Articles du bulletin

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2825 résultats

  • Communication scientifique

    La réglementation des prélèvements à but scientifique en France

    Rules of scientific stampling on deceased persons in France

    La loi no 94-654 du 29 juillet 1994 a modifié le droit français applicable à la réalisation des prélèvements à but scientifique sur personne décédée et a rendu nécessaire, pour toute autopsie (sauf dans le cas de l’autopsie à caractère médico-légal) le consentement du patient. Ce consentement peut être présumé en cas de prélèvements en vue de rechercher les causes du décès. Dans les autres cas, il doit avoir été exprimé directement par l’intéressé de son vivant ou par le témoignage de sa famille. Dans tous les cas, la famille doit être informée de la réalisation des prélèvements. L’application de cette loi semble être une cause directe de la diminution, très sensible au cours des toutes dernières années, du nombre d’autopsies réalisées en milieu hospitalier.

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  • Communication scientifique

    Autopsie et religions

    Autopsy and religions

    Une réflexion sur l’autopsie peut difficilement faire abstraction des religions. Les anthropologies traditionnelles conditionnent le rapport à la mort. Aucune grande religion confessée dans les régions du globe où les autopsies sont pratiquées n’interdit la dissection de façon absolue. Le Judaïsme et l’Islam acceptent l’acte dans la mesure où son utilité est démontrée. Le Christianisme valorise la générosité et la gratuité du don. Le Bouddhisme qui s’est développé dans la négation des apparences trouve des éléments de dialogue avec les pratiques médicales occidentales. La répulsion que suscite l’exploration du cadavre prend son origine en amont des dogmes et des croyances, qui formulent dans une culture donnée les limites acceptables par la communauté. Puisque l’autopsie reste un geste nécessaire, la société laïque doit non seulement tenir compte des croyances des hommes qui la composent, mais de leur besoin fondamental de sublimation face à la mort.

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  • Communication scientifique

    L’exception d’autopsie

    The ethical exception for autopsy

    A priori, l’application des valeurs et des repères qui fondent l’éthique biomédicale semble peu compatible avec des explorations menées sur un cadavre. Du moins, lorsque l’on estime que les notions d’intérêt et de bien ne doivent que concerner la personne elle-même, ce qui, nécessairement, compromettrait toute pratique visant d’autres fins. C’est dire que l’autopsie ne s’avère éthiquement justifiable que lorsque son intérêt est explicitement démontré. Pour autant, certaines formes doivent être respectées, faute de quoi, la réprobation suscitée par des dérives caractérisées, réfute cet intérêt même. Afin de surmonter les équivoques et de déterminer, malgré tout, une modalité morale conciliable avec certaines exigences médicoscientifiques, nous pourrions retenir le principe d’exception d’autopsie. Parce que de telles explorations justifient des conduites absolument irréprochables, il convient que les sociétés savantes et les instances compétentes se dotent des méthodes et des moyens qui garantissent de manière incontestable la pertinence et la qualité des pratiques.

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  • Communiqué

    A propos de l’autopsie

    Autopsy

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  • Communication scientifique

    Sur la fièvre aphteuse

    Actuality on foot-and-mouth disease

    A l’occasion de l’épizootie de fièvre aphteuse sévissant depuis février 2001 en Europe occidentale, l’auteur décrit l’évolution de la situation épidémiologique de la maladie, ses principales caractéristiques épidémiologiques, les stratégies possibles de lutte et le danger potentiel pour l’homme.

