Position statements

Les communiqués et les rapports font état de prises de position officielles de l’Académie. Ils sont disponibles intégralement dans cette rubrique en accès libre.

559 résultats

  • Communiqué

    Covid-19 Pandemic: Dangers of discontinuing treatment without medical advice

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  • Communiqué

    On the occasion of World Autism Awareness Day 2020

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  • Communiqué

    Covid-19 pandemic: enhanced barrier measures during containment and in the ex-containment phase

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  • Communiqué

    Covid-19, pregnancy and childbirth

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  • Communiqué

    Confinement is not sedentary

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  • Communiqué

    Mental health and mental hygiene in periods of confinement

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  • Prise de position

    For a veterinary help to the Covid-19 diagnosis

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  • Communiqué

    Covid 19 epidemic in “Establishments for dependent elderly people”

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  • Communiqué

    Homeless, illegal immigrants and confined?

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  • Communiqué

    Hydroxychloroquine-based treatments in the Covid-19 pandemic

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  • Communiqué

    Covid-19: Why test? Who to test? How to test?

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  • Communiqué

    Primum non nocere

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  • Communiqué

    Pets and Covid-19

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  • Avis

    Masks and Covid-19

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  • Rapport

    Rapport 20-01. L’immigration en France : situation sanitaire et sociale

    Immigration in France: health and social situation

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts

    La situation sanitaire et sociale des demandeurs d’asile et des migrants en général est insuffisamment documentée en France, notamment en ce qui concerne les femmes enceintes, les enfants et les mineurs non accompagnés. Les personnes auditionnées ont conforté l’attention de l’Académie sur le retentissement sanitaire et social des souffrances traversées dans le pays d’origine, du déracinement tout au long du parcours migratoire, ainsi que sur les questions sanitaires et éthiques relatives à l’accueil sur le territoire français. Les problèmes de santé mentale figurent au premier plan des motifs de consultation. L’Académie formule huit recommandations à l’attention des pouvoirs publics.

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  • Rapport

    La lutte contre l’antibiorésistance dans la politique nationale de santé

    Public health policies to prevent antimicrobial resistance

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Les antibiotiques et les progrès des vaccins et de l’hygiène ont fait chuter la mortalité liée aux maladies infectieuses. Cet acquis est menacé par la prescription incontrôlée d’antibiotiques, principale cause de la progression de la résistance bactérienne. Alors qu’en 2001 des campagnes d’information avaient permis de réduire la consommation communautaire d’antibiotiques de près de 25 %, leur consommation augmente depuis 2004, dépasse de 30 % la moyenne européenne et situe la France au 4e rang derrière la Grèce, la Roumanie et l’Espagne. Une régulation de la prescription doit être mise en œuvre sans délai, associée à des campagnes d’information visant les professionnels et le public. Préserver l’avenir des antibiotiques est une urgence qui doit s’intégrer dans les préoccupations de développement durable auxquelles nos concitoyens sont de plus en plus sensibles. L’Académie nationale de médecine recommande de faire de la lutte contre l’antibiorésistance une grande cause nationale ; de limiter le remboursement de l’antibiothérapie curative à sept jours, de généraliser l’aide à la prescription d’antibiotiques dans les établissements de santé et dans la communauté ; de renforcer la couverture vaccinale et les actions d’hygiène préventive ; enfin de promouvoir la recherche.

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  • Rapport

    Rapport 19-13. Les biomarqueurs en psychiatrie

    Biomarkers in psychiatric disorders

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    La psychiatrie demeurait une discipline quasi exclusivement clinique faute de marqueurs paracliniques confirmant ou infirmant le diagnostic ou l’évolution. La recherche a pourtant mis en évidence de possibles ou putatifs biomarqueurs sériques, du liquide cérébro-spinal, de neuroimagerie, d’électrophysiologie et de psychophysiologie cognitivo-comportementale et neuro-développementale.

