Articles du bulletin

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2986 résultats

  • Communication scientifique

    Obstacles « culturels » au développement de la chirurgie ambulatoire

    « Cultural » obstacles in the development of same day surgery

    Une série d’obstacles de divers types semble s’opposer au développement de la chirurgie ambulatoire : les appréhensions d’un patient mal informé, les mentalités, les réticences de l’administration, des organismes de tutelle, parfois des médecins généralistes mais aussi une certaine retenue du corps médical hospitalier. Ces critères sont exposés et les arguments de leur réfutation discutés.

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  • Communication scientifique

    Conclusions

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  • Communication scientifique

    Commentaires et discussion

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Le concept de chirurgie ambulatoire

    The day-surgery’s concept

    La chirurgie ambulatoire est un concept d’organisation centré sur le patient. C’est une innovation dont le développement dépend des politiques d’accompagnement qui lui sont consacrées. Comme pour toute innovation elle ne peut faire profiter les patients ou la société de ses bienfaits que dans la mesure où les conditions de sa mise en œuvre sont respectées. Les définitions internationales reconnues insistent toutes sur son caractère qualifié et substitutif.

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  • Communication scientifique

    Aspects actuels des allergies alimentaires : nécessité d’une allergo-vigilance

    Present aspects of food allergies : the need for a vigilance policy

    La prévalence de l’allergie alimentaire dans les populations européennes est évaluée entre 1,8 et 4,4 %. Elle est de 3,24 % dans la population française. Cette fréquence, comme la gravité de certaines manifestations, a déjà entraîné des mesures préventives et curatives des accidents en milieu scolaire. Leur augmentation est en relation avec des facteurs environnementaux multiples : modifications de la microflore intestinale, diversification alimentaire précoce chez l’enfant, interférence de médicaments favorisant la sévérité clinique chez l’adulte. L’allergénicité peut être modifiée par des technologies agroalimentaires. L’apparition d’aliments nouveaux (protéines exotiques ou dérivées de l’alimentation animale et bientôt OGM), l’utilisation croissante de protéines alimentaires comme ingrédients, constituent de nouveaux risques. L’absence de méthodes expérimentales validées d’évaluation du risque allergique des protéines alimentaires rend nécessaire une allergo-vigilance appliquée aux nouveaux aliments. Les études du risque allergique de la farine de lupin, nouvel ingrédient de produits de boulangerie, sont données à titre d’exemple. Elles indiquent la fréquence de la sensibilisation et de l’allergie croisée arachide, lupin, le faible seuil réactogène indiquant le risque du taux d’incorporation actuellement admis. Elles permettent le dépistage actuel de cette allergie dans la population. Une allergo-vigilance alimentaire est un concept actuel visant à instaurer pour les aliments une surveillance des risques analogue à celle réalisée par la pharmacovigilance pour les médicaments. Un projet de structure est discuté. Si la structure centrale est de l’initiative de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation et de l’Institut de Veille Sanitaire, les auteurs précisent quel devrait être un réseau périphérique d’allergologues, analysent le contenu souhaitable des flux d’informations bidirectionnels, et proposent d’envisager un organisme intermédiaire régulateur, spé- cialisé en allergologie alimentaire. La conception que les pressions environnementales sur la génétique de l’atopie, aboutissent à un continuum des réponses IgE dépendantes dans toute la population, vis-à-vis de tous les allergènes potentiels, appuie la création d’une telle structure, au nom du principe de précaution.

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  • Communication scientifique

    Analyse par « biopuces » du profil d’expression des gènes régulateurs de l’apoptose des lymphomes malins

    « Apoptosis » macro-array analysis of gene expression profiling in lymph node lesions