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  • Communication scientifique

    Influence des vaccinations sur l’épidémiologie des maladies infectieuses

    Effect of immunizations on the epidemiology of infectious diseases

    Après quelques décennies de vaccination, certaines maladies infectieuses peuvent changer leurs caractéristiques cliniques ou épidémiologiques, en particulier par un glissement de l’âge vers l’adulte. Quatre exemples illustrent cette évolution. La vaccination contre la rougeole a une couverture insuffisante en France (80 %), ce qui provoque un recul de l’âge moyen et une augmentation importante des cas d’adolescents et d’adultes jeunes, chez qui la rougeole est plus grave. Une deuxième dose de vaccin et un rattrapage devraient éviter une épidémie, mais le foyer de rougeoles français persiste (17 954 cas en 1999) et menace les sujets non vaccinés et réceptifs dont beaucoup sont des adultes. La rubéole pose un problème similaire, avec deux épidémies (1993 et 1997) ayant entraîné une remontée du nombre de rubéoles congénitales. Un gros effort pour élever la couverture vaccinale au-delà de 90 % est nécessaire en France vis-à-vis de ces deux maladies. La coqueluche connaît une résurgence en France malgré un bon vaccin et une bonne couverture vaccinale. Des coqueluches surviennent en effet chez des adultes parfois anciens vaccinés qui contaminent de jeunes nourrissons non encore protégés. Cette baisse de l’immunité anticoquelucheuse dans la population âgée nécessite des rappels dans l’enfance (11-13 ans) et peut-être à l’âge adulte, possibles grâce aux nouveaux vaccins coquelucheux acellulaires, bien tolérés. La vaccination de la varicelle non encore conseillée en France pose un problème de choix et de stratégie, car, en cas de couverture vaccinale insuffisante, il existe un risque de voir progresser les varicelles de l’adulte. Ces quatre vaccinations démontrent par les échecs et les difficultés rencontrées en France et dans d’autres pays que la surveillance de la vaccination et de la maladie est plus que jamais indispensable. En effet, seule une surveillance complète clinique, biologique et épidémiologique peut déceler à temps les modifications de stratégie nécessaires en politique vaccinale. La modélisation mathématique peut beaucoup aider à ces prévisions, à condition de disposer de données nationales, actualisées et exploitables.

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  • Information

    Deux étapes dans l’histoire de la notion de contagion : d’Hippocrate à Galien

    Two moments in the history of the concept of contagion : from Hippocrates to Galen

    Le médecin hippocratique renonce à l’explication des maladies épidémiques par le miasme magico-religieux qui souille collectivement les populations ; il en rend responsable l’air ambiant, libérant les hommes de la crainte de la colère des dieux mais fermant ainsi la route à l’idée de la contagion et dissociant son expérience de celle des vétérinaires. Galien néanmoins, à l’occasion de l’observation de cas de lèpre en Asie mineure, a l’intuition d’une contagion inter-humaine.

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  • Communiqué

    Concernant le recrutement et l’indépendance des médecins du sport

    About recruitment and independence of sports medicine specialists

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  • Communication scientifique

    Nouvelle cartographie fonctionnelle cérébrale : études sur la plasticité du cerveau humain

    Human brain plasticity and mechanisms of functional recovery

    En pratique clinique, il est courant d’observer une certaine récupération des fonctions cérébrales compromises par une lésion du cerveau. Les mécanismes qui sous-tendent ces phénomènes restent mal compris. Grâce à de nouvelles méthodes d’investigation, il est maintenant possible d’explorer les systèmes cérébraux macroscopiques, et de manière non invasive la structure et la fonction du cerveau humain. Le choix judicieux de populations pathologiques et de protocoles expérimentaux adéquats a permis de démontrer certains des mécanismes associés à la récupération clinique. Cet article présente les résultats d’observations qui suggèrent une réorganisation cérébrale. Au sein d’un système cérébral donné, cette réorganisation concerne non seulement les régions périlésionnelles, mais implique aussi une modification étendue des formules d’activation. En outre, cette réorganisation s’accompagne de modifications structurelles. La morphométrie informatisée, nouvelle technique d’analyse anatomique structurelle, a montré des modifications plastiques significatives, qui vont de l’hypertrophie relative de certaines régions cérébrales chez des sujets normaux à des atrophies à distance liées à l’atteinte des faisceaux afférents chez les patients. Ces travaux suggèrent de nouvelles perspectives thérapeutiques, dont certaines peuvent à leur tour être étudiées par les méthodes d’imagerie.

