeur diagnostique et pronostique.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[P2]
Édit. 2017
adaptation (stratégie d') l.f.
adjustment skills, strategy
Ensemble des réponses physiques, psychiques, d'un individu soumis à des circonstances stressantes, notamment à une agression imprévue.
Il s'agit des tentatives du sujet pour faire face activement aux évènements de la vie. Cet ensemble de phénomènes complexes sert à modérer l'impact de tels évènements sur le fonctionnement physique, social et émotionnel.
Étym. lat. adaptare : ajuster
→ coping
[E1,G2,H4]
Édit. 2017
adaptation (troubles psychiques de l') l.m.p.
adjustment disorders
Ensemble des plaintes somatiques, détresse et perturbations émotionnelles, altérations de l'activité sociale ou occupationnelle, liées à un changement existentiel marquant ou à des circonstances éprouvantes (conflit professionnel ou conjugal, deuil, séparation, immigration, guerre, etc.).
Selon la CIM 10, la prédisposition et la vulnérabilité individuelles jouent ici un rôle plus important que lors d'une réaction aigüe ou dans l'état de stress post-traumatique. Mais ces troubles ne surviendraient pas en l'absence du facteur de stress en cause.
Des phénomènes régressifs (énurésie, "parler-bébé", succion du pouce) sont fréquents chez l'enfant, et des conduites agressives ou dyssociales chez l'adolescent.
Habituellement extériorisés dans le mois (CIM 10) ou les trois mois (DSM-IV) qui suivent l'évènement, ces états ne persistent guère au-delà de six mois.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[H4]
Édit. 2017
Jampolsky (test d'adaptation prismatique) l.m.
prism adaptation test (PAT)
Test qui permet d’évaluer le risque de diplopie postopératoire dans la chirurgie du strabisme chez l’adulte et le grand enfant. La puissance prismatique acceptée sans diplopie donne la valeur de la déviation qui peut, sans risque, être corrigée chirurgicalement.
Il est intéressant, quand cela est possible, de comparer les résultats avec ceux du test de diffraction de Gracis.
A. Jampolsky, ophtalmologiste américain (1971)
milieux d'exception (adaptation psychosociale aux) l.f.
exceptional environments (psychosocial adjustment to)
Modes d'existence liés par des particularités communes : isolement, confinement, vie communautaire, manque d'intimité surtout, malgré d'évidentes nuances selon qu'il s'agit en particulier de vol spatial, d'une base polaire ou d'un sous-marin à long rayon d'action.
"Le syndrome mental d'hivernage" (J. Rivolier, 1954) est défini par des troubles psychiques assez rarement majeurs, plutôt par des modifications du sommeil, des manifestations légères, surtout dépressives, avec faible réactivité, problèmes relationnels, voire altérations cognitives. Ont été aussi décrits un "état de conscience modifié" comportant notamment la curieuse sensation d'une "présence" (retrouvée chez les montagnards et les navigateurs solitaires). Les circonstances éprouvantes semblent révéler ou accentuer une prédisposition foncière. Dans le groupe, diverses formes d'opposition, y compris avec le leader, chez qui une attitude démocratique est plutôt souhaitable, sont assez fréquentes.
Dans les submersibles nucléaires, on rencontre plus spécialement l'ambiance militaire (source de cohésion en général), le danger et l'absence de communication avec l'extérieur, principalement les familles. Malgré une bonne efficacité habituelle, sont relatés, avec une faible fréquence et surtout après un certain laps de temps : somatisations fréquentes (céphalées, troubles du sommeil, etc.) ; anxiété, dimension dépressive, "mal du pays" ; très rarement, affections psychiatriques majeures ; conflits interpersonnels.
Le retentissement psycholologique de ces conditions parfois extrêmes confère une priorité à la prévention.
J. Rivolier, médecin chef des Terres Australes et Antarctiques Françaises (1954)
→ vol spatial (adaptation psychosociale au)
adaptation vergentielle l.f.
Syn. vergence adaptative
[P2]
Édit. 2019