    L’étude des tumeurs par la technique de « biopuces » ou « DNA-array » permet d’obtenir le profil instantané du niveau d’expression de plusieurs centaines de gènes. Afin de tester l’intérêt de cette technique dans le diagnostic des lymphomes, nous avons analysé 17 biopsies ganglionnaires à l’aide d’une membrane de type « macro-array » contenant 217 gènes impliqués dans l’apoptose ou le cycle cellulaire. Huit échantillons correspondaient à des cellules lymphoïdes triées par billes magnétiques : cellules B de 2 lymphomes folliculaires (LF) et de 2 lymphomes B diffus à grandes cellules (LDGC), cellules B et cellules T de 2 adénites, cellules B vierges de phénotype CD19+/CD38-/IgD+ et cellules B des centres germinatifs de phénotype CD19+/CD38+/IgD- de 2 amygdales bénignes. Neuf échantillons étaient des fragments tissulaires entiers correspondant histologiquement à 4 LF, 2 LDGC et 3 adénites. Dans le groupe des cellules triées, les profils d’expression étaient statistiquement corrélés à la nature des échantillons, permettant de séparer les LF, les LBGC, et les échantillons bénins. Les corrélations étaient moins nettes dans le groupe des tissus. Pour vérifier la fiabilité de la technique de biopuce, nous avons analysé en parallèle par immunohistochimie (IHC) l’expression des caspases -2, -3, -8, -7 et -9. Les résultats des deux méthodes montraient une bonne corrélation. Ces résultats suggèrent une application possible des biopuces pour le diagnostic des lymphomes malins.

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  • Communiqué

    A propos de l’autopsie

    Autopsy

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  • Communication scientifique

    Les associations de malades et les banques de tissus

    Associations of patients and tissue banks

    Les études biochimiques ou génétiques portent sur des extraits tissulaires. Les études in situ, qui leur sont complémentaires, sont de plus en plus nécessaires. La biologie moléculaire a en effet permis l’identification de nouvelles protéines dont il faut aujourd’hui étudier la fonction, la répartition et le rôle à l’état normal et au cours de la maladie. Mais, en France, les chercheurs n’ont plus accès aux prélèvements tissulaires. Plusieurs raisons ont conduit à cette situation de pénurie. Le médecin est plus assuré de son diagnostic aujourd’hui qu’hier. Il n’éprouve plus la curiosité de le vérifier post mortem . Les familles sont de plus en plus opposées à l’autopsie, surtout si les raisons qui la justifient ne peuvent être expliquées qu’au moment du décès. La nécessité du consentement explicite du patient est un autre facteur limitant. Cette nouvelle obligation limite en pratique la recherche aux échantillons provenant de patients qui ont fait « don de leur corps à la recherche ». Ce don, global, soulève des difficultés d’ordre éthique. Enfin, il n’existe pas encore en France d’organisation qui puisse gérer les prélèvements tissulaires sur tout le pays. Les associations de malades, qui ont pris conscience des carences du système actuel, sont prêtes, à l’avenir, à jouer un rôle primordial. Ce sont elles qui, aujourd’hui, tentent de mettre sur pied les Banques de Tissus en sensibilisant leurs adhérents à l’importance des prélèvements à visée de recherches.

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  • Communication scientifique

    Les indications de l’autopsie médico-légale en France

    The indications of forensic medical autopsy in France

    Le crime peut se dissimuler sous les masques les plus divers : une mort naturelle, un accident, un suicide. Le doute doit habiter le médecin légiste, mais aussi le magistrat et enfin le policier. Le travail a pour but de mettre en exergue l’importance pour le justiciable d’une autopsie médico-légale. Trois types de décès sont concernés par la rédaction d’un certificat en obstacle médico-légal : la mort violente (l’accident, le crime, le suicide), la mort suspecte, la mort subite. Chez l’enfant, les sévices à mineur ne sont pas toujours évidents. Il faut rappeler le cas du syndrome de l’enfant secoué. L’autopsie médico-légale conditionne la réussite de nombreux procès. A bon escient, il faut savoir la susciter en rédigeant un certificat de décès en obstacle médico-légal.

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  • Communication scientifique

    L’exception d’autopsie

    The ethical exception for autopsy

    A priori, l’application des valeurs et des repères qui fondent l’éthique biomédicale semble peu compatible avec des explorations menées sur un cadavre. Du moins, lorsque l’on estime que les notions d’intérêt et de bien ne doivent que concerner la personne elle-même, ce qui, nécessairement, compromettrait toute pratique visant d’autres fins. C’est dire que l’autopsie ne s’avère éthiquement justifiable que lorsque son intérêt est explicitement démontré. Pour autant, certaines formes doivent être respectées, faute de quoi, la réprobation suscitée par des dérives caractérisées, réfute cet intérêt même. Afin de surmonter les équivoques et de déterminer, malgré tout, une modalité morale conciliable avec certaines exigences médicoscientifiques, nous pourrions retenir le principe d’exception d’autopsie. Parce que de telles explorations justifient des conduites absolument irréprochables, il convient que les sociétés savantes et les instances compétentes se dotent des méthodes et des moyens qui garantissent de manière incontestable la pertinence et la qualité des pratiques.