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  • Communication scientifique

    Les certificats médicaux obligatoires de la première enfance : un outil épidémiologique méconnu

    Compulsory medical certificates for young children : an epidemiological unrecognized tool

    En 1970, une loi rendait obligatoire la délivrance de trois certificats médicaux, le premier établi dans les 8 premiers jours de vie, le second et le troisième, respectivement à 9 et à 24 mois. Trente ans plus tard, une enquête a été menée pour évaluer l’application et l’efficacité du système dans les 100 départements français. Tous les médecins chef de PMI ont répondu au questionnaire qui leur a été envoyé. Le nombre de naissances annuelles par département est en moyenne de 7 665 mais avec des extrêmes de 800 à 36 457. La couverture de la population concernée est très bonne pour le premier certificat et en augmentation : 88,8 % en 1992 et 94,9 % en 1998 ; elle est moins bonne et pratiquement stationnaire pour le CS9 (71,1 %) et le CS24 (66 %) avec des différences départementales notables. Les réponses aux items sont elles aussi variables selon le département mais en moyenne de 86 % (à rapporter aux 650 000 naissances annuelles). L’exploitation informatique des certificats a progressé depuis 10 ans mais 8 départements ont encore un dépouillement manuel. Malgré la décentralisation des services de PMI, les départements sont tenus d’envoyer annuellement au Ministère de la Santé 22 indicateurs médico-sociaux permettant ainsi de suivre l’évolution de la situation à l’échelon national et d’établir des comparaisons entre départements. Parallèlement, les certificats ont permis d’orienter les activités de PMI, souvent jusqu’à l’échelle du canton. Le premier s’est montré très utile pour l’étude des problèmes de périnatalité et le troisième pour l’évaluation de la couverture vaccinale. A titre d’exemple, quelques résultats sont donnés et commentés (qualification de l’examinateur, mortalité néonatale et catégories socio-économiques, âge de la mère, durée de la grossesse, poids de naissance, couverture vaccinale). Certes le système n’est pas parfait mais s’améliore grâce à une meilleure information du personnel médical et des familles. Des recherches seraient néanmoins utiles pour préciser les imperfections et y remédier. Dans l’avenir, il est probable que le système s’étendra à l’enregistrement des données recueillies à l’école maternelle (3-4 ans) puis à l’école élémentaire (5 ans).

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  • Communication scientifique

    La prévention de la toxoplasmose congénitale en France. Évaluation des risques. Résultats et perspectives du dépistage anténatal et du suivi du nouveau-né

    Prevention of congenital toxoplasmosis in France. Evaluation of risks. Results and prospects of prenatal screening and new-born follow-up

    La toxoplasmose congénitale fait l’objet, en France, d’un programme national de prévention basé sur des séro-dépistages pré et/ou per gravidiques (éventuellement complétés par des examens échographiques et biomoléculaires), et sur la surveillance clinique, biologique et radiologique des nouveau-nés. On cherche ainsi à identifier les jeunes femmes non immunes et, par des conseils hygiéno-diététiques, à limiter leur risque de contamination en cours de grossesse ; à dépister et à traiter le plus précocement possible les toxoplasmoses pergravidiques, de façon à éviter ou à limiter la transmission maternofœtale et surtout ses consé- quences ; à diagnostiquer in utero (à partir du liquide amniotique) les contaminations fœtales et à les traiter ; à diagnostiquer et à traiter à la naissance les toxoplasmoses congénitales, parfois inapparentes, pour prévenir le risque de réactivations et de complications tardives, en particulier oculaires. Si les traitements anti-toxoplasmes ont peu évolué, les techniques diagnostiques ont été largement améliorées ces dernières années, même si elles restent évidemment perfectibles. Un tel programme de prévention a un coût, que justifie la prévalence, dans notre pays, de la toxoplasmose acquise de l’adulte (plus de 50 % de la population) et l’incidence annuelle de la toxoplasmose congénitale (au moins 0,1 % des naissances dans l’hypothèse la plus favorable). Ces 6 à 700 cas annuels de toxoplasmoses congénitales sont à rapprocher des 6 à 7 000 séroconversions per gravidiques qui, en l’absence de mesures préventives, risqueraient d’entraîner des contaminations fœtales. Il est * Membre de l’Académie nationale de médecine.