    Ce rapport analyse les possibles biomarqueurs de pathologies majeures : troubles bipolaires, schizophrénies, conduites suicidaires, troubles du spectre de l’autisme, trouble obsessionnel compulsif, troubles du comportement alimentaire,  maladie d’Alzheimer.

    Les biomarqueurs révèlent des altérations structurelles ou fonctionnelles de nature génétique, épigénétique, conformationelle, neurobiologique (notamment des neurotransmetteurs), endocrinologique et immuno-psychiatrique. La plupart des affections psychiatriques s’accompagnent de dysfonctionnements plus ou moins sévères immuno-génétiques et immuno-infectieux. Comme dans toute pathologie d’évolution chronique, dans le domaine des maladies mentales, les biomarqueurs de l’inflammation méritent une attention particulière. L’avancée vers une médecine personnalisée permettra de mieux définir des stratégies de prévention, de dépistage (susceptibilité, vulnérabilité), de diagnostic, et de suivi thérapeutique pour ces pathologies dont les coûts, en France, représentent 8% des dépenses de santé.

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  • Rapport

    Rapport 19-12. Audition fœtale et infection par le cytomégalovirus

    Fetal audition and cytomegalovirus infection

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    Comme pour toutes les sensorialités chez l’humain, l’audition se met en place bien avant la naissance. Si l’organe périphérique cochléaire est prêt à fonctionner dès la 28° semaine de gestation, la maturation des centres sera plus lente et plus tardive : après une période hyperactive au cours des deux premières années de vie, elle se poursuivra plus lentement jusqu’à la puberté. Le fœtus est donc « entendant » et, à défaut de méthodes objectives pour quantifier ses performances, de très nombreuses études comportementales permettent d’analyser ses réactions à des sons de parole ou à la musique. Toutefois de nombreuses questions restent en suspens quant à l’usage réel qu’il fait de ses acquisitions auditives anténatales même si l’on peut suspecter ces « expériences auditives » d’être importantes pour le développement futur de l’enfant. Pour un nouveau-né sur 1000, cette audition est défaillante à la naissance et le dépistage systématique en maternité, désormais obligatoire en France, dont il faudrait toutefois s’assurer de son efficience sur tout le territoire, permet de proposer suffisamment tôt à l’enfant et ses parents les moyens d’accéder à l’oralisation. Les causes de ces surdités sont d’origine génétique dans deux tiers des cas environ et pour un tiers, en rapport avec une cause extrinsèque en particulier infectieuse, alors largement dominée par les infections materno-foetales à cytomégalovirus (CMV). Disposant depuis peu de moyens médicamenteux pour en contrer les effets délétères, il est l’heure de proposer un dépistage systématique de l’infection CMV chez les femmes enceintes en début de grossesse ainsi que chez le nouveau-né voire in utero en cas d’infection maternelle au cours du premier trimestre de la grossesse, tout autant qu’organiser la prévention de l’infection et son enseignement chez les professionnels de santé.

