Annexe
1. Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes. »
Ces valeurs, données comme ordre de grandeur, sont fondées sur une estimation des DAS (Débit d’Absorption Spécifique) moyens au niveau la tête.
Pour les stations de base :
- Dans la zone d’émission d’une station de base où le champ électrique serait 1 V/m, l’éclairement énergétique (ou densité de puissance surfacique) est de 1 x 1 / 377 # 2,65 x 10-3 W/m2 = 2,65 mW/m2
- L’aire de projection d’un adulte de 70 kg étant d’environ 0,55 m2, il en résulte sur l’ensemble du corps (et en particulier la tête) un flux énergétique de 1,46 mW dont la moitié est absorbé, ce qui représente un DAS moyen de 1,46 * 0,5 / 70 # 0,01 mW/kg.
- Pour un champ électrique x, cette valeur du DAS moyen de 0,01 mW/kg, proportionnelle à l’éclairement énergétique donc au carré du champ électrique, est à multiplier par x2.
- L’étendue des valeurs mesurées pour les stations de base n’est pas connue avec précision, mais on dispose des données suivantes :
1. Dans le rapport au DGS de Denis ZMIROU du 16/1/2001, les mesures rapportées de l’éclairement énergétique par France Télécom sont de deux types : celles proches des antennes (page 29) ne concernent pas des lieux de vie, mais des lieux de passage ou de travail sur les antennes ; celles dans des lieux publics (p 30) pour la bande de fréquences GSM 900 vont de 0,72 à 0,0056 mW/m2 (rapport 0,27 et 0,002 avec notre estimation ci-dessus) et de 0,13 à 0,018 pour la bande DCS 1800 (rapport 0,05 et 0,007).
2. Le rapport ZMIROU cite (p 30-31) une enquête de Bouygues Télécom conduite sur 100 écoles maternelles et élémentaires parisiennes qui montre des valeurs de quelques % à 1/100.000 du niveau de référence de 41 V/m pour le GSM 900 et de 1/10.000 à 1/1.000.000 du niveau de référence de 58 V/m pour le GSM 1800. Dans les cours (de récréation), la valeur la plus élevée était de 0,002 V/m.
3. Le rapport ZMIROU cite une étude du NRPB 2000 conduite au Royaume Uni avec 118 mesures d’éclairement énergétique qui vont de 10 µW/m2 à 1 mW/m2 à l’extérieur et de 10 µW/m2 à 1 mW/m2 à l’intérieur. Il est à noter que ces valeurs mesurées ont été comparées aux résultats d’une modélisation, avec des différences importantes.
4. Le rapport ZMIROU cite une étude conduite en Autriche avec 202 mesures et qui montre une valeur maximale de 2,24 V/m soit un DAS moyen d’environ 0,05 W/kg.
5.
Une synthèse 2007 des quelque 2000 mesures annuelles effectuées par des laboratoires accrédités a été publiée par l’Agence Nationale des Fréquences. (
http://www.anfr.fr/pages/sante/synthese07.pdf). La moyenne pour le GSM 900 est de 0,7 V/m ; les valeurs minimales et maximales rencontrées ne sont pas indiquées, mais il est noté que 97% des mesures sont inférieures à 10% de la norme, donc à 4,1 V/m, ce qui correspond approximativement à un DAS de 0,16 mW/kg.
Pour les portables :
- Le DAS moyen au niveau de la tête est de l’ordre de 30 mW/kg.
Ces données montrent que la valeur la plus élevée que nous avons trouvée pour les antennes (0,16 mW/kg) est environ 180 fois plus faible que celle correspondant aux téléphones portables. Nous avons pris la valeur 100 car nous ne visions qu’un ordre de grandeur ; un rapport 100 correspondrait à un champ électrique de 5,6 V/m pour l’antenne.
Pour la valeur la plus faible, il était difficile de choisir car certaines mesures rapportées ont été probablement conduites assez loin d’une antenne relais et la précision des mesures n’est pas toujours connue. « 100.000 fois plus faible qu’un portable » correspond à un champ électrique de 0,17 V/m. Certaines mesures sont bien inférieures, mais elles ne sont peut-être pas représentatives des habitations proches des antennes.
2. A ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ n’a été identifié. C’est pourquoi la quasi-totalité des études sur l’électro-hypersensibilité ont montré que les sujets concernés, bien que manifestant des troubles variés en présence de dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques, sont incapables de reconnaître si ces dispositifs sont actifs ou non.
Les études conduites en double aveugle sur des personnes se disant électro-hypersensibles n’ont pas montré de lien reproductible entre les troubles rapportés et la présence ou non d’un champ électromagnétique. On peut consulter sur ce sujet :
Rubin GJ, Das Munshi J, Wessely S. Electromagnetic hypersensitivity: a systematic review of provocation studies. Psychosom Med. 2005 Mar-Apr; 67(2):224-32.
Röösli M. Radiofrequency electromagnetic field exposure and non-specific symptoms of ill health: A systematic review. Environmental Research 107 (2008) 277–287
Expertise collective 2009 de l’AFSSET sur les radiofréquences, page 308 :
Depuis 2005, aucun auteur n’a contesté la réalité du vécu des personnes qui attribuent leurs problèmes de santé à une exposition à des ondes radiofréquences. Mais, aucun n’a apporté la preuve d’une relation de causalité entre cette exposition et l’EHS (électrohypersensibilité).
3. ... le rapport BioInitiative, pourtant récusé par des autorités légitimes en la matière comme le Health Council des Pays Bas
D’autres instances scientifiques internationales et nationales se sont prononcées sur le rapport BioInitiative ; par exemple :
Le réseau EMF-Net, programme européen de recherche et de développement technologique :
L’Office Fédéral Allemand de Radioprotection :
En Irlande, le Department of Communications Marine and Natural Resources :
4. les antennes de téléphonie mobile émettent exclusivement en haute fréquence
Ce point est rappelé dans l’expertise collective 2009 de l’AFSSET sur les radiofréquences, page 21 :
à la demande du groupe de travail, des mesures en très basses fréquences ont été réalisées au voisinage d’antennes de station de base. Il ressort de ces mesures que les émetteurs radiofréquences et notamment les antennes des stations de base de téléphonie mobile n’émettent pas de rayonnements extrêmement basses fréquences de quelques dizaines de Hertz. Ce résultat est conforme aux caractéristiques de rayonnement attendues de ces antennes. Les seuls rayonnements en basses fréquences mesurables proviennent de l’alimentation de l’émetteur (courant du secteur à 50 Hz ou batterie du téléphone). Le découpage temporel du signal (cas du GSM) ne peut pas être assimilé au rayonnement d’un champ électromagnétique en très basses fréquences.
5. le risque d’exposition aux champs d’extrêmement basses fréquences n’est pas considéré par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme démontré. »
Le rapport du CIRC sur les champs électromagntiques d’extrêmement basse fréquence, paru en 2002 classe ces champs en B2 (possiblement cancérigènes) :
6. L’OMS[1] et le Scenihr[2] se sont prononcés unanimement sur l’absence de risque de ces antennes.
La référence [2] peut également être consultée à l’adresse suivante :