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  • Communication scientifique

    Connectivité neuronale et médiateurs chimiques impliqués dans la transmission du message olfactif

    Neuronal connectivity and transmitter substances implied in the transmission of the olfactive message

    Sens archaïque, l’odorat nous a été transmis presque inchangé, au cours de l’évolution pendant des centaines de millions d’années. Chez l’homme, cette conservation se traduit par l’intervention directe des messages olfactifs dans notre vie mentale, reliant de façon intime les informations parvenant de notre environnement à notre affect. Ainsi, le contenu émotionnel des odeurs, qu’il soit plaisant ou déplaisant, constitue l’un des fondements majeurs de notre rapport avec le monde. Nous voyons que le message olfactif ne peut être réduit à un simple influx de données liées à la nature des molécules qui parviennent à nos narines. En réglant les rapports entre nos connaissances sur l’environnement, nos émotions et nos actions, cette sensibilité chimique primitive a évolué progressivement pour assurer aujourd’hui, à travers l’olfaction, les fonctions biologiques les plus vitales : communication, alimentation et reproduction. Nous présentons dans cet article quelques résultats expérimentaux permettant de montrer comment s’effectuent les réorganisations liées à la production de neurones dans le bulbe en relation avec l’environnement olfactif. Ces modifications morphologiques sont mises en relation avec les performances olfactives du sujet . MOTS-CLÉS : OLFACTION. BULBE OLFACTIF. MÉMOIRE. NEURONE AFFÉRENT. GABA. GLUTAMATES.

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  • Communiqué

    À propos de la prévention de la toxoplasmose congénitale en France

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  • Information

    Les membres du Comité Central de Vaccine, une poignée d’hommes qui ont bien mérité de leur patrie, et même de l’humanité

    The Members of the Central Committee of Vaccine : A Handful of Men Worthy of Their Country and of Humanity

    Il y a 200 ans, en mai 1800, une initiative privée établit un « Comité Central de Vaccine » à Paris. Cette poignée d’hommes se livra à un exercice hors du commun. Il s’agissait de mettre en œuvre une découverte encore récente, mal connue, une méthode pour se protéger contre la petite vérole. La nouvelle provenait d’Angleterre, pays avec lequel la France était en mauvais termes. La petite vérole était une maladie très redoutée, tuant un dixième de la population et en défigurant ou estropiant au moins autant. Après plusieurs échecs, le succès fut atteint et la valeur de la méthode démontrée. Le comité joua un grand rôle dans la diffusion de cette vaccination due à Jenner, non seulement en France, mais dans l’immense empire napoléonien. Ses remarquables expériences furent publiées et diffusées dans l’ensemble du monde occidental. Le comité fut officialisé en 1804 et travailla jusqu’à la fondation de l’Académie de médecine qui reprit ses devoirs et responsabilités. Les Français doivent beaucoup au Comité Central de Vaccine qui contribua grandement à la lutte contre la variole et son éradication finale.

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  • Information

    Les débuts de la diffusion de la vaccine en France (1800-1850)

    The Beginning of Vaccinations against Small-pox in France (1800- 1850)

    Premier facteur de mortalité au dix-huitième siècle, la variole tuait, chaque année, 50 000 à 80 000 personnes en France, 25 000 à 30 000 en Angleterre. En 1796, Edward Jenner découvrait les fabuleuses propriétés de ce cowpox qui, transplanté de la vache à l’homme, immunisait contre le fléau. Entre 1800 et 1850, quelques centaines de vaccinateurs ont participé à une croisade sans précédent contre la variole sillonnant les campagnes, de village en village, de chaumière en chaumière, luttant contre la routine, et, parfois, contre l’hostilité des maires ou des curés. De surcroît, il n’était pas rare que le cowpox vînt à manquer ou perdît de sa virulence. Malgré tout, leurs efforts ont été couronnés de succès : au dixneuvième siècle, la mortalité variolique s’effondre de 90 %.

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  • Information

    Éradication des maladies infectieuses et vaccination

    Eradication of infectious diseases and immunisation

    Les objectifs de la vaccination chez l’homme sont actuellement l’éradication, l’élimination ou l’endiguement (définitions de l’OMS). Pour chaque maladie infectieuse transmissible, il faut en effet tenir compte de l’épidémiologie différente, du mode d’action des vaccins et des politiques poursuivies et acceptables. Depuis le succès obtenu pour la variole, peu de maladies sont candidates à l’éradication : la première sera la poliomyélite, la rougeole pouvant l’être aussi, mais dans une perspective plus lointaine. Les maladies éliminées d’un pays ou d’une région sont à ce jour la poliomyélite (Amériques, Europe, Pacifique Ouest), la rougeole (Finlande, Etats-Unis), la rubéole (Finlande). A ces résultats encore modestes s’oppose le contrôle ou endiguement pour ces mêmes maladies dans de nombreux autres pays et aussi d’autres infections, au prix d’une vaccination correctement appliquée et surtout d’une surveillance épidémiologique rigoureuse : diphtérie, coqueluche, hépatite B. Pour d’autres affections telles que les infections à Haemophilus influenzae b, il est prématuré de miser sur une élimination prochaine, voire sur un contrôle durable. La conduite correcte de la vaccination passe obligatoirement par la mise en place de réseaux de surveillance performants.

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  • Information

    La vaccine hors d’Europe. Ombres et lumières d’une victoire

    Vaccine out of Europe or the two faces of a victory

    Au début du XIXe siècle, la propagation de la vaccine hors d’Europe fut extrêmement rapide. Si la plupart des dirigeants écoutèrent favorablement les avocats du vaccin, les populations suivirent inégalement le mouvement. L’article évoque leur réponse qui revêtit toutes les nuances de l’enthousiasme à la résistance, à travers les exemples de l’Égypte, de la Tunisie, de l’Algérie et du Brésil. L’analyse historique du choix d’une stratégie dans la mise en œuvre de programmes vaccinaux (persuasion ou contrainte) comporte une leçon toujours d’actualité : la nécessité pour les décideurs en santé publique de se préoccuper de l’acceptabilité vaccinale.

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  • Communication scientifique

    Le rôle possible de la glande pinéale dans la pathogénie de la scoliose idiopathique. Études expérimentales et cliniques

    Possible role of pineal gland in pathogenesis of idiopathic scoliosis. Experimental and clinical studies

    Conscients de son importance et vérifiant la découverte de Marie-Jeanne Thillard qui, en 1959, constate que la pinéalectomie est suivie chez le jeune poussin de l’apparition de déformations vertébrales, les auteurs démontrent dans une deuxième série d’expériences que l’injection à doses différentes de mélatonine, faite un même temps que l’exérèse de l’épiphyse, permet de limiter et même de prévenir ces déformations. Il est aussi démontré que chez le rat pinéalectomisé, la scoliose n’apparaît que si cet animal a été contraint à la bipédie par une excision précoce de ses membres antérieurs. Il est constaté enfin, dans la scoliose humaine progressive, un abaissement du taux nycthéméral de mélatonine plasmatique. Cette notion est à rapprocher de la constatation d’autres auteurs que la calmoduline plaquettaire, physiologiquement modulée par la mélatonine, est augmentée chez les enfants atteints de scoliose progressive. Un désordre génétique des neurotransmetteurs, d’origine neuro-hormonale, pourrait être responsable dans la condition de verticalité bipédique, du déséquilibre neuromusculaire à l’origine de la scoliose humaine.