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  • Rapport

    Rapport 19-11. Mieux former les étudiants en médecine à l’investigation clinique

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Indispensable à la progression du système de santé dans tous ses aspects, la recherche clinique française est à la peine en raison, notamment, de la démotivation du corps médical. Le présent travail a eu pour objectifs (i) de préciser la façon dont les unités de formation et de recherche (UFR) médicales sensibilisent, motivent, enseignent et soutiennent leurs étudiants en matière d’investigation clinique (IC) et (ii) d’émettre des recommandations propres à améliorer la formation de tous les étudiants et à accroître leur investissement en IC. L’enquête menée auprès des doyens et les auditions de différentes personnalités et de représentants des étudiants ont permis de constater (i) une perception globale élitiste et tronquée de la recherche par les étudiants, (ii) un investissement insuffisant de leur part dans les activités d’IC et les publications qui y sont associées, (iii) une formation éclatée sans vision globale, (iv) un encadrement insuffisant des thèses et mémoires et (v) une répartition inadaptée des rôles et des crédits en lien avec l’IC entre centre hospitalo-universitaire (CHU) et UFR. L’Académie nationale de médecine propose de saisir l’opportunité des réformes des 2e et 3e cycles pour (i) renforcer l’information et l’incitation auprès des étudiants, (ii) leur offrir, à côté des parcours des Masters, un enseignement obligatoire, coordonné et regroupé autour de la lecture critique d’article puis de la phase socle des diplômes d’études spécialisées (DES) dans l’objectif d’en faire de bons lecteurs et de bons investigateurs, (iii) actualiser la formation des encadrants, notamment les coordonnateurs de DES et les directeurs des hôpitaux, (iv) confier à une commission facultaire le soin de développer des actions institutionnelles de soutien à la réalisation des thèses et des mémoires et à leur publication, (v) mettre en place des indicateurs de suivi pertinents, reproductibles et harmonisés entre les UFR ainsi que (vi) dégager une partie des MERRI (missions enseignement recours recherche et innovation) modulables, actuellement alloués aux seuls établissements hospitaliers, au profit des UFR et valoriser par un titre et des vacations les praticiens hospitaliers ou libéraux particulièrement engagés en IC.

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  • Rapport

    Rapport 19-10. Couverture santé universelle : utopie aujourd’hui, réalité demain. Qu’apporte l’expérience française ?

    Universal health coverage: What does the french experience show?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

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  • Rapport

    Rapport 19-09. Consommation de drogues licites et illicites chez l’adolescent : une situation alarmante qui impose une prévention précoce

    Use of licit and illicit drugs in teenagers: An alarming situation, which requires early prevention

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La consommation de drogues licites et illicites est responsable de la perte annuelle de 130.000 vies humaines en France et d’un coût sanitaire et social considérable. La dépense directe des finances publiques s’élève à 22,1 milliards d’euros, soit près de 1% du PIB. Le niveau élevé d’usage de ces substances à l’âge adulte s’explique par une entrée très précoce dans leurs consommations, puis par des progressions régulières, comme le montrent les trois séries d’enquêtes de prévalence réalisées entre 2010 et 2017 chez des adolescents de 11 à 17 ans. Ces consommations constituent donc un problème majeur de santé publique auquel il semble important d’apporter des réponses prioritaires. Parmi 35 pays, pour ce qui est de la consommation des jeunes de 16 ans au cours des 30 derniers jours, la France occupe la 1ère place pour le cannabis, la 3ème pour les autres drogues illicites, la 11ème pour le tabac et la 15ème pour l’alcool. L’adolescence constitue une période de vulnérabilité toute particulière aux addictions du fait de l’absence de maturité neuropsychologique. De nombreux facteurs peuvent faciliter la transition vers l’addiction, qu’ils soient génétiques, environnementaux, liés à une vulnérabilité psychiatrique ou aux traits de la personnalité. D’une manière générale, la consommation de drogues à l’adolescence est susceptible d’induire de nombreux troubles. Afin de la prévenir, des informations et des actions de prévention des conduites addictives doivent être engagées précocement, voire dès l’école maternelle, puis tout au long du processus éducatif. Des interventions variées visant au développement des compétences des enfants, et/ou des parents, des stratégies à compétences multiples, voire réglementaires ont également montré leur efficacité. L’Académie nationale de médecine propose un certain nombre de recommandations pour répondre à ces questions.

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  • Rapport

    Rapport 19-08. Rapport sur le Projet de loi relatif à la bioéthique

    The France's new bioethics draft law

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

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  • Communiqué

    Vacciner les filles et les garçons contre le Papillomavirus humain (HPV) : une nécessité pour éliminer les cancers du col utérin mais aussi de l’oropharynx, de la cavité buccale et de l’anus

    Vaccinale girls and boys against human papillomavirus : A necessity

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

    Le Papillomavirus humain (HPV) est la cause de 100 % des cancers du col de l’utérus qui tue plus de 1000 femmes chaque année en France. Il est à l’origine de nombreux cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    Il faut vacciner les filles et les garçons contre le HPV pour éliminer le cancer du col utérin, et éviter les cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    L’Académie nationale de médecine appelle à une vaccination universelle des collégiens des deux sexes.