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  • Communication scientifique

    La réglementation des prélèvements à but scientifique en France

    Rules of scientific stampling on deceased persons in France

    La loi no 94-654 du 29 juillet 1994 a modifié le droit français applicable à la réalisation des prélèvements à but scientifique sur personne décédée et a rendu nécessaire, pour toute autopsie (sauf dans le cas de l’autopsie à caractère médico-légal) le consentement du patient. Ce consentement peut être présumé en cas de prélèvements en vue de rechercher les causes du décès. Dans les autres cas, il doit avoir été exprimé directement par l’intéressé de son vivant ou par le témoignage de sa famille. Dans tous les cas, la famille doit être informée de la réalisation des prélèvements. L’application de cette loi semble être une cause directe de la diminution, très sensible au cours des toutes dernières années, du nombre d’autopsies réalisées en milieu hospitalier.

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  • Communication scientifique

    Autopsie et religions

    Autopsy and religions

    Une réflexion sur l’autopsie peut difficilement faire abstraction des religions. Les anthropologies traditionnelles conditionnent le rapport à la mort. Aucune grande religion confessée dans les régions du globe où les autopsies sont pratiquées n’interdit la dissection de façon absolue. Le Judaïsme et l’Islam acceptent l’acte dans la mesure où son utilité est démontrée. Le Christianisme valorise la générosité et la gratuité du don. Le Bouddhisme qui s’est développé dans la négation des apparences trouve des éléments de dialogue avec les pratiques médicales occidentales. La répulsion que suscite l’exploration du cadavre prend son origine en amont des dogmes et des croyances, qui formulent dans une culture donnée les limites acceptables par la communauté. Puisque l’autopsie reste un geste nécessaire, la société laïque doit non seulement tenir compte des croyances des hommes qui la composent, mais de leur besoin fondamental de sublimation face à la mort.

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  • Communication scientifique

    Les différentes variétés d’autopsie. Propositions pour un renouveau de l’autopsie médicale et scientifique

    The status of autopsy in France

    Les différentes circonstances autorisant l’autopsie en France (qu’elle soit médico-légale ou médico-scientifique et scientifique, qu’il s’agisse du legs universitaire ou de l’autopsie sanitaire) sont rappelées. La réglementation, ses carences, les limites de son application provoquées par de profondes réticences culturelles, sont énumérées. La disparition des autopsies médico-scientifiques et scientifiques est inquiétante pour trois raisons : l’autopsie joue un rôle important pour le contrôle de qualité. Dans certains domaines, la valeur prédictive du diagnostic clinique est loin d’être parfaite, même à la suite d’une hospitalisation. La proportion des surprises importantes qui auraient permis de modifier le traitement du patient (20 à 25 % environ dans de larges séries clinico-pathologiques) reste stable, malgré les perfectionnements incessants des techniques diagnostiques. L’autopsie constitue, d’autre part, un maillon important du dispositif de veille sanitaire et d’épidémiologie, c’est-à-dire de la protection de la population. A titre d’exemple, en son absence, la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob n’aurait pas été reconnue. Enfin, le stade actuel, postgénomique, de la recherche physiopathologique impose l’étude de prélèvements tissulaires qui ne peuvent souvent être obtenus par d’autres moyens pour des raisons éthiques. De nombreuses associations de malades militent pour que soit facilité le don d’organes pour la recherche. Les conditions d’un regain de l’autopsie, réglementaires et techniques, et surtout la nécessité d’une large communication sur son intérêt auprès de tous les acteurs qui y concourent, à l’hôpital, dans l’ensemble du corps médical, le personnel soignant et plus largement dans le public, sont abordées.

