Publié le 20 novembre 2019

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L’Académie nationale de médecine affirme son soutien au projet d’Institut du Val-de-Grâce, centre d’excellence doté des moyens les plus modernes de réparation, de réhabilitation et de réinsertion pour les grands blessés civils et militaires, français et étrangers

 

Alors que les opérations extérieures de nos forces armées (OPEX) s’inscrivent dans la durée et que les attentats, les catastrophes naturelles et industrielles ainsi que les crises sanitaires deviennent de plus en plus fréquentes, il est à déplorer que les deux structures qui étaient dédiées aux grands blessés, l’Institution nationale des Invalides et l’hôpital Raymond Poincaré à Garches, ne puissent plus répondre aux besoins (moyens réduits et fermeture programmée).

 

Au regard de cette actualité, l’indispensable maintien d’une capacité hospitalière spécialisée complémentaire et exclusivement destinée aux soins de suite et de réadaptation pour nos soldats, les grands blessés civils et militaires français et étrangers (blessés de guerre, accidentés, victimes d’attentats, etc.), insuffisante aujourd’hui à Paris et dans sa région, justifie le projet de création d’un Institut du Val-de-Grâce qui devrait être placé sous la protection du Président de la République.

 

Porté par plusieurs membres de l’Académie nationale de médecine et d’autres personnalités qualifiées, le projet d’Institut du Val-de-Grâce, pôle d’excellence en collaboration avec les centres hospitaliers parisiens civils et militaires, devrait permettre de mettre en application les progrès les plus récents de la recherche par une prise en charge effective des blessés depuis leur admission jusqu’à leur réhabilitation, puis leur réinsertion dans la vie familiale et socioprofessionnelle, et d’assurer leur suivi tout au long de leur vie.

 

Soins, recherche et enseignement : les vocations de l’Institut

 

Soins : Centre d’innovation où pourraient être développées, en continuité avec la recherche, de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques pour une prise en charge, multidisciplinaire et coordonnée avec les autres organismes hospitaliers compétents, des traumatismes et polytraumatismes complexes, en particulier des blessés médullaires et cérébraux, conduisant à des handicaps cognitifs, moteurs ou sensoriels.

 

Recherche : Le site devrait accueillir des laboratoires et start-ups pour une continuité entre recherche fondamentale et translationnelle. Les recherches seraient organisées en petites unités, fonctionnant en réseau avec l’existant, pour mettre en application les avancées techniques en matière de diagnostic et de soins, qu’il s’agisse de l’imagerie, de thérapies géniques et cellulaires, de la bionique, de la robotique et de l’intelligence artificielle. L’institut aurait également un rôle de veille scientifique et technologique intégrant le monde académique et industriel.

 

Formation : Proche de l’École du Val-de-Grâce et des universités parisiennes, l’institut devrait avoir une vocation d’enseignement dans tous les domaines de la réhabilitation des grands blessés, mettant à profit l’interaction des compétences entre praticiens civils et militaires.

 

Financé par une fondation indépendante du budget de l’État, qui reste propriétaire du site, le projet pourrait être soutenu par une opération immobilière associant la rénovation du bâtiment actuel et une construction de novo dévolue à l’hébergement des familles de blessés, indispensable à leur soutien psychologique et à leur réhabilitation.