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  • Rapport

    Rapport 19-07. Rapport sur l’évolution des programmes de dépistage « organisé » des cancers du sein, du colon et du rectum, et du col utérin, en France.

    Updating the organized cancer screening programs of breast, colon and rectum and cervix in France

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Le dépistage des cancers est une démarche de santé publique pour réduire la mortalité d’un cancer donné. L’intervention identifie les porteurs probables de ce cancer par un « test » proposé à une population asymptomatique dont la majorité des individus ne sont pas porteurs de ce cancer. Le bénéfice du dépistage s’objective par la baisse de la mortalité due au cancer ciblé dans la population testée. Les effets indésirables (faux positifs, examens et traitements inutiles, faux négatifs…) doivent aussi être mesurés afin de s’assurer que les bénéfices sont supérieurs aux effets négatifs. Ces données ne sont connues et gérables que dans le cadre d’un programme organisé. À l’heure actuelle, seuls les cancers du sein, du colon-rectum et du col de l’utérus satisfont à ces principes et font l’objet d’un dépistage organisé en France. Cette balance bénéfice/risque doit être estimée régulièrement, car elle se modifie avec le temps en raison des acquis médicaux (nouveaux tests…) ou de modifications épidémiologiques (nouvelles populations atteintes…). En conséquence, cette évaluation doit entraîner une interrogation régulière sur les programmes en cours et une mise en place rapide des ajustements nécessaires. Dans l’état actuel des évaluations, en ce qui concerne les cancers du sein, seul le dépistage organisé (DO) est préconisé en France de 50 à 74 ans ; le taux actuel de participation (50 %) devrait être stimulé pour atteindre 70 %. La détection individuelle (hors DO), avant ou après 50 ans, non justifiée par un risque familial ou un symptôme doit être clairement déconseillée. Les travaux de recherche pour un meilleur ciblage de la population soumise au dépistage doivent être soutenus. En ce qui concerne les cancers colorectaux, le dépistage doit avant tout être mieux ciblé sur une tranche d’âge plus efficiente soit : 55–75 chez les hommes et 60–80 chez les femmes. Sous peine de rester inefficace, le taux de participation doit être au moins doublé par diverses mesures d’organisation dont la prise en charge totale du reste à payer. La possibilité d’utiliser d’autres tests doit être également évaluée. Enfin pour les cancers du col de l’utérus où le dépistage par frottis cervical a largement démontré son efficacité, il reste à convaincre les 40 % de femmes non participantes. Dans ce but il faut mettre en place des mesures adaptées : élargissement des habilitations à prélever (infirmières…), utilisation des tests HPV, remboursement du reste à charge… Par ailleurs grâce à l’existence d’un vaccin efficace ce cancer pourrait être éradiqué. Malheureusement actuellement plus de 70 % des jeunes filles françaises ne sont pas vaccinées ; il est capital d’augmenter la couverture vaccinale en luttant contre les lobbies anti-vaccin, en vaccinant les garçons (éviction de porteurs de virus et prévention des cancers buccaux et oropharyngés), et en intégrant l’information sur les virus HPV dans le programme d’éducation sanitaire à l’école.

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  • Rapport

    Rapport 19-05. Contribution au projet d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche

    Contribution to the draft law on multi-annual research programming

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Synthèse
    M. le Premier ministre a annoncé le 1er février 2019 sa décision de lancer le projet d’une future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche qui sera déposée au Parlement début 2020. L’Académie nationale de médecine a souhaité contribuer aux travaux préparatoires à la rédaction de cette loi en constituant un groupe de travail ad hoc qui a auditionné des personnalités du monde de la recherche (Annexe 1).