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  • Communication scientifique

    Effecteurs humoraux et cibles cellulaires de l’allo-rejet artériel chronique

    Humoral effectors and cellular targets of chronic-allo rejection in the arterial wall

    A la différence du rejet aigu, le rejet chronique d’une allogreffe artérielle ne fait pas intervenir le passage de leucocytes issus du greffon en direction de l’hôte. Il met en jeu les protéines du système majeur d’histocompatibilité. L’étude expérimentale conduite chez le rat montre que le processus évolue en 3 phases : une première de reconnaissance d’histoincompatibilité médiée par l’endothélium du greffon, une deuxième d’agression immunologique, dépendante des anticorps, des cellules musculaires lisses allogéniques de la média avec infiltration inflammatoire de l’adventice, une troisième cicatricielle, prolifération de l’intima et fibrose de l’adventice.

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  • Communication scientifique

    Mort neuronale : rôle potentiel d’une enzyme nucléaire, la poly(ADPribose) polymérase

    Poly(ADP-ribose) polymerase, its potential role in neuronal death

    La poly (ADP-ribose) polymérase (PARP, EC 2.4.2.30) est une enzyme constitutive nucléaire liée à la chromatine. Elle est également appelée poly (ADP-ribose) synthase (PARS) ou poly (ADP-ribose) transférase (PADRT). A la suite d’une lésion de l’acide desoxyribonucléique (ADN), la PARP est l’objet d’une importante activation, qui participe au processus de réparation de ce dernier. La PARP exerce un rôle physiologique fondamental dans le maintien de l’intégrité génomique. Dans des conditions pathologiques caractérisées par une atteinte importante de l’ADN, comme dans l’ischémie cérébrale, l’hyperactivation de la PARP conduit à une consommation excessive de nicotinamide adénine dinucléotide (NAD+) et d’ATP, ce qui entraîne une déplétion énergétique cérébrale à l’origine de la mort cellulaire. En dehors de l’ischémie cérébrale, l’activation exagérée de la PARP apparaît jouer également un rôle majeur dans la mort neuronale secondaire à un traumatisme crânien et dans la maladie de Parkinson, comme le montrent les données de la littérature et nos propres résultats obtenus chez le Rat (ischémie cérébrale) et la Souris (traumatisme crânien). Ainsi, l’invalidation du gène codant la PARP et l’inhibition de cette dernière par différents agents (dont l’amino-3-benzamide) induisent une neuroprotection significative. Ces différentes données permettent de suggérer que l’inhibition de la PARP pourrait constituer une nouvelle stratégie en vue du traitement de maladies neurodégénératives.

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  • Communication scientifique

    Une cellule souche pluripotente dans le sang de l’homme adulte : vers une nouvelle voie de thérapie cellulaire pour la réparation des tissus

    A human circulating pluripotent tissue stem cell in adult : towards a new approach of cellular therapy for tissue repair

    La persistance chez l’Homme adulte de cellules souches possédant des propriétés de cellules souches embryonnaires ouvre de nouvelles perspectives sur le plan fondamental et thérapeutique. Nous décrivons une cellule souche présente dans le sang de l’Homme adulte, susceptible d’être recrutée lors de la réparation tissulaire, en renfort des cellules souches « de réserve » présentes dans les divers organes. Ces cellules qui circulent sous forme monocytoïde sont capables de se différencier in vitro en divers types cellulaires. Chez l’individu normal, elles sont plus ou moins quiescentes et leur devenir est étroitement contrôlé par une sous-population particulière de lymphocytes T. Elles prolifèrent spontanément dans les cas de fibrose et de chondrosarcome. Dans ces affections, elles échappent à tout contrôle par les lymphocytes T et, en conséquence, s’accumulent pour donner naissance in vitro à un tissu qui évoque la maladie du patient dont elles sont issues, faisant spontanément la preuve de leur pluripotence. Cette cellule migrante porte les marqueurs des cellules neurales, suggérant qu’elle dérive de la crête neurale qui dans cette hypothèse pourrait être à l’origine des cellules souches pluripotentes, aux propriétés de cellules embryonnaires, présentes chez l’adulte. Ces cellules circulantes pourraient constituer une source privilégiée de cellules souches pour la thérapie cellulaire et génique à condition que sa prolifération puisse être provoquée et sa différenciation dirigée. Afin de pallier tout risque de développement de fibrose ou de processus malin, le contrôle par les lymphocytes T doit nécessairement être maintenu.