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  • Communication scientifique

    Le don du corps à la science

    Body Donation for Science

    Le don du corps à la science est à la base de l’enseignement et de la recherche en anatomie. Il impose de susciter les dons afin que la recherche puisse se faire et continuer à aller de l’avant sous toutes ses formes d’innovation et d’adaptation aux progrès de la médecine. Les infections méconnues contraignent à des mesures de précautions strictes et nombreuses dans le but de prévenir tout risque de contamination même si ce dernier ne cesse, actuellement, de s’amenuiser.

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  • Communication scientifique

    Influence des vaccinations sur l’épidémiologie des maladies infectieuses

    Effect of immunizations on the epidemiology of infectious diseases

    Après quelques décennies de vaccination, certaines maladies infectieuses peuvent changer leurs caractéristiques cliniques ou épidémiologiques, en particulier par un glissement de l’âge vers l’adulte. Quatre exemples illustrent cette évolution. La vaccination contre la rougeole a une couverture insuffisante en France (80 %), ce qui provoque un recul de l’âge moyen et une augmentation importante des cas d’adolescents et d’adultes jeunes, chez qui la rougeole est plus grave. Une deuxième dose de vaccin et un rattrapage devraient éviter une épidémie, mais le foyer de rougeoles français persiste (17 954 cas en 1999) et menace les sujets non vaccinés et réceptifs dont beaucoup sont des adultes. La rubéole pose un problème similaire, avec deux épidémies (1993 et 1997) ayant entraîné une remontée du nombre de rubéoles congénitales. Un gros effort pour élever la couverture vaccinale au-delà de 90 % est nécessaire en France vis-à-vis de ces deux maladies. La coqueluche connaît une résurgence en France malgré un bon vaccin et une bonne couverture vaccinale. Des coqueluches surviennent en effet chez des adultes parfois anciens vaccinés qui contaminent de jeunes nourrissons non encore protégés. Cette baisse de l’immunité anticoquelucheuse dans la population âgée nécessite des rappels dans l’enfance (11-13 ans) et peut-être à l’âge adulte, possibles grâce aux nouveaux vaccins coquelucheux acellulaires, bien tolérés. La vaccination de la varicelle non encore conseillée en France pose un problème de choix et de stratégie, car, en cas de couverture vaccinale insuffisante, il existe un risque de voir progresser les varicelles de l’adulte. Ces quatre vaccinations démontrent par les échecs et les difficultés rencontrées en France et dans d’autres pays que la surveillance de la vaccination et de la maladie est plus que jamais indispensable. En effet, seule une surveillance complète clinique, biologique et épidémiologique peut déceler à temps les modifications de stratégie nécessaires en politique vaccinale. La modélisation mathématique peut beaucoup aider à ces prévisions, à condition de disposer de données nationales, actualisées et exploitables.

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  • Information

    Deux étapes dans l’histoire de la notion de contagion : d’Hippocrate à Galien

    Two moments in the history of the concept of contagion : from Hippocrates to Galen

    Le médecin hippocratique renonce à l’explication des maladies épidémiques par le miasme magico-religieux qui souille collectivement les populations ; il en rend responsable l’air ambiant, libérant les hommes de la crainte de la colère des dieux mais fermant ainsi la route à l’idée de la contagion et dissociant son expérience de celle des vétérinaires. Galien néanmoins, à l’occasion de l’observation de cas de lèpre en Asie mineure, a l’intuition d’une contagion inter-humaine.

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  • Communiqué

    Concernant le recrutement et l’indépendance des médecins du sport

    About recruitment and independence of sports medicine specialists

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  • Communication scientifique

    Sur la fièvre aphteuse

    Actuality on foot-and-mouth disease

    A l’occasion de l’épizootie de fièvre aphteuse sévissant depuis février 2001 en Europe occidentale, l’auteur décrit l’évolution de la situation épidémiologique de la maladie, ses principales caractéristiques épidémiologiques, les stratégies possibles de lutte et le danger potentiel pour l’homme.

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  • Communication scientifique

    Les certificats médicaux obligatoires de la première enfance : un outil épidémiologique méconnu

    Compulsory medical certificates for young children : an epidemiological unrecognized tool

    En 1970, une loi rendait obligatoire la délivrance de trois certificats médicaux, le premier établi dans les 8 premiers jours de vie, le second et le troisième, respectivement à 9 et à 24 mois. Trente ans plus tard, une enquête a été menée pour évaluer l’application et l’efficacité du système dans les 100 départements français. Tous les médecins chef de PMI ont répondu au questionnaire qui leur a été envoyé. Le nombre de naissances annuelles par département est en moyenne de 7 665 mais avec des extrêmes de 800 à 36 457. La couverture de la population concernée est très bonne pour le premier certificat et en augmentation : 88,8 % en 1992 et 94,9 % en 1998 ; elle est moins bonne et pratiquement stationnaire pour le CS9 (71,1 %) et le CS24 (66 %) avec des différences départementales notables. Les réponses aux items sont elles aussi variables selon le département mais en moyenne de 86 % (à rapporter aux 650 000 naissances annuelles). L’exploitation informatique des certificats a progressé depuis 10 ans mais 8 départements ont encore un dépouillement manuel. Malgré la décentralisation des services de PMI, les départements sont tenus d’envoyer annuellement au Ministère de la Santé 22 indicateurs médico-sociaux permettant ainsi de suivre l’évolution de la situation à l’échelon national et d’établir des comparaisons entre départements. Parallèlement, les certificats ont permis d’orienter les activités de PMI, souvent jusqu’à l’échelle du canton. Le premier s’est montré très utile pour l’étude des problèmes de périnatalité et le troisième pour l’évaluation de la couverture vaccinale. A titre d’exemple, quelques résultats sont donnés et commentés (qualification de l’examinateur, mortalité néonatale et catégories socio-économiques, âge de la mère, durée de la grossesse, poids de naissance, couverture vaccinale). Certes le système n’est pas parfait mais s’améliore grâce à une meilleure information du personnel médical et des familles. Des recherches seraient néanmoins utiles pour préciser les imperfections et y remédier. Dans l’avenir, il est probable que le système s’étendra à l’enregistrement des données recueillies à l’école maternelle (3-4 ans) puis à l’école élémentaire (5 ans).

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  • Communication scientifique

    Nouvelle cartographie fonctionnelle cérébrale : études sur la plasticité du cerveau humain

    Human brain plasticity and mechanisms of functional recovery

    En pratique clinique, il est courant d’observer une certaine récupération des fonctions cérébrales compromises par une lésion du cerveau. Les mécanismes qui sous-tendent ces phénomènes restent mal compris. Grâce à de nouvelles méthodes d’investigation, il est maintenant possible d’explorer les systèmes cérébraux macroscopiques, et de manière non invasive la structure et la fonction du cerveau humain. Le choix judicieux de populations pathologiques et de protocoles expérimentaux adéquats a permis de démontrer certains des mécanismes associés à la récupération clinique. Cet article présente les résultats d’observations qui suggèrent une réorganisation cérébrale. Au sein d’un système cérébral donné, cette réorganisation concerne non seulement les régions périlésionnelles, mais implique aussi une modification étendue des formules d’activation. En outre, cette réorganisation s’accompagne de modifications structurelles. La morphométrie informatisée, nouvelle technique d’analyse anatomique structurelle, a montré des modifications plastiques significatives, qui vont de l’hypertrophie relative de certaines régions cérébrales chez des sujets normaux à des atrophies à distance liées à l’atteinte des faisceaux afférents chez les patients. Ces travaux suggèrent de nouvelles perspectives thérapeutiques, dont certaines peuvent à leur tour être étudiées par les méthodes d’imagerie.

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  • Communication scientifique

    Connectivité neuronale et médiateurs chimiques impliqués dans la transmission du message olfactif

    Neuronal connectivity and transmitter substances implied in the transmission of the olfactive message

    Sens archaïque, l’odorat nous a été transmis presque inchangé, au cours de l’évolution pendant des centaines de millions d’années. Chez l’homme, cette conservation se traduit par l’intervention directe des messages olfactifs dans notre vie mentale, reliant de façon intime les informations parvenant de notre environnement à notre affect. Ainsi, le contenu émotionnel des odeurs, qu’il soit plaisant ou déplaisant, constitue l’un des fondements majeurs de notre rapport avec le monde. Nous voyons que le message olfactif ne peut être réduit à un simple influx de données liées à la nature des molécules qui parviennent à nos narines. En réglant les rapports entre nos connaissances sur l’environnement, nos émotions et nos actions, cette sensibilité chimique primitive a évolué progressivement pour assurer aujourd’hui, à travers l’olfaction, les fonctions biologiques les plus vitales : communication, alimentation et reproduction. Nous présentons dans cet article quelques résultats expérimentaux permettant de montrer comment s’effectuent les réorganisations liées à la production de neurones dans le bulbe en relation avec l’environnement olfactif. Ces modifications morphologiques sont mises en relation avec les performances olfactives du sujet . MOTS-CLÉS : OLFACTION. BULBE OLFACTIF. MÉMOIRE. NEURONE AFFÉRENT. GABA. GLUTAMATES.

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  • Communiqué

    À propos de la prévention de la toxoplasmose congénitale en France

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  • Communication scientifique

    La prévention de la toxoplasmose congénitale en France. Évaluation des risques. Résultats et perspectives du dépistage anténatal et du suivi du nouveau-né

    Prevention of congenital toxoplasmosis in France. Evaluation of risks. Results and prospects of prenatal screening and new-born follow-up

    La toxoplasmose congénitale fait l’objet, en France, d’un programme national de prévention basé sur des séro-dépistages pré et/ou per gravidiques (éventuellement complétés par des examens échographiques et biomoléculaires), et sur la surveillance clinique, biologique et radiologique des nouveau-nés. On cherche ainsi à identifier les jeunes femmes non immunes et, par des conseils hygiéno-diététiques, à limiter leur risque de contamination en cours de grossesse ; à dépister et à traiter le plus précocement possible les toxoplasmoses pergravidiques, de façon à éviter ou à limiter la transmission maternofœtale et surtout ses consé- quences ; à diagnostiquer in utero (à partir du liquide amniotique) les contaminations fœtales et à les traiter ; à diagnostiquer et à traiter à la naissance les toxoplasmoses congénitales, parfois inapparentes, pour prévenir le risque de réactivations et de complications tardives, en particulier oculaires. Si les traitements anti-toxoplasmes ont peu évolué, les techniques diagnostiques ont été largement améliorées ces dernières années, même si elles restent évidemment perfectibles. Un tel programme de prévention a un coût, que justifie la prévalence, dans notre pays, de la toxoplasmose acquise de l’adulte (plus de 50 % de la population) et l’incidence annuelle de la toxoplasmose congénitale (au moins 0,1 % des naissances dans l’hypothèse la plus favorable). Ces 6 à 700 cas annuels de toxoplasmoses congénitales sont à rapprocher des 6 à 7 000 séroconversions per gravidiques qui, en l’absence de mesures préventives, risqueraient d’entraîner des contaminations fœtales. Il est * Membre de l’Académie nationale de médecine.

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  • Information

    Les membres du Comité Central de Vaccine, une poignée d’hommes qui ont bien mérité de leur patrie, et même de l’humanité

    The Members of the Central Committee of Vaccine : A Handful of Men Worthy of Their Country and of Humanity

    Il y a 200 ans, en mai 1800, une initiative privée établit un « Comité Central de Vaccine » à Paris. Cette poignée d’hommes se livra à un exercice hors du commun. Il s’agissait de mettre en œuvre une découverte encore récente, mal connue, une méthode pour se protéger contre la petite vérole. La nouvelle provenait d’Angleterre, pays avec lequel la France était en mauvais termes. La petite vérole était une maladie très redoutée, tuant un dixième de la population et en défigurant ou estropiant au moins autant. Après plusieurs échecs, le succès fut atteint et la valeur de la méthode démontrée. Le comité joua un grand rôle dans la diffusion de cette vaccination due à Jenner, non seulement en France, mais dans l’immense empire napoléonien. Ses remarquables expériences furent publiées et diffusées dans l’ensemble du monde occidental. Le comité fut officialisé en 1804 et travailla jusqu’à la fondation de l’Académie de médecine qui reprit ses devoirs et responsabilités. Les Français doivent beaucoup au Comité Central de Vaccine qui contribua grandement à la lutte contre la variole et son éradication finale.

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