    Trois évolutions mettent en péril l’avenir de la recherche française en biologie et santé :

    • la fragmentation de son organisation et de sa répartition sur le territoire ;
    • le montant et les modalités de son financement, en partie à l’origine de la perte d’attractivité des métiers de la recherche ;
    • l’absence d’une dimension européenne de son pilotage.
    À chacun de ces écueils, la future « Loi de programmation pluriannuelle de la recherche » devra répondre par la mise en route du processus d’intégration des différentes dimensions des structures de la recherche, par l’attraction de jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs dans un nouvel environnement et par une politique volontariste de recherche concertée en Europe :

    • pour lutter contre la fragmentation, l’intégration des structures, des moyens et des métiers doit se fixer pour objectif une simplification de l’organisation de la recherche, locale et nationale au bénéfice d’une visibilité et d’une efficience restaurées :

    ∘ créer une coordination en biologie et santé entre établissements nationaux pour assurer une politique nationale de programmation, d’infrastructures, d’interactions avec le secteur industriel, de relations internationale et confier à cette coordination les moyens exécutifs d’une stratégie commune en la dotant d’une personnalité morale ;
    ∘ renforcer l’autonomie des universités en modernisant leur gouvernance selon des standards internationaux et favorisant une politique de site intégrant les missions de recherche, de formation et d’innovation, notamment en biologie et santé ;
    ∘ évoluer vers une convergence des statuts des chercheurs et enseignants-chercheurs en définissant selon les cas des valences de recherche, d’enseignement, de valorisation, d’innovation, évolutives en cours de carrière ;
    ∘ simplifier l’évaluation en renforçant son efficacité et mesurant et accroissant son impact ;
    ∘ développer la recherche en Santé publique et en organisation des soins ;

    • pour rétablir l’attractivité de la recherche dans une concurrence internationale forte :∘
    atteindre la part de 3 % de PIB pour la recherche et le développement, dont 1 % investi durablement dans la recherche publique, et mettre en place un plan d’évolution du financement sur 10 ans ;
    ∘ assurer l’équilibre entre budgets courants des équipes et financements sur projet, avec comme corollaire le refinancement des organismes nationaux de recherche et de l’ANR et redéfinir les sources du financement des sites (préciput, MERRI…) ;
    ∘ revaloriser les rémunérations en prenant en compte les différentes valences auxquelles peuvent prétendre chercheurs et enseignants-chercheurs ;
    ∘ inciter à la recherche partenariale avec l’industrie en favorisant les passerelles avec la sphère socio-économique et en valorisant cette activité ;
    ∘ favoriser l’innovation : en introduisant dans le jeu l’assurance maladie pour soutenir des essais cliniques indépendants, en introduisant une évaluation des travaux de recherche générés par le crédit impôt-recherche, en favorisant une politique partenariale entre secteurs académique et industriel, en prenant en compte les projets à prise de risque élevée ;
    ∘ définir une politique postdoctorale européenne et internationale en biologie et santé ;

    • pour donner à la France la place qu’elle doit revendiquer dans l’Europe de la recherche :

    ∘ renforcer sa place dans la gouvernance de la recherche européenne en concertation avec la coordination nationale de la recherche pour définir une véritable politique française de l’Europe de la recherche ;
    ∘ corriger la faible représentation des chercheurs et enseignants-chercheurs dans les instances européennes ;
    ∘ avoir une représentation permanente unique de la coordination nationale à Bruxelles pour promouvoir les projets français en recherche en biologie et santé ;
    ∘ inciter au portage et à la participation d’équipes françaises dans les projets européens. Mettre en place une politique volontariste de recherche concertée en Europe pilotée par un organisme public unique–idéalement la structure de coordination nationale précédemment définie.

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