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  • Communication scientifique

    Réflexions sur quelques erreurs méthodologiques communes dans l’évaluation des médicaments. Dix ans d’expérience à la Commission d’autorisation de mise sur le marché

    Some most common methodological errors in clinical drug evaluation

    Une « surveillance méthodologique » d’une dizaine d’années à la Commission d’autorisation de mise sur le marché a permis de relever les imperfections ou erreurs méthodologiques les plus fréquentes dans les dossiers cliniques d’enregistrement, en particulier dans le domaine de l’évaluation du médicament en rhumatologie : des essais de taille et de puissance statistique insuffisantes, une détermination de la dose optimale manquant de rigueur, l’importance du bruit de fond dû aux traitements associés, le choix d’un comparateur et d’une unité statistique parfois discutable, l’usage abusif de critères intermédiaires et, dans la présentation des résultats, une importance excessive donnée à l’analyse per protocole, une insuffisance de prise en compte de la quantité de l’effet, des revendications abusives d’équivalence et des analyses en sous-groupes non convaincantes.

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  • Information

    Réunion de la Fédération des Académies de Médecine et des Institutions Similaires de l’Union Européenne

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  • Communication scientifique

    Prosopagnosie

    Prosopagnosia

    La prosopagnosie dans les cas purs laisse intacte la perception des visages qui cependant ne peuvent être identifiés, malgré l’existence d’une reconnaissance implicite souvent conservée. Si l’examen est suffisamment détaillé, il apparaît que le trouble de la reconnaissance visuelle peut concerner l’individualisation d’éléments appartenant à d’autres catégories, en particulier celles des lieux, paysages et constructions d’une part, celle des animaux d’autre part. L’observation d’un paysan transitoirement prosopagnosique et incapable de reconnaître ses vaches est rapportée. Les données en faveur d’une dominance hémisphérique droite pour cette aptitude sont discutées.

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  • Communication scientifique

    Troubles de la reconnaissance des visages : reconnaissance implicite, sentiment de familiarité, rôle de chaque hémisphère

    Impaired recognition of faces following right and left hemispheric lesions : covert recognition, feeling of knowing, and respective function of each hemisphere

    Nous rapportons trois patients présentant une incapacité à identifier les individus à partir de leur visage. Les deux premiers avaient un défaut de reconnaissance caractéristique d’une prosopagnosie. Ils ne ressentaient aucun sentiment de familiarité à l’égard de visages antérieurement connus, et ne pouvaient repérer les visages connus parmi ceux d’inconnus. Les lésions occipito-temporales étaient bilatérales dans un cas et unilatérales droites dans l’autre. Le troisième patient éprouvait normalement un sentiment de familiarité à l’égard des visages célèbres, pouvait distinguer leur visage parmi ceux d’inconnus, mais était incapable d’évoquer les informations biographiques relatives aux individus concernés. La lésion était occipito-temporale gauche. Les patients prosopagnosiques démontraient, dans une condition expérimentale d’apprentissage contrarié, des capacités de reconnaissance implicite. Nous estimons que ces capacités sont liées à l’activation des réseaux codant l’imagerie mentale, respectée dans nos deux cas. Des épreuves stimulant l’imagerie mentale chez le premier patient amélioraient en effet les possibilités de reconnaissance inconsciente. Ces observations mettent en lumière le rôle respectif de chaque hémisphère dans la reconnaissance et l’identification des individus. L’hémisphère droit a l’avantage dans l’analyse perceptive : il active, à partir des visages perçus, les réseaux mnésiques codant les visages déjà rencontrés ; il déclenche le sentiment de familiarité, probablement par des systèmes différents et complémentaires de ceux régissant la reconnaissance. L’hémisphère gauche est le plus compétent pour activer consciemment les informations sémantiques reliées spécifiquement à chaque individu. Sa contribution pourrait dépendre des informations transmises par l’hémisphère